Etat-civil : Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa - né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris - Président de l'UMP - Ministre d'État = Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire - Président du Conseil général des Hauts-de-Seine - Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, dont il a été le maire de 1983 à 2002 - Membre honoraire du Rotary Club de Neuilly - Président de l'Établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) depuis le 1er avril 2005.
Le socialiste René Dosière a décortiqué le projet de loi de finances. Conclusion : au moment où il est demandé à l’Etat et aux Français de se serrer la ceinture, ni l’Elysée ni Matignon ne le font !
La rémunération des 98 collaborateurs du président a grimpé de 20%. Les frais de réceptions ont été multipliés par deux. Le coût des voyages présidentiels atteint désormais 20 millions d’euros, contre 6 millions du temps de Chirac.
A matignon, ce n’est guère mieux. Ainsi, les crédits du premier ministre sont passés de 51 à 73 millions en raison, officiellement, du quadruplement du budget du Service d’information du gouvernement. Les effectifs non plus n’ont pas diminué, avec près de 300 personnes au cabinet de Fillon.
Adieu Corona et tête de veau, chères à Chirac. Le nouveau président se nourrit de yaourts et de chocolats. Mais se rattrape sur le shopping de luxe. Et dans les bureaux, Internet et écrans plats fleurissent. La dernière fois que Nicolas Sarkozy a passé la porte de Hilditch & Key, sous les arcades de la rue de Rivoli, c'était deux jours avant son investiture. Il y a acheté une dizaine de chemises. A rayures rouges, imprimées de petits carreaux, bleu clair sans motif ... Comme Karl Lagerfeld, Michel David-Weill et trois générations de Rothschild, le président apprécie le tissu souple, découpé à la main, et les boutons de nacre, vendus dans cette boutique anglaise. Prix à l'unité: 129 euros, à quoi il faut ajouter 30 euros, car le chef de l'Etat se toque de faire broder ses initiales sous la poche, à la manière des gens bien nés. Le nouveau locataire de l'Elysée aime le luxe et ne s'en cache pas. Alors que son prédécesseur se complaisait sous les dorures du «château», appréciant la bonne chère, le service au cordeau et la tranquillité des jardins, le quinquagénaire tout juste divorcé préfère sa collection de Rolex et l'écran plat de 132 centimètres installé dans son bureau. Autre style de vie, autre ambiance. Depuis que Nicolas Sarkozy s'est installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, le palais a pris des airs de start-up. Sa directrice de cabinet se déplace en trottinette électrique sous les lambris, ses conseillers sont vissés à leurs smartphones et les plateaux-repas ont remplacé les copieux déjeuners servis dans de la porcelaine de Sèvres. «On bosse!», se rengorge Franck Louvrier, le conseiller en communication. En apparence, cette frénésie coûte cher: le mois dernier, l'Elysée a annoncé à la commission des Finances de l'Assemblée nationale que son budget s'élèverait à 100 millions d'euros en 2008, contre une trentaine les années précédentes. Mais ce triplement s'explique par l'intégration de dépenses qui étaient jusqu'à présent prises en charge par plusieurs ministères. En particulier les salaires des nombreux fonctionnaires détachés.
Coupe de cheveux à 500 euros et costumes Dior à 1 500 L'Elysée a-t-il profité de cette remise à plat _longtemps réclamée au nom de la transparence par René Dosière, député apparenté PS et auteur de «L'Argent caché de l'Elysée» (Editions du Seuil) - pour augmenter discrètement ses dépenses? «Non, répond Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Sous Chirac, elles étaient en réalité supérieures à 90 millions d'euros. Mais, comme il n'y avait pas de logiciel de gestion, les comptes n'étaient pas précis.» Incroyable, mais vrai. Il faut dire aussi que l'ex-maire de Neuilly-sur -Seine vient de bénéficier d'une augmentation dont aucun cadre n'oserait rêver. Son salaire, on le sait, est passé de 7084 à 19331 euros net par mois, soit un bond de 172% très exactement. «Maintenant, le président paie les charges de son appartement de l'Elysée, sa garde-robe, ses vacances et ses sorties privées», jure Emmanuelle Mignon. Elle ne précise pas s'il règle rubis sur l'ongle dentifrices antigingivite et brushings parfaits, réalisés deux fois par mois par Salima, sa coiffeuse depuis dix ans. Salariée chez Alexandre Zouari (qui compte Deneuve et Adjani dans sa clientèle), elle se déplace à l'Elysée pour 300 euros en semaine, 500 le week-end. Si le président paie vraiment avec sa carte Gold ou son chéquier, alors ce sera une nouveauté dans la maison. Ses prédécesseurs, eux, étaient plutôt adeptes du liquide. Le renflouement de sa fiche de paie devrait permettre à notre homme d'assouvir son goût pour le shopping. Comme son ex-épouse, qui prisait les virées au Bon Marché, les robes Prada et la Crème de la mer à 500 euros les 100 ml, Nicolas apprécie les meilleurs couturiers. Il n'est pas rare que sa secrétaire personnelle appelle Dior, avenue Montaigne, pour «privatiser» la boutique sur les coups de 20-21 heures. C'est là qu'il choisit ses costumes à environ 1500 euros pièce. Mais le chef de l'Etat n'est pas toujours fidèle à cette marque de LVMH puisqu'il se procure aussi des complets sur mesure auprès des frères Boglioli, tailleurs italiens distribués par les boutiques Victoire, très appréciés par Bill Clinton et Mick Jagger.
Cinquante smartphones ont été distribués aux principaux collaborateurs Avec son nouvel et bel argent, Nicolas Sarkozy pourra aussi continuer à collectionner les stylos Montblanc et les montres de luxe qu'il porte parfois, façon «racaille», par-dessus le tissu de sa chemise. Il en possède déjà de fort jolies: Rolex Daytona en acier sur fond noir à 6 300 euros, Breitling Navitimer à 3 640 euros, Réveil du tsar de Breguet à 28 000 euros ... En plus de ces petites folies, le patron est gourmand en personnel 341 cerbères veillent nuit et jour sur sa sécurité. C'est huit de plus que sous Chirac. «Mais Sarkozy se déplace quatre fois plus. En six mois, il a déjà fait 47 "voyages", justifie sa directrice de cabinet. Comme le nouveau président reçoit 1800 missives par jour, soit deux fois plus que son prédécesseur, il a fallu affecter douze agents supplémentaires au service de la correspondance qui en comptait déjà 107, rien que pour décacheter, trier et répondre sur papier à en-tête de la présidence. Le site Internet diffusant en boucle ses discours et les interventions de son porte-parole mobilise quatre temps pleins. Enfin, le chef de l'Etat s'est entouré de 49 conseillers, contre 45 auparavant, épaulés par pas moins de 128 secrétaires particulières. «Certains viennent du privé ... Il a fallu se donner les moyens de les attirer au palais», remarque un député UMP. Sans doute est-ce la raison pour laquelle l'enveloppe salariale des 98 contractuels est passée de 3,2 à 4,18 millions d'euros. De même, le montant des primes distribuées chaque année a bondi de 6,9 à 7,7 millions d'euros. Ainsi, l'an prochain, les charges de personnel augmenteront-elles de 13,5%, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2008. Ce n'est pas tout. Il a aussi fallu dépoussiérer les bureaux. Deux semaines après l'investiture, un conseiller sur deux n'était pas encore connecté à Internet: un prestataire extérieur a effectué fissa les branchements sur Numericable et installé le logiciel de mails Outlook, jusqu'alors inexistant. Un ingénieur polytechnicien a été débauché du ministère de la Défense pour diriger le service informatique et assurer la sécurité des communications. Dans la foulée, cinquante smartphones de la marque HTC ont été distribués au cabinet et aux chefs des différents services. Coût de l'opération, selon nos calculs: près de 20000 euros. Une dizaine d'écrans plats Philips et Toshiba ont aussi été installés dans certains bureaux. Le porte-parole David Martinon, l'expert en culture Georges-Marc Benamou ou encore la directrice de cabinet en ont bénéficié. «Ce sont des prêts à des fins promotionnelles. L'Elysée n'a rien déboursé», plaide cette dernière.
On lui commande ses chocolats par boîtes de 500 grammes Une chose est sûre: contrairement à Chirac, qui se délectait d'escargots à l'ail et d'agneau rosé aux fines herbes, Sarkozy ne coûte pas cher en bonne chère. «Le président n'aime pas manger: il grignote», regrette Hugo Desnoyer, l'un des bouchers qui fournissent le «château». Fromage blanc à l'aspartame, yaourts, copeaux de mimolette, oeufs à la coque ... Nicolas n'a qu'un péché mignon: le cacao. Aussi craque-t-il pour les ganaches de La Maison du chocolat, que ses intendants lui achètent par boîtes de 500 grammes. Quant aux sommeliers, ils dépriment dans la cave élyséenne. Leur boss carbure à l'Evian et ne s'autorise même pas une petite goutte pour s'endormir. Les temps ont bien changé... Olivia Elkaim Capital dec 2007
Nicolas Sarkozy est arrivé à Wolfeboro, aux Etats-Unis, pour des vacances de luxe
Par Paola MESSANA AFP - Vendredi 3 août, 19h56
WOLFEBORO (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi soir dans la station estivale de Wolfeboro, dans le nord-est des Etats-Unis, où il doit passer des vacances de luxe dans une villa appartenant à un ancien haut dirigeant de Microsoft.
Dans la bourgade située en bordure du lac Winnipesaukee, écrasée de soleil et pavoisée aux couleurs américaines, les estivants semblaient peu au courant et peu préoccupés par la présence du président français. "Ah bon ? Je comprends maintenant pourquoi j'ai vu autant de policiers et les services de sécurité dans la ville et autour !", dit Scott Frazer, la trentaine.
"Je peux confirmer qu'il est arrivé jeudi soir", a dit à l'AFP George Hutchinson, le responsable de l'agence immobilière Yankee Pedlar, qui gère la villa. "Mais nous respectons la vie privée de nos clients, et nous en avons d'aussi importants que votre chef de l'Etat", a-t-il dit.
Un porte-parole de la présidence française n'a souhaité confirmer ni la date du départ ni le lieu exact ou la durée du séjour. Toutefois, il a indiqué à l'AFP que M. Sarkozy et son épouse Cécilia étaient "en vacances à l'invitation d'amis" près de Boston, où ils se sont rendus "en famille par vol régulier".
M. Hutchinson a affirmé que son agence avait bien loué une villa aux Sarkozy, refusant de donner des détails sur le prix ou l'emplacement.
Mais une responsable de location de bateaux de tourisme, Penny Smiley, a assuré qu'il s'agissait de la résidence d'un ancien collaborateur de Bill Gates, Mike Appe, située sur le lac, "à Springfield Point", un peu en dehors de la ville.
"Nous y avons organisé des visites payantes il y a quelques semaines pour lever des fonds en faveur de l'hôpital de la ville. Les riches propriétaires de la région le font de temps en temps mais depuis quelques jours, les services de sécurité empêchent d'approcher", dit-elle.
La police de la localité a refusé de confirmer la présence de M. Sarkozy, en renvoyant sur le département d'Etat à Washington.
Wolfeboro est une station estivale aux grandes maisons blanches en bois, noyée dans les forêts de pins et d'érables. Sa population de 6.000 habitants triple en été. "Je passe toutes mes vacances ici depuis mon enfance", dit une jeune Bostonienne blonde aux lunettes noires, dont l'ami vient de garer une cadillac décapotable. "Le président français ? Non, je n'en savais rien. Et de toutes les façons, beaucoup de célébrités passent leurs vacances dans le coin..."
Définie comme "la plus ancienne station estivale des Etats-Unis", à l'architecture typique de la Nouvelle-Angleterre, elle est habituée aux personnalités --Grace et Rainier de Monaco y séjournèrent, ainsi que le romancier Kurt Vonnegut.
Elle se situe à une centaine de kilomètres de Kennebunkport, une résidence d'été appartenant à la famille Bush où, début juillet, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine.
En France, le député de l'Aisne René Dosière (app. PS) a demandé "qui" payait les vacances de M. Sarkozy aux Etats-Unis, estimant leur coût supérieur à sa rémunération annuelle.
"Officiellement, la rémunération du président, qu'il fixe lui-même, est en gros de 6.000 euros par mois", a rappelé l'élu, alors que selon des organes de presse la villa serait louée près de 22.000 euros par semaine.
A l'agence Yankee Pedlar, les prix affichés sont de plusieurs milliers de dollars par semaine. "Springfield Point est une demeure magnifique, de plus de 1.000 m2, qu'on ne peut en aucun cas comparer avec les maisons qui sont louées d'ordinaire", assure Penny Smiley.