mardi 29 janvier 2008

UNE FANFARONADE

Ces jours-ci il ne faut pas se mélanger les pinceaux sur les quotas. Sarkozy veut imposer des quotas d'immigration, mais il veut supprimer les quotas sur les poissons. Les quotas d'immigration, c'est pour qu'il y ait plus d'immigrés. Les quotas sur les poissons, c'est pour qu'on en pêche moins. Sarkozy veut donc à la fois plus d'immigrés et plus de poissons. Parce qu'il veut plus de tout et faire plaisir à tout le monde : aux grands patrons comme aux patrons pêcheurs.
La différence de destin entre les deux projets est cependant de taille. Et l'on touche là de près l'imposture Sarkozy.
Imposer des quotas d'immigration, les maîtres de l'Union européenne y sont tout à fait favorables, parce que tout ce qui accroît l'immigration reçoit leur plein soutien. La Commission européenne a ainsi publié des livres verts (dont Sarkozy s'est largement inspiré) par lesquels elle donne d'avance son aval à toutes les politiques de relance de l'immigration.
En revanche, en ce qui concerne les quotas sur les poissons, vouloir y toucher est un casus belli à Bruxelles. Le discours de Nicolas Sarkozy, samedi dernier, aux pêcheurs de Boulogne, n'était qu'un pur effet d'annonce : le président de la République a beau rouler des mécaniques, il sait parfaitement qu'il raconte des histoires.

Comme la TVA sur la restauration

L'affaire ressemble comme deux gouttes d'eau de mer à celle du taux de TVA sur la restauration. En 2002, Jacques Chirac avait promis de réduire ce taux. Au lendemain de son élection, le commissaire Bolkestein avait fait savoir de façon quelque peu brutale que c'était impossible et que Jacques Chirac le savait. En 2007, Nicolas Sarkozy a fait la même promesse, et le commissaire ad hoc, un Hongrois cette fois, a fait la même réponse, en termes plus polis.
Il est impossible de réduire le taux de TVA sur la restauration en France parce que cela relève de l'Union européenne et qu'il faudrait que tous les pays soient d'accord, or ils ne le sont pas.
Pour la pêche, c'est le même cas de figure. La pêche est du domaine de la politique communautaire. En clair, cela veut dire que c'est la Commission européenne qui décide. Certes, on fait semblant d'organiser des réunions des ministres, puisque, en théorie, c'est le conseil des ministres qui décide. Le scénario est toujours le même : la Commission fait des «propositions », qui suscitent de vives critiques. Et l'on finit par se mettre d'accord, selon les bonnes vieilles règles du marchandage, sur ce que voulait en fait la Commission.
Vu l'« évolution »du discours officiel, il faut rappeler ce que disait Nicolas Sarkozy à Boulogne :
« A partir du moment où tout le monde dit que la ressource est revenue, il faut qu'on ait une réponse beaucoup plus souple sur les quotas, quels que soient les espèces et les lieux de pêche. La première chose, c'est l'affaire des quotas : il faut qu'on en sorte et on a une opportunité pour en sortir, c'est que la France va présider l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre. C'est une opportunité pour engager un dialogue très approfondi, très fort, avec la Commission. »
Le soir même, Michel Barnier, qui est pourtant un européiste patenté, et qui a été commissaire européen, se faisait docilement la voix de son maître, disant qu'il fallait une« remise à plat» des quotas.

Mais le lendemain, le commissaire européen (aux ... Transports) Jacques Barrot défendait bec et ongles les quotas définis par la Commission européenne. Et il ajoutait que la France, même quand elle présidera l'Union, ne pourra agir seule dans ce domaine: « La présidence de l'Union peut toujours inscrire à l'ordre du jour, en accord avec les autres Etats membres, une réflexion plus approfondie. Mais ce qui est vrai, c'est qu'il faut quand même bien comprendre que ça ne peut pas être une décision unilatérale, que nous sommes liés par les traités qui ont communautarisé la pêche. »Donc on ne touche pas aux quotas; et Sarkozy ne peut même pas inscrire la question à l'ordre du jour sans avoir l'accord de tous les partenaires.
Lundi matin, Michel Barnier avait repris ses esprits. Il publiait un communiqué. pour dire que« la France n'entend pas préconiser un abandon» du système des quotas mais« engager une réflexion pour sortir des difficultés actuelles de gestion des quotas et améliorer ce système en corrigeant certaines de ses faiblesses » ...
Ainsi pourrait-on aller vers une« gestion pluriannuelle » et non plus annuelle des quotas autorisés. Et le ministère de rappeler la nécessité des quotas pour assurer un prélèvement adapté sur les ressources halieutiques et permettre un partage équitable des' possibilités de pêche ...

Un coup d'épée dans l'eau de mer

Il n'est donc plus du tout question de« sortir de l'affaire des quotas », et surtout, on fait l'impasse sur l'argument que Sarkozy mettait en avant: « Tout le monde dit que la ressource est revenue. »Et cela est significatif. La Commission européenne, qui n'a eu aucun mal à se faire entendre de Michel Barnier, ne commente ni dans un sens ni dans l'autre l'affirmation du' président de la République. Elle ne dit pas : il n'est pas question de toucher aux quotas, parce que malheureusement la ressource en poissons n'est pas revenue. Ou bien: on pourrait en effet revoir le système, puisqu'il semble que la ressource revienne. On défend le dogme des quotas, parce que c'est un dogme, l'un des innombrables dogmes malthusiens de la Commission européenne, qui vise à réduire la production dans tous les domaines (y compris dans le domaine de la génération humaine, pour remplacer les Européens par des immigrés).
Ce lundi, les ministres de la pêche se réunissaient à Bruxelles. A propos, on remarque rarement l'incongruité qu'il y a à voir un ministre autrichien, un ministre slovaque ou un ministre tchèque prendre position dans ce domaine, d'autant qu'en raison de la dictature écologiste ils sont forcément favorables aux quotas les plus sévères, n'ayant aucun pêcheur parmi leurs électeurs.
"L'actuel président de ce conseil est donc le ministre slovène, qui est à peine plus qualifié, puisque la Slovénie affiche 170« navires »de pêche (la plupart de moins de 12mètres). Et bien entendu le ministre a aussitôt rappelé que les quotas sont« l'un des instruments dont nous avons besoin ». (Il faut savoir en outre que les Slovènes ont déjà publiquement fait part de leur irritation de voir Sarkozy parler sans arrêt de la présidence française du second semestre comme si la présidence slovène n'existait pas.) Le ministre allemand a embrayé sur le même thème, puis le ministre portugais ...
Bref, Sarkozy va pourfendre les quotas de pêche exactement comme Chirac est venu à bout du taux de TVA dans la restauration. Il ne restera de son coup d'éclat qu'une désillusion de plus, et quelques sourires narquois à Bruxelles.
Y.D. daoudal@fr.oleane.com National Hebdo

mercredi 9 janvier 2008

Une taxe sur internet pour financer les chaînes publiques

Pour une fois, ce n'est pas le couple Carla Bruni/Sarkozy qui fait grincer les dents des internautes, mais plutôt l'annonce qu'il a fait lors de sa « rentrée politique » concernant le financement des chaînes publiques. Le Président de la République veut supprimer la publicité sur ces chaînes. Se pose alors le financement de celles-ci, la redevance audiovisuelle ne sera pas suffisante pour combler le manque à gagner.

On connait l'attachement, et l'amitié, de Sarkozy à la Chaîne TF1 et à son ami Martin Bouygues, qui en est le premier actionnaire, mais de là à « flinguer les chaînes publiques », il y a un monde...

Nicolas Sarkozy compte sur les bonnes poires que sont les internautes pour financer le manque à gagner. Créons une taxe qualifiée de « infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».

Une excellente nouvelle pour les chaînes privées TF1 et M6, qui verraient alors leurs revenus publicitaires monter. D'ailleurs, la bourse ne s'y est pas trompée puisque, suite à cette annonce, les cours des actions des deux chaînes ont progressé de 7 et 9% à la mi journée... La suppression de la publicité sur les chaînes publiques bénéficierait à TF1 qui verrait alors ses recettes publicitaires augmenter de 18%, soit une manne financière de 500 millions d'euros.

La taxe sur les NTIC que propose Nicolas Sarkozy s'appliquerait donc sur le Chiffre d'Affaires des FAI et des opérateurs mobiles. Au final, c'est le consommateur, l'internaute, qui paiera la facture, plutôt que les revenus publicitaires.

Source : Echos du Net

lundi 7 janvier 2008

Sarközy, croisé de la religion cathodique

Pas de miracle de Noël donc pour la paix, malgré le retour des pélerins à Bethléem. Le Monde pense cepandant que Benoît XVI mise sur Sarközy pour défendre en Europe les valeurs de l'Eglise et du catholicisme et s'inquiéte de voir le même "remettre la religion qui domine au couer de la vie de la cité".

Voilà une formule admirable quand on sait quelle est la religion qui domine au coeur de ce que le journal vesperal appelle "nos cités". Et si le président d'origine cosmopolite que les Français ont choisi a constaté le 20 décembre à Rome, où il a été "installé" comme "chanoine d'honneur" de la basilique Saint Jean de Latran, que "les racines de la France sont essentiellemnt chrétiennes", au contraire de son prédecesseur qui ne voulait pas en entendre parler, on peut craindre que cela soit un leurre pour une forme religieuse de discrimination positive car il souligne d'un même souffle que "la République laïque à longtemps sous estimé l'importance de l'aspiration spirituelle", et cela dans toutes les communautés y compris judaïsme et l'islam. On aura donc du mal à nous convaincre que le président est devenu un croisé du pape. sa religion à lui, c'est la religion cathodique et aucune autre. Une religion de l'image et de l'apparence, de la surenchère et des contradictions dangereuses.

Source : Rivarol

Le plan banlieues de Fadela Amara : une imposture

2008 devrait nous éclairer davantage sur le vrai visage de Nicolas sarközy puisque Fadela Amara, secretaire d'Etat à la politique de la ville, doit présenter le 22 janvier son plan banlieues. or d'après ce que nous savons de ce "Plan respect et égalité des chances", les mesures proposées ne font qu'aggraver la politique manée par les différents gouvernements depuis plusieurs décennies en faveur des populations allogènes. Il s'agit de généraliser à tous les secteurs d'activités le principe de préférence étrangère rebaptisé discrimination positive. pour les Jeunes de cités, chouchous de leur République, sont d'ores et déjà prévues des aides de toutes sortes : soutien à la création d'entreprises (dont certaines seront forcement "parallèles"), séances de coaching, aide pour l'obtention du permis de conduire, création d'un fonds national de désenclavement des quartiers dits antiphase défavorisés et permettant la création de nouvelles lignes de bus, de tramways, voire la mise en place de taxis collectifs comme à Istanbul !

Le problème, c'est que toutes ces installations si dispendieuses peuvent à tout moment partir en fumée pour peu que les Jeunes qui ont la "rage" aient envie de s'amuser. comme ils l'ont fait un peu partout en France, et singulièrement à Strasbourg où l'on a compté plus de trois cents voitures brûlées, des abris bus endommagés et des touristes dévalisés pour la nuit de la saint Sylvestre dans ce qui constitue désormais une "nouvelle tradition" tendant à prouver toute l'affection vouée au pays d'accueil.

On ne sait rien à ce stade de la somme que coutera cet enième Plan Banlieues signé Amara mais les dizaines de milliards d'euros qui seront dépenséss en pure perte dans ce tombeau des Danaïdes ne feront qu'accroître la dette (1 200 milliards d'euros) et les deficits (43 milliards d'euros annuels) publics et pèseront sur les pensions et les salaires.

Source : Rivarol

mardi 18 décembre 2007

SARKOZY CONTRAINT D'ABANDONNER SON " UNION MÉDITERRANÉENNE "

Lors de sa visite en Algérie, Nicolas Sarkozy a, naturellement, réitéré sa proposition d'une Union méditerranéenne, qui ne suscitait au mieux que de l'indifférence polie partout où il en parle, quand ce ne sont pas de fortes réticences. Désormais c'est fini : l'Allemagne a fait capoter le projet.

Le 5 décembre, à l'occasion d'un colloque à Berlin, Angela Merkel a fait part de son « scepticisme », qui est en fait un rejet pur et simple du projet : la coopération de l'Union européenne avec les pays de l'espace méditerranéen doit être ouverte à tous les pays de l'UE et approuvée par tous, a-t-elle dit. Sinon, cela pourrait « libérer dans l' UE des forces explosives, et je ne le souhaite pas ».

Le lendemain, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés à l'Elysée, pour un sommet informel. Où il a été question de l'Union méditerranéenne. Et que s'est-il passé? Le président français s'est rangé à l'avis de Mme Merkel. Parce que ce n'est pas l'avis de Mme Merkel, c'est le dogme européiste. Et l'européiste Sarkozy a obéi. il a tout lâché d'un coup. Il a admis, non sans une manifeste irritation, que tout projet devait engager toute l'Union européenne.

L'important dans cette affaire, comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, n'est pas le fumeux et funeste projet du président de la République, mais « la nouvelle mise en évidence de la dictature eurocratique ». En effet, « le fait que les Etats de l' UE riverains de la Méditerranée n'aient pas le droit de se lier à d'autres Etats riverains de la Méditerranée montre que les Etats membres de l 'UE ne sont en fait, d'ores et déjà, que des provinces de l'unique Etat européen, dépourvues de compétence pour leurs relations avec leurs voisins -». « Voilà qui devrait ouvrir les yeux de nos compatriotes sur le fait que le traité de Lisbonne, qui consacre une nouvelle étape décisive dans la construction de l'Etat totalitaire eurocratique, est une infamie ».
National Hebdo décembre 2007

jeudi 13 décembre 2007

Les nouveaux fournisseurs de l'Elysée

Adieu Corona et tête de veau, chères à Chirac. Le nouveau président se nourrit de yaourts et de chocolats. Mais se rattrape sur le shopping de luxe. Et dans les bureaux, Internet et écrans plats fleurissent.
La dernière fois que Nicolas Sarkozy a passé la porte de Hilditch & Key, sous les arcades de la rue de Rivoli, c'était deux jours avant son investiture. Il y a acheté une dizaine de chemises. A rayures rouges, imprimées de petits carreaux, bleu clair sans motif ... Comme Karl Lagerfeld, Michel David-Weill et trois générations de Rothschild, le président apprécie le tissu souple, découpé à la main, et les boutons de nacre, vendus dans cette boutique anglaise. Prix à l'unité: 129 euros, à quoi il faut ajouter 30 euros, car le chef de l'Etat se toque de faire broder ses initiales sous la poche, à la manière des gens bien nés.
Le nouveau locataire de l'Elysée aime le luxe et ne s'en cache pas. Alors que son prédécesseur se complaisait sous les dorures du «château», appréciant la bonne chère, le service au cordeau et la tranquillité des jardins, le quinquagénaire tout juste divorcé préfère sa collection de Rolex et l'écran plat de 132 centimètres installé dans son bureau. Autre style de vie, autre ambiance. Depuis que Nicolas Sarkozy s'est installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, le palais a pris des airs de start-up. Sa directrice de cabinet se déplace en trottinette électrique sous les lambris, ses conseillers sont vissés à leurs smartphones et les plateaux-repas ont remplacé les copieux déjeuners servis dans de la porcelaine de Sèvres. «On bosse!», se rengorge Franck Louvrier, le conseiller en communication. En apparence, cette frénésie coûte cher: le mois dernier, l'Elysée a annoncé à la commission des Finances de l'Assemblée nationale que son budget s'élèverait à 100 millions d'euros en 2008, contre une trentaine les années précédentes. Mais ce triplement s'explique par l'intégration de dépenses qui étaient jusqu'à présent prises en charge par plusieurs ministères. En particulier les salaires des nombreux fonctionnaires détachés.

Coupe de cheveux à 500 euros et costumes Dior à 1 500
L'Elysée a-t-il profité de cette remise à plat _longtemps réclamée au nom de la transparence par René Dosière, député apparenté PS et auteur de «L'Argent caché de l'Elysée» (Editions du Seuil) - pour augmenter discrètement ses dépenses? «Non, répond Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Sous Chirac, elles étaient en réalité supérieures à 90 millions d'euros. Mais, comme il n'y avait pas de logiciel de gestion, les comptes n'étaient pas précis.» Incroyable, mais vrai.
Il faut dire aussi que l'ex-maire de Neuilly-sur -Seine vient de bénéficier d'une augmentation dont aucun cadre n'oserait rêver. Son salaire, on le sait, est passé de 7084 à 19331 euros net par mois, soit un bond de 172% très exactement. «Maintenant, le président paie les charges de son appartement de l'Elysée, sa garde-robe, ses vacances et ses sorties privées», jure Emmanuelle Mignon. Elle ne précise pas s'il règle rubis sur l'ongle dentifrices antigingivite et brushings parfaits, réalisés deux fois par mois par Salima, sa coiffeuse depuis dix ans. Salariée chez Alexandre Zouari (qui compte Deneuve et Adjani dans sa clientèle), elle se déplace à l'Elysée pour 300 euros en semaine, 500 le week-end. Si le président paie vraiment avec sa carte Gold ou son chéquier, alors ce sera une nouveauté dans la maison. Ses prédécesseurs, eux, étaient plutôt adeptes du liquide.
Le renflouement de sa fiche de paie devrait permettre à notre homme d'assouvir son goût pour le shopping. Comme son ex-épouse, qui prisait les virées au Bon Marché, les robes Prada et la Crème de la mer à 500 euros les 100 ml, Nicolas apprécie les meilleurs couturiers. Il n'est pas rare que sa secrétaire personnelle appelle Dior, avenue Montaigne, pour «privatiser» la boutique sur les coups de 20-21 heures. C'est là qu'il choisit ses costumes à environ 1500 euros pièce. Mais le chef de l'Etat n'est pas toujours fidèle à cette marque de LVMH puisqu'il se procure aussi des complets sur mesure auprès des frères Boglioli, tailleurs italiens distribués par les boutiques Victoire, très appréciés par Bill Clinton et Mick Jagger.


Cinquante smartphones ont été distribués aux principaux collaborateurs
Avec son nouvel et bel argent, Nicolas Sarkozy pourra aussi continuer à collectionner les stylos Montblanc et les montres de luxe qu'il porte parfois, façon «racaille», par-dessus le tissu de sa chemise. Il en possède déjà de fort jolies: Rolex Daytona en acier sur fond noir à 6 300 euros, Breitling Navitimer à 3 640 euros, Réveil du tsar de Breguet à 28 000 euros ...
En plus de ces petites folies, le patron est gourmand en personnel 341 cerbères veillent nuit et jour sur sa sécurité. C'est huit de plus que sous Chirac. «Mais Sarkozy se déplace quatre fois plus. En six mois, il a déjà fait 47 "voyages", justifie sa directrice de cabinet. Comme le nouveau président reçoit 1800 missives par jour, soit deux fois plus que son prédécesseur, il a fallu affecter douze agents supplémentaires au service de la correspondance qui en comptait déjà 107, rien que pour décacheter, trier et répondre sur papier à en-tête de la présidence. Le site Internet diffusant en boucle ses discours et les interventions de son porte-parole mobilise quatre temps pleins. Enfin, le chef de l'Etat s'est entouré de 49 conseillers, contre 45 auparavant, épaulés par pas moins de 128 secrétaires particulières. «Certains viennent du privé ... Il a fallu se donner les moyens de les attirer au palais», remarque un député UMP. Sans doute est-ce la raison pour laquelle l'enveloppe salariale des 98 contractuels est passée de 3,2 à 4,18 millions d'euros. De même, le montant des primes distribuées chaque année a bondi de 6,9 à 7,7 millions d'euros. Ainsi, l'an prochain, les charges de personnel augmenteront-elles de 13,5%, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2008.
Ce n'est pas tout. Il a aussi fallu dépoussiérer les bureaux. Deux semaines après l'investiture, un conseiller sur deux n'était pas encore connecté à Internet: un prestataire extérieur a effectué fissa les branchements sur Numericable et installé le logiciel de mails Outlook, jusqu'alors inexistant. Un ingénieur polytechnicien a été débauché du ministère de la Défense pour diriger le service informatique et assurer la sécurité des communications. Dans la foulée, cinquante smartphones de la marque HTC ont été distribués au cabinet et aux chefs des différents services. Coût de l'opération, selon nos calculs: près de 20000 euros. Une dizaine d'écrans plats Philips et Toshiba ont aussi été installés dans certains bureaux. Le porte-parole David Martinon, l'expert en culture Georges-Marc Benamou ou encore la directrice de cabinet en ont bénéficié. «Ce sont des prêts à des fins promotionnelles. L'Elysée n'a rien déboursé», plaide cette dernière.

On lui commande ses chocolats par boîtes de 500 grammes
Une chose est sûre: contrairement à Chirac, qui se délectait d'escargots à l'ail et d'agneau rosé aux fines herbes, Sarkozy ne coûte pas cher en bonne chère. «Le président n'aime pas manger: il grignote», regrette Hugo Desnoyer, l'un des bouchers qui fournissent le «château». Fromage blanc à l'aspartame, yaourts, copeaux de mimolette, oeufs à la coque ... Nicolas n'a qu'un péché mignon: le cacao. Aussi craque-t-il pour les ganaches de La Maison du chocolat, que ses intendants lui achètent par boîtes de 500 grammes. Quant aux sommeliers, ils dépriment dans la cave élyséenne. Leur boss carbure à l'Evian et ne s'autorise même pas une petite goutte pour s'endormir. Les temps ont bien changé...
Olivia Elkaim Capital dec 2007

lundi 3 décembre 2007

Nicolas Sarkozy roulé dans la farine par Hugo Chavez !

L'obsession de Sarkozy pour faire libérer Ingrid Betancourt à tout prix, et son copinage avec le sulfureux Chavez font douter de la France en Amérique latine

Mandaté par la Colombie pour permettre un échange "humanitaire" de 45 otages des Farc dont Ingrid Betancourt, Hugo Chavez, président du Venezuela, a été reçu en grandes pompes par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 20 novembre.
Quarante huit heures plus tard, on apprenait que la Colombie avait décidé de mettre fin à la médiation du président vénézuélien.
Après avoir promis d'apporter la preuve qu'Ingrid Betancourt était en vie, Hugo Chavez était arrivé les mains vides. Aurait-il roulé notre président dans la farine ? Déjà, il y a trois mois, c'est à la demande de Sarkozy, que le président de la Colombie, Uribe avait accepté de libérer Rodrigo Granda, membre très important de la guérilla marxiste des Farc.
Cette initiative n'avait suscité parmi la population colombienne "qu'incompréhension et dégout".
Pour les Colombiens, et pour la grande majorité des pays d'Amérique latine, les Farc n'ont aucunement l'intention de libérer leurs otages et Hugo Chavez les roule dans la farine.
Le rapprochement avec Nicolas Sarkozy déplait. Du coup c'est tout le rayonnement de la France en Amérique latine qui en prend un coup.
"Sarkozy perd les pédales et insulte les journalistes" était le thème d'un reportage télévisé diffusé par la chaîne péruvienne le 29 octobre. On y voyait un Sarkozy, quittant les studios de CBS, visiblement fâché et gesticulant dans tous les sens.

la France brocardée par la presse

La presse écrite a longuement relaté les mésaventures de l'Arche de Zoé au Tchad. D'une façon générale toutes les affaires dans lesquelles des Français sont impliqués sont montées en épingle.
On comprend mal comment un président européen est capable de négocier comme un vulgaire truand avec des terroristes.
La sensibilité sud-américaine est hermétique aux subtilités sarkoziennes. Pourquoi autant de compromissions pour une seule personne qui n'a de français que le nom ?
L'intérêt particulier passerait-il avant l'intérêt général ?
Jusqu'à présent, la France était aimée et respectée sur tout le continent sud-américain. La possession du passeport français garantissait d'être bien reçu partout. Au Pérou, l'ambassadeur Claudio Sosa, directeur du protocole à la présidence affirmait dans les années 1980, dans un français parfait : "La France, plus que tout autre pays, a toujours été un phare pour nous".
Il serait dommage qu'un homme, par maladresse, puisse ternir une si bonne réputation...

Jean ROBERTO, National Hebdo novembre 2007

samedi 1 décembre 2007

Invalidation du président de la république

Pétition
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Monsieur Jean-Louis Debré
Président du Conseil Constitutionnel
2, rue Montpensier
75001 Paris



L'élection de Nicolas Sarkozy était illégale



Monsieur le Président,

Le Conseil constitutionnel a été institué par la Constitution de la Ve République, en date du 4 octobre 1958. Institution récente, il ne peut se rattacher à aucun précédent institutionnel... Le Conseil constitutionnel statue sur la régularité de l'élection du Président de la République et des opérations de référendum dont il proclame les résultats. Il est également juge de la régularité de l'élection, des régimes de l'éligibilité et de l'incompatibilité des parlementaires.

Je me permets de vous signaler des violations de la Loi concernant l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007. Certes Monsieur le Président, je ne vous apprendrai rien sur ces violations très graves portant atteinte à la plus haute autorité de l'État. L'article 16 du préambule de la Constitution précise: "Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution".

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa a commencé sa campagne bien avant la date légale avec un clip diffusé sur les chaînes publiques, un clip de propagande réalisé de telle sorte qu'il touche le subconscient des électeurs.

Le clip et sa diffusion ont été financés par les contribuables. En effet, le nombre des adhérents de l'UMP à l'époque n'était pas suffisant. Les "caravanes de l'été" (2005 et 2006) étaient des outils de propagande, le ministre de l'Intérieur ayant usé de sa fonction pour financer ces "caravanes", leur infrastructure, et même la location d'avions pour afficher des banderoles. Or, nous ne sommes pas aux États-Unis où les campagnes sont financées par des fonds privés mais en France où le financement est public. En 2005 et en 2006, la campagne officielle n'avait pas encore commencé.

Nicolas Sarkozy s'est fait élire sous un faux nom. Sur tous les documents officiels (état-civil, registre de la Légion d'Honneur ou Livre d'Or en Hongrie), il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy mais de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Ceci est prévu par le Code pénal (articles 433-19 et 433-22) et également par le Code électoral (articles L. 11, L. 12 et L. 14). Ces articles précisent que seul le nom patronymique inscrit sur l'état civil doit être consigné.

Selon toute vraisemblance, Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa se doutait qu'une procédure en annulation serait inévitablement entamée. Deux semaines et demi après son installation à l'Élysée, le couple Cécilia et Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa n'habitait toujours pas le palais l'Élysée. "Je n'y dors pas encore... Tout ça prend beaucoup de temps, nous sommes une famille nombreuse !" (Le Figaro, le 2 juin 2007).

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa s'étant fait élire sous le pseudonyme de Nicolas Sarkozy, vous devez, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, déclarer l'élection de Nicolas Sarkozy nulle puisqu'il n'existe pas de Nicolas Sarkozy sur les registres officiels ni sur le registre d'état-civil.


Texte de Michel Mahler :



Fait à
le
Signature


Nom
Prénom

vendredi 30 novembre 2007

Super Sarkö !

Nicolas Sarközy vu par nos amis canadiens.

Super Sarkozy via Koreus

dimanche 25 novembre 2007

"Sarko l'américain" : de l'amitié à l'alignement

PENDANT la seule journée du 6 novembre, sept soldats américains trouvaient la mort en Irak où 853 de leurs camarades sont tombés depuis le 1er janvier, ce qui fait déjà de 2007 l'année la plus meurtrière pour le corps expéditionnaire états-unien qui, depuis l'invasion de mars 2003, a perdu 3856 hommes. Auxquels il faut ajouter les centaines de "contractors" eux aussi tombés au combat, les sociétés étrangères mais aussi le gouvernement de Washington ayant toujours davantage recours à ces mercenaires, engagés en masse et à prix d'or, afin de rendre moins sensible le coût humain d'une guerre que George W. Bush avait promise fraîche et joyeuse et qui, en s'éternisant, est devenue odieuse à ses compatriotes, horrifiés par l'arsenal de mensonges déployé pour la légitimer.
Le même 6 novembre, l'Afghanistan subissait quant à lui l'attentat le plus sanglant commis - par un kamikaze - depuis l'intervention américaine et la chute du régime des taliban fin 2001 : à Baghlan, où des écoliers et leurs maîtres avaient été mobilisés pour accueillir une délégation de parlementaires, 75 personnes ont en effet été tuées dont plusieurs députés, 5 professeurs et 59 enfants. Les taliban ayant formellement démenti être à l'origine du massacre_qui pourrait être lié à des tensions tribales mais aussi à des rivalités mafieuses -, on mesure l'anarchie régnant désormais dans ce pays que la «guerre au terrorisme» lancée par représailles aux attentats du 11 septembre 2001 à New York était censée arracher à ses mauvais démons.

IRAK, Afghanistan, double échec. Plus patent que jamais. Mais c'est le moment précis qu'a choisi Nicolas Sarkozy pour aller faire allégeance au responsable du désastre et, discourant devant le Congrès des Etats-Unis d'Amérique en qualité de président, certes, mais surtout en tant qu' "expression du peuple de France", exalter «le rêve américain» qui « fut, dès les origines, de mettre en pratique ce que le Vieux Monde avait rêvé sans pouvoir le construire ». Et, ce faisant, « de prouver à tous les hommes à travers le monde que la liberté, la justice, les droits de l'Homme, la démocratie, ce n'était pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la meilleure politique pour améliorer le sort de chacun », C'est le moment qu'il choisit pour encenser l'Amérique qui « s'est battue pour cette liberté à chaque fois qu'elle l'a sentie menacée », en 1917, quand elle a « secouru la France (. .. ) au moment où la France était épuisée dans la plus absurde et la plus sanglante des guerres », en 1944 quand elle est revenue « nous libérer de l'effroyable tyrannie qui menaçait de nous asservir ». Comme si l'Hyperpuissance n'avait pas depuis touché les dividendes, et au-delà, de ses interventions (d'ailleurs tardives, comme si elle avait attendu que les candidats au suicide collectif fussent agonisants pour agir) de 17 et de 44 ! Mais qu'importe. Estimant ne pas être allé encore assez loin dans la lèche, l'Elyséen joue encore et toujours de la brosse à reluire: « Les enfants de ma génération, en écoutant leurs pères, en regardant les films, en lisant les livres d'histoire et les lettres de vos soldats morts sur nos plages de Normandie ou de Provence, en visitant les cimetières où flotte la bannière étoilée, ont compris que ces jeunes Américains de vingt ans étaient des héros auxquels nous devions d'être des hommes libres et non des esclaves. L'Amérique nous a libérés. C'est une dette éternelle. Et en tant que Président de la République française, mon devoir c'est de dire au peuple d'Amérique que la France n'oubliera jamais le sacrifice de vos enfants, et (... ) que la gratitude de la France est définitive. » Tout comme la "dette" est imprescriptible.
On ne s'étonnera donc pas qu'avant de quitter son cher George Bush, Nicolas Sarkozy lui ait promis que « nous ne quitterons pas l'Afghanistan parce qu'il en va de la solidité et de la pérennité de notre alliance et parce que c'est le combat contre le terrorisme», et qu'il réfléchisse même «à la meilleure façon d'aider à l'émergence d'un Afghanistan démocratique», y compris « en donnant d'autres moyens, militaires ».

Faut-il rappeler que 1100 soldats français participent déjà à la Force internationale de stabilisation de l'Afghanistan où, a déclaré le chef de l'Etat, également chef des Armées, ils resteront «aussi longtemps qu'il le faudra» bien qu'ils aient déjà essuyé de lourdes pertes - parfois dans des circonstances abominables puisque éventrés vivants, cf. le Daily Mail du 1er octobre 2006 - car «ce qui est en cause dans ce pays, c'est l'avenir de nos valeurs et celui de l'Alliance atlantique» ? Un langage en totale contradiction avec celui tenu il y a sept mois à peine par le candidat à la présidence de la République, qui s'était dit favorable à un retrait de ces forces. Mais sans doute est-ce là sa conception de la "rupture". Comme on aimerait que le successeur de Chirac fût aussi soucieux de défendre «nos valeurs» dans les "quartiers" !
POUR comprendre l'alignement servile de l'actuel président français sur le clan neo-conservative et le lobby ayant mis les Etats-Unis en coupe réglée - « la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable pour la France ... Nul ne doit douter de notre détermination », a-t-il également déclaré devant les parlementaires américains -, il faut évidemment prendre en compte son origine ethnique et son cursus. Le 25 octobre dernier, lors d'une cérémonie officielle, l'Américaine Karen Hugues, sous-secrétaire d'Etat chargé de la Diplomatie et des Affaires publiques, ne s'est-elle pas félicité du fait que « plus de 130 participants à nos programmes depuis 1945 soient devenus les leaders de leurs pays, y compris l'actuel Premier ministre de Grande-Bretagne [Gordon Brown], le président de la France [Nicolas Sarkozy] et le président de la Turquie [Abdullah Gül] ? »
Autrement dit: « Sarko l'Américain» a été formé par la diplomatie d'une puissance peut-être amie, mais étrangère. N'est-il pas surprenant qu'aucun média français n'ait fait écho à cette révélation? Il est vrai qu'à part Libération et France 3 (dans son journal méridien, information d'ailleurs supprimée le soir), aucun media n'a non plus rnentionné qu'à Washington, le petit-fils de Aaron Beneco Mallah a été le 7 novembre au matin l'hôte des organisations juives, dont l'American Jewish Committee, qui lui ont remis le très envié prix « Light on the Nation», ainsi nommé par référence au verset d'Isaïe (AT Is. 42-6), où l'Eternel dit à Israël qu'il le « prendra par la main (...) pour être la lumière des nations ».
Cette lumière exige aujourd'hui le bombardement de l'Iran, non plus pour la sauvegarde des seuls Israéliens mais « au nom de tous les martyrs de la Shoah » comme l'a dit le Premier ministre Ehoud Olmert en visite à la Maison-Blanche après son passage du 22 octobre à Paris où il avait été reçu par Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.
Est-ce pour préparer l'opinion à la nouvelle agression d'un pays souverain, « au nom de tous les martyrs de la Shoah » et cette fois avec la participation de la France, auxiliaire extatique du « rêve américain », qu'a repris sur les petits et grands écrans (avec deux émissions sur Bousquet, une autre sur les habiroux en France, une quatrième sur un drame de la déportation et, au cinéma, le tintamarre autour d'un film sur Barbie) un matraquage que ne justifie aucun anniversaire, alors que Sarkozy candidat s'était déclaré hostile à toute repentance? La question mérite en tout cas d'être posée. Peuple averti en vaut deux, et les salariés du service public qui font grève, inquiets de l'avenir de leur régime spécial de retraites, devraient nourrir bien d'autre sujets d'angoisse.
RIVAROL nov 2007

samedi 24 novembre 2007

L'immigration choisie, c'est l'arche de Sarkozy.

Plus d'immigration subie, une immigration choisie, tel est le mot d'ordre de Sarkozy et de Hortefeux son ministre de l'Immigration. Cela sonne bien, cela fait sérieux. Dans les faits, c'est susceptible d'être pire que l'anarchie tolérée d'avant. Le slogan a été transformé en loi,et tout particulièrement dans l'article 40 du texte sur la prétendue « maîtrise de l'immigration ». On y lit qu'un -immigré clandestin travaillant en France dans une « zone géographique caractérisée par des difficultés de recrutement » peut demander sa régularisation. A cela s'ajoute pour le clandestin une autre possibilité de se voir régularisé, à savoir qu'il ait fait preuve de « sa capacité d'intégration par le travail ". Que signifient les deux perches ainsi tendues à ceux qui volent nos frontières ?
Si l'on part du problème des postes de travail qui ne trouvent pas d'intéressés en France_ils sont très nombreux, compte tenu de l'inefficacité de la formation. professionnelle, malgré les 24 milliards d'euros annuels qu'elle coûte aux entreprises et aux contribuables - la totatité du territoire national est atteinte. Qu'il s'agisse des îlots de prospérité économique, ou des zones déshéritées, pour des raisons opposées, mais aboutissant au même problème de pénurie de main d'œuvre, en dépit de deux millions de chômeurs officiels, et de 5 millions d'assistés en âge de travailler. Quant à la capacité d'intégration par le travail, elle est automatique pour tous, puisque tout clandestin occupé "au noir" consomme forcément, ne fût-ce que pour se nourrir et se vêtir, et ainsi de suite, et se trouve ainsi « en voie d'intégration ». Les critères des pouvoirs publics s' avèrent de nature purement économique.

Régularisation automatique des clandestins

Cette situation générale est soulignée par la publication des listes de "métiers", ou plus précisément d'occupations professionnelles variées, élaborées par trois ministères, Économie, Emploi et Finances, en coopération avec certains secteurs du grand patronat. Comme ces listes sont divisées en deux catégories, l'une pour les candidats de l'est Européen, l'autre pour les extra Européens, on (la gauche) a voulu crier au racisme, en tentant de démontrer que les métiers « qualifiés » étaient réservés aux « Blancs » et les non qualifiés aux Africains et Asiatiques. Il suffit de parcourir l'énumération pour voir que ceci est faux. Car les métiers non qualifiés sont déjà pourvus largement par les non Européens, et l'offre (152 métiers) faite aux Européens de l'Est est donc en très grande partie fictive. En revanche, la trentaine d'occupations qualifiées pour lesquelles on réclame ouvertement des non Européens « dans les années à venir », leur est parfaitement accessible, d'autant plus que des préparatifs s'accélèrent, et dans les pays de provenance, et en France même, pour procurer aux candidats au départ la qualification requise. L'adaptation nécessaire de notre formation professionnelle, très difficile à obtenir en faveur des chômeurs nationaux, s'accélère en ce moment au bénéfice des non Européens.
De toute manière, sur le terrain, telle est déjà la réalité. Innombrables sont les_ clandestins plongeurs ou hommes (et femmes) de peine au départ, qui finissent cuisiniers ou responsables de secteurs quelques années plus tard. Et sont dûment régularisés, selon les critères maintenant reconnus par la loi Hortefeux, article 40. Sarkozy a introduit les méthodes américaines du début du XXe siècle chez nous, sans tenir compte du chômage endémique, ni des véritables besoins de l' économie nationale et de la stabilité de la cohésion du pays.
Alexandre MARTIN National Hebdo nov 2007

vendredi 23 novembre 2007

UIMM : Sarkozy savait depuis 2007

Le cabinet de Nicolas Sarkozy a été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l’UIMM, et il n’a rien fait. C’est une bombe lancée par l’hebdomadaire «Marianne» dans son édition à paraître samedi.

Ces retraits, d’un montant de plusieurs millions d’euros, font l’objet d’une enquête de la brigade financière conduite sous l’autorité du parquet de Paris, saisi fin septembre.

Dès le printemps 2004

«Marianne» retrace la chronologie de l’affaire: la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d’importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l’organisation, l’UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef.

Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon «Marianne», à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004.

«En attente»

En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en informe une première fois le cabinet du ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle.

En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l’attente d’un feu vert pour sa transmission à la justice.

D’après «Marianne», Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente».

Contacté par l’AFP, l’Elysée n’avait pas réagi vendredi à la mi-journée.

Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d’Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme «Marianne».

«Tout le monde savait»

D’après l’hebdomadaire, c’est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances donne, «avec l’accord de l’Elysée» et donc de Nicolas Sarkozy, son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice.

Denis Gautier-Savagnac devrait être entendu à la brigade financière au début de la semaine prochaine. Dans «Le Parisien», un ancien chauffeur de l’UIMM affirme que «tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre.

Source : 20 Minutes

dimanche 18 novembre 2007

Sarkozy viole la décision du peuple Français

"Le projet de «traité modificatif» européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais".

Il s'agit d'un "coup d'Etat", La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. On ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assurer en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat».

Et en plus, il avoue !
Le futur Président l'avait annoncé clairement dès mars dernier : il n'organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d'être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique The Telegraph dans son édition d'hier. Sarkozy a en effet déclaré, lors d'une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni." S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude : c'est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu'aucun média français ne s'est fait l'écho de la scandaleuse déclaration présidentielle....



Robert de Saint Faf

« En sous-main, on négocie ou on arrose »

Alors que jeudi, la deuxième journée de grève dans les transports publics a paralysé de nouveau une large partie du pays, le ministre du travail Xavier Bertrand a envoyé la veille une lettre à la plupart des confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC) et à la fédération autonome des conducteurs de la SNCF (Fgaac) dans laquelle il annonce dans les entreprises ou branches concernées par la réforme des régimes de retraite spéciaux « l'objectif d'un mois de négociation », à laquelle participera un représentant de l'Etat. Invité lundi matin de France 2, Jean-Marie Le Pen a pointé les entraves à la liberté de circulation et de travailler qu’entraîne ce mouvement social. « Je ne soutiens pas le gouvernement mais la grève est un mode obsolète de règlement des questions de travail » a-t-il souligné. « Tout le monde sait qu'il faut réformer les régimes de retraite, et en particulier les régimes spéciaux, mais je crois que les résistances seront très fortes, personne ne veut abandonner ses avantages d'autant que les gens ne sont pas sûrs de trouver un avantage collectif correspondant. Ils auront l'impression d'avoir fait ces sacrifices pour rien ». « Le gouvernement a-t-il encore noté à une manière d'agir qui est assez sournoise, c'est-à-dire qu'il prend des positions apparentes très sévères, très rigides, alors qu'en sous-main, on négocie ou on arrose ».

Le Président du FN a de nouveau constaté un trait de caractère du chef de l’Etat au sujet duquel il avait tenté d’avertir nos compatriotes, à savoir ses talents d’« illusionniste » ; « Nicolas Sarkozy a réussi à faire croire qu'il allait faire la rupture et, en fait de rupture, celle-ci est purement verbale, purement d'apparence. C'est une continuité malheureusement dans la décadence ». Présente sur le plateau d’ i-Télé jeudi matin, Marine Le Pen a pointé pareillement les faux-semblant de la pièce qui est jouée actuellement le gouvernement et les syndicats : « j'ai le sentiment d'assister un peu à un match de catch. Cela a l'air très violent comme ça mais on le sentiment diffus qu'en réalité le conflit est déjà réglé. Dans un match de catch il y a un scénario qui est travaillé en coulisses à l'avance où chacun doit jouer pour l'un le rôle du méchant, pour l'autre le rôle du gentil ». Et dans le conflit en cours il y « pour l'un le rôle de celui qui résiste à la grève et pour l'autre de celui qui avait prévu une grève dure ».


FDA QUOTIDIEN

mardi 30 octobre 2007

Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le département d’État US


Évoquant les résultats des programmes d’influence des États-unis, lors d’une cérémonie officielle le 25 octobre 2007, Karen Hugues, sous-secrétaire d’État chargée de la Diplomatie publique [propagande] et des Affaires publiques [relations publiques], a déclaré : « Plus de 130 participants [à nos programmes depuis 1945] sont devenus les leaders de leurs pays, y compris l’actuel Premier ministre de Grande-Bretagne [Gordon Brown], le président de France [Nicolas Sarkozy] et le président de Turquie [Abdullah Gül] ».

Si la biographie de M. Brown est connue, c’est la première fois qu’un officiel états-unien reconnaît que MM. Sarkozy et Gül ont été formés par le département d’État, ce que les intéressés ont toujours cherché à masquer.
http://www.voxnr.com/

mardi 23 octobre 2007

Sarkozy veut une forte hausse de l'immigration de professionnels

Nicolas Sarkozy souhaite que la proportion de professionnels qui immigrent en France passe de 7% à 50% des personnes s’installant durablement dans le pays.

La France a besoin de professionnels “dans des domaines comme le bâtiment, l’hôtellerie ou l’informatique”, dit-il dans un entretien à paraître lundi dans le quotidien marocain Le Matin du Sahara.

Or, ajoute Nicolas Sarkozy à quelque heures du début d’une visite d’Etat au Maroc, “seuls 11.000 immigrés ont été accueillis en France en 2006 pour des motifs professionnels”.

“Notre horizon est de faire passer l’immigration professionnelle de 7% à 50% des personnes qui s’installent durablement en France”, ajoute-t-il.

Le chef de l’Etat français précise que le projet de loi sur l’immigration, à l’étude au Parlement et dont un amendement sur les tests génétiques pour les candidats au regroupement familial suscite la polémique, vise à garantir “le respect des capacités d’accueil et d’intégration de la France”.

Pour le regroupement familial, explique Nicolas Sarkozy, “il faut que la filiation soit établie de manière fiable”.

“Or la difficulté que se pose avec l’état civil de certains pays c’est qu’il ne le permet pas, en raison de la fraude qu’on y constate. Cette fraude, non pas au Maghreb mais dans d’autres pays d’Afrique notamment, est considérable”, souligne-t-il.

“L’objectif de la proposition qui a été faite de tests ADN était donc de permettre aux personnes qui le demandent de ne pas être pénalisées et de pouvoir prouver leur filiation”, dit-il.

Source : Reteurs http://fr.altermedia.info/
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Petites lâchetés sarkoziennes ...

Refroidi par l'accueil houleux qui lui fut réservé aux Halles, en plein cœur de Paris, et en Alsace, le premier flic de France a préféré annuler une visite prévue de longue date au commissariat de Saint-Denis, en région parisienne. Pour un ministre qui se targue devant jean-Marie Le Pen de mettre les cités au pas, cette reculade vire au camouflet.

Décidément, Sarkozy, qui se vante, devant les caméras, de pouvoir aller partout, ne peut plus mettre un pied en dehors de son ministère sans s'attirer quolibets, crachats et jets de pierres. Au-delà des discours triomphalistes et autres sermons comminatoires, le ministre de l'Intérieur mesure à l'aune de ses difficultés à nouer le dialogue avec ces immigrés qui "sont les bienvenus chez nous", l'étendue de la fracture sociale et désormais ethnique. La "France" des cités ne répond plus. Du moins, plus aux rappels à l'ordre du locataire de la place Beauvau, pas plus qu'aux gesticulations médiatiques d'un ministre à bout d'arguments. Aux Halles, en plein cœur d'un Paris bigarré à l'excès, ce fort en gueule avait dû déguerpir en courant, protégé par des policiers. La capitulation de la République filmée en direct par les caméras de télévision ... Un drame pour celui qui applaudit des deux mains quand son ami socialiste Malek Boutih, ancien patron de SOSRacisme, affirme que l'avenir est à une République métissée! En Alsace, quelques jours plus tard, chaudement accueilli par des jeunes, Sarkozy essuie une bordée d'injures, un des auteurs de ces amabilités étant d'ailleurs immédiatement interpellé et condamné à de la prison ferme (on aimerait similaire diligence de la justice face aux incivilités qui visent quotidiennement les Français dans les banlieues et qui restent toujours impunies ... ) .

À quelques jours d'intervalle, cela fait beaucoup pour un ministre qui prétend avoir fait reculer l'insécurité, fanfaronne pouvoir se déplacer partout en France mais qui vient pourtant de renoncer à une visite au commissariat de Saint-Denis, en se réfugiant prudemment derrière une jurisprudence matignonesque qui n'autorise pas les déplacements ministériels pendant la campagne électorale pour éviter toute récupération politicienne. Reste que lorsque ce même Sarkozy assurait à Natacha Fellous, présidente du Collectif de victimes, qu'il se déplacerait à SaintDenis, il n'ignorait pas que cette visite tombait en pleine campagne des élections régionales et qu'il ne pourrait de ce fait s'y rendre. Sauf à mentir. Une fois de plus.
Eric.Domard. Français d'Abord avril 2004

vendredi 12 octobre 2007

Sarkozy veut supprimer le référendum sur la Turquie !

SI SARKOZY a feint pendant sa campagne présidentielle d'endosser certaines thématiques du Front national, adoptant quelques slogans et formules lepénistes, il s'est en revanche bien gardé de reprendre à son compte la proposition frontiste de développer l'usage du référendum et d'en étendre le champ d'application. Pour un homme qui fait volontiers dans le populisme, mélange de Tapie et de Berlusconi, cette omission est tout sauf l'effet du hasard. En valet du mondialisme, Sarkozy sait bien qu'il est beaucoup plus prudent de faire entériner les réformes par la voie parlementaire, avec des godillots votant comme un seul homme selon la consigne du parti, que par la voie référendaire.

VERS L'ABROGATION DE L'ARTICLE VOULU PAR CHIRAC

Déjà, le 20 novembre 2003, dans l'émission de France 2 Cent minutes pour convaincre, Sarkozy s'était d'ailleurs prononcé en faveur de la ratification parlementaire du traité constitutionnel européen de Giscard au motif que c'était un texte compliqué pour le grand public ! De même, dès qu'il a présenté son projet de mini-traité, puis de traité simplifié, il a expliqué qu'il soumettrait ce nouveau document à l'approbation des députés et sénateurs réunis en Congrès et non aux électeurs.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que le chef de l'État soit favorable à la suppression de l'article 88-5 de la Constitution qui prévoit que toute nouvelle adhésion d'un État à l'Union européenne doit être soumise à référendum. On se souvient que Jacques Chirac avait employé cette astuce en 2005 pour mieux faire passer la pilule des négociations entre Ankara et Bruxelles et faire accroire au peuple que l'adhésion de la Turquie à l'U.E serait soumise, « dans dix ou douze ans », à sa souveraine appréciation.
En faisant voter cet amendement à la Constitution, Chirac savait qu'il ne prenait aucun risque, son successeur pouvant aisément obtenir l'abrogation de cette disposition.
Or, il ne fait plus aucun doute que Sarkozy supprimera l'obligation du référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE. Le socialiste Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes après avoir été l'un des intimes du couple Hollande-Royal, s'est ainsi déclaré favorable à son abrogation pure et simple le 14 septembre alors qu'il était auditionné par la commission Balladur chargée de la réforme des institutions. Quelques jours plus tard, Bernard Kouchner allait dans le même sens, ajoutant que « le président souhaite aussi » la disparition de l'article 88-5. Enfin, Edouard Balladur, pourtant d'origine arménienne (Baladurian), ami très proche de Sarkozy, tient un langage identique dans Le Monde du 25 septembre: « A titre personnel, je serais assez partisan d'assimiler un élargissement de l'Union à une modification des institutions européennes, puisqu'il conduirait à une répartition nouvelle des droits de vote. Dès lors, pourquoi ne pas retenir la même procédure que pour un changement de la Constitution ? Le président aurait le choix pour ratifier le traité d'élargissement entre un référendum ou le vote du Congrès. Le comité en débattra. »
Difficile de voir dans ce tir croisé le simple effet du hasard. Interrogé sur la question, le président de la République s'est prudemment rangé derrière l'avis de l' ex-Premier ministre: « Quand Edouard Balladur aura rendu son rapport, j'aurai l'occasion de prendre position moi-même. »

IMPOSER L'ADHÉSION A UNE OPINION RÉCALCITRANTE

Billevesée, son choix étant déjà fait. La suppression du référendum obligatoire sert d'évidence à imposer à une opinion réticente l'entrée de la Turquie dans l'UE puisque Sarkozy, contrairement à son engagement pendant la campagne, ne refuse plus cette perspective. « La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations: soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion » avait déclaré Sarkozy le 27 août dans son adresse aux ambassadeurs, rompant par là avec ce qu'il avait clairement dit dans son débat d'entre-deux tours avec Ségolène Royal. Matamore, il avait alors assuré que jamais, au grand jamais il n'accepterait l'intégration du pays d'Erdogan à l'Union Européenne.
Comme le note le Front national dans un communiqué intitulé « Turquie: Sarko le candidat a promis - Nico l'Américain a menti », « L'intention de Nicolas Sarkozy de supprimer la procédure du référendum pour tout élargissement européen confirme le reniement cynique du Président de la République sur la Turquie. Après les manifestations d'intention de renforcer la présence française en Afghanistan ou de réintégrer totalement l'OTAN, ce projet de réforme constitutionnelle, absolument injustifié et antidémocratique, confirme la servilité atlantiste du locataire de l'Elysée. » « Un tour en bateau estival et un mauvais hamburger lors d'un pique-nique chez le président Bush, ajoute le mouvement de JeanMarie Le Pen, auront donc suffit à enterrer les déclarations vibrantes du candidat Sarkozy sur la Turquie "pays asiatique" et son fameux serment préélectoral "je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas" ».
Las, il n'est même pas sûr que la suppression du référendum, qui prouve l'insondable mépris du peuple qui l'a pourtant plébiscité, suffira à ouvrir les yeux des sarkocus.
Fabienne BALLARIN. RIVAROL 5 oct 2007

mardi 2 octobre 2007

La subsidiarité, l'Europe et Sarkozy

IL NE SAIT PAS DE QUOI IL PARLE

Nicolas Sarkozy, qui a des idées sur tout et le fait savoir plus souvent qu'à son tour, a trouvé la solution dans l'affaire de la TVA à taux réduit: la France et ses partenaires n'ont qu'à demander à la Commission européenne l'application du principe de subsidiarité. Mais il ne sait pas de quoi il parle ...

Le raisonnement du ministre de l'Intérieur est inattaquable : " La subsidiarité impose de mieux distinguer entre, d'une part, les biens et services échangeables d'un pays à l'autre, dont la taxation est susceptible d'affecter le fonctionnement du marché intérieur, et d'autre part les prestations de services locales, qui peuvent être taxées différemment dans chaque Etat membre sans affecter en quoi que ce soit les échanges au sein de l'Union. " Ainsi la France doit-elle pouvoir librement déterminer ses taux de TVA sur la restauration, par exemple, puisque cela ne peut en aucun cas affecter le marché communautaire : on ne verra pas les Allemands ou les Danois venir en masse prendre leur déjeuner dans notre pays.
C'est le bon sens même. Ce qui relève exclusivement de l'économie nationale n'a pas à être régi par les instances communautaires. Et cela, c'est le principe de subsidiarité, qui est inscrit dans les traités.
Mais une petite question se pose, et qui échappe à Sarkozy. Si le principe de subsidiarité est inscrit dans le traité de Maastricht, et confirmé dans le traité d'Amsterdam qui lui consacre tout un "protocole", pourquoi donc les institutions européennes ne l'appliquent elles pas en matière de TVA ?
Si la situation est celle-là, la procédure ne consiste pas à demander respectueusement à la Commission de bien vouloir prendre en compte la différence entre les biens et services circulant dans l'Union et les biens et services locaux. Elle consiste à dénoncer fermement cette atteinte à un principe des traités, et à exiger l'application immédiate de ce principe à la TVA.
C'est ici qu'est la faille, dans le propos de Sarkozy.Il sent confusément que ce n'est pas si simple, mais il ne sait pas pourquoi.
En réalité, il ne sert à rien d'invoquer le principe de subsidiarité. Et Sarkozy, comme si souvent, parle pour ne rien dire.

De Maastricht à Amsterdam

Le soi-disant principe de subsidiarité inscrit dans les traités est exactement le contraire du vrai principe de subsidiarité. Cette notion, et le mot lui-même, appartiennent à la doctrine sociale de l'Eglise, et ont été définis par le pape Pie XI dans son encyclique Quadragesimo anno. Le principe de subsidiarité est celui selon lequel à tous les échelons de la société l'échelon supérieur n'a pas à intervenir dans ce qui est du ressort de l'échelon inférieur, sauf cas de carence de celui-ci, ou pour des raisons de bien commun. On (c'est-à-dire Giscard et Delors) a fait croire aux citoyens (et à Sarkozy) que c'était cela que l'on avait inscrit dans les traités. Or le traité de Maastricht énonce précisément le contraire : il sanctuarise «ce qui relève de la compétence exclusive de la Communauté», et laisse aux Etats le reste. Et c'est la Communauté" qui décide de ce qui est de sa compétence exclusive. Et "la Communauté" n'a cessé d'étendre le champ de cette "compétence" , tandis que le traité d'Amsterdam affirmait comme un principe intangible, dans son protocole sur la subsidiarité (et c'est même le premier des principes intangibles) que la législation communautaire prime dans tous les cas sur les législations nationales, y compris constitutionnelles. Le traité d'Amsterdam a instauré la dictature européenne en invoquant le principe de subsidiarité ...
Ainsi, la mention de la subsidiarité dans les traités n'est qu'un leurre, destiné à faire croire que les nations peuvent avoir ou récupérer des marges de manœuvre. Sarkozy ne le sait pas, mais il voit comment fonctionne l'Union européenne. Il propose donc de demander humblement à la Commission européenne de nous redonner la liberté de déterminer les taux de TVA sur la restauration et l'habitat, en rappelant au "gardien des traités" que dans ces traités figure la subsidiarité, qui le permet.
Or la vraie subsidiarité ne le permet pas, elle l'exige. Si la Commission européenne accédait au vœu de Sarkozy, ce ne serait pas du tout au nom du principe de subsidiarité, mais au contraire en vertu de son pouvoir souverain accordant des privilèges à un bon petit vassal, comme on peut d'ailleurs le constater dans toutes les négociations de ce type.
Yves DAOUDAL National Hebdo 2006

IMMIGRATION "CHOISIE" IMMIGRATION "SUBIE"

LES CONVICTIONS DE NICOLAS SARKOZY
Si le ministre de l'intérieur mettait la même énergie à résoudre les problèmes du pays qu'il en consacre à sa promotion personnelle, nul doute que les dirigeants du Front national et leurs épigones pourraient faire valoir leurs droits à une retraite bien méritée. Ce week-end donc, Nicolas Sarkozy faisait la promotion, sur les radios, les télévisions et les journaux, de son projet à propos de l'immigration.
"De l'immigration subie à l'immigration choisie", tel est son accroche publicitaire du moment, tant il est vrai que Sarko ne parle finalement que par slogans. Et après, il s'étonne que madame ait joué les filles de l'air avec un homme de réclame. On tombe toujours du côté où l'on penche. Comme souvent, les diagnostics de ce vibrion ne sont pas faux : regroupement familial nous ayant fait passer d'une immigration de travail à une immigration de peuplement, 95 % des immigrés légaux n'exerçant aucune profession, si ce n'est celle consistant à faire la queue aux guichets des aides sociales. Il n'y a guère que les clandestins qu'il n'évoque que de loin. Il a tort, les chiffres sont là: six cent mille "sans-papiers" sur notre sol, à en croire le sénateur radical-socialiste de Guyane, Georges Othily, dont les propos iconoclastes en l'occurrence, ont récemment causé quelque bruit. A cela convient-il encore d'ajouter un chômage de masse tel que Dominique de Villepin en est même venu à l'évoquer, à mots couverts, appelant, pour qui sait lire entre les lignes, le retour à une sorte de préférence nationale: « Priorité à l'emploi pour nos nationaux, pour ceux qui vivent dans notre pays, et, pour le futur, dès lors que nous aurions d'autres besoins, faire en sorte que nous répondions à l'exigence de notre économie. »
Mais Nicolas Sarkozy veut désormais « choisir» et non point « subir ». Ce faisant, il ne fait qu'organiser la soumission. En effet, et ce, quitte à tomber dans le truisme le plus vulgaire, « choisir », c'est avoir le choix. Le choix, par exemple, de renvoyer chez eux, ceux et celles qui vivent illégalement sur notre sol. Mais de tous les émeutiers étrangers, qu'ils soient ou non illégaux, ayant embrasé nos banlieues, en novembre dernier, un seul est, - pas zéro ni deux, mais juste "un" seul pour le moment, en passe d'être expulsé. Et l'immigration « choisie» de Sarkozy ne nous laisse donc guère le choix. Ainsi, dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 5 février dernier, affirme-t-il:« Chaque année, le gouvernement indiquera au Parlement des objectifs quantitatifs prévisionnels de visas et de titres de séjour pour les trois années à venir, en fonction des capacités d'accueil de la France en matière d'emploi, de logement, d'Education nationale. » Ses fameux « quotas » sont donc pour le moment oubliés, laissant la place à des « objectifs quantitatifs» ; ce qui, tout bien pesé, veut à peu près dire la même chose. Dans notre n0 1091, Yves Daoudal a bien résumé les propos, à priori contradictoires, de ces deux frères ennemis. La préférence nationale de Villepin ? « Une tromperie majeure. ( ... ) Le gouvernement entend suivre à la lettre les moindres souhaits de la Commission européenne. » Laquelle entend, depuis des années "importer" quelques cent trente-cinq millions d'immigrés en Europe dans les prochaines années, tel que le préconisait d'ailleurs Alain Juppé dans les colonnes du Monde, peu de temps après son éviction de Matignon. D'ailleurs, le gouvernement français voudrait-il inverser la tendance ! qu'Il ne le pourrait pas, lié ! qu'il est par d'innombrables traités qui sont autant de transferts de souveraineté en direction d'instance supranationales. L'immigration choisie de Sarkozy ? « Il est stupéfiant, en effet, de constater, relève Daoudal, dans ce même numéro de "National hebdo", à quel point les propositions de Sarkozy correspondent à celles du "Livre vert" de la Commission européenne qui exhorte les Etats membres à mettre en œuvre une politique commune, car "des flux d'immigration plus soutenus pourraient être de plus ,en plus nécessaires pour couvrir les besoins du marché européen du travail et pour assurer la prospérité de l'Europe." »
Deux mois plus tard, soit en mars 2005, les auteurs d'un autre Livre vert lâcheront le morceau et écrivent, noir sur blanc, qu'Il s'agIt la d'une « immigration de peuplement». Cela étant établi, on comprend mieux à quel point ! la marge de manœuvre gouvernementale est aussi ténue que sa laisse est courte.

Alors, que cherche Nicolas Sarkozy et quelles sont ses véritables convictions sur le sujet? Pas besoin d'être bien malin pour le savoir. La réponse tient en un nombre à quatre chiffres : 2007. Et c'est ainsi qu'un outsider prometteur est en train de faire une campagne de second tour alors que le premier n'est même pas commencé et qu'il ne sait toujours pas s'il pourra y concourir. Un coup de barre à gauche, voire plus à gauche, en militant pour l'abolition de la double peine ; et un coup de barre à droite, voire au-delà de la droite de la droite, en jouant du biceps quant à l'immigration clandestine ? Même ses plus proches conseillers l'ont mis en garde: « Autant Le Pen peut "donner des gages" aux enfants de l'immigration parce que son socle politique est assez fort pour lui permettre ce "grand écart". Mais vous ... » Oui, mais lui ? Lui, rien. Rien de crédible. Ou alors, aussi crédible qu'un Philippe de Villiers qui, samedi dernier, a annoncé à Paris, qu'il entendait incarner une « candidature hors système» ; soit un bidule tout aussi plausible que celui qui voudrait faire passer Daniel Cohn Bendit pour une tête de liste du Ku-Klux-Klan. Sarko navigue à vue. Donne tour à tour des gages en trompe-l' œil à ses électeurs habiroux rapatriés - Arno Klarsfeld chargé de réécrire l'histoire de France en Algérie - ; mais pourquoi pas Daniel Prevost qui, lui au moins, a des ancêtres là-bas et grâce auquel, faute de mieux, on aurait au moins bien rigolé ? Déroule le tapis devant les représentants de l'islam de France, mais en faisant la part belle aux hystériques et en laissant exclure du CFCM, tous les musulmans ayant compris qu'à défaut d'être une chance pour la France, la France pouvait en être une pour l'islam, provoquant ainsi la consternation d'une large majorité de Français musulmans. Fait des risettes aux comités Théodule d'extrême-gauche et ne comprend même pas que s'il y avait un geste de mansuétude à accorder aux immigrés clandestins, ce serait au moins en direction de ceux qui travaillent paisiblement sans rien demander à personne, plutôt qu'à des voyous encombrant des prisons déjà surpeuplées. Cligne de l'œil vis-à-vis d'un électorat lepéniste qu'il peine manifestement à comprendre, puisque venant à la fois de la droite comme de la gauche. Et, surtout, ne comprenant pas que la préoccupation majeure, des Français consiste en un besoin d'autorité et de protection, à la fois mâle et bonhomme, efficace et juste. Soit tout ce qu'il n'est pas en mesure d'apporter à ceux dont il brigue les voix avec un acharnement, certes énergique, mais tragiquement vide de sens. L'élection présidentielle, en cette Cinquième république, fût-elle finissante, demeure un rendez-vous entre un homme et un peuple. Nicolas Sarkozy, lui, semble s'être seulement donné un rancart avec son plan de carrière. Il est à craindre que cela ne suffise pas. En amour comme en politique, il faut être deux. Aujourd'hui, Sarko est seul avec lui-même. On a connu meilleure compagnie.
Béatrice PEREIRE National Hebdo février 2006