jeudi 18 juin 2009

L'AXE SARKOZY-COHN BENDIT-OBAMA

Après les Européennes, tous les médias aux ordres ont salué la victoire de Sarkozy avec 28 %. Si l'on ramène le score aux inscrits, cela fait 10,9 % d'électeurs motivés pour montrer leur soutien au gouvernement. Les électeurs UMP opposent toujours la France qui travaille (eux-mêmes) à ceux qui ne font rien ou ne pensent qu'à défendre leurs avantages acquis. Or, dans les électeurs qui votent UMP il y a au moins une bonne moitié de retraités (qui parfois ont pris leur retraite entre 45 et 50 ans) à revenu plutôt élevé (retraités dont le seul but est que la retraite tombe tous les mois). On peut donc dire qu'il y a à peu près 5 % d'électeurs actifs qui soutiennent le gouvernement, c'est-à-dire ceux qui sont pleinement dans la vie active et qui ressentent la situation économique.

La victoire et le soutien Sarkozistes sont donc tout relatifs d'autant plus que tous les autres partis de l'extrême gauche à la droite nationale étaient hostiles, même de Villiers proposait une politique opposée. Les abstentionnistes par définition ont montré qu'ils n'étaient pas motivés pour soutenir quiconque.

Pendant les présidentielles, Sarkozy avait fustigé mai 68. On sait maintenant qu'il invite Cohn-Bendit à sa table de l'Elysée. Il a même nommé le directeur de Charlie Hebdo Philippe Val à la tête d'une radio publique nationale. Cela veut dire que derrière l'aspect guignolesque que prend parfois le débat politique, il y a de nombreuses convergences entre le maître de l'Elysée et l'ancien gauchiste.

Sarkozy et Cohn-Bendit sont aussi deux jouisseurs grossiers sans éducation et cela crée des liens. Ils ne peuvent aussi se sentir exister que sous les feux de la rampe.

Aux Européennes, Sarkozy a donc joué Cohn-Bendit contre Bayrou qui a eu le tort de rappeler les écrits pédophiles de l'ancien rouquin. Mais pour les « bien pensants » l'ancien gauchiste devenu soi-disant écolo, n'est pas un vulgaire prêtre fautif à qui l'on peut rappeler à l'infini ses fautes passées. Bayrou a perdu car en politique ne comptent que le perçu et l'apparence. Il y a toujours eu une certaine constance anti-occidentale chez Cohn-Bendit : haine de l'Etat nation surtout français, entrée de la Turquie en Europe, destruction des valeurs nationales et occidentales ...

La tape de Sarkozy (sans doute pour faire le jeune) dans la main d'Obama était totalement ridicule. On aurait dit un ado de la banlieue du 93. Il avait oublié ses Ray Ban, pour une fois. Obama est le croisement d'une gauchiste avec un Africain musulman. Cela a son importance puisque la mère du Président américain était plutôt moche donc exclue du désir des mâles blancs avec ce que cela implique de haine envers son propre camp, l'aigreur en ayant fait une «intellectuelle» par la force des choses. On a donc du côté de la mère la haine de l'Occident vécue de l'intérieur et d'autre part un père de race et de culture totalement opposées à l'Amérique blanche profonde. Maurras parlait d'une anti-France, mais il existe aussi un anti-Occident à l'intérieur de lui-même.

Cela explique que le Président de la première puissance occidentale de la planète fasse des discours où il n'est question que de faire l'apologie de la civilisation musulmane et de débiner l'Occident, discours ponctués de « Salaam Alei koum ».

L'élection d'Obama est l'aboutissement de décennies de bourrage de crâne politiquement correct et de culpabilité entretenue par certains lobbies.

Derrière les mots trompeurs : droite, gauche, écologie, Sarkozy, Cohn-Bendit et Obama ne sont que les représentants de la même idéologie et sont les fossoyeurs de l'Occident.

Patrice GROS-SUAUDEAU juin 2009

samedi 6 juin 2009

Sarkozy et la Turquie : un mensonge d'Etat

Sarkozy et la Turquie : un mensonge d'Etat

Le droit de veto de la France

Souvenez-vous : au cours de la campagne électorale, en 2007, le futur président Sarkozy n'avait cessé de se démarquer de Jacques Chirac en proclamant son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ce pays asiatique et musulman n'y avait pas sa place.
J'ai été de ceux qui l'ont cru. Je ne pensais pas, dans ma naïveté, qu'il oserait trahir des engagements si clairement formulés.
C'est pourtant ce qu'il a fait.
L'adhésion d'un nouvel Etat doit être décidée à l'unanimité des pays membres. La France dispose d'un droit de veto : elle peut, de sa seule volonté, refuser la Turquie ; nul ne saurait l'en empêcher. Donc, si Nicolas Sarkozy avait été sincère, il eût informé nos vingt-six partenaires, dès son élection, qu'il fallait arrêter sans délai des négociations d'adhésion devenues sans objet. Mais ce n'est pas ce qu'il a fait. Il a donné son accord, au contraire, dès 2007, à l'ouverture de nouveaux chapitres de la négociation ! Et quand la France a exercé la présidence de l'Union européenne en 2008, pendant six mois, le loyal Sarkozy en a encore ouvert d'autres !

L'abrogation du verrou référendaire

Il a fait pis. En 2005, pour tenter de sauver son référendum sur la Constitution européenne, son prédécesseur, Jacques Chirac, avait fait inscrire un "verrou référendaire" dans la Constitution nationale : la candidature de la Turquie devait être soumise, le moment venu, à l'approbation du peuple. On pouvait apparemment être rassuré. Mais c'était sans compter avec la duplicité exemplaire du nouveau locataire de l'Elysée. Ce que le Parlement avait fait, il pouvait le défaire, si on le lui demandait gentiment... Saluons ici la performance du petit Nicolas : juché sur ses talonnettes, il est parvenu à égaler la fourberie, qu'on croyait inatteignable, du regretté président Mitterrand. Car Sarkozy n'a pas hésité à faire abroger l'obligation du référendum pour la Turquie à la faveur de sa réforme de la Constitution. Il est donc trop évident que les actes de Sarkozy démentent ses paroles. Il dit qu'il est contre la Turquie, mais il fait tout pour lever les obstacles à l'entrée de celle-ci dans l'Europe.

Le parti de l'étranger

Faut-il en être surpris ? Oui, sans doute, si l'on n'a pas compris que le premier talent du petit homme est un art consommé du mensonge. A ce niveau, on peut parler d'un mensonge d'Etat : en réalité, le "grand projet" de Nicolas Sarkozy est tout simplement de rapetisser la France en la soumettant à l'empire américain, lequel empire s'emploie sans relâche, pour des raisons de haute politique, à imposer la Turquie aux Européens.
En mai 2009, à Nîmes, les militants de l'U.M.P. ont applaudi Sarkozy à tout rompre quand il a affirmé, encore une fois, combien il demeurait opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe... Soyons moins crédules, ou moins flagorneurs, que ces gens-là. Regardons la vérité en face. Avec Sarkozy, l'U.M.P. est devenu le parti de l'étranger, des Turcs et des Américains. Aux élections européennes du 7 juin 2009, les Français qui aiment la France ne doivent pas donner leur voix à ces félons.

Henry de Lesquen, président de la Voix des Français.

mercredi 6 mai 2009

Sarkozy : deux ans de rupture avec le modèle français

Lorsque Nicolas Sarkozy a été élu, Polémia s’est interrogé sur le sens de la rupture annoncée par le nouveau président : rupture avec le politiquement correct (attendue par beaucoup d’électeurs) ou rupture avec le modèle français (voulue par beaucoup de ses soutiens médiatiques, financiers ou étrangers) ?
(La méprise : http://www.polemia.com/article.php?id=1550

Deux ans plus tard la réponse est claire : Nicolas Sarkozy n’a pas rompu avec le Système, il a rompu avec l’exception française.

Rupture avec l’esprit des institutions
D’inspiration monarchique, les institutions de la Ve République visaient à donner de la hauteur et de la distance au président de la République en charge de l’essentiel. Mais l’omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy et son activisme touche-à-tout sont en rupture complète avec la pratique de tous ses prédécesseurs qui économisaient leur parole et s’efforçaient de garder un minimum de majesté, sinon de sacré, à la fonction.

Rupture avec la politique d’indépendance nationale
Il y a dans les gènes de la Ve République comme du gaullisme la politique d’indépendance nationale : une démarche fondée sur la conviction que les intérêts de la France et de l’Europe continentale sont distincts, sinon opposés, de ceux des puissances anglo-saxonnes. Dans ce domaine les ruptures se sont multipliées :
- la rentrée de la France dans le commandement unifié de l’OTAN ;
- la fermeture programmée de bases françaises en Afrique ;
- l’installation d’une base d’appui à l’Amérique à Abou Dhabi ;
- la remise en cause des liens traditionnels avec le Québec ;
- le divorce franco-allemand.

Rupture avec l’élitisme républicain
La France a construit son appareil d’Etat, et une large partie de sa puissance industrielle (aéronautique, espace, nucléaire, pétrole) à partir des grands corps d’ingénieurs et des grandes écoles. Le principe en était la sélection au mérite par les capacités et par l’effort. La mise en œuvre de la discrimination positive change ces règles et fait de l’origine (ethnique, religieuse, sexuelle) et de la faveur les nouveaux critères de sélection des élites.

Rupture avec la laïcité
La nouvelle politique religieuse du gouvernement repose sur un oxymore : le concept de « laïcité positive ». Or la laïcité, c’est la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la neutralité de l’Etat vis-à-vis des religions. En pratique, la laïcité a longtemps été un moyen de lutte contre le catholicisme, religion dominante. La « laïcité positive » vise, elle, à reconnaître, encourager et donner des moyens financiers aux religions minoritaires (principalement l’islam). Il s’agit de faciliter la construction de mosquées et de centres culturels islamiques et de donner un statut juridique à différentes pratiques musulmanes parfaitement étrangères à l’identité française.

Rupture avec la conception traditionnelle de la famille
Cellule de base de la société, point d’ancrage dans la crise, la conception traditionnelle de la famille subit de nombreuses atteintes. Certes, toutes ne sont pas nouvelles mais la présidence Sarkozy accélère le mouvement :

- mise sur un pied de quasi-égalité du Pacs et du mariage ;
- volonté d’imposer à l’opinion publique le terme et la notion d’ « homoparentalité » ;
- projet de loi instituant un statut de « beau-parent », y compris pour les couples homosexuels ;
- création d’un hypothétique « droit à l’enfant ».

Rupture avec la culture française
Dans le mode de sélection des élites françaises comme dans la formation scolaire traditionnelle, la connaissance des humanités et la maîtrise de la langue française ont toujours été jugées essentielles. La langue française est d’ailleurs considérée comme un élément important de notre identité en même temps qu’un facteur du rayonnement français dans le monde. La aussi, Nicolas Sarkozy a choisi la rupture :

- en brocardant la place accordée à la culture générale, notamment dans les concours administratifs (alors même que beaucoup d’entreprises découvrent l’importance de la maîtrise de la langue française par leurs employés et leurs cadres) ;
- en se moquant de la lecture de La Princesse de Clèves ;
- en maltraitant, délibérément ou non, la langue française dans ses discours et sur le site Internet de l’Elysée.

Rupture avec l’art de vivre français
L’art de vivre français, c’est un ensemble d’attitudes et de comportements : ce sont des règles de convivialité ; ce sont des hauts lieux et des paysages qu’on respecte et qu’on protège ; ce sont des traditions gastronomiques ; c’est aussi le refus de voir l’argent et la consommation envahir toute la vie. Là aussi, dans la foulée du rapport Attali, les ruptures sont nombreuses :

- la suppression projetée du repos dominical qui structure la vie sociale et communautaire ;
- le goût ostentatoire de l’argent et du « bling-bling » ;
- le désintérêt vis-à-vis du terroir français et de ses produits (vins, fromages) ;
- la marchandisation du patrimoine ;
- la volonté de remettre en cause les règles d’urbanisme, protectrices de la beauté des sites et des paysages.

Une rupture à contretemps
La rupture sarkozyste se fait au nom d’une utopique modernisation. Il s’agit de s’anglo-saxonniser (sur le modèle américain et britannique) et de s’orientaliser (sur le modèle de Dubaï). Mais le calendrier n’est pas galant homme : pourquoi donc copier des modèles étrangers au moment même où ils s’enfoncent dans la crise ?

La démarche présidentielle sur « la France d’après » n’est pas seulement condamnable au regard de l’identité française ; elle a un côté pathétique parce qu’elle est déjà dépassée.

Voir aussi l’article de Roger Cohen du New York Times sur la destruction des dix tabous français : http://www.polemia.com/article.php?id=1528

La méprise

Six mois après son élection, le sondage IFOP/« Le Journal du dimanche » fait apparaître que 59% des Français considèrent que l’action du président de la République et de son gouvernement n’a pas amélioré leur situation. Seuls 3% considèrent qu’il est encore trop tôt pour juger de son action (« Les Echos » du 05/11/2007).

Il y a plusieurs explications à cette performance.

1) N.Sarkozy a bénéficié pour son élection d’une conjoncture politique exceptionnelle :

– une candidature de gauche non crédible ;
– l’effondrement du Front national, qu’a renforcé l’habilité du candidat à reprendre une partie de son vocabulaire.

Mais il y a seulement un an son élection n’était pas du tout assurée : ce qui veut dire que cette conjoncture exceptionnelle n’est pas suffisante à elle seule pour fournir un appui politique durable au président, a fortiori si celui-ci veut engager une politique de rupture.
La gauche reste, en effet, une force politique qui s’appuie sur de nombreux relais intellectuels et sociaux ; le courant identitaire reste une composante durable du paysage politique européen que l’erreur stratégique du Front national, parti à la conquête illusoire des Beurs pour la campagne présidentielle de 2007, ne saurait masquer durablement. Enfin, l’ouverture à gauche a ébranlé la majorité présidentielle.

Le président est institutionnellement fort mais politiquement faible en réalité, ce qui explique qu’en décalage évident avec le discours de rupture lui et son gouvernement manifestent une peur certaine du retour du syndrome de 1995 : les mâles prétentions affichées masquent mal la réalité d’un pouvoir qui négocie sur tout pour calmer le jeu. Bref, un discours dur associé à une pratique molle. C’est une recette qui conduit habituellement au désastre en politique car elle génère l’inquiétude sans convaincre. Elle ne peut qu’encourager toutes les résistances, notamment syndicales, et donc générer les conflits au lieu de les prévenir.
Au demeurant, le président, qui promet la rupture, s’est doté d’un gouvernement médiocre et en particulier d’un premier ministre faible ; il est donc dépourvu de réel fusible, d’autant plus qu’il se met en première ligne sur tout.
Car c’est aussi en raison de cette faiblesse politique qu’il déploie un activisme médiatique permanent dans l’espoir de la compenser.

2) La victoire de N. Sarkozy en 2007 repose sur un malentendu pour ne pas dire une manipulation autour du thème de la rupture.

Les Français ont vu en lui l’homme de la rupture avec le système. Mais N. Sarkozy est surtout l’homme qu’a propulsé le système pour rompre avec l’exception française.
La conséquence est que le président de la République met pour le moment en œuvre une action qui ne peut répondre à l’attente du corps électoral qui l’a élu. Trois exemples :

a – une « ouverture » uniquement à gauche ;

b – le lancement de chantiers qui ne concernent pas le quotidien immédiat des Français : mini-traité européen, posture ambiguë sur la Turquie, alignement « atlantique » pro-américain et pro-israélien marqué, promotion de l’union méditerranéenne, présidentialisme, commission pour libéraliser (plutôt que libérer…) la croissance, Grenelle de l’environnement, multiples initiatives internationales (Darfour, infirmières bulgares, Arche de Zoé…), etc. ;

c – pas de remise en cause réelle de l’immigration de peuplement (M. Hortefeux se considérant autant « le ministre du droit d’asile » que le ministre de l’identité) et de la logique d’intégration (que l’on va renforcer dans un sens discriminatoire à l’égard des Français de souche).

Ce faisant, le président paye ainsi sa dette vis-à-vis du système en engageant les ruptures que celui-ci réclamait. Mais, a contrario, une fois celles-ci réalisées, il perd progressivement de son utilité et risque de devenir lui-même le fusible du système.

Cela conduit à s’interroger sur la signification, en termes de dynamique sociale, de l’élection de N. Sarkozy.
Valéry Giscard d’Estaing incarnait la droite moderne face au gaullisme sur le déclin, F. Mitterrand incarnait le peuple de gauche face à la droite, J. Chirac incarnait une certaine image du gaullisme (même si c’était à tort) et en 2002 la France immigrée aussi (qui en 2007 s’est, en revanche, massivement portée sur S. Royal).
N. Sarkozy n’incarne pas d’autre force que celle de la survie du système : ses seuls réels soutiens sont la classe médiatique, le MEDEF et les patrons du CAC 40. Et, bien sûr, la solidarité internationale de tous les tenants du système.
En d’autres termes, son élection exprime la prétention de la nouvelle classe économique issue de la mondialisation à exercer le pouvoir souverain ou, pour le dire encore autrement, la domination des valeurs marchandes (qu’exprime le couple marché/morale qui est au cœur du modèle anglo-saxon, modèle qui fascine la nouvelle classe). Or le problème est que cette nouvelle classe s’impose justement par la négation des peuples et des nations. Sa rencontre avec le peuple français ne peut donc qu’être conflictuelle.

De fait et symboliquement le nouveau président, hier si habile à soigner son image, ne cesse curieusement, depuis qu’il est élu, d’accumuler les fautes de goût : croisière luxueuse après son élection, vacances aux Etats-Unis, soirée au « Fouquet’s », revalorisation de sa rémunération, divorce « people » avec Cecilia…
Tout cela ne correspond pas à l’image traditionnelle d’un président de la République mais s’accorde très bien avec la mentalité arrogante de la nouvelle classe. Cela a en tout cas laissé des traces durables et négatives dans l’opinion et donne une dimension nouvelle à la coupure entre la France d’en haut et celle d’en bas.

3) Les Français croyaient avoir élu un président ; ils découvrent qu’ils n’ont élu qu’un candidat.

« Ensemble tout est possible » : tel était le slogan de la campagne présidentielle, manière emblématique de traduire l’habile communication du candidat, capable de promettre tout à tout le monde.
Mais, devenu président, N. Sarkozy continue pourtant sur le même registre : chaque jour apporte son nouveau lot de déplacements éclairs, de promesses, de « lettres » ou de déclarations tonitruantes autour du thème « Je veux » ceci ou cela.

Hélas, gouverner implique de dépasser le stade du discours pour se confronter au réel et pour rendre possible le souhaitable.
Ainsi dans sa Lettre aux enseignants il déclare par exemple : « Je souhaite » que les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe… Fort bien. Mais quels moyens sont mis en œuvre pour réaliser cette volonté ? Mystère…

L’activisme présidentiel commence en outre à donner une image non d’activité mais d’instabilité : image inquiétante pour celui qui est en charge de nos intérêts vitaux dans un monde dangereux.

L’activisme médiatique conduit aussi parfois à s’interroger sur les curieuses priorités présidentielles : recevoir un lycéen victime « d’injures racistes », faire lire la lettre de G. Môquet dans les écoles ou aller au Tchad négocier en personne la libération des membres d’une obscure association…

En réalité, ce « volontarisme » est uniquement destiné à la médiatisation et non à l’action. Or, sans effet positif mesurable sur leurs conditions réelles d’existence, les envolées périodiques sur le thème de la « volonté » présidentielle finiront à la longue par lasser les Français, puis à devenir proprement ridicules, et enfin odieuses.

Tout nouveau pouvoir connaît, bien entendu, une période d’ajustement et de maladresses. La différence est que celles-ci n’ont pas l’air de se réduire avec le temps mais ont plutôt tendance à s’amplifier.
Les Français commencent à se demander si, dans le spectacle présidentiel qu’on leur présente depuis six mois, il n’y a pas une grave erreur de casting.
La question est donc de savoir si le pouvoir médiatique sera suffisant dans la durée pour garantir la pérennité d’une politique qui semble manifestement plus destinée à convaincre le Congrès américain que nos concitoyens.

Michel Geoffroy © Polémia 08/11/07

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mardi 10 mars 2009

C’est dur la crise : la montre de Sarkozy vaut …45 680 euros

Le journal Capital, réputé pour être fiable sur les chiffres, révèle que Nicolas Sarkozy porte à son poignet une montre d’une valeur à l’achat de 45 680 euros.

Une toquante de toqué, marquée «Patek Philippe - Genève» qui serait un cadeau de Carla et aurait remplacée les Rolex ou les Breitling qu’il aimait exhiber.

On comprend mieux pourquoi l’UMP a été la seule formation à défendre Julien Dray , autre célèbre représentant du peuple, amateur de montres.

Comme aurait pu dire un autre ami, Ségéla : « Même pendant la crise, il faut pouvoir lire l’heure ».
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mardi 10 février 2009

UE : l’intempérance de Sarkozy pourrait compromettre la ratification tchèque du traité de Lisbonne

Furieux de ne pas avoir pu conserver la présidence tournante de l’Union européenne (justement parce qu’elle était « tournante » et qu’il fallait laisser la place à la Tchéquie), Nicolas Sarkozy multiplie les provocations à l’égard des Tchèques.

Le chef de l’Etat a commencé par déclarer à propos des initiatives de la présidence tchèque relative à la crise économique : “Il ne faut pas leur en vouloir à eux spécialement, ils font ce qu’ils peuvent”.

Parallèlement à ce mépris affiché fort peu diplomatiquement, le président de la France n’a de cesse que de lancer des initiatives parasites avec sa nouvelle amie Angela Merkel.

Histoire d’en rajouter une couche, Nicolas Sarkozy a déclaré lors de son émission sur la crise avec une maladresse visiblement calculée: “Si on donne de l’argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n’est pas pour apprendre qu’une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs”. Le plan de sauvetage de l’industrie automobile française qui prévoit – à juste titre- une condition suspensive en cas de délocalisation des emplois est devenu un acte de défiance ciblé.

Les dirigeants tchèques sont arrivés à un point d’irritation qu’ils seraient tentés de ne pas de ratifier le traité institutionnel de Lisbonne.

Surtout que Nicolas Sarkozy ne se prive d’être aussi lourd si, à la clé, le torchon de Lisbonne doit être rangé dans un placard ou mieux déchiré.
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lundi 9 février 2009

OTAN: Sarkozy décide la “normalisation” de la France

En 1966, le général de Gaulle avait signifié aux Américains le retrait de la France des structures militaires intégrées de l’Otan, afin d’affirmer l’autonomie nationale en pleine guerre froide; il s’appuyait sur l’acquisition de l’arme nucléaire.

La réintégration voulue par Nico l’Américain et conçue comme une “normalisation” est en passe d’être scellée. On se souvient ce que ce terme de”normalisation” signifiait du temps des satellites de l’Urss. Cet acte de soumission à la vision unilatérale du monde se déroulera en avril à Strasbourg et Kehl, lors du sommet marquant les 60 ans de l’OTAN, auquel participera Barack Obama.

Concrètement, la réintégration pleine de la France devrait se traduire par l’envoi de quelque 900 militaires français dans l’appareil militaire intégré de l’OTAN. Ce qui entraînera un coût financier élevé.

La Turquie souhaite pouvoir obtenir de la France plus facilement une approbation complète son intégration européenne.

Sans que personne n’ose l’avouer ouvertement, il est vraisemblable que la question de la Turquie fait partie du paquet cadeau de ce que l’Elysée nomme la “normalisation”.


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OTAN: Sarkozy décide la “normalisation” de la France

En 1966, le général de Gaulle avait signifié aux Américains le retrait de la France des structures militaires intégrées de l’Otan, afin d’affirmer l’autonomie nationale en pleine guerre froide; il s’appuyait sur l’acquisition de l’arme nucléaire.

La réintégration voulue par Nico l’Américain et conçue comme une “normalisation” est en passe d’être scellée. On se souvient ce que ce terme de”normalisation” signifiait du temps des satellites de l’Urss. Cet acte de soumission à la vision unilatérale du monde se déroulera en avril à Strasbourg et Kehl, lors du sommet marquant les 60 ans de l’OTAN, auquel participera Barack Obama.

Concrètement, la réintégration pleine de la France devrait se traduire par l’envoi de quelque 900 militaires français dans l’appareil militaire intégré de l’OTAN. Ce qui entraînera un coût financier élevé.

La Turquie souhaite pouvoir obtenir de la France plus facilement une approbation complète son intégration européenne.

Sans que personne n’ose l’avouer ouvertement, il est vraisemblable que la question de la Turquie fait partie du paquet cadeau de ce que l’Elysée nomme la “normalisation”.


mardi 3 février 2009

Chérèque accuse Sarkozy de jouer un jeu dangereux avec l’anarco-syndicalisme

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dénoncer le choix de Nicolas Sarkozy de “survaloriser médiatiquement Sud” pour affaiblir les autres syndicats. Il a jugé que ces petites manœuvres revenaient à jouer “un jeu dangereux”.

“On voit bien la tactique : on se créé un ennemi qui n’existe pas, qui fait moins de 4 % aux élections des prud’hommes, qui est présent dans quelques entreprises publiques et qu’on survalorise au niveau médiatique pour inévitablement affaiblir le syndicalisme, puisque l’image que donne Sud est une image négative pour le syndicalisme” a déclaré le leader de la CFDT.

Notons au passage que l’Elysée joue le même jeu en matière politique avec le trotskiste Besancenot.

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Budget 2009: Sarko et Fillon ne connaissent pas la crise!!!

Le socialiste René Dosière a décortiqué le projet de loi de finances. Conclusion : au moment où il est demandé à l’Etat et aux Français de se serrer la ceinture, ni l’Elysée ni Matignon ne le font !

La rémunération des 98 collaborateurs du président a grimpé de 20%. Les frais de réceptions ont été multipliés par deux. Le coût des voyages présidentiels atteint désormais 20 millions d’euros, contre 6 millions du temps de Chirac.

A matignon, ce n’est guère mieux. Ainsi, les crédits du premier ministre sont passés de 51 à 73 millions en raison, officiellement, du quadruplement du budget du Service d’information du gouvernement. Les effectifs non plus n’ont pas diminué, avec près de 300 personnes au cabinet de Fillon.

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vendredi 30 janvier 2009

L’affaire Battisti devient une affaire d’Etat: des agents secrets français l’auraient aidé à fuir au Brésil

La pratique des vrais faux passeports continue

Le terroriste italien d’extrême gauche, Cesare Battisti, condamné dans son pays pour de multiples assassinats et en fuite en Amérique du Sud, a affirmé au magazine brésilien Istoe que des membres des services secrets français l’ont aidé en 2004 à fuir la France pour trouver refuge au Brésil.

Il prétend que des fonctionnaires français auraient soutenu sa fuite et que les services français lui aurait même fourni un passeport.

Ces déclarations qui méritent une enquête, ne peuvent qu’accréditer la thèse d’un soutien en haut lieu ce qui constituerait une affaire d’Etat.

Les Sarko : un couple infernal

La presse italienne s’était scandalisée du rôle attribué à la “première dame de France” dans cette nauséabonde affaire lui prêtant une vraisemblable intervention directe auprès du Président Lulla lors de la visite touristique au Brésil. Les déclarations fanfaronnantes du criminel Battisti sur l’appui de l’appareil d’Etat semblent même indiquer un soutien actif du mari de Mme Bruni.

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mardi 20 janvier 2009

Selon un rapport sénatorial, Sarkozy tarde à rendre applicables les lois qu’il fait voter

Selon le rapport sénatorial annuel de contrôle de l’application des lois publié le 30 novembre 2008 et consultable sur le site du Sénat, seules 7 des 56 lois votées au cours de l’année parlementaire 2007-2008 sont totalement applicables à ce jour, les autres étant partiellement ou totalement inapplicables en raison de retards anormaux pris dans la publication des décrets d’application des textes concernés !

Le phénomène n’est certes pas nouveau, on se souvient que lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, la frénésie législative de Nicolas Sarkozy s’était déjà largement heurtée à cet écueil, la plupart des textes se trouvant sous les projecteurs des médias étant inapplicables en l’état. François Fillon avait pourtant imposé aux administrations “l’obligation” de publier les décrets “dans un délai de six mois” dans une circulaire en date du 29 Février 2008, déclarant alors : “faire en sorte que soient rapidement prises les mesures réglementaires nécessaires à l’application de la loi est une condition de la crédibilité politique des réformes engagées par le Gouvernement. Le vote de la loi n’est pas l’achèvement de la réforme”.

Y aurait-il négligence de la part de l’éxécutif dans l’achèvement des dites “réformes” ? Ce serait un comble à l’heure où ce dernier cherche à justifier la limitation du droit d’amendement au nom de la nécessité de légiférer vite et bien en luttant contre l’obstruction parlementaire !

Pierre Cheynet le 20 janvier 2009 http://www.nationspresse.info/

samedi 17 janvier 2009

« L’exemple vient d’en haut »

A l’occasion de ses vœux aux forces de sécurité mercredi à Orléans, le petit — par l’honneur et l’intégrité — Président de la République Nicolas Sarkozy a osé conseiller à l’assistance de gendarmes et de policiers : « Vous serez respectés parce que vous êtes irréprochables. Pas de tutoiement, pas de bavures. On ne lutte pas contre la délinquance avec des méthodes de délinquant. »

Mais on se souvient que quelques mois plus tôt, alors qu’un passant du salon de l’agriculture rejetait sa main tendue, « touche-moi pas, tu me salis », Sarkozy avait quelque peu failli à cette fonction présidentielle bien trop haute pour lui en répondant « alors casse-toi pauvre con » ! Pourtant Sarkozy n’était ni en danger, ni face à un délinquant, ni au terme d’un interrogatoire difficile et usant comme peuvent l’être parfois les forces de l’ordre — ce qui explique des tutoiements agacés, compréhensibles pour un être humain.

Certains diront que ce comportement est une exception. Il n’en est rien. Le tutoiement est quasi-systématique chez le petit président lorsqu’il se sent agressé, comme il l’avait fait par exemple en réponse à un marin-pêcheur en colère qui l’insultait en novembre 2006. Sarkozy avait bredouillé quelque chose comme : « Qui est-ce qu’a dit ça ? C’est toi qu’a dit ça ? Bah descends un peu le dire. Descends le dire. Si tu crois… Si tu crois que… Si tu crois que c’est en insultant que tu vas résoudre les problèmes des pêcheurs, eh ben permets-moi de te dire que…». Telle est la personnalité de Sarkozy. Un garçonnet instable et susceptible, sans hauteur d’esprit et sans épaisseur malgré sa fonction, qui se vexe, s’emballe et s’énerve dés que sa petite personne est attaquée.

Ainsi, après avoir envoyé les policiers et gendarmes au casse-pipe lors des émeutes de novembre 2005, leur interdisant de ne pas se défendre comme il se doit, au péril de leur vie — voir la disproportion entre les victimes du côté de la police (56 blessés et 1 mort) et celles du côté des émeutiers (aucune !) —, Sarkozy se permet de leur donner des leçons solennelles devant les caméras, alors que son exemple est pitoyable.

Nicolas Sarkozy est un tout petit président de la République, qui fait honte à la grandeur qui fut un jour celle de la France.

Olivier de Granvil

Source VFN

http://www.nationspresse.info/

vendredi 26 décembre 2008

Petit Nicolas divise pour mieux saigner

Exemplaire, la manœuvre de Nicolas Sarkozy sur la taxe professionnelle a agi comme un révélateur. Les petits patrons, les indépendants en général, savent maintenant à quoi s'en tenir au sujet de leurs "défenseurs".
Beaucoup de gens seraient tentés de se désintéresser du problème de la taxe professionnelle. En quoi un impôt touchant les entreprises peut-il les concerner ? En fait, la "TP" est une taxe sur l'emploi, profondément injuste, qui accentue les déséquilibres entre régions, départements et communes. Ainsi, sur le seul plan municipal, son taux moyen se situe-t-il à 19,29 % en Seine-Saint-Denis, et 9,52 % dans les Hauts-de-Seine, départements de la même région Ile-de-France.
L'actuel gouvernement avait fait de la baisse des charges des entreprises son credo, et les patrons, petits et grands, l'avaient cru. Puis, tout au long du printemps et de l'été 1994, s'était déroulée la confuse discussion autour du très tortueux « aménagement du territoire » concocté par Pasqua. La "réforme" de la TP annoncée par le ministre de l'Intérieur était progressivement apparue comme un gigantesque piège, dissimulant mal de futures hausses massives. Aussi, période électorale oblige, ce point essentiel du dispositif Pasqua avait-il été mis, à titre provisoire, entre parenthèses. Dans son coin, Petit Nicolas veillait cependant. Pour le ministre du Budget, il s'agissait de récupérer de l'argent, en mettant la gauche de son côté, et en isolant les ponctionnés. Sarkozy fit savoir alors qu'il envisageait l'augmentation du plafond de la TP, de 3,5 à 4 % de la TVA. Aussitôt, mobilisation générale de tous les patrons, choqués surtout par le revirement de principe du pouvoir. Là-dessus, Petit Nicolas déclare un beau dimanche que « seules les grandes entreprises » seront frappées, les PME ayant moins de 50 millions de francs de chiffre d'affaires seraient épargnées.
Des louanges empressées le saluent instantanément, en provenance de Lucien Rebuffel, pour la CGPME, et de Philippe Courtin, pour les débris de l'ex-SNPMI. Enfin, on établissait une distinction fiscale entre "petits" et "gros" : merci, Sarkozy ! La fausseté du raisonnement est ahurissante : les milliers de grandes entreprises concernées répercuteront à coup sûr leur manque à gagner sur leurs sous-traitants PME qui, de la sorte, paieront aussi la hausse Sarkozy. Quant aux 50 millions de chiffre d'affaires, ils ne signifient pas grand-chose, car ce qui compte dans une entreprise, c'est la "marge", et on peut faire 100 millions de CA et se trouver au bord de la liquidation.
Au passage, on relèvera que l'organe du PC, L'Humanité, a approuvé sur deux pages entières la hausse de la TP, et fait des propositions, ressemblant curieusement à celles de Pasqua. Le libéral-étatisme de Balladur aboutit à de remarquables rencontres.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 29 septembre au 4 octobre 1994

lundi 22 décembre 2008

Sarkozy n'a pas besoin de savants !

EN 1794 lors du procès Lavoisier, le président du tribunal révolutionnaire Jean-Baptiste Coffinhal s'écria à l'adresse de l'accusé qui allait être guillotiné : « La République n'a pas besoin de savants ». Une sentence apparemment plus actuelle que jamais à en juger par les projets du gouvernement consistant à supprimer purement et simplement les épreuves de culture générale dans les concours de catégorie B et C de la fonction publique.
✑ LA CULTURE GÉNÉRALE AUX OUBLIETTES.
Le gouvernement Fillon, qui a signé le 2 décembre une charte avec la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) de Louis Schweitzer, entend en effet promouvoir l'égalité dans la Fonction publique (Etat, collectivités, hôpitaux). A cette fin sont donc énoncés les engagements qui « doivent guider l'action des administrations et des agents qui les composent ».
Si 90 % des 5,2 millions d'agents de l'Etat sont embauchés grâce au système des concours qui « assure l'équité entre les candidats », celui-ci « n'en entraîne pas moins certaines disparités et doit être ajusté pour mieux refléter la diversité de la population », estime le ministère. Ainsi, les épreuves de culture générale vont être réduites en raison des « questions trop académiques » très souvent posées, a expliqué le 1er décembre le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini. Et dès 2009, une formation sur la question des discriminations sera dispensée aux jurys des concours. Autrement dit, l'antiracisme unilatéral et l'homophilie sont plus importants que la culture. D'ailleurs, le président de la République avait lui-même dit récemment son mépris pour La Princesse de Clèves, ne comprenant pas que l'on puisse poser une question dans un concours administratif sur cette œuvre de Madame de La Fayette, Or, comme l'écrit sur son blog le critique Pierre Assouline, la lecture de La Princesse de Clèves sert à « enrichir notre langue à tous dans les rapports quotidiens entre administrés. » Avec Sarkozy, c'est vraiment « la France d'après » promise pendant sa campagne présidentielle qui se dessine peu à peu sous nos yeux : une France métissée, déracinée, déculturée, composée de zombies.
On s'en était déjà pris aux grandes écoles en imposant à Sciences-Po des candidats issus des banlieues allogènes qui, au nom de la discrimination positive, étaient dispensés de passer le concours de recrutement. On impose aux entreprises et aux différents media de recruter des salariés correspondant à la "diversité" de la population, donc des immigrés extra-européens. On s'en prend aux concours d'enseignement, y compris au CAPES et à l'agrégation, en imposant dès 2010 des épreuves didactiques et citoyennes sur les "valeurs" de l'Education nationale et contre les discriminations. Et désormais, toujours dans la même logique, au nom du sacro-saint dogme de l'égalité, qui n'est qu'un nivellement par le bas et l'arasement de toute vraie culture, on anéantit celle-ci pour faciliter le recrutement des Néo-Français comme agents administratifs.
✑ UNE AUTRE CONSÉQUENCE DÉSASTREUSE DE L'IMMIGRATION
Car c'est bien là l'objectif de la réforme. A la question posée par Le Figaro, « Ces épreuves handicapent-elles spécialement les enfants d'immigrés ? », André Santini répond ainsi : « Elles éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes, souvent hérités du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible ». Autrement dit, puisque les immigrés n'ont pas le niveau, supprimons les épreuves cognitives. Il est tellement plus facile de les faire disserter sur les discriminations dont ils seraient victimes ! Depuis plusieurs décennies nous assistons à une abdication délibérée des pouvoirs publics devant l'invasion migratoire, ce qui entraîne des conséquences désastreuses dans tous les domaines : urbanistiques, écologiques, sanitaires, économiques, sociaux, ethniques, religieux, mais aussi culturels et intellectuels. L'on a transformé l'école en une vaste garderie, renonçant à enseigner l'orthographe, la grammaire, la grande littérature. Demandez à un enseignant comment il peut apprendre le français - ou d'ailleurs n'importe quelle autre discipline intellectuelle - dans des classes où beaucoup d'élèves ne parlent pas ou quasiment pas la langue de Molière. La transmission du savoir a été supplantée par celle, obligatoire, de l'idéologie dite antiraciste et antidiscriminatoire, qui détruit toutes nos défenses immunitaires.
Sans surprise, le président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) Patrick Lozès, membre du MoDem de l'agrégé Bayrou, félicite le gouvernement de s'attaquer à « l'élitisme contre-productif des concours administratifs, notamment ceux des catégories B (intermédiaires) et C (la moins qualifiée) » au bénéfice des « couches populaires au sein desquelles les minorités sont très nombreuses. » En revanche, le pourtant très sarkoziste et ultra-sioniste Yvan Rioufol, rédacteur en chef des informations générales du Figaro, déplore sur son blog qu'« au nom de la lutte contre les discriminations, un décervelage collectif se profile ». « Alors que la société accumule les trous de mémoire sur son histoire collective, que l'école ne sait plus transmettre un héritage commun et que le langage s'appauvrit, écrit-il, il est consternant d'observer le gouvernement vouloir accélérer cette mutation vers un monde indifférencié, réduit peu ou prou à la maîtrise de la technique. Cet éloge du clonage et de l'abandon illustre la constatation de Renaud Camus (La grande déculturation, Fayard) : Il n'y a pas de culture possible en régime hyperdémocratique dogmatiquement antiraciste, et, de fait, nous la voyons disparaître sous nos yeux. » Pour sa part, le président de la Nouvelle droite populaire, Robert Spieler, reprend, à l'endroit de Santini, la célèbre formule de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. »
En réalité, le maire d'Issy-les-Moulineaux fait preuve de la démagogie la plus vile car il est lui-même docteur en droit (ce qui ne l'empêche pas de s'être livré en qualité d'élu à certaines fantaisies financières qui pourraient prochainement lui coûter son portefeuille ministériel), diplômé d'études supérieures de sciences politiques et de japonais. Tartufe, il feint de s'interroger : « A quoi nous sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers ? Ou des gardiens de la paix à bac+4 ? Nous avons atteint les limites d'un élitisme stérile. »
✑ LA VOLONTÉ DE TUER L'ESPRIT CRITIQUE
Ce qui rejoint les propos récents de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui jugeait aberrant d'exiger d'enseignants du primaire cinq ans d'études après le baccalauréat alors qu'ils devaient seulement « changer les couches des enfants » en maternelle. Mais outre que les écoliers sont censés être propres à trois ans quand ils entrent en classe, c'est là une vision bassement utilitariste et technicienne de la fonction publique. Ce qui a fait la gloire et l'honneur de la France pendant des siècles, c'est précisément la qualité, la rigueur, la compétence, la culture, la distinction, l'érudition de ses fonctionnaires. Et le rôle de l'école et la préparation à des concours de recrutement ne devraient-ils pas être précisément de former des gens cultivés et des élites ? Pourquoi avoir peur de ce mot ? Mieux vaut des élites fondées sur le savoir et l'intellect plutôt que sur l'argent, les relations, les connivences idéologiques, maçonniques ou sexuelles comme c'est le cas aujourd'hui.
Des pans entiers de la connaissance sont ainsi sacrifiés de manière systématique et sauvage. Résultat : une régression intellectuelle, morale et spirituelle sans précédent. L'intelligence est en péril de mort. Ce n'est pas un hasard si le Système se méfie du savoir : la culture favorise l'esprit critique, le doute, la contestation. Il est plus difficile de manipuler celui qui sait que celui qui ne sait pas, celui qui lit que celui qui ne lit pas, celui qui a appris à réfléchir, à poser et à se poser des questions que celui qui gobe tout ce que l'on lui dit. Et il est certain qu'en important par millions des immigrés qui n'ont pas nos codes culturels (ne parlons pas des codes civils !), il est beaucoup plus facile pour les puissants de régner sur une masse hétéroclite, déracinée, déculturée, abrutie. C'est la raison pour laquelle on s'en prend prioritairement à la race blanche, car comme le disait le militant syndical "Gracchus" que nous avions interrogé l'année dernière dans notre enquête sur l'avenir du mouvement national, les Blancs, qu'on le veuille ou non, sont depuis plusieurs millénaires les dépositaires de cet esprit critique, de cette capacité de résistance, de contestation et d'opposition que l'on veut absolument annihiler. La déchristianisation massive joue également un rôle considérable dans la réduction de l'esprit critique : l'on ne croit plus à l'enfer mais l'on croit à la Shoah et à l'horoscope !
✑ CRIME CONTRE L'INTELLIGENCE
La charte signée par le gouvernement Fillon n'oublie aucune des exigences du Politiquement et Moralement Correct puisqu'elle prévoit aussi de sensibiliser les agents aux discriminations et de diffuser les « bonnes pratiques » en la matière, c'est-à-dire de coloriser le personnel de manière coercitive. La Fonction publique « est par nature imprégnée de l'esprit d'égalité » mais « des progrès sont encore à accomplir », a reconnu le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth lors de la signature de la Charte. Nous évoluons vraiment en plein communisme : plus l'on tend vers l'égalité, plus l'on développe une atmosphère irrespirable, un monde effrayant. L'égalité n'est pas la justice. Elle est même le contraire de la justice lorsqu'elle favorise les incapables, les médiocres ou les paresseux au détriment de ceux qui travaillent, qui apprennent, qui ont le savoir et la compétence. Mais l'objectif de ce texte est de « faire en sorte que le service public soit davantage à l'image de la population ». On promeut d'abord une immigration massive que l'on impose à notre peuple et après l'on a beau jeu de dire qu'il faut que les Français de souche laissent la place aux nouveaux arrivants. Ce procédé est un véritable crime contre l'esprit, contre la nation, contre le bon sens et devrait révolter tous les hommes libres.
Et naturellement l'on n'oublie pas les homosexuels : dans son enquête, la HALDE pointe du doigt le refus de renouveler l'engagement d'un (seul) maître auxiliaire en raison de son orientation sexuelle. Des invertis et des allogènes en pagaille à tous les niveaux, voilà le rêve de ceux qui nous dirigent et qui ne sont là que pour nous détruire. Un monde affreux se met en place ...
✍ Jérôme BOURBON, Rivarol du 28 novembre 2008
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dimanche 14 décembre 2008

Sarkozy effeuille la marguerite

❐ Les horticulteurs lui en veulent, et pour cause : le trop malin ministre du Budget entend les rouler dans la farine de la manière la plus tordue qui soit. Nicolas Sarkozy s'est cru très astucieux en faisant semblant de céder à la légitime revendication des producteurs de fleurs, au sujet du taux de TVA abusif qui les frappe. En effet, Pierre Bérégovoy avait, en son temps, porté la TVA horticole de 5,5 % à 18,6 %. Ce coup de matraque fiscal a déjà mis en faillite de nombreux professionnels, entraîné des licenciements et, ô justice immanente, coûté cher au fisc, lequel a récolté beaucoup moins d'argent qu'au temps de la TVA à 5,5 %
✑ Le piège européen
Pendant plus d'une année entière, Sarkozy resta obstinément sourd aux appels angoissés des horticulteurs. Devant la menace d'une manifestation, le rusé politicien de Neuilly fit mine de céder au printemps 1994. Il annonçait, devant l'Assemblée nationale, que le taux de TVA sur les fleurs allait être ramené à 5,5 % le 1er janvier 1995. Toutefois, il y mettait une condition : si... tous les autres pays de l'Union européenne ne remontaient pas leur taux à 18,6 % ; la condition de Sarkozy s'avérait diabolique. En fait, elle revenait à demander à la Commission européenne de proclamer les 18,6 % comme taux obligatoire. Ainsi se trouverait dégagée la responsabilité du faux jeton Sarkozy. Les horticulteurs n'eurent pas besoin de dessin pour saisir la manœuvre et firent savoir qu'ils ne voulaient pas de la transformation de leur problème en problème européen.
Depuis, l'affaire est à l'étude à Bruxelles. Entre-temps, Sarkozy, prévoyant tout, y compris l'éventuel attentisme bruxellois, a enclenché une nouvelle rouerie. Sous prétexte de sauver un organisme étatique, le CNIH (Centre national interprofessionnel de l'horticulture), il a fait concocter une réforme visant à en assurer le fonctionnement grâce à une taxe prélevée, bien sûr, sur les producteurs de fleurs. L'Union nationale des intérêts professionnels horticoles a réagi en exigeant la dissolution du CNIH, et en avertissant qu'une épreuve de force serait inévitable si les pouvoirs publics persistaient dans leur volonté, allant contre celle de 95 % des professionnels. Que va bien pouvoir imaginer maintenant le cauteleux Sarkozy, afin de couper la croissance des fleurs de France ?
✍ National Hebdo du 1 au 7 septembre 1994

mercredi 10 décembre 2008

SARKOZY ET SES TUYAUTERIES

Donc le président jogger a attrapé à Douai une nouvelle fois le micro pour proclamer un énième plan dénommé plan de relance et sorti tout droit d’un de ses multiples cerveaux, puisque, grâce à son épouse, nous savons qu'il a de multiples cerveaux, alors que nous avons tous tant de mal à nous débrouiller avec un seul cerveau.
Dans toutes les annonces, l'on retrouve son penchant naturel vers le socialisme c'est-à-dire l'intervention de l'État à tous les niveaux, à tous les instants et dans tous les détails de la vie courante.
D'abord on nous annonce une nouvelle giclée de lois. La loi n'a jamais créé la richesse et, au contraire, elle la détruit de diverses façons ; une loi ne s'accompagne que de décrets-lois et de circulaires qui mettent du temps à sortir et qui sont inévitablement contradictoires ; un tiers des lois votées depuis un an et demi ne sont pas en application aujourd'hui. La loi conduit à des coûts insupportables d’interprétation et de gestion pour les entreprises et les particuliers avec au bout du compte la perspective de contentieux multiples ; enfin la loi est indéfiniment incertaine car elle bouge sans cesse. Le nouveau plan de relance n'y échappe pas. Il prévoit dès maintenant des périodes transitoires puisque certaines des mesures envisagées ne doivent durer que pendant l'année 2009. Les entreprises et autres acteurs de l’économie ont un besoin urgent de stabilité et non pas de jogging permanent.
Le nouveau plan rajoute un étage supplémentaire à l'immense usine à gaz administrative dans laquelle la France se débat. J’ai montré dans plusieurs livres que l’effet de ruine, conséquence inévitable du dirigisme, venait, entre autres causes, de la création, la multiplication, l’enchevêtrement de ces innombrables usines à gaz administratives formant des galaxies et des galaxies de galaxies.
Cette horreur n’est pas un hasard mais une nécessité dès lors que le pouvoir actuellement en vigueur ne veut pas détruire le socialisme mais simplement le gérer, courant sans cesse après les calamités qu’il organise ou tolère lui-même et prétendant les corriger à chaque fois en mettant une nouvelle couche de réglementations, elles-mêmes nageant dans la brume d’incertitudes juridiques multiples.
Les usines à gaz du temps jadis étaient fort compliquées avec une foule de mannettes, de compteurs, de tuyauteries et les usines à gaz d’aujourd’hui ne doivent guère être plus simples. Dans ces usines à gaz, les robinets, les compteurs, les tuyauteries fonctionnaient correctement. Il était clair qu’elles ne pouvaient créer du gaz s’il n’y en avait pas.
Dans les usines à gaz administratives, on ne sait jamais si un robinet ou un compteur marche car il faut attendre non seulement des kilos de textes mais aussi des jurisprudences incertaines et les tuyauteries sont partout contradictoires. L’énarchie qui règne autour de Mme Christine Lagarde nous promet entre 80 et 110 000 emplois de plus et un supplément de croissance de 0,8 à 1% de PIB ; quel crédit accorder à une telle promesse ? Une prime à la casse pourrait soi-disant conduire à des achats d'automobiles ; au même moment et dans le même projet l’on bride l'industrie automobile en préconisant des voitures propres : que veut dire l'expression « voiture propre » ? Nous sommes frappés cruellement d'un impôt parce que nous achetons une voiture prétendue sale : sommes-nous devenus de sales conducteurs ? À force de se ramifier l'usine à gaz universelle devient contradictoire par nature.
Quelques mesures, de-ci de-là, donnent de la monnaie aux consommateurs comme si des millions de foyers déclencheraient des achats, qui enchanteraient les producteurs, qui embaucheraient davantage : bienvenue aux voitures indiennes et chinoises à bas prix qui arriveront justement à point nommé !
Il nous est promis de déclencher des investissements, mais ce sont des investissements publics. L'effet recherché ne peut être que fort loin dans le temps avec tous les gaspillages auxquels nous sommes habitués dans les investissements publics. Ces investissements, quels qu'ils soient, reposent sur des firmes dont une grande partie de l'activité se déroule à l'étranger : les sous-traitants dans des pays lointains peuvent se frotter les mains.
Il est décidé, en particulier, de construire quatre lignes de TGV supplémentaires ; les connaisseurs savent que les TGV jouent un rôle important dans la ruine de la SNCF, comme d'ailleurs la Cour des Comptes l’avait remarqué dans un chapitre d'un de ses rapports ; la ruine de la SNCF est une cause majeure dans la ruine générale de la France.
Chemin faisant, l'on va créer de nouveaux organismes comme un fonds de 300 millions d'euros destiné à la restructuration de la filière automobile alors que l'État dispose déjà de multiples organisations pour investir là où il veut investir.
Comme les Américains ont eu tort de le faire, le pouvoir va promouvoir des achats de logements par des publics qui ne devraient pas être encouragés dans ce sens : telle est la signification du doublement du prêt à taux zéro ; le socialisme se caractérise toujours par le mélange des objectifs et, ici, l'action sociale est mélangée avec une opération financière.
Évidemment, le robinet des dépenses est largement ouvert : 26 milliards. Il pleut des milliards comme « il pleut sur la ville ». La presse officielle se contorsionne pour faire croire que l'on trouvera ces milliards sans faire de tort à personne ; or, dès à présent, il est prévu que le déficit budgétaire frôle les 4 %. Que ces milliards se transforment en déficit budgétaire ou en emprunts cela ne change rien au problème fondamental.
Le chef-d'oeuvre absolu de gribouille au pouvoir est la nomination de Monsieur Patrick Devedjian au poste nouveau de « ministre de la relance », hochet de grâce et de faveur offert avec notre propre argent. S’il existait dans la presse un duc de Saint-Simon, il se serait étourdi dans les adjectifs : fantastique, féerique, magique… .
Il y a, déjà, sauf erreur ou omission, 38 ministres, secrétaires d'État ou sous-secrétaires d'État et il va s'ajouter un 39e personnage autour de la table. Parmi les 38 déjà existants il se compte un grand nombre de dignitaires intéressés aux affaires économiques dont justement la même Christine Lagarde : sont-ils tous des incapables pour que l'on ajoute un ministre spécial pour faire leur travail ? la cacophonie règne déjà entre eux puisqu’une foule de réunions interministérielles sont nécessaires pour régler les problèmes insolubles de frontières et les collisions permanentes.
Il existe aussi, paraît-il, un premier ministre qui a au moins un vrai travail pour tenter de concilier l’inconciliable. Le nouveau ministre de la relance va-t-il être un premier ministre de remplacement ? Bien entendu, il est à peine besoin d'évoquer la valse des millions d'euros nécessaires pour rémunérer son cabinet pléthorique et lui trouver un bureau prestigieux et digne de ces fonctions. Déjà Paris bruisse de rumeurs sur l’endroit où ce nouvel Auguste pourrait se poser… .
Rappelons également qu’il existe des petits déjeuners directionnels dont les heureux participants ne se gênent pas pour court-circuiter tous les autres. Quant au gouvernement bis logé à l’Elysée, il s’active sans cesse même quand l’hyper président vole vers des contrées lointaines.
Pour mémoire, nous rappelons que la Suisse qui se tire très honorablement de cette crise ne compte que sept ministres ; ces ministres n'ont chacun que trois membres du cabinet et n'ont pas de voitures de fonction.
Devant ce désastre, il est permis de s'interroger : que ferait en telle occurrence un gouvernement libérateur, car il faudra bien arriver à une véritable libération ? L’objectif serait de libérer sans délai aucun les forces productives du pays que le pouvoir bride par ses multiples carcans : libérer de créer, de travailler, de gagner, de s’enrichir, d’épargner. Pour ce faire il pourrait se limiter, par exemple, à quatre champs d'action parmi d’autres : investissements, code du travail, logement, impôts.
Dans chacun de ces domaines, il dispose d’un catalogue considérable de mesures à prendre pour débloquer le situation et sa marge de manoeuvre est immense contrairement aux mensonges officiels à ce sujet. Si les énarques ne connaissent pas le catalogue ou ne veulent pas le connaître, quelques appels téléphoniques aux bonnes adresses pourraient mettre le catalogue à leur disposition.
Il faudrait dans le catalogue choisir des mesures à effet absolument immédiat et massif : pas de lois nouvelles, mais abolition de paquets de lois.
Le Président dispose encore, c’est surprenant, d’une cote de popularité honorable et, à coup sûr, d’un talent oratoire évident sachant, à l’occasion, transformer les vessies en lanternes. Il saurait trouver les mots pour dire aux Français, enfin, la vérité en énonçant alors un véritable plan de relance.
Aujourd’hui hélas et comme dans la chanson, ce n’est qu’un rêve, ce n’est qu’un joli rêve….

Michel de Poncins

mercredi 3 décembre 2008

Les fourberies de Sarko

☞ Conscient de l'appui total du gouvernement à son concurrent prévisible à la présidence du CNPF (Jean Gandois de Péchiney), Jean-Louis Giral n'y est pas allé avec le dos de la cuiller. Il a ainsi commenté les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'avenir de la pression fiscale : « C'est un débat indigne d'un gouvernement. Il est regrettable d'opposer les citoyens aux entreprises. La richesse des entreprises crée en effet la richesse des citoyens. »
Sans préjuger des motivations de Jean-Michel Giral : il faut reconnaître qu'il stigmatise avec raison le jeu malsain de Sarkozy. Celui-ci était placé devant un problème embarrassant : comment avouer que les baisses d'impôts promises pour 1995 ne seraient pas tenues ?
Pour s'en débarrasser, il a alors lancé le faux et dangereux débat du « choix fiscal » : ou l'on baisse les charges des entreprises, afin de faciliter l'embauche, et l'on renonce à diminuer l'impôt sur le revenu ; ou l'on tient les promesses concernant cet impôt sur les citoyens, et tant pis pour les entreprises. Résultat (voulu par Balladur et Sarkozy) : leur majorité se divise, l'UDF est plutôt pour l'allégement des charges des entreprises, le RPR plutôt pour le geste en faveur des ménages. De la sorte, en vertu du consensus obligatoire, le gouvernement se libère de toute obligation, et ne fait rien. Simple, mais il fallait y penser. Au passage, on peut relever que le libéral Sarkozy reprend tout bonnement l'argumentation communiste opposant les « cadeaux » (ou prétendus tels) aux entreprises et l'intérêt des salariés, piège mortel.
✍ National Hebdo du 26 mai au 1er juin 1994

dimanche 30 novembre 2008

Sarkozy : an II (La crise)

Le 11 novembre, on a vu «not» président parader pour commémorer le sacrifice de nos poilus. Cela fait bizarre, sans vouloir faire passéiste, de voir quelqu'un dont les ancêtres à l'époque dans l'armée austro-hongroise avaient tiré sur les Français, représenter cette geste héroïque qui fait que nous sommes restés nous-mêmes après cette guerre au prix d'un sacrifice inouï. Le Gaulois a physiquement repoussé l'envahisseur.

Il faut parait-il aller de l'avant mais on ne pouvait quand même s'empêcher d'y penser. Sarkozy : symbole de l'homme interchangeable, sans passé, sans racines.

Au passage, cela ne nous empêche pas de rendre hommage aux Hongrois qui ont combattu pour la France pendant la guerre d'Algérie. De tous façons le comportement de Sarkozy est d'une limpidité totale, guère difficile à décrypter : utiliser chaque enterrement, catastrophe, commémoration, crise pour s'y mettre au centre et jouir sans entrave (comme dirait Cohn-Bendit) à croire être le maître du monde.

Pendant la campagne électorale de 2007, Sarkozy voulait mettre la France au pas de l'ultra-libéralisme à l'américaine, celui des Etats-Unis qu'il a toujours admiré avec un goût douteux. On allait voir ce qu'on allait voir : privatiser à tout va, déréguler, licencier les fonctionnaires de l'armée, de la justice, ... bref mettre la France au pas de la mondialisation et du capitalisme financier.

Heureusement que ce programme n'a été qu'un tout petit peu appliqué car il aurait conduit à la même catastrophe qu'aux Etats-Unis.

La France est actuellement plus ou moins protégée par son inertie et sa résistance au libéralisme, tout ce que voulait combattre Sarkozy. Maintenant Sarkozy, tout honte bue, fait répéter à tous les lèche-bottes de l'UMP qu'il a sauvé l'économie française tout en disant exactement le contraire de ce qu'il avait toujours déclaré jusqu'à maintenant, et ce pourquoi il avait été élu. Bravo, non à Sarkozy, mais à ceux qui s'occupent de sa communication.

Sur l'Europe, il a voulu faire passer à tout prix le traité de Lisbonne, qui ne faisait qu'installer l'ultra-libéralisme en France via l'Europe de Bruxelles. Sarkozy pour arriver n'a toujours fait qu'obéir à l'idéologie dominante du FMI, de l'OMC et de la Banque Mondiale, c'est à dire ce que l'on appelle aussi le néo-libéralisme. Il continue la politique d'immigration imposée par les instances internationales liées aux dictats du consensus de Washington et de Davos.

La crise actuelle n'aura fait qu'écrouler cet édifice en fin de compte fragile.

Quant à Carla Bruni, elle prend de plus en plus de place dans l'espace politique et sur le plan culturel en faisant baigner notre pays dans une pensée gauchiste à trois francs (ou trois euros ou trois lires). On finit par se demander qui dans le couple présidentiel domine qui ! Carla se mêle de tout : la terroriste italienne, la discrimination positive, critique Berlusconi et parle même au nom de la France : « La France est ravie de l'élection de Barack Obama ».

Cette femme, née dans le luxe, qui au cours de sa vie n'a jamais travaillé, passé un diplôme ou un examen, joue aux maîtres-penseurs et aux autorités morales de la gauche, idées d'ailleurs à l'opposé de l'électorat de celui qu'on appelle son mari.

Le culte du fric prôné cyniquement par le couple présidentiel n'a abouti qu'à un désastre intellectuel et culturel et comble actuel aurait pu aboutir à un véritable désastre économique. Mais cela lui importe peu, l'essentiel étant d'avoir été élu président.

P. G-S

samedi 29 novembre 2008

Sarkozy pris en flagrant délit de mensonge !

❏ Dans son discours au Conseil Constitutionnel, Nicolas Sarkozy s'est félicité que cette institution ait rappelé « que la supériorité du droit communautaire et international sur le droit français ne pouvait s'étendre à la Constitution ». Un mensonge de plus pour pour le locataire de l'Élysée.
✑ En effet depuis l'arrêt Costa de 1964 qui établissait déjà la primauté de la législation européenne sur les législations nationales, la cour de justice européenne a édifié une jurisprudence du droit communautaire même sur les constitutions nationales. Cela a été reconnu par l'arrêt du Conseil d'État du 8 février 2007, que le journal Le Monde qualifia de Waterloo de la souveraineté française.
✑ Le Conseil constitutionnel n'a même pas le pouvoir de se prononcer sur la conformité à la Constitution d'une directive européenne. Seule la Cour de Justice européenne peut décider de la validité d'une directive.
✍ Éric Domard Au Front novembre 2008