jeudi 28 juin 2007

Double peine

Le Bouchelaleg de Sarkozy

L'algérien Cherif Bouchelaleg a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, pour avoir forcé un barrage de gendarmerie près d'une réunion d'où sortait le Premier ministre Dominique de Villepin, le 29 août 2006, à Sallanches. La gendarmerie s'était empressée de faire savoir que l'intrusion de l'énergumène n'avait rien à voir avec la présence du Premier ministre, preuve en était que l'individu, dont elle donnera le nom que plus tard, en était à son troisième vol de voiture de la journée, après avoir commis plusieurs vols avec violence les jours précédents.....
L'autre soir, à la télévision, Nicolas Sarkozy s'est vanté d'être l'homme qui a aboli la prétendue « double peine ».
C'est précisément le cas Bouchelaleg qui l'avait fait changer d'avis sur la question. Il avait été ému par le « contexte familial » de ce voyou, qui avait au moins huit condamnations à son actif, et qui était sorti de prison en juin 2002, sous le coup d'un arrêté d'expulsion: il s'était marié en France et avait six enfants (aujourd'hui il en a huit). Le ministre de l'Intérieur fit voter une loi supprimant la « double peine » pour que Cherif Bouchelaleg, reste en France.
Cette loi fut votée à l'unanimité (c'est à dire que même des gens réputés de droite comme Thierry Mariani ou Jacques Myard la votèrent).
Cherif Bouchelaleg, qui était venu en France à l'âge de 11 ans dans le cadre du regroupement familial (son histoire est vraiment emblèmatique de bout en bout), est donc resté en France et a pu continuer ses activités...A Sallanches, il est connu pour son comportement violent, notamment envers ses voisins, et les employés de l'office HLM qu'il menace régulièrement pour obtenir un appartement plus grand que son...cinq pièces.
Il vient donc d'être condamné pour une trentaine de délits, dont une vingtaine commis dans les 48 heures avant l'incident Villepin. Tous les délits qui auraient été évités si Nicolas Sarkozy n'avait pas été « ému » par le personnage.
Rappelons que lorsqu'il décida d'assigner à résidence, en attendant le vote de la loi, Nicolas Sarkozy n'avait pas abrogé l'arrêté d'expulsion. Il disait alors que tout nouveau trouble à l'ordre public, de la part de Bouchelaleg, entraînerait l'application immédiate de cet arrêté. Et il ajoutait: « Je ne peux pas prendre la responsabilité de balayer tout ce qui s'est passé. S'il refaisait une connerie dans six mois, on dirait que je suis inconscient. » Puis il a fait voter la loi qui empêche d'expulser Bouchelaleg. Lequel a commis non pas une connerie, mais une trentaine de conneries, dont bon nombre avec violence. Plus de six mois après, certes, mais on ne voit pas ce que ça change.
On peut donc affirmer, sans craindre d'être contredit par l'intéressé, même s'il est aujourd'hui président de la république, que Nicolas Sarkozy est inconscient.
Et l'on aura sans doute bientôt d'autres preuves: dans quelque mois, Cherif Bouchelaleg sortira de nouveau de prison. Yves Daoudal. National Hebdo

lundi 25 juin 2007

Pleins pouvoirs au sarkozysme

Nicolas Sarkozy détient tous les pouvoirs.

On se souvient de la fameuse phrase d'André Malraux :
" Entre les communistes et nous, il n'y a rien ", qui signifiait principalement, comme l'a fort justement analysé Paul-Marie Coûteaux, que, lorsque l'auteur de La Condition humaine énonça cette formule, " toute politique qui ne se [fondait] sur aucune de ces traditions ne [pouvait] résister aux lames de fond de la puissance, l'armée allemande naguère comme aujourd'hui les féodalités financières ", étant entendu - et sur ce point Coûteaux sera sans doute d'un avis divergent - que le " gaullisme " était alors compris dans une acception très large qui l'ancrait dans une tradition dont la pratique politique l'éloigna maintes fois.
Force est de constater aujourd'hui qu'il n'y a même plus cette alternative, car il n'y a plus d'alternative du tout. Il y a le sarkozysme, et puis rien. Plus rien en face, ni à côté, rien en miroir ni en parallèle. Rien qui réunisse la puissance politique et la fermeté doctrinale, Rien non plus, ou quasiment rien, qui fasse contrepoids ni correspondance idéologique. Rien qui permette le débat, ni l'affrontement autre que stérile, politicien, revanchard. Or ce pathétique néant est lourd de menaces. Car ce néant fait face à tout.
Le sarkozysme dispose des pleins pouvoirs pour se propager dans toutes les strates de la société.
Qu'est-ce, au fait, que le sarkozysme ?
Excellente question à laquelle personne d'honnête ne peut apporter de réponse franche, hormis celle-ci: le pouvoir d'un homme, qui n'a jamais rien voulu d'autre que d'accéder à ce pouvoir, mais dont nul ne sait ce qu'il veut en faire, hormis l'utiliser pour sa propre gloire et le conserver aussi longtemps qu'il le pourra dix ans au moins.

Le sarkozysme est-il d'essence nationale?

C'est peu probable, Est-il pour autant un avatar du conservatisme ou du néo-conservatisme américain ? Le soupçon est lourd mais on ne peut en être certain. Est-il un libéral-populisme? Le ministre de l'Economie qu'il fut nous a donné au contraire des exemples d'interventions colbertistes que ses prédécesseurs, même socialistes, n'auraient pas osé mener. Alors? Alors, à partir de maintenant, on va savoir, et aucune excuse ne sera recevable pour nous expliquer qu'il n'a pas eu les moyens de mettre en œuvre la politique de redressement qu'il jugeait d'une impérieuse nécessité pour la France, ni qu'il n'avait pas les recettes pour résoudre tous les maux dont souffrent la France et les Français puisqu'il a passé des années à convaincre que lui seul était en mesure de redresser la France.


Les pouvoirs dont dispose Nicolas Sarkozy sont évidemment ceux que lui confère la Constitution de la Ve République, mais la pratique qu'il en a déjà montre à quel point nous sommes entrés dans l'ère d'un pouvoir personnel, où toutes les décisions se prennent à l'Elysée, où c'est moins que jamais le gouvernement qui " détermine et conduit la politique de la nation ", où le premier ministre a moins de puissance que le directeur de cabinet du chef de l'Etat et où les ministres n'ont aucune autonomie sauf à être remerciés par le big boss si, d'aventure, il leur vient à l'idée de prendre une initiative malheureuse.

Le Sénat lui est acquis, l'Assemblée nationale aussi, dans des conditions assez extravagantes. Il se trouve en effet que la très grande majorité des députés de l'UMP qui ont été élus sont des députés sortants, qui, sans l'élection de Nicolas Sarkozy, auraient à coup sûr perdu leur mandat, balayés par la colère populaire, la plupart n'ayant jamais eu le courage depuis qu'ils siègent sur les bancs de l'Assemblée de proposer les réformes sur lesquelles le nouveau chef de l'Etat a été élu ! La majorité dont Nicolas Sarkozy va disposer est la même que celle qui a légiféré sous Jacques Chirac, suscitant l'insatisfaction que l'on sait ! Les députés vont donc devoir faire demain ce qu'ils n'ont pas osé ou voulu faire hier, Et ils seront contraints de le faire, car aucun d'entre eux n'ignore à qui il doit sa réélection.

Aucun îlot de résistance ne s'étant manifesté par ailleurs parmi les puissances d'argent qui peuvent être nuisibles à l'intérêt général quand elles sentent des menaces peser sur leurs intérêts, ni dans le prétendu contre-pouvoir médiatique qui n'est pas connu pour ses tendances suicidaires, Nicolas Sarkozy est en position de totale domination sur le pays.
Cela a beaucoup d'avantages (pour lui). Cela a aussi un inconvénient (toujours pour lui) : car cela veut dire qu'il est en situation de pleine et entière responsabilité. Nicolas Sarkozy s'est défini comme de droite.
Il a affirmé sa volonté d'en finir avec l'esprit de Mai '68.
Il a remis, durant toute sa campagne électorale, le mot France à l'honneur dans chacun de ses discours.
Il a promis de nous redonner la fierté d'être Français.
Il nous a garanti le plein emploi sous cinq ans,
Il nous a assuré du retour de la prospérité. Les Français l'ont cru.

On attend.

Jean-Marie Molitor L e Choc du Mois.


Malgré les pouvoirs, l'information fini toujours par percer

Nicolas Sarkozy affirme avoir changé. Doit-on le croire sur parole?

Parmi les raisons qui dressent un certain nombre de Français contre l'ancien ministre de l'Intérieur figure en bonne place une réputation d'autoritarisme un peu trop souvent mis au service de ses intérêts personnels. Il n'en avait d'ailleurs pas fait mystère en revenant place Beauvau, fin mai 2005, en plein déballage public des querelles intimes de son couple : des comptes seraient réglés, des têtes tomberaient, c'en serait fini des coups bas et des coups tordus, pilotés, pressentait-on, par l'Elysée et Matignon. Le ministère de l'Intérieur apparaissait comme un enjeu stratégique pour le contrôle de l'information.

Or, Nicolas Sarkozy a depuis longtemps construit sa stratégie politique sur la communication. Il suffit, pour s'en convaincre, de le voir se comporter avec les journalistes. Tantôt caressant, tantôt cassant, il excelle à faire rire aux dépens d'un naïf, à se montrer familier avec ceux qu'il veut flatter, à remettre à sa place celui dont il sait n'avoir rien à craindre. Mais rien ne va plus lorsque l'information lui échappe. Alors, l'enjôleur montre les dents et le séducteur, sa poigne. On le constate une nouvelle fois avec l'autocensure à laquelle s'est soumis le journal du dimanche, en étouffant une information concernant Cécilia Sarkozy. On avait déjà pu le vérifier à plusieurs reprises.

D'abord, avec la publication à la une de Paris Match, en août 2005, d'un cliché sur lequel Cécilia Sarkozy figurait aux côtés de Richard Attias. Alain Genestar, le patron de l'hebdomadaire phare du groupe Lagardère, croyait avoir fait un " coup" et l'on se félicitait déjà, dans les couloirs du journal, d'avoir eu " la peau" du ministre. La riposte ne tarda pas et ce fut le ministre qui eut celle de Genestar.

Autre exemple, celui de la biographie consacrée à Cécilia Sarkozy par la journaliste "people" Valérie Domain. Vincent Barbare, p-dg des éditions First, qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué place Beauvau. A en croire Le Canard enchaîné, le ministre de l'Intérieur en personne l'aurait menacé de "foudres judiciaires et variées" en cas de parution du livre. Une chose est sûre : le livre ne parut point.

L'on dira qu'en exerçant ces pressions, Nicolas Sarkozy préservait sa vie privée. Chaque intervention de sa part avait pour but, en effet, d'empêcher la divulgation d'une information concernant ses relations avec sa femme. Encore eût-il fallu, pour que l'argument fût recevable, que le couple n'ait pas lui-même choisi, dès l'origine, de s'exhiber devant les caméras pour populariser son image.

L'affaire qui défraie aujourd'hui la chronique du petit monde médiatique montre à quel point le sujet reste sensible. L'article que le journal du dimanche, propriété d'Arnaud Lagardère (parrain de Louis Sarközy) a renoncé à publier, révélait que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté lors du deuxième tour de l'élection présidentielle. Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, Jacques Espérandieu, a admis avoir reçu " un certain nombre de coups de téléphone de gens insistant sur le côté très privé et très personnel de l'information ". Quels" gens" ? On n'en saura pas plus, mais point n'est besoin d'être grand clerc pour le deviner.

Ce nouveau cas de censure, qui coïncide avec la perquisition menée par un juge d'instruction dans les bureaux du Canard enchaîné pour enquêter sur de mystérieux comptes bancaires, que, selon ce journal, Jacques Chirac détiendrait au Japon, inquiète suffisamment l'association Reporters sans Frontières pour qu'elle appelle les journalistes à la " vigilance" contre " toute forme de pression" et qu'elle estime nécessaire d'organiser un débat sur les rapports entre les pouvoirs politiques, les propriétaires de médias et les journalistes.

Je ne crois pas qu'il en sortirait grand-chose. Nous nous sommes montrés suffisamment sévères, dans nos colonnes, à l'égard de Jacques Chirac, pour lui reconnaître ici le mérite de n'avoir pas cherché à limiter la liberté d'expression des journalistes sur les affaires qui le touchaient personnellement. Il n'en allait pas de même, avant lui, de François Mitterrand : nos confrères de Minute et de L'Idiot international en surent quelque chose lorsqu'ils révélèrent l'existence de Mazarine.

Pour que la presse soit libre vis-à-vis des pouvoirs politiques, il faut qu'elle soit indépendante des puissances d'argent. C'est le cas du Choc du mois ; combien de titres sont-ils dans ce cas-là ? Cela demande des sacrifices ; nous les consentons et la liberté qu'ils nous garantissent fait notre fierté.

En outre, pour conclure sur une note rassurante, qu'il se soit agi de Mazarine hier ou de Cécilia aujourd'hui, l'information, en définitive, n'a-t-elle pas fini par percer ? Les politiques devraient s'en convaincre : les secrets d'Etat les mieux gardés finissent tôt ou tard par être divulgués.



Jean-Marie Molitor Le Choc du mois


vendredi 22 juin 2007

Sarkozy propose un compromis de type "Ioannina" à la Pologne

UE - Sarkozy propose un compromis de type "Ioannina" à la Pologne

Publicité BRUXELLES, 22 juin (Reuters)

Nicolas Sarkozy a proposé au président polonais Lech Kaczynski un "compromis" sur le système de vote dans l'Union européenne, pour lever un des principaux obstacles à un accord sur un "traité simplifié", a annoncé vendredi le porte-parole du chef de l'Etat français.

Ce compromis est fondé sur le mécanisme dit de Ionnania, qui permet à un Etat minoritaire d'obtenir une nouvelle délibération sur un texte communautaire, s'il se rapproche assez de la minorité de blocage sans toutefois l'atteindre.

Nicolas Sarkozy avait déjà avancé cette proposition de "compromis technique" jeudi soir, lors du dîner des chefs d'Etat et de gouvernement des 27.

"C'est une proposition qu'il a refaite devant le président Kaczynski" lors d'un entretien d'une heure, dans la nuit de jeudi à vendredi, en présence de la chancelière allemande Angela Merkel, a dit David Martinon.

Pour Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Lech Kaczynski, "l'objectif, maintenant, est de travailler cette nuit sur ce que pourrait être ce compromis de type Ioannina", a ajouté le porte-parole de l'Elysée.

"Ils se sont quittés avec la décision commune que c'est cette proposition-là qui serait étudiée cette nuit par les experts, par les collaborateurs, qui vont examiner toutes les données techniques, toutes les hypothèses, qui vont faire tourner des ordinateurs pour calculer les cas de figure qui peuvent se présenter", a-t-il précisé.

Lors de sa visite à Varsovie, le 14 juin, Nicolas Sarkozy avait "avancé des idées qui ressemblaient à ça", a indiqué David Martinon. Mais le président polonais en était resté jusque-là à sa proposition d'un système fondé sur la racine carrée de la population de chaque Etat pour calculer le poids en voix des différents pays membres.

En revanche, un geste unilatéral de l'Allemagne pour réduire l'écart entre les grands pays et les autres "semble compliquée pour Mme Merkel", dit-on de source française. /EJ


Emmanuel Jarry. Reportage informations générales.
Tél. 01 49 49 53 68
http://www.blogger.com/paris.newsroom@reuters.com.
Reuters Messaging : emmanuel.jarry.reuters.com@reuters.net

Source : Reuters 22/06/2007 - 02:24


jeudi 21 juin 2007

Accord Chirac-Sakozy pour une amnistie


Accord Chirac-Sakozy pour une amnistie : Bayrou dénonce les "gros fraudeurs"

NOUVELOBS.COM - 12.04.2007 - 08:21

D'après Le Canard Enchaîné, le candidat UMP se serait engagé, s'il est élu, à limiter à dix ans la durée maximale d'une instruction judiciaire, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature. Le candidat UMP dénonce un article "mensonger", son rival UDF fustige le "traitement spécial" des "gros fraudeurs".


Jacques Chirac et Nicoals Sarkozy (AP)


Nicolas Sarkozy a qualifié mercredi 11 avril de "grotesque, blessant, mensonger", l'article du Canard Enchaîné qui affirme que le candidat de l'UMP aurait promis, s'il est élu, de mettre en oeuvre une amnistie déguisée en faveur du chef de l'Etat. De son côté, François Bayrou a estimé qu'un tel accord secret serait "évidemment inacceptable", assurant que s'il était élu les procédures judiciaires "iraient à leur terme".
"C'est grotesque, c'est blessant, c'est mensonger", a-t-il déclaré, interrogé en marge d'un déplacement à Villepinte. "L'article du Canard Enchaîné ne repose sur aucune espèce de réalité. (...) Je démens de la façon la plus ferme et la plus complète," a-t-il ajouté.
L'Elysée a également démenti, parlant "d'allégations, sans fondements".
Mais le candidat UDF a tenu pour sa part à mettre les choses au clair : "Moi élu président, les procédures seront organisées normalement et elles iront à leur terme", a-t-il dit, en marge d'un déplacement à Changé (Mayenne).
"Les petits fraudeurs, on les poursuit avec sévérité, mais les gros fraudeurs, il y a pour eux un traitement spécial, y compris amical. Bernard Tapie soutient Nicolas Sarkozy, tout va bien et personne ne s'en étonne !" , a-t-il lancé.
Le Canard enchaîné, dans son édition datée du 11 avril, affirme que "Sarko a promis à Chirac de passer au karcher ses dossiers judiciaires".

"Ce projet 'd'amnistie rampante' a été bien étudié"

Le dispositif consisterait à faire passer un article dans le projet de loi destiné à renforcer la délinquance que le candidat de l'UMP s'est engagé, s'il est élu, à faire voter dès le mois de juillet, précise l'hebdomadaire satirique.
"Le vote d'une amnistie spécifique aux affaires financières, jugé politiquement trop risqué, a été écarté. En revanche, la discussion d'un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre la délinquance devrait fournir l'occasion attendue", écrit-il.
Cette information avait déjà été évoquée par Le Figaro, faisant état de discussions entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac à ce sujet, ajoute-t-il.
Selon le Canard enchaîné, certains conseillers du président de l'UMP confirment que ce projet "d'amnistie rampante" a été bien étudié et un familier du chef de l'Etat a donné les détails "de la mise en oeuvre du plan envisagé."

Annulation pure et simple

Un article de la loi imposerait aux juges de clore leurs dossiers dans des délais stricts, pas plus d'une dizaine d'années après les faits incriminés. Les dossiers trop anciens, encore à l'instruction, seraient "purement et simplement annulés".
Jacques Chirac est susceptible d'être entendu par des juges après la fin de son second mandat, le 16 mai, dans des affaires judiciaires datant de l'époque où il était maire de Paris et président du RPR.

Nouvel Obs (avec Reuters)


mardi 19 juin 2007

Quartier de la Défense 2015


La Défense 2015, Nicolas Sarkozy
envoyé par grebert








Durée : 11:25 - Pris le : 25 juillet 2006 - Lieu : La Défense, France

A l'issue d'un conseil d'administration de l'Etablissement Public de l'Aménagement de la Défense (EPAD), Nicolas Sarkozy, le président du conseil général des Hauts-de-Seine, et Dominique Perben, le ministre de l'équipement, ont présenté, mardi 25 juillet, le "plan de renouveau" du quartier d'affaires de l'ouest parisien.

Au cours de son intervention devant la Presse, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il quittait la présidence de l'EPAD. Le Conseil général des Hauts-de-Seine se réunira en octobre pour désigner 2 nouveaux représentants au conseil d'administration de l'EPAD. A la mi-novembre, celui-ci élira un nouveau président, qui sera en toute logique le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête de l'assemblée départementale.

Le plan de renouveau de La Défense prévoit la construction de nouvelles tours pour un total 300.000 m2 sur la période 2007-2013, dont une "Tour signal" qui sera l'emblème du renouveau de La Défense par son "audace architecturale" et son "caractère innovant", mais "pas nécessairement par sa hauteur". Autrement dit le projet de tour de 400 mètres est abandonné.

Il est aussi prévu :
- la démolition-reconstruction de 17 anciennes tours, qui générera au moins 150.000 m2 de nouvelles surfaces d'ici 2013, avec des conditions très avantageuses pour inciter les propriétaires.
- la constructon d'une nouvelle tour qui regroupera l'ensemble des services centraux du ministère de l'équipement d'ici 2015-2020,
- la réalisation d'une grande salle de congrès sur Nanterre.
- la réalisation de 1.400 nouveaux logements sur la période 2007-2013.
- le prolongement de la ligne E du RER, Eole, à l'horizon 2015-2020.

Le plan prévoit également de nouvelles règles de gouvernance pour le quartier d'affaires :
- L'EPAD, dont l'existence juridique est prolongée jusqu'au 31 décembre 2010, continuera d'assurer le développement de La Défense.
- En revanche, la gestion du quartier et de ses équipements sera confiée à une nouvelle structure qui regroupera les collectivités locales (les communes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre) et le Conseil général, de manière à "préserver une gestion unifiée" du site. Un projet de loi devrait être présenté à l'automne.

A SUIVRE...


lundi 18 juin 2007

Législatives : un premier avertissement pour Nicolas Sarkozy

Législatives: un premier avertissement pour Nicolas Sarkozy

Sarközy dispose d'une majorité pour mettre en oeuvre son projet mais va devoir tenir compte du premier avertissement lancé dimanche par les Français au second tour des législatives.

Avec 345 députés dont 313 pour l'UMP, l'hôte de l'Elysée a remporté une victoire en demi-teinte, obscurcie par la défaite-symbole d'Alain Juppé.

Le chef de l'Etat a pris lundi matin sa première décision d'après législatives en reconduisant son Premier ministre François Fillon, qui lui a présenté sa démission et celle du gouvernement, conformément à la tradition républicaine. La composition du gouvernement Fillon II doit être annoncée mardi.

Sur le fond, Sarközy, dont l'état de grâce est manifestement terminé, va devoir tenir compte de la victoire plus serrée qu'annoncée de l'UMP.


Source : nouvelobs

vendredi 15 juin 2007

Sarközy veut rassurer les Français sur le pouvoir d'achat


Sarkozy veut rassurer les Français sur le pouvoir d'achat

Challenges.fr
15.06.2007 11:48

Le président de la République a assuré qu'il « n'acceptera aucune augmentation de la TVA » si cela endommageait le pouvoir d'achat.

Nicolas Sarkozy (c) AFP

Nicolas Sarkozy « n'acceptera aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français », selon un communiqué dévoilé jeudi 14 juin.

Le chef de l'Etat s'est exprimé, à trois jours du second tour des élections législatives, pour tenter d'apaiser la polémique sur le projet de « TVA sociale » et de rassurer les Français sur leur pouvoir d'achat. Le président de la République a rappelé que le Premier ministre, François Fillon, avait sollicité les ministres de l'Economie, Jean-Louis Borloo, et de la Prospective, Eric Besson, sur « la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale telle qu'elle existe dans un certain nombre de pays et qui allège la fiscalité pesant sur le travail ».

« Conclusions avant la fin de l'été »

« Aucune décision ne sera prise dans l'attente de ces études et de la consultation des partenaires sociaux », a affirmé Nicolas Sarkozy. Et d'ajouter qu'« avant de décider, nous voulons examiner tout cela avec les experts et l'ensemble des partenaires sociaux ».

Selon lui, « les conclusions seront tirées à la fin de l'été ».

La TVA sociale est devenue le principal thème de la campagne de l'entre-deux-tours des législatives.
La gauche l'a choisi comme argument de prédilection. Les responsables socialistes ne cessent d'avertir contre une baisse du pouvoir d'achat.

« TVA anti-sociale », « TVA patronale »

« Votez socialiste contre la TVA à 24,6% » est devenu le nouveau « mot d'ordre » du parti. Lionel Jospin qualifie cette taxe de « TVA anti-sociale », Dominique Strauss-Kahn de « TVA patronale ». Laurent Fabius scande « Travailler plus pour payer plus ». Concernant la hausse mécanique du Smic au 1er juillet de 2%, le PS a dénoncé « une potion amère pour le pouvoir d'achat ».
La TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.

Ce mécanisme a été instauré en Allemagne au début de l'année.


mercredi 13 juin 2007

Le marchand de sable

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Après la poudre aux yeux du projet de loi Sarkozy-Hortefeux sur la « maîtrise de l’immigration », qui ne risque pas de maîtriser quoi que ce soit, voici la poudre aux yeux du projet de loi Sarkozy-Dati sur la récidive, qui ne risque pas de faire peur aux voyous.

Le texte prévoit pour les récidivistes des peines plancher… mais c’est un plancher amovible dont les juges feront ce qu’ils veulent.
Le texte prévoit la suppression de l’excuse de minorité… mais les juges pourront rétablir cette excuse à leur gré.

Les élections ne sont pas encore terminées que le marchand de sable législatif est déjà passé deux fois.


Le plan "S" comme Sarközy (un extrait)

(…) Le 16 février 2006, Nicolas Sarkozy était allé à Berlin devant la Fondation Adenauer expliquer son idée... celle d'un traité simplifié :
"Lors de la campagne référendaire française, un certain nombre de dispositions du traité constitutionnel ont fait l'objet d'un large consensus, disait-il : la double majorité (pour les décisions), la présidence stable du Conseil européen, l'extension de la co-décision et de la majorité qualifiée, le ministre des affaires étrangères de l'Union et le contrôle du principe de subsidiarité par les parlements nationaux...
Ces réformes pourraient prendre la forme d'un traité limité qui pourrait être négocier aussi vite que possible afin de donner à l'Union les moyens de son efficacité."

C'est le plan qu'il a inscrit dans sa plate-forme présidentielle et qu'il présente maintenant.

François d'Orcival, Valeurs actuelles.


samedi 9 juin 2007

A-t-il enterré sa vie de garçon ?



Non ! Il s'agit d'une conférence au sommet...



http://www.youtube.com/watch?v=KnWeTRpu67Y

Chantons en choeur* : Nicolas, Vodka et p'tites pépées russes... Tralala la lala la...



* sur l'air bien connu de Cigarettes, whisky et p'tites pépées

vendredi 8 juin 2007

Sarko et la France !

(...) En revanche, de Nicolas Sarkozy on n'a aucun souvenir d'une quelconque défense de la nation. Au contraire, il est ouvertement atlantiste et européiste, sans l'ombre d'une posture différente même destinée à tromper les gogos. Dimanche encore, il a claironné son attachement à "l'Europe politique", soulignant qu'il voulait non seulement un "mini-traité" européen, mais ensuite une grande Constitution européenne. On ne voit pas d'ailleurs la différence, puisque déjà son "mini-traité" supprime radicalement la souveraineté française. Mais il ne peut s'empêcher d'insister sur son acharnement anti-national...

De même, Sarkozy est l'homme qui avait confié à Philippe de Villiers : "Toi tu as de la chance, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid, je ne m'intéresse qu'à l'avenir."

Et il se fait le candidat de l'immigration en parlant curieusement de son "sang mêlé", tandis que sa femme se vante de n'avoir "aucune goutte de sang français dans les veines". Là encore, on est loin des postures de Jacques Chirac célébrant à l'occasion le terroir de la France paysanne...

Yves Daoudal dans National Hebdo du 19 au 25 avril 2007.


(en attente)

(en attente)

(en attente)

(en attente)

Les débuts politiques du petit Nicolas

Déjà Naboléon perce sous Rastignark

Sa destination : le RPR.
son but : en faire son univers.

Le cauchemar a commencé en 1974...

Le petit Nicolas a 17 ans, il est en terminale. « Un jour, raconte la légende,
Est-ce à dire que descendu à une autre station, il est devenu radical, ou communiste ? Certes non, car le jeune homme à déjà des convictions. Au moins une : il est fait pour les sommets !
D'où son admiration pour De Gaulle qui va moins à l'action qu'au parcours personnel. A défaut de la France, Nicolas semble bien s'être fait dès sa naissance une certaine idée de lui même. D'où aussi son choix de l'UDR : n'a-t-il pas toujours connu ce parti dominant, tout puissant, sous l'ombre tutélaire du général ? C'est donc là qu'il y a les meilleurs places à prendre ! Nicolas Sarkozy entre dans le gaullisme comme une souris dans un gruyère : pour « tout bouffer » y compris les trous. Son parcours sera exemplaire :

1975: à 18 ans à peine, il se fait remarquer par Chirac, qui le catapulte à UJP, et par Peretti qui le prend sous son aile à Neuilly.

1977: conseiller municipal, adjoint au maire, chef du RPR local, il commence à tisser sa toile...

1983: à peine réélu, Peretti meurt sans crier gare. Au terme d'un blitzkrieg de 48 h, Sarkozy se retourne dans son fauteuil ! non sans avoir « niqué »(sic) au passage Pasqua.

1988: décidé à se faire élire député de « sa » ville, il rompt les accords nationaux UDF/RPR et bat la sortante Florence d'Harcourt. Chirac est bluffé...

1990: nommé secrétaire général adjoint du RPR, il investit aussitôt la rue de Lille et déplume méthodiquement Juppé – qui va pleurer dans les jupes de Chirac...
Aujourd'hui, à 36 ans, le jeune loup est déjà un vieux renard. Derrière lui, 18 ans de carrière- et plein de proies dépecées sous le bord de la route. « Quo non ascendam ? » Depuis janvier 1991, Nicolas s'y croit : il fait mesurer régulièrement son « indice de notoriété » par un institut de sondage !

Son prochain objectif, il l'a déjà annoncé : « devenir » ministre... sans passer par la case secrétaire d'état.

D'où lui vient cette volonté de puissance ? Laissons la parole aux analystes du Nouvel Observateur (13 août 1992): « Sa petite taille n'explique pas tout. » Il a aussi une revanche à prendre sur son « enfance déboussolée ». Abandonné par son père, un « nobliau bourgeois » qui a fuit successivement le communisme et le domicile conjugal, il a été « élevé par son grand-père, un juif de Salonique (...) Français de la première génération, un « beur » comme Sarkozy a un pays à séduire : le sien. »
Admettons. Mais quel est son secret pour réussir là où tant d'ambitieux échouent ? Même ses pires ennemis – les gens qui le connaissent le mieux lui reconnaissent au moins une qualité : la capacité de tout sacrifier à son inextinguible soif de pouvoir. Dur à la tâche, il n'hésite pas à faire les travaux dont les (autres) Français ne veulent pas. Il se rend indispensable aux gens dont il a besoin, et sait même se montrer « chaleureux et enjoué » aux moments opportuns malgré un tempérament froid et calculateur. Parfois cependant, le vernis craque et on découvre « un petit tyranneau cssant, colérique, mégalomane », disent ses « amis ».

Question : un tel personnage a-t-il des idées ? Réponse : oui, bien sûr celles qui peuvent lui servir.
Plus jeune que les ex-« rénovateurs », Sarkozy ne les a jamais suivis dans leurs tentatives -avortées- de politique buissonnière. Au contraire, il a toujours « collé aux vieux ». Non par fidélité, mais au terme d'un calcul simple : tant qu'ils tiennent les commandes, autant rester auprès d'eux. Après...

Ainsi, notre héros est-il « chiraquien » parce qu'il espère encore que son cheval gagnera le prochain prix du président de la république ; si ça n'est pas le cas, il n'hésitera pas à enjamber son cadavre pour rejoindre une autre écurie. En 1988 déjà, n'a-t-il pas failli se convertir au barrisme – avant de refaire ses comptes et de se raviser ?
Il s'affirme « profondément libéral »- parce qu'il croit toujours que le clivage passe entre les libéraux et les socialistes.

Il est « farouchement hostile à toute alliance avec le FN » parce que Jacques-a-dit ; sur ce sujet, il n'hésite pas à en rajouter pour faire plaisir à ses amis des médias ; « Le FN, c'est la haine, le FN c'est la violence(sic) ». Il est un « partisan acharné de l'union de l'opposition » parce que, d'après les sondages, ça correspond aux voeux de l'opinion.

Il a prouvé son « indéfectible amitié envers Israël » en se rendant dans ce petit pays courageux en janvier 1991, au moment où il était menacé dans son existence même par les chars gonflables et autres scuds mouillés de Sadam. « C'était un élan du coeur, commente-t-il : on doit être avec ses amis dans les moments les plus dificiles. »

Au total, les « idées » sarkoziennes se résument à deux ou trois figures imposées par l'air du temps – et quelques solidarités pesonnelles.
Pour le reste, les grands débats l'indiffèrent, il le dit lui-même : « Je n'ai pas de convictions inutiles (sic) ». Il se contente d'avoir les idées de son camp – et de fluctuer avec lui.

Prenons l'exemple du référendum : originellement favorable à l'abstention, on l'a vu se transformer successivement en défenseur de la « totale liberté de vote » puis en ouïste forcené, au rythme des changements de stratégie de Chirac. De même, apôtre d'une nouvelle cohabitation il y a encore trois mois, il ne veut plus en entendre parler depuis que son chef s'est prononcé contre. Rassurez-vous : cela ne l'empêchera pas de s'y ruer si l'occasion se présente...

Tâchons de résumer. Plus lucide que Michel Noir, Nicolas Sarkozy sait qu'il n'a pas d'âme : il n'a donc rien à perdre à gagner les élections. Plus franc, il ne cache pas que son seul but est le pouvoir: « Un homme politique sans pouvoir, c'est un chanteur sans micro », explique-t-il ; quant au répertoire, eh bien on improvisera au gré des circonstances...

Sa vision de sa carrière est simple: « Je les boufferai tous ! » Il suffit pour cela de savoir prendre le temps et sauter sur les occasions. Jusqu'à présent, Sarkozy a fait un sans-faute. La petite souris de 74 est devenue un gros rat à l'appétit toujours grandissant. Il voulait un fromage ; il veut maintenant reprendre la crémerie.

« C'est notre François Mitterand ! » dit de lui son ami Patrick Devedjian. De fait, Nicolas et François sont tous deux des animaux politiques à sang froid, aussi torturés par l'ambition qu'ils le sont peu par les scrupules. Des « tueurs », comme on dit dans le milieu (politique).

Reste que, question stratégie, le jeune sauteur ne semble pas tout-à-fait à la hauteur de son prédécesseur de l'Observatoire ; pour accéder au pouvoir, le chiraco-libéralisme modèle 92, ça ne vaut pas l'union de la gauche version 72. « Tuer » c'est bien, mais pas pour voler des sacs vides...

Cela dit, rien n'est perdu : Nicolas n'a que 36 ans – l'âge de François en 52. Alors, Sarkozy président en 2023 ? Ca nous laisse le temps de demander l'asile politique en Corée du Nord...

Xavier Berthelot, Le Choc du Mois, Novembre 1992.


jeudi 7 juin 2007

"Vous refusez l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ? Ouvrez les yeux !"

Nicolas Sarkozy a accepté l'ouverture, le 26 juin prochain, de trois nouveaux chapitres de négociations entre la Turquie et l'Union européenne. Alors que "c'était peut-être la dernière occasion pour la France" d'empêcher l'adhésion de ce pays. En effet, si le traité que veut Sarkozy entre en application, nous n'aurons plus de droit de véto... En réalité, Sarkozy est secrètement favorable à l'adhésion de la Turquie, comme son Premier ministre Fillon, son ministre d'État Juppé, son ministre des Affaires étrangères Kouchner, son secrétaire d'État Jouyet...

Yves Daoudal dans National Hebdo.


Vous avez voulu la rupture avec Chirac ? Ouvrez les yeux !

11 ministres sur 16 sont chiraquiens, dont le premier d'entre eux François Fillon, et le "calamiteux" Juppé. Et les candidats UMP aux législatives sont pour la plupart ceux qui ont accompagné la politique chiraquienne ces cinq dernières années.
Yves Daoudal dans National Hebdo.

mercredi 6 juin 2007

Flagrant délit de mensonge sur le dossier turc

Flagrant délit de mensonge sur le dossier turc



Nicolas Sarközy vient d’annoncer qu’il signera, au nom de la France, l’ouverture de trois nouveaux chapitres de négociation dans le cadre du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Lui le "présumé" opposant radical à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, lui qui a fait de l’arrêt des négociations d’adhésion de la Turquie un des principaux arguments de sa campagne, tentant ainsi de récupérer le vote du NON à la Constitution, non seulement s’agite pour faire passer au plus vite sur le dos du peuple français une nouvelle Constitution-Traité qui résume la première, mais en plus est pris en flagrant délit de mensonge sur le dossier turc.

Ancien ministre d’Etat d’un gouvernement qui avait un Parlement acquis à sa cause, Sarközy, non seulement n’a pas obtenu de résultat tangible en matière de sécurité, mais s’est frauduleusement drapé du manteau de l’opposition en reprenant à son compte de nombreuses arguments du Front National, grandement acceptés par la population depuis des années grâce au courage et à la ténacité des militants frontistes. Dans le passé on parlait de fausse droite, avec Sarközy il faudra aussi parler de droite fausse.

Pendant la campagne présidentielle, les nationaux avaient pourtant, grâce aux leçons du passé et de l’expérience politique, annoncé la duplicité et les manipulations de Sarközy. Cela n’a malheureusement pas suffi...

Il est regrettable qu’il ait fallu attendre l’élection de Sarközy pour que beaucoup s’en rendent compte.

Source : novopress.info



Avec Sarközy, des radars électroniques en vue sur le Net

Mercredi 6 juin 2007
Charles de Laubier, Les Echos.

Avec Sarkozy, des radars électroniques en vue sur le Net

Ouf ! Il n'y aura pas de licence globale... C'est du moins ce dont les industries culturelles peuvent se féliciter après l'élection de Nicolas Sarkozy. « Si je suis président, il n'y aura pas de licence globale », avait-il promis. « Je n'accepterai pas l'idée du vol organisé sous prétexte du jeunisme et de la société de l'information », insistait-il un mois avant d'être élu. « La licence globale va à l'encontre de la diversité culturelle et est économiquement inconciliable avec le déploiement d'une offre légale riche et diversifiée », affirmait-il en janvier 2006 lors d'une convention de l'UMP consacrée à la culture.
Si Ségolène Royal avait été élue, la licence globale - cette option économique, jamais appliquée à ce jour, permettant aux internautes de télécharger de façon illimitée des contenus numériques culturels moyennant le paiement préalable d'une somme forfaitaire - aurait au contraire tôt ou tard vu le jour. La présidentiable socialiste y était favorable, même si elle était en opposition sur ce thème avec la direction de son parti et des sociétés d'ayants droit. Dans un livre d'entretiens paru fin mars, elle ne parlait pas explicitement de licence globale comme en 2006, mais de « système forfaitaire pour les échanges gratuits entre personnes » et de « revenus indirects ». « Ce qui suppose, précisait-t-elle, que les intermédiaires (webradios, plates-formes de peer-to-peer) reversent une partie de leur chiffre d'affaires aux titulaires de droit d'auteur en contrepartie de la possibilité d'exploiter commercialement leurs oeuvres. »
Le nouveau président de la République, lui, est radicalement opposé à ce modèle-là : « La licence globale n'est pas une solution viable, non seulement parce que son montant ne sera jamais assez élevé, mais surtout parce que les artistes et les ayants droit veulent - à juste titre - être rémunérés selon leur talent et leur travail et pas de manière collectiviste. » Exit donc la licence globale. Place aux plates-formes légales de téléchargement. Alors ministre (d'Etat) de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, le nouveau locataire de l'Elysée avait cosigné le 28 juillet 2008 à l'Olympia la « Charte pour lutter contre la piraterie et développer l'offre légale de musique ». L'industrie du disque ne pouvait pas trouver aujourd'hui meilleur défenseur de ses intérêts que Nicolas Sarkozy (qui plus est avocat de profession).
L'industrie du film pourra aussi compter sur lui. Fraîchement élu, le nouveau président a fait lire au Festival de Cannes, le 20 mai, un message clair dans ce sens : « La révolution numérique est une opportunité magnifique (...) de diffuser les oeuvres sur les nouveaux réseaux, Internet, mobiles, et de démocratiser ainsi l'accès à la culture. » Mais d'ajouter aussitôt : « C'est aussi une porte ouverte au piratage de masse. Je serai donc vigilant dans ce domaine. Il faut que chacun prenne sa part dans la lutte pour la protection des droits. Vous pourrez compter sur moi. » De quoi rassurer le septième art, dont le « Protocole interprofessionnel sur le cinéma à la demande » est caduc depuis le 21 décembre 2006 faute d'accord. Avec le sixième président de la Ve République, la propriété intellectuelle est réaffirmée et promise à une protection rapprochée face à l'insécurité qui sévit sur les autoroutes de l'information.
On connaissait Nicolas Sarkozy comme ministre, notamment de l'Intérieur (de la Sécurité intérieure et des Libertés locales), instigateur d'une politique de sécurité routière fondée sur le déploiement national de radars automatiques, fixes ou mobiles. Verra-t-on le même, au sommet de l'Etat, mettre en place des radars électroniques sur les réseaux peer-to-peer ? Toutes les conditions sont maintenant réunies pour que le « flashage » et le filtrage de ces échanges de fichiers numériques entre internautes soit mis en place, comme l'exige le SNEP, le syndicat des majors du disque, par les conclusions de Capgemini et le retentissant rapport Kahn-Brugidou de mars 2004. Il recommande au gouvernement de placer sur différents points du réseau des réseaux - y compris chez les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) - « plusieurs milliers » de radars, fixes pour les uns, mobiles pour les autres, dans le cadre d'« actions de prévention ou juridiques ».
Comme sur la route, où l'objectif gouvernemental est d'atteindre 2.000 radars fin 2007, il s'agirait dans le cyberespace de dissuader de faire circuler à haut débit des copies illicites de musiques ou de vidéos et de prendre en flagrant délit non pas les conducteurs en excès de vitesse, mais les internautes contrefacteurs. Autant les premiers ont la possibilité avec la géolocalisation par satellite (GPS) de repérer en temps réel le positionnement des radars sur la route, autant les 30 millions d'utilisateurs d'Internet en France seraient quelque peu démunis face à ce dispositif - sans précédent dans le monde - s'il se concrétisait. Et sans préjuger des résultats escomptés en matière de lutte contre le piratage online. Pour les radars routiers, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) avait émis à l'automne 2003 un avis défavorable sur le « système de contrôle sanction automatisé » qui verra quand même le jour la même année avec le succès que l'on sait.
Dans un autre registre, cette autorité administrative indépendante - que Nicolas Sarkozy souhaite d'ailleurs « renforcer » - rendait à l'automne 2005 une décision rejetant la demande jugée « disproportionnée » de représentants d'auteurs et de producteurs de musique, dont la Sacem et la SCPP, de mettre en place une surveillance des téléchargements de 10.000 titres musicaux et un « traitement automatisé » d'envoi de messages aux internautes suspectés et identifiés par leur adresse IP (protocole Internet). Et ce dans le cadre d'une procédure de « riposte graduée » pouvant aboutir à des condamnations civiles, pécuniaires, ou des sanctions pénales. L'une des premières décisions du Conseil d'Etat de l'ère Sarkozy a été d'annuler le 23 mai dernier cette décision, pour « erreur d'appréciation » de la part de la CNIL. Ce désaveux rouvre la voie à des envois automatiques et ciblés d'e-mails d'avertissement aux internautes - voire de mise en garde avant « contraventions », condamnations ou emprisonnements, comme le prévoit le volet pénal de la loi « Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI).
Ce texte encore très controversé est promulgué en août 2006, après la suppression par le Conseil constitutionnel d'un dispositif de « riposte graduée » (aux peines pourtant moins sévères, mais en doublon avec les trois ans de prison et les 300.000 euros d'amende déjà prévus au Code de la propriété intellectuelle). Nicolas Sarkozy est alors, pour la seconde fois, ministre de l'Intérieur (et de l'Aménagement du territoire), après deux années passées à Bercy. Le nouveau président, qui entend au plus vite cette année responsabiliser à la fois utilisateurs et FAI, avait annoncé lors de sa campagne vouloir faire « un état des lieux fin 2007 » de cette loi DADVSI et réengager des réflexions sur cette « riposte graduée ». Si les FAI parlent plus volontiers d'« approche graduée », ils restent en revanche farouchement opposés à la pose de radars préventifs ou de systèmes de filtrage sur leurs réseaux. Reste à savoir si le lobbying des industries culturelles trouvera gain de cause auprès du nouveau président de la République.

Charles de Laubier est journaliste au service high tech-médias des « Echos ».


Le faux mail de Sarközy trouble la campagne

Le faux mail de Sarkozy trouble la campagne
Valérie Mahaut et Frédéric Mouchon
mercredi 06 juin 2007, Le Parisien.

L'événement Courbevoie
CIBLE d'un cybercorbeau, le député-maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, semble victime d'une manoeuvre de déstabilisation à quelques jours des élections législatives. Depuis une dizaine de jours, un mystérieux courrier électronique dénigrant l'élu arrive dans les boîtes mail des habitants de Courbevoie et de la presse locale. Le cybercorbeau se faisant passer pour « l'UMP des Hauts-de-Seine et de Paris » diffuse un courrier soi-disant rédigé par le président de la République qui enjoint ses destinataires à « ne pas faire porter leurs suffrages sur le député sortant de l'UMP ».

Au faux courrier de Nicolas Sarkozy s'ajoute une note des renseignements généraux, tout aussi fausse. A la lire, Jacques Kossowski serait impliqué dans l'affaire des mètres carrés illégaux de La Défense qui fait, elle, l'objet d'une véritable enquête judiciaire (lire encadré). Jacques Kossowski a déposé plainte dès qu'il a eu connaissance de l'envoi du mail, notamment à des associations locales, sportives et cultuelles. « Diffamez, il en restera toujours quelque chose » « La police cherche désormais à savoir d'où vient ce mail », affirme-t-il, dénonçant une « manoeuvre politicienne » destinée à le déstabiliser. Pour désamorcer les rumeurs, l'élu a transmis aux personnes qui ont reçu ce mail et le lui ont fait savoir, un courrier électronique où il dénonce « de vulgaires faux dont l'unique objet est de me discréditer ». « Outre le contenu mensonger de ces documents, la signature de monsieur Nicolas Sarkozy a été grossièrement scannée, écrit le député. J'ai déposé plainte pour faux, usage de faux ainsi que diffamation et dénonciation calomnieuse. » Afin d'éviter que ces courriers ne circulent désormais ouvertement, l'élu précise que « la transmission de ce courrier à d'autres destinataires serait assimilable à un usage de faux qui est sanctionné par des peines très lourdes ». Et Jacques Kossowski de contre-attaquer en présentant... une lettre datée du 29 mai à en-tête de l'UMP où Jean-Claude Gaudin apporte son soutien au député de Courbevoie et dénonce une manoeuvre. « Ce mail est assurément un faux qui n'émane pas de notre formation politique et qui n'a pas été signé par Nicolas Sarkozy », affirme le président délégué de l'UMP. « Vous avez reçu l'investiture de notre parti le 16 novembre dernier pour les prochaines élections législatives dans votre circonscription et je tiens à vous réitérer, au nom de l'UMP et de sa direction, tout notre soutien pour cette échéance », ajoute Jean-Claude Gaudin. Contacté hier, Patrick Devedjian dénonce de son côté « une scandaleuse manoeuvre politicienne ». Le secrétaire général délégué de l'UMP affirme qu'il fera « déposer une plainte » au nom de l'UMP et demandera « aux services compétents des investigations pour découvrir l'auteur » de ces courriers. Reste à savoir à qui profite le crime. « On ressort une vieille histoire pour jeter l'opprobre sur Kossowski et par extension sur Sarkozy pour mettre la pagaille avant les législatives et les municipales de l'an prochain, confie un fin connaisseur du milieu politique alto-séquanais. Il faut évidemment chercher parmi ceux qui en veulent au maire de Courbevoie. L'objectif est clair : diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose. »


mardi 5 juin 2007

Europe : Nicolas Sarközy rallume l'espoir

Depuis le non français au référendum, la réforme des institutions européennes est au point mort.
(...)
Le nouveau président est donc très attendu par nos voisins ; de Rome à Berlin en passant par Bruxelles, chacun a été rassuré par son projet de traité simplifié.
(...)
Paradoxe : le nouveau président français n'était pas réputé le plus européen des candidats à l'élection présidentielle.
(...)
Nicolas Sarközy, lui, avait lancé l'idée d'un « mini-traité » permettant une ratification par voie parlementaire, et donc une relance rapide.
(...)
Les points d'accord ont cependant été nombreux : sur la nécessité d'une présidence stable du Conseil européen ; sur l'existence d'un ministre des affaires étrangères ; sur l'établissement de nouvelles règles de majorité afin, comme le dit Nicolas Sarkozy « que les pays qui veulent avancer ne soient pas bloqués par ceux qui ne le veulent pas. »

Jean-Marie Colombani dans Challenges du 31 mai 2007.


Juillet 2006 : Le coup de barre à gauche de Sarközy

Les 50.000 familles de clandestins que compte officiellement la France vont bénéficier d'un coup de pousse du ministre de l'intérieur qui pour raisons électoralistes vient de renoncer à appliquer la loi qu'il a lui même fait adopter.

Après l'abandon de la double peine et son engagement en faveur du droit de vote aux étrangers, Nicolas Sarközy trouve là une occasion suppplémentaire de satisfaire une partie de l'électorat libéro-libertaire, en réafirmant ses convictions immigrationistes.

Source : (?)


Septembre 2004 : Le cadeau de Sarközy à l'Algérie

Pour son départ de Bercy, pour prendre la présidence de l'UMP, il [Nicolas Sarközy] annule la dette de 3 milliards de l'Algérie.

Abdéhraman Dahaman, président du conseil des démocrates musulmans a bien saisi la portée de ce geste électoraliste : « Si Nicolas Sarkozy se présentait à la présidentielle, nous le soutiendrions sans réfléchir. »

Français d'Abord.


Depuis le 8 Juillet 2003 : Immigration clandestine.

A la stupeur des parlementaires UMP qui avaient voté, le 8 juillet 2003 un amendement stipulant que les travailleurs illégaux seront passibles d'une amende de 3.750 euros, le ministre de l'intérieur s'est prononcé pour son abrogation, estimant « qu'il était parfaitement inutile de mettre une amende aux travailleurs étrangers illégaux qui seront expulsés de France. »

Il avait déjà dit devant le sénat « L'objectif, c'est moins d'immigration clandestine pour davantage d'immigration régulière et acceptée. »

Français d'Abord.


Jeudi 10 mai 2007 : Quelle rupture ?

Alors que le « candidat Sarközy » avait, à plusieurs reprises, réclamé un contrôle politique de la Banque centrale européenne en estimant que la politique de l'euro fort nuisait à la compétivité française, il semble que le « président Sarközy » ait déjà enterré l'idée.
A l'issue d'une conférence de presse tenue à Dublin, le président de la B.C.E s'est en effet déclaré « très content » avant d'ajouter : « J'ai noté que les appels au changement de notre mandat ne sont plus une requête du nouveau président français ».

Pendant ce temps-là, à Paris, Nicolas Sarközy se joignait à Chirac lors de la cérémonie au jardin du Luxembourg à l'occasion de la journée nationale de l'abolition de l'esclavage. Cette première apparition publique depuis son élection, au soir de laquelle il proclamait vouloir « en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres », en dit long sur sa volonté de tenir parole.

Monde et Vie, 19 mai 2007


Jeudi 19 avril 2007 : Mariage homosexuel

Dans un entretien accordé au magazine Famille Chrétienne, le candidat Sarközy se livre à un numéro d'acrobatie idéologique pour réaffirmer son opposition au mariage homosexuel tout en prônant des mesures qui y mènent.
« Si je dis, depuis huit ans que la droite s'est trompée en s'opposant au Pacs, c'est parce qu'en niant la réalité des couples homosexuels et la sincérité de l'amour qui les unit, nous avons laissé les autres définir à notre place ce que devait être la famille.
La droite doit montrer que les valeurs qu'elle défend pour la famille ne sont pas incompatibles avec les évolutions de la société.
C'est ce que je fais en proposant une "union civile" pour les couples homosexuels. »

Monde et Vie, 19 mai 2007


Le bilan accablant de l'ancien Ministre de l'interieur Nicolas Sarközy

Un rapport de l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l’Intérieur, vient de dresser un constat accablant des relations entre police et population en Seine-Saint-Denis et évoque un «climat d’insécurité permanent», risquant même de s’aggraver. Tel est l’évident échec de Nicolas Sarközy, ministre de l’Intérieur, échec tellement évident que le candidat à l'élection présidentielle avait fait en sorte que le rapport ne soit pas divulgué pendant la campagne...

Ce rapport a été finalisé en décembre 2006 après deux mois d’étude et de rencontres avec des acteurs municipaux, policiers ou magistrats du «93», d’où sont parties les émeutes de novembre 2005. Cette étude de l’INHES s’est concentrée sur quatre communes où sont implantés des ensembles HLM difficiles comme Montfermeil ou Clichy-sous-Bois. Il est important de noter que le rapport a été transmis en début d’année au ministère de l’Intérieur.

Le rapport de l’Inhes dit notamment ceci :

« Plusieurs formes de délinquance (violente par exemple) prospèrent faute d’être combattues. De plus la population victime n’a plus de recours : terrorisée et désabusée, elle ne dépose plus plainte. »

« De nombreux chefs de circonscription de police sont confrontés à des cités totalement silencieuses, à la fois sourdes, muettes et aveugles, où les forces de sécurité ignorent à peu près tout ce qui s’y passe.»

Telle est la tragique réalité des zones de non-droit, qui ne cessent de s’étendre.


dimanche 3 juin 2007

Un ministère pour rien...

Que faut-il espèrer du tout nouveau ministère de l'immigration et de l'intègration ? Rien de bien spectaculaire si l'on se réfère aux principes fondateurs qui visent à centraliser la gestion des questions d'immigration et à pérenniser la folle coûteuse politique d'integration.

Ce fut l'une des manoeuvres électorales orchestrées par Nicolas Sarközy pour "droitiser" sa campagne au moment où elle s'essouflait, et s'assurer le soutien d'une partie des voix du camp national. Le ministère de l'Immigration et de l'identité nationale a fait hurler la gauche, suscité l'inquiétude de la ralliée Simone Veil, mis en émoi les organisations des droits de l'homme, dénonçant une "chasse aux voix d'extrême droite".

Or que renferme ce nouveau ministère sorti de l'escarcelle électoraliste du nouveau locataire de l'élysée ? En réalité, rien de révolutionnaire ou qui soit susceptible de changer la donne en matière d'immigration.

C'est plus à un toilettage administratif qu'à une véritable remise en cause de la politique d'immigration que va s'atteler Brice Hortefeux, titulaire de ce nouveau poste.

En clair, le nouveau ministère devrait gèrer les demandes de droit d'asile, la délivrance des visas, des titres de séjour, les naturalisations et les mariages avec les ressortissants étrangers. Une simplification administrative voulue par le nouveau président afin de donner une meilleure lisibilité dans la gestion des flux migratoires.

Car pour ce qui est de la philosophie même de la question migratoire, on ne change pas une virgule à la dialectique ressassée depuis trente ans.

Aux quelques 100.000 étrangers qui entrent légalement en France en raison d'un mariage ou du regroupement familial, viendra s'ajouter "innovation sarkozienne" l'immigration choisie qui reste en definitive une immigration subie puisqu'elle se fait au détriment des travailleurs Français. Et les centaines de milliers de nouveaux allogènes qui entreront demain sur le territoire Français ont vocation à devenir Français comme l'a toujours souhaité Nicolas Sarkozy.

C'est l'essence même du concept d'identité nationale, tant décrié pendant la campagne et qui n'est rien d'autre, comme s'en est expliqué le candidat pendant la campagne, que le suivi d'un parcours d'intègration par les étrangers. Lequel débutera dans le pays d'origine par l'apprentissage du Français (ce qui ne devrait poser aucun problème à la quasi-majorité des candidats à l'émigration, originaires de pays francophones !) et s'achèvera par l'acquisition de la nationalité Française. En filigrane de cette initiation, la consécration d'une "France qui aura compris que la création sera dans le mélange, dans l'ouverture, dans la rencontre, je n'ai pas peur du mot, dans le métissage" (Nicolas sarkozy le 14 janvier, au congrès de l'UMP)...

Eric Domard.

Source : Français d'Abord.


Débat Le Pen (vrai rebelle !) et Sarkösy (fausse copie !)

Les lobbies et Nicolas Sarközy

Nicolas Sarközy, comme une ombre

vendredi 1 juin 2007

Les liaisons cachées franco-américaines

Les liaisons cachées franco-américaines

Lors de sa visite aux Etats-Unis, Nicolas Sarközy prononça un discours, le 12 septembre 2006, à la French American Foundation (FAF, la « Fondation franco-américaine »). Rappelant la nécessité de « rebâtir la relation transatlantique (…) et de favoriser la constitution d’une Europe politique forte et influente sur la scène internationale », le prétendant à l’Elysée a dû ravir par ces propos les dirigeants de cette Fondation largement méconnue. L’étude de celle-ci est pourtant profitable afin de mieux saisir les liens ô combien étroits qui lient les élites franco-américaines.

La FAF doit son origine aux actions de trois éminents américains :
- James G. Lowenstein, membre entre autres du Council on Foreign Relations (le CFR) où s’élabore la politique étrangère des Etats-Unis et dont l’équivalent britannique est le Royal Institute of International Affairs (RIIA dit Chatham House)
- James Chace, directeur de la rédaction de Foreign Affairs, revue du CFR
- Nicholas Wahl, professeur de science politique et fin connaisseur de la classe dirigeante française lui permettant des contacts en particulier avec le Général de Gaulle et Michel Debré.

S’appuyant dans les années 1970 sur tout un réseau des milieux politiques, des affaires, de la presse et universitaires français comme Olivier Chevrillon, un des fondateurs de la revue le Point ; Pierre Jouven, président de Péchiney ; Jean-Louis Gergorin (futur membre du comité exécutif d’EADS) et Thierry de Montbrial (futur président de l’Institut français des relations internationales, l’IFRI) co-dirigeants à l’époque le Centre d’analyse et de prévision (le CAP) du ministère des Affaires étrangères de 1973 à 1984, ils obtinrent l’appui officiel de Valéry Giscard d’Estaing. Ce dernier, lors d’un dîner à l’ambassade de France aux Etats-Unis, annonça la création d’une double Fondation franco-américaine, le 18 mai 1976, en accord avec le président américain Gerald Ford et le secrétaire d’Etat Henry Kissinger. Ainsi, la French American Foundation (la FAF) vit le jour avec un siège à New-York et l’autre à Paris. Comme le rappellent les textes officiels : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Pour accomplir cet idéal, les bonnes fées de la finance, de la grande presse, de l’université et de la politique se sont pressées autour du tout nouvel institut. Les grâces ont été particulièrement abondantes.

En effet, la branche américaine a bénéficié d’appuis inestimables. Il n’est pas possible de nommer l’intégralité des dirigeants et des contributeurs financiers en raison de la liste impressionnante des participants.

Cependant, on peut relever parmi les membres anciens et nouveaux en 2007 :
- John D. Negroponte, plusieurs fois ambassadeurs et dont la dernière nomination se déroule à Bagdad, membre du CFR, il a été un des présidents de la FAF de New York
- Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen (le MEDEF et l’UNICE)
- les anciens ambassadeurs américain en France, Félix G. Rohatyn, et François Bujon de l’Estang à Washington
- ou encore l’actuel président de la FAF de New York, Nicholas Dungan dont les activités se sont déployées au sein de la très atlantiste Chatham House.

Par ailleurs, les appuis financiers ne manquent pas puisqu’on peut relever des noms prestigieux comme David Rockfeller, fondateur de la Trilatérale et président honoraire du CFR ; Franck Carlucci, ancien secrétaire adjoint à la CIA et ancien secrétaire à la défense du président Reagan, il a été le directeur du très puissant Groupe Carlyle. Cette société d’investissements américaine est très impliquée dans l’industrie de la défense tout en étant proche de l’administration Bush. Enfin, nous pouvons relever parmi les contributeurs : EADS, l’Oréal USA ou encore la Société Générale.

La FAF française n’a pas à rougir de sa jumelle new-yorkaise. Dirigée au début par le président de Péchiney jusqu’en 1982, Pierre Jouven, la Fondation est présidée depuis 1997 par Michel Garcin, Directeur général de Hervé Consultants (spécialiste en accompagnement d’entreprises). Le Conseil de surveillance réunit EADS France, BNP Paribas, la Caisse des dépôts et des représentants comme Yves de Gaulle (secrétaire général de Suez), Jean-Louis Gergorin (vice-président de la coordination stratégique chez EADS, mais dont les activités ont cessé avec l’affaire Clearstream) ou Marwan Lahoud, PDG du leader européen dans le secteur des missiles MBDA dont EADS est actionnaire à 37,5% et dont le frère Imad Lahoud a connu quelques démêlées judiciaires en liaison avec Jean-Louis Gergorin lors de l’affaire Clearstream. Enfin, nous pouvons ajouter que la FAF française est soutenue par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’éducation nationale ou encore l’Institut d’Etudes politiques de Paris.

Cependant, l’action de la FAF est encore plus considérable en raison de sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. C’est dans le programme intitulé Young Leaders qu’une véritable sélection s’opère. Comme l’affirment clairement les textes officiels : « Le programme phare des Young Leaders, piloté par les deux entités (ndlr : New-York et Paris), vise à créer et à développer des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays ». Au sein de la sélection, c’est le professeur de science politique américain et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut l’unique responsable de 1981 à 1984, puis de 1994 à 2001, du recrutement des Young Leaders en France. Après une sélection drastique, seuls 125 Américains et 126 Français composent les Young Leaders depuis 1981.

Dans le cas de la FAF américaine (liste des Young leaders), nous pouvons citer les noms suivants avec la date d’admission :
- Antony Blinken (1998, ancien conseiller en politique étrangère du président Clinton)
- Ian Brzezinski (2001, chargé aux affaires de défense de l’OTAN, fils du célèbre géopolitologue Zbigniew Brzezinski)
- le général Wesley K. Clark (1983, ex-commandant en chef des troupes de l’OTAN en Europe)
- le président Clinton (1984) et Hillary Clinton (1983, sénateur).
Dans le cas des Young leaders dans le cadre de la FAF française, nous pouvons relever en particulier :
- Philippe Auberger (1989, député UMP)
- Yves Censi (2003, député UMP)
- Jérôme Chartier (2003, député UMP)
- Nicolas Dupont-Aignan (2001, député UMP, Debout la République)
- Alain Juppé (1981, député UMP)
- Eric Raoult (1994, député UMP)
- Valérie Pécresse (2002, député UMP)
- Jacques Toubon (1983, député UMP)
- François Hollande (1996, député socialiste)
- Arnaud Montebourg (2000, député socialiste)
- Pierre Moscovici (1996, député socialiste)
- Alain Richard (1981, socialiste, ancien ministre de la Défense)
- Henri de Castries (1994, Directeur général du groupe AXA assurances)
- Emmanuel Chain (1999, journaliste)
- Jérôme Clément (1982, Président d’ARTE)
- Annick Cojean (2000, journaliste au Monde)
- Jean-Marie Colombani (1983, Directeur de la publication du Monde)
- Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur)
- Jean-Louis Gergorin (1994)
- Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter)
- Erik Izraelewicz (1994, rédacteur en chef des Echos)
- Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération)
- Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la BNF)
- Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde)
- Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Echos)
- Marwan Lahoud (1999)
- Anne Lauvergeon (1996, présidente d’AREVA)
- François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense)
- Alain Minc (1981)
- Laurent Cohen-Tanugi (1996, Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d’administration du think tank « Notre Europe » créé par l’ancien président de la Commission Jacques Delors)
- Christine Ockrent (1983)
- Olivier Nora (1995, président des Editions Grasset)
- Denis Olivennes (1996, président de la FNAC).

Une telle représentation souligne l’influence capitale qu’exerce la French-American Foundation dans les liens franco-américains. Cette fondation organise aussi différentes conférences sur la défense, le journalisme, l’éducation ou la santé. Nous trouvons parmi les participants, outre les personnes citées ci-dessus, des noms bien connus comme Jean-François Copé (porte-parole du gouvernement Chirac en 2007), Michel Barnier (conseiller politique de Nicolas Sarkozy en 2007), Nicolas Beytout (Directeur de la rédaction du Figaro), le général Henri Bentegeat (chef d’Etat-major des armées) etc.

Tous ces colloques poursuivent, bien entendu, le but suprême de servir au mieux les intérêts de l’humanité.


Pierre Hillard, docteur en science politique.