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jeudi 6 novembre 2008

Sarkozy, ministre capitulard...

Nommé pour calmer les électeurs de droite effrayés par l'explosion de deux phénomènes intrinsèquement liés, l'insécurité et l'immigration, Nicolas Sarkozy n'aura réussi jusqu'à présent qu'à rassurer les officines immigrationnistes et autres lobbies antinationaux. En six mois, « le premier flic de France » se sera débarrassé de cette spécieuse réputation droitière qui lui collait à la peau, cédant sur toutes les exigences, allant plus loin que ses prédécesseurs socialistes dans la politique de renoncement. De la capitulation à la collaboration, tour d'horizon des petites trahisons sarkoziennes.
✐ Clandestins
« Je crois qu'il ne veut surtout pas passer pour le Pasqua de sa génération.» Le propos est d'un habitué des réunions organisées par la place Beauvau, interlocuteur incontournable du pouvoir, Malek Boutih, président de SOS Racisme. L'ancien ministre de l'Intérieur avait au moins réussi à expulser 101 Maliens avant de rentrer dans le rang et réclamer, une fois dans l'opposition, la régularisation de tous les clandestins. On ne peut pas en dire autant d'un Nicolas Sarkozy qui distribue à tour de bras les cartes de séjour, concrétisant les promesses socialistes d'une régularisation de tous les clandestins qui n'ont jamais été expulsés. Jamais un ministre de l'Intérieur n'avait autant fait l'unanimité autour de lui dans une nébuleuse immigrationniste qui multiplie à son égard les commentaires élogieux. Il faut dire que l'ancien maire de Neuilly cède sur tout, sur les exigences toujours plus extrémistes des coordinations de clandestins cornaquées par les pétitionnaires d'extrême-gauche, accepte sans broncher l'occupation des églises, ne s'offusque pas quand deux municipalités font voter en toute illégalité leurs ressortissants étrangers. Les agitateurs, porte-parole d'étrangers entrés illégalement sur le territoire et qui violent doublement la loi en s'y maintenant, ont leur entrée place Beauvau pendant que les préfets, dépassés par la marée humaine de clandestins venant déposer une demande de régularisation, sont priés par leur ministre, de tutelle de réexaminer, au cas par cas, des situations qui seront à moyen terme soit régularisées soit maintenues dans le statut quo de la clandestinité. Mais comme si cette immigrationnite aiguë ne suffisait pas, le ministre de l'Intérieur enjoint ces mêmes préfets à désigner un «correspondant» dans chaque département « pour faciliter le dialogue avec les associations ». Associations qui pour la plupart réclament une régularisation sans condition de tous les étrangers et un assouplissement des textes législatifs déjà vidés de toute leur substance coercitive et qui, en portant assistance aux clandestins, bafouent la loi que le ministre de l'Intérieur est censé faire respecter !
✐ Réfugiés
Programmée en avril, la fermeture du centre de Sangatte ne règle pas la question de ses occupants. Que faire de ces milliers de pseudos réfugiés politiques en transit sur notre sol mais qui y resteront si l'Angleterre ne les accueille pas parce que la législation sociale française est autant incitatrice que son homologue britannique ? Les expulser comme l'ont fait sans état d'âme les autorités australiennes, il y a un an dans l'affaire du Tampa ? Politiquement inconcevable pour un gouvernement aux ordres du lobby immigrationniste et un ministre de l'Intérieur qui clame son opposition à « l'immigration zéro », affirmant que la France « a besoin d'immigrés » quand le chômage a augmenté pour le 14e mois consécutif en août et que près de 2,5 millions de personnes sont sans emploi. Reste la sempiternelle politique d'aide au retour, mise en place entre 1991 et 1999 qui s'est conclue par un échec flagrant (422 volontaires sur 10 000 bénéficiaires potentiels dont la plupart ont regagné la France une fois le pécule dépensé).
Aujourd'hui ce sont 2000 euros que le ministre de l'Intérieur propose d'accorder à chaque clandestin afghan dans le cadre « d'un retour volontaire ». Outre que cette échappatoire gouvernementale n'offre aucune garantie sur le rapatriement de ces hors-la-loi (quand bien même en apporterait-il, pourquoi l'État devrait payer et donc le contribuable mettre la main à la poche pour prier des étrangers en situation irrégulière de respecter les lois), il n'assure pas d'alternative coercitive à l'échec d'une telle politique. Le ministre de l'Intérieur s'est en effet empressé de préciser qu'après le 1er mars 2003 « tous ceux qui seront interpellés en situation irrégulière seront reconduits à la frontière à l'exception des personnes dont le retour sera jugé préjudiciable par le HCR ». Le Haut Commissariat aux réfugiés qui, rappelons-le, dénonce les politiques trop restrictives du droit d'asile des pays européens et réclame son assouplissement. Un vœu en partie exaucé par le gouvernement qui dans sa réforme de la politique d'asile entend améliorer le niveau de protection accordée aux personnes persécutées en étendant le statut de réfugié aux « personnes menacées de persécution par des acteurs non étatiques, et non plus seulement par des États ». Ce qui dans l'Afghanistan tribalisé s'applique à tout le monde. Une générosité du ministre de l'Intérieur politiquement irresponsable et moralement scandaleuse quand dans le même temps, en Normandie, un chômeur de 59 ans a été contraint de creuser lui-même la tombe de sa femme faute de moyens suffisants et aux refus des pouvoirs publics de prendre en charge l'enterrement de son épouse.
✐ Corse
Il aura fallu un «message» des terroristes du FLNC dont les élus «nationalistes» ne sont que les porte-parole politiques (une tentative d'attentat contre la trésorerie générale des Alpes-Maritimes à Nice) pour que le ministre de l'Intérieur satisfasse une revendication « centrale et prioritaire dans l'ordre chronologique » du processus d'indépendance de la Corse : le regroupement des terroristes dans un centre pénitentiaire insulaire. Une mesure préconisée par le gouvernement Jospin en 2001, qui avait provoqué la fureur d'une droite toujours de droite quand elle se trouve dans l'opposition. Sauf qu'à l'époque Daniel Vaillant, titulaire du poste avait parlé de «rapprochement» et non de «regroupement» qui plus est dans des prisons corses qui offrent toutes les garanties... d'insécurité. C'est en effet dans ces centres de rétention ouverts aux quatre vents que nombre d'assassinats ayant frappé à la fin des années 90 la mouvance indépendantiste ont été commandités par des hommes de factions rivales se trouvant derrière les barreaux ! Or si l'on peut planifier des meurtres à distance d'une prison, l'on peut tout aussi facilement s'en évader. Après avoir cédé sur l'enseignement obligatoire de la langue corse, le transfert de compétences législatives, l'État capitule sur un nouvel oukase d'organisations terroristes qui à coup d'attentats ou de simples menaces se rapprochent de leur dessein : l'indépendance à moyen terme de l'île de Beauté.
✐ L'islam
C'est au moment où s'est ouvert à Paris le procès des auteurs présumés de l'attentat de 1995 à Paris, que le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son souhait de mener à bien la consultation sur l'organisation de l'islam en France. Sujet sensible qui avait embarrassé son prédécesseur socialiste et provoqué des remous dans la mouvance islamiste partagée entre modérés et radicaux. Dans un contexte international délicat où un embrasement en Irak pourrait susciter une explosion des banlieues et raviver les réseaux islamistes dormant, Nicolas Sarkozy se dit convaincu que « l'islam saurait comme les autres religions passer les compromis entre ses convictions religieuses et le respect des principes fondamentaux de la République ». Des principes que la très radicale Union des organisations islamiques de France (UOIF) très implantée dans les banlieues, conteste ouvertement en réclamant notamment le port du voile à l'école et l'interdiction pour les jeunes musulmanes d'aller à la piscine. Cette organisation est également très proche de la Ligue islamique mondiale dont le secrétaire général Abdallah Turkia a récemment entamé une visite en France et a été reçu par le ministre de l'Intérieur. Financés par l'Arabie Saoudite, prônant un islam rigoriste, plusieurs des cadres et imams de cette nébuleuse sont formés par l'organisation égyptienne, les Frères musulmans, cataloguée comme terroriste par les autorités du Caire et dont la connexion avec El Qaida a été maintes fois prouvée. Ce qui n'inquiète guère le ministre de l'Intérieur pas plus que l'implication croissante de l'organisation dans le financement de la construction de mosquées (ce qui est déjà le cas de celles de Mantes-la-Jolie et d'Évry en banlieue parisienne) et pourrait concerner les futurs lieux de culte mahométans de Strasbourg et Marseille.
✍ Éric Domard Français d'Abord ! novembre 2002

samedi 6 septembre 2008

Sarkozy, valet de la Maison-Blanche


L'installation d'une base militaire française permanente aux Émirats arabes unis traduit l'alignement de la diplomatie française sur la « pax americana » imposée par la Maison-Blanche au Proche-Orient.
Officiellement et selon le ministre de la Défense Hervé Morin, l'accord conclu par Nicolas Sarkozy et les autorités émiraties va offrir à la France une position stratégique sur le détroit d'Ormuz à quelques kilomètres des côtes iraniennes.
Dans la chasse gardée américaine qu'est devenue cette région du monde, tout accord à vocation militaire ne peut être obtenu sans l'aval de la Maison-Blanche. La base interarmées permanente, qui devrait compter 400 à 500 hommes et être opérationnelle courant 2009, servira avant tout les intérêts géostratégiques américains et notamment la surveillance du détroit d'Ormuz, par lequel transite la majeure partie du trafic pétrolier mondial.
C'est une implication supplémentaire et dangereuse de la diplomatie française dans la stratégie de tension menée par les États-Unis à l'encontre de l'Iran.
L'accord signé par Nicolas Sarkozy s'inscrit dans une politique plus large d'alignement désormais systématique de la politique étrangère française sur la diplomatie américaine. Il fait en effet suite au déplacement, fin août 2007, du ministre socialiste des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à Bagdad, chaudement salué par Washington, aux velléités de rapprochement avec l'Otan, et au revirement du président français sur le dossier afghan. En effet, alors candidat, Nicolas Sarkozy avait déclaré que les soldats français n'avaient pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan, avant de se raviser une fois élu, en avalisant le redéploiement des avions militaires français dans le Sud afghan, en renforçant la présence militaire française sur le terrain, et en affirmant mi-novembre que la France « restera engagée militairement en Afghanistan aussi longtemps qu'il le faudra ».
Mais c'est bien sur le dossier iranien que la diplomatie française a définitivement abandonné toute indépendance de vue. Fin septembre, Bernard Kouchner évoquait la possibilité d'un conflit avec la puissance persane alors même que le directeur général de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed Elbaradei, réaffirmait que la menace nucléaire iranienne était surévaluée et qu'il n'y avait pas de « danger clair concernant le programme nucléaire iranien ».
Des propos ignorés par Nicolas Sarkozy qui, emboîtant le pas à Washington et à Israël, appelait en octobre à l'adoption de « sanctions croissantes contre l'Iran ».
Si la menace n'est pas réelle, comme l'a confirmé le 3 décembre un rapport des services de renseignements américains relevant (tout comme ce fut le cas en Irak) « l'absence de preuves concrètes d'un programme de fabrication d'armes nucléaires, sur la base des inspections », la marche vers la guerre n'en continue pas moins. Avec la complicité de la diplomatie sarkozienne.
Éric Domard Français d'Abord ! janvier 2008

jeudi 3 juillet 2008

Criminalité les bilans truqués de Sarkozy

Pour son dernier bilan place Beauvau, le ministre de l'Intérieur a voulu partir sur une bonne note, annonçant une baisse significative de la délinquance, Sur le terrain, le « sentiment d'insécurité » n'a jamais été aussi fort...

Otage de sa stratégie obsessionnelle de la communication, Nicolas Sarkozy s'est livré lors de sa conférence de presse du 10 janvier à un énième acte de propagande électorale. À trois mois de la présidentielle et quelques jours avant d'être investi candidat de l'UMP, la tentation était trop forte pour ne pas s'adonner une fois encore à un exercice d'autosatisfaction. Reste que le « triomphe » du ministre de l'Intérieur tient à un petit chiffre insignifiant (une baisse de 1,3 % de la délinqnance en 2006 par rapport à 2005), si l'on veut bien le comparer aux millions de crimes et délits enregistrés chaque année en France.
Tout comme pour l'immigration, les statistiques officielles de la délinquance souffrent de non-dits qui n'entrent pas en compte dans la comptabilité officielle du ministère de l'Intérieur, ces millions de crimes et délits qui ne sont pas pris en compte parce que les victimes ont renoncé à porter plainte par peur de représailles ou parce qu' elles estiment que leur plainte n'a aucune chance d'aboutir.
À la lecture de ces faits, que peut bien peser une baisse d'à peine 1 % des crimes et délits quand dans le même temps, les violences contre les personnes ne cessent d'augmenter (+ 5,6 %) et que l'implication des mineurs dans les actes de délinquance est en constante hausse (+ 4,13 %).
À quelques jours de son départ du ministère de l' Intérieur, le candidat de l'UMP pourra difficilement s'appuyer sur un bilan flatteur en matière de lutte contre l'insécurité. Si l'on veut bien dépasser le stade des déclarations incantatoires à usage électoral, il reste les chiffres bruts : de 2001 (dernière année de la législature Jospin) à 2005, le nombre d'actes de violences urbaines recensés est passé d'un peu plus de 50 000 à 110 206...
Eric Domard Français d'Abord février 2007

lundi 30 juin 2008

La culture du mensonge

Nicolas Sarkozy l'affirme : sa politique d'immigration a permis une baisse spectaculaire de l'immigration de ... 4 989 personnes en 2005 ! Dans le même temps, 123 000 étrangers ont été naturalisés et plus de 750 000 immigrés ont obtenu un titre de séjour depuis 2002.
Ministre de l'Intérieur ou ministre de l'immigration permanente ? Depuis sa nomination Place Beauveau, Nicolas Sarkozy affiche un bilan comptable impressionnant en matière de naturalisation et de régularisation des étrangers
La baisse sophistique du nombre de titres de séjour accordés en 2005, (-2,5% par rapport à 2004) ne diminue en rien la pression constante des flux migratoires. En cinq ans de gouvernement UMP, plus de 750 000 étrangers ont obtenus un titre de séjour en France. Et Sarkozy fait "mieux" que la gauche dans ce domaine si l'on en juge par les chiffres officiels (186 918 titres de séjour accordés en 2005 contre 164 466 en 2001, sous la mandature Jospin).
"L'immigration est en baisse" affirme Sarkozy, mais combien d'étrangers ont intégré la colonne "Français de papier" grâce à la bienveillance du ministre de l'Intérieur ? Là aussi, les chiffres sont éloquents. 123 000 naturalisés en 2005, 133 808 un an auparavant.
"La France a une conception très ouverte de l'acquisition de la nationalité, elle naturalise plus que ses voisins européens"explique Jacqueline Costa-Lacou du Haut Conseil à l'intégration. Une vague de naturalisations qui ne témoigne pas d'un réel souci d'assimilation des populations étrangères. "Sur un échantillon d'étudiants, relève Jacques Bécot, fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, nous avons constaté que les deux tiers choisissaient d'abord de se faire naturaliser pour des raisons d'opportunité."
Qu'en pense Sarkozy?
Eric Domard. Français d'Abord ! janvier 2007

vendredi 20 juin 2008

La loi sur la délinquance des mineurs

Nouvelle imposture de Sarkozy
La loi sur la délinquance des mineurs par Olivier Martinelli, membre du Bureau politique du FN.
En 20 ans, la délinquance des mineurs a augmenté de plus de 80 %. Responsables de 25 % desfairs constatés et de 50 % des «violences urbaines» en 2005, les mineurs délinquants sont au cœur de la loi de prévention de la délinquance en cours d'adoption par le Parlement. Simplement, contrairement aux rodomontades du ministre de l'Intérieur ; cette loi ne prévoit que quelques mesures d'ajustement, et ne met en œuvre aucune prévention efficace, ni aucune répression décidée, jugez-en par vous-mêmes ...
On nous dit: « En cas d'infractions graves des enfants, les parents seront privés d'allocations familiales. »
La «suspension» des allocations familiales n'est en fait qu'un différé de versement (on verse, mais plus tard). La «mise sous tutelle» des allocations, elle, est une aide extérieur de gestion des dépenses lorsque les parents n'arrivent pas à gérer correctement leur budget familial. Aucune de ces mesures ne prive les parents du bénéfice de ces prestations. Elles ne peuvent donc être efficaces pour sensibiliser les parents à leur rôle éducatif. La seule mesure efficace consisterait à créer une peine d'extinction temporaire des droits aux allocations en cas d'infractions pénales graves, puis de suppression définitive de ces droits en cas de récidive.
On nous dit: « L'institution de la présentation immédiate des mineurs va renforcer l'action répressive de la justice. »
Non, car le problème n'est pas la rapidité de jugement mais la certitude de la peine. Aussi longtemps que l'idéologie du criminel-victime-de-la-société dominera une bonne partie de la magistrature, le principe même de la sanction et donc, par exemple, le recours à l'incarcération, sera délégitimé. En 2005, sur 1651 mineurs déférés au parquet de Seine-Saint-Denis, seuls 132 ont été écroués, entraînant chez les jeunes délinquants un sentiment général d'impunité qui est intrinsèquement criminogène.
On nous dit : « La loi crée des établissements permettant un travail psychologique, éducatif et social sur les faits commis.»
C'était déjà l'un des objectifs des Centres d'éducations renforcés, des Centres éducatifs fermés et des centres de placement immédiat, qui n'ont pas empêché l'explosion de la délinquance et remplaçaient (mal) les anciennes maisons de correction.
Depuis la suppression de ces dernières, l'incarcération des mineurs est devenue la seule mesure privative de liberté qui peut les toucher, le problème c'est qu'en France elle est homéopathique (407 mineurs emprisonnés seulement en 2004 après condamnation). Il faut donc rouvrir les maisons de correction pour les mineurs multirécidivistes et les chefs de bande.
On nous dit: « Le maire pourra effectuer un rappel à l'ordre du mineur sllsceptible de porter atteinte à l'ordre public. »
De l'aveu même du ministre de l'Intérieur, le maire n'a aucun pouvoir de sanction. Son «rappel à l'ordre» risque de faire bien pâle figure face aux violences urbaines des banlieues. Si elle était faite pour éradiquer vraiment les troubles, la loi devrait permettre au maire d'établir le couvre-feu, quand c'est nécessaire dans certaines zones, afin d'interdire aux enfants de moins de 16 ans de sortir sans accompagnement du domicile familial.
On nous dit: « La loi de 1970 sur la toxicomanie, inappliquée car trop répressive, devait être modifiée.»
La loi de 1970 contre la toxicomanie prévoyait une peine d'un an de prison pour la consommation de cannabis. Lex, dura lex, sed lex. Dès lors, soyons clairs, monsieur le Ministre : qui n'appliquait pas la loi ? Certains magistrats ? Depuis quand ont-ils le droit de juger les lois ? Ce sont les délinquants qu'ils doivent juger ! C'est un comble ! En France, comme dans tous les États de droit, l'inapplication de la loi doit tomber sous le coup de la loi ! Cela pose le problème de la mise en cause pénale des juges. Pourquoi seraient-ils en effet les seuls qui ne risquent rien ?
Français d'Abord novembre 2006

Cachan, la rupture selon Sarkozy ...

Après avoir tenté d'orchestrer fin août une évacuation médiatique du squat de Cachan, Nicolas Sarkozy s'est dépêtré provisoirement du bourbier en promettant le relogement et la régularisation pour tous les étrangers, clandestins compris. Un aperçu de cette rupture dont le ministre candidat a fait son slogan de campagne électorale.
« On connaissait déjà la scandaleuse et antirépublicaine discrimination positive. Celle-ci va bien au-delà : elle s'exerce non seulement au profit d'étrangers, mais de seuls étrangers pouvant prouver qu'ils sont en situation irrégulière. Le message est clair : venez en France, venez-y de façon illégale, vous serez les premiers à trouver un logement. » Jean-Marie Le Pen ne pouvait pas mieux résumer deux mois d'imbroglio politique, où le ministre de l'Intérieur s'est pris les pieds dans le tapis, donnant à l'opinion publique l'exacte image de sa duplicité en matière d'immigration.
De l'opération médiatique visant à démontrer sa détermination à lutter contre l'immigration clandestine, au protocole d'accord signé le 5 octobre et satisfaisant toutes les revendications maximalistes des squatteurs et de leurs tuteurs politiques, Nicolas Sarkozy a symbolisé toute la faiblesse et l'impuissance d'un État de droit qu'il entend pourtant incarner.
Ce que le ministre de l'Intérieur présente comme une sortie de crise honorable entraîne de lourdes conséquences aussi bien sur le plan politique que financier, 120 hébergements provisoires pour les étrangers en situation régulière, relogement des clandestins avant la réexamination de tous les dossiers par le ministère de l'Intérieur... Les 200 000 SDF que compte la France apprécieront ! Les contribuables français aussi, auxquels l'État va adresser la facture. En effet, l'hébergement provisoire dans des hôtels ou des foyers coûte en moyenne 720 euros par mois et par personne. Pour ne rappeler qu'un exemple, en 1993, l'hébergement provisoire des Maliens de Vincennes avait coûté au ministère des Affaires sociales 17,3 millions d'euros.
La Licra et SOS Racisme, chargés de jouer les médiateurs par Nicolas Sarkozy ( et dont on peut douter de l'impartialité dans ce domaine ) ont obtenu ce que l'extrême gauche immigrationniste avait exigé dès le le début de l'affaire : la validation d'une immigration permanente et la primauté «du droit à» sur le respect de la loi républicaine.
Éric Domard : Français d'Abord novembre 2006

dimanche 18 novembre 2007

« En sous-main, on négocie ou on arrose »

Alors que jeudi, la deuxième journée de grève dans les transports publics a paralysé de nouveau une large partie du pays, le ministre du travail Xavier Bertrand a envoyé la veille une lettre à la plupart des confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC) et à la fédération autonome des conducteurs de la SNCF (Fgaac) dans laquelle il annonce dans les entreprises ou branches concernées par la réforme des régimes de retraite spéciaux « l'objectif d'un mois de négociation », à laquelle participera un représentant de l'Etat. Invité lundi matin de France 2, Jean-Marie Le Pen a pointé les entraves à la liberté de circulation et de travailler qu’entraîne ce mouvement social. « Je ne soutiens pas le gouvernement mais la grève est un mode obsolète de règlement des questions de travail » a-t-il souligné. « Tout le monde sait qu'il faut réformer les régimes de retraite, et en particulier les régimes spéciaux, mais je crois que les résistances seront très fortes, personne ne veut abandonner ses avantages d'autant que les gens ne sont pas sûrs de trouver un avantage collectif correspondant. Ils auront l'impression d'avoir fait ces sacrifices pour rien ». « Le gouvernement a-t-il encore noté à une manière d'agir qui est assez sournoise, c'est-à-dire qu'il prend des positions apparentes très sévères, très rigides, alors qu'en sous-main, on négocie ou on arrose ».

Le Président du FN a de nouveau constaté un trait de caractère du chef de l’Etat au sujet duquel il avait tenté d’avertir nos compatriotes, à savoir ses talents d’« illusionniste » ; « Nicolas Sarkozy a réussi à faire croire qu'il allait faire la rupture et, en fait de rupture, celle-ci est purement verbale, purement d'apparence. C'est une continuité malheureusement dans la décadence ». Présente sur le plateau d’ i-Télé jeudi matin, Marine Le Pen a pointé pareillement les faux-semblant de la pièce qui est jouée actuellement le gouvernement et les syndicats : « j'ai le sentiment d'assister un peu à un match de catch. Cela a l'air très violent comme ça mais on le sentiment diffus qu'en réalité le conflit est déjà réglé. Dans un match de catch il y a un scénario qui est travaillé en coulisses à l'avance où chacun doit jouer pour l'un le rôle du méchant, pour l'autre le rôle du gentil ». Et dans le conflit en cours il y « pour l'un le rôle de celui qui résiste à la grève et pour l'autre de celui qui avait prévu une grève dure ».


FDA QUOTIDIEN

mardi 23 octobre 2007

Petites lâchetés sarkoziennes ...

Refroidi par l'accueil houleux qui lui fut réservé aux Halles, en plein cœur de Paris, et en Alsace, le premier flic de France a préféré annuler une visite prévue de longue date au commissariat de Saint-Denis, en région parisienne. Pour un ministre qui se targue devant jean-Marie Le Pen de mettre les cités au pas, cette reculade vire au camouflet.

Décidément, Sarkozy, qui se vante, devant les caméras, de pouvoir aller partout, ne peut plus mettre un pied en dehors de son ministère sans s'attirer quolibets, crachats et jets de pierres. Au-delà des discours triomphalistes et autres sermons comminatoires, le ministre de l'Intérieur mesure à l'aune de ses difficultés à nouer le dialogue avec ces immigrés qui "sont les bienvenus chez nous", l'étendue de la fracture sociale et désormais ethnique. La "France" des cités ne répond plus. Du moins, plus aux rappels à l'ordre du locataire de la place Beauvau, pas plus qu'aux gesticulations médiatiques d'un ministre à bout d'arguments. Aux Halles, en plein cœur d'un Paris bigarré à l'excès, ce fort en gueule avait dû déguerpir en courant, protégé par des policiers. La capitulation de la République filmée en direct par les caméras de télévision ... Un drame pour celui qui applaudit des deux mains quand son ami socialiste Malek Boutih, ancien patron de SOSRacisme, affirme que l'avenir est à une République métissée! En Alsace, quelques jours plus tard, chaudement accueilli par des jeunes, Sarkozy essuie une bordée d'injures, un des auteurs de ces amabilités étant d'ailleurs immédiatement interpellé et condamné à de la prison ferme (on aimerait similaire diligence de la justice face aux incivilités qui visent quotidiennement les Français dans les banlieues et qui restent toujours impunies ... ) .

À quelques jours d'intervalle, cela fait beaucoup pour un ministre qui prétend avoir fait reculer l'insécurité, fanfaronne pouvoir se déplacer partout en France mais qui vient pourtant de renoncer à une visite au commissariat de Saint-Denis, en se réfugiant prudemment derrière une jurisprudence matignonesque qui n'autorise pas les déplacements ministériels pendant la campagne électorale pour éviter toute récupération politicienne. Reste que lorsque ce même Sarkozy assurait à Natacha Fellous, présidente du Collectif de victimes, qu'il se déplacerait à SaintDenis, il n'ignorait pas que cette visite tombait en pleine campagne des élections régionales et qu'il ne pourrait de ce fait s'y rendre. Sauf à mentir. Une fois de plus.
Eric.Domard. Français d'Abord avril 2004

dimanche 30 septembre 2007

Le Béria du mois

Entre les deux tours de l'élection présidentielle, Français d'Abord lançait ses " Béria d'or ", décernés aux meilleurs prosélytes du sanguinaire chef de la police politique soviétique (cf. FDA n° 364) Chaque mois la rédaction désigne un pitoyable lauréat.

Nicolas Sarkozy

"Le pire c'est que l'on commence par réfléchir doctement aux arguments ainsi mis en avant en oubliant qu'il s'agit justement de la négation de la première des valeurs républicaines: le mérite individuel qui doit être apprécié en faisant abstraction de l'origine, de la race ou de tout autre élément discriminant". C'était en 2001 à une époque où le très ambitieux ministre de l'Intérieur ne pensait pas à voix haute à l'Élysée. Une époque où il ne fallait pas trop désespérer l'électeur de droite ulcéré par la litanie des désastreuses conséquences de la pression migratoire. Deux ans après, la discrimination positive n'est plus un tabou pour Sarkozy, elle est même _ devenue une nouvelle carotte électorale frénétiquement agitée sous le nez des populations immigrées. Sur le plateau de France 2 lors de l'émission "100 minutes pour convaincre", le ministre de l'Intérieur s'est rallié toute honte bue au concept aujourd'hui battu en brèche outre-Atlantique, là même où il est né. "Il y a des territoires qui ont tellement de handicaps qu'ils doivent bénéficier de traitements dérogatoires pour se développer", plaide le locataire de la place Beauvau, éludant l'inefficacité chronique d'une telle politique sur le rétablissement de la paix civile dans les banlieues. Les jeunes du Val-Fourré où le ministre de Chirac s'est rendu pour démontrer à Jean-Marie Le Pen qu'il n'y avait pas de quartiers interdits en République, n'ont que faire des discours et autres flatteries électoralistes. C'est à coups d'insultes et de jets de projectiles qu'ils ont contraint Sarkozy à repartir la queue entre les jambes. Une gifle qui aurait pu être salvatrice si elle avait enfin fait prendre conscience au petit gesticulateur de la nocivité de la politique d'immigration telle qu'elle est conçue actuellement. Or par un désastreux effet de dépendance, elle ne fait que conforter celui qui rêve d'être Calife à la place du Calife dans ces certitudes cosmopolites. Après l'abolition de la double peine, Sarkozy veut encore aller plus loin, "faire ce que la gauche n'a pas osé faire", en annonçant "la nomination d'un préfet musulman". Cette frénésie communautariste fait froid dans le dos tant elle illustre le double jeu d'un homme dévoré par l'ambition, et qui pour assouvir sa soif de pouvoir, est prêt à tout surtout au pire.

Éric Domard, Français d'Abord, 2003.

mardi 5 juin 2007

Septembre 2004 : Le cadeau de Sarközy à l'Algérie

Pour son départ de Bercy, pour prendre la présidence de l'UMP, il [Nicolas Sarközy] annule la dette de 3 milliards de l'Algérie.

Abdéhraman Dahaman, président du conseil des démocrates musulmans a bien saisi la portée de ce geste électoraliste : « Si Nicolas Sarkozy se présentait à la présidentielle, nous le soutiendrions sans réfléchir. »

Français d'Abord.


Depuis le 8 Juillet 2003 : Immigration clandestine.

A la stupeur des parlementaires UMP qui avaient voté, le 8 juillet 2003 un amendement stipulant que les travailleurs illégaux seront passibles d'une amende de 3.750 euros, le ministre de l'intérieur s'est prononcé pour son abrogation, estimant « qu'il était parfaitement inutile de mettre une amende aux travailleurs étrangers illégaux qui seront expulsés de France. »

Il avait déjà dit devant le sénat « L'objectif, c'est moins d'immigration clandestine pour davantage d'immigration régulière et acceptée. »

Français d'Abord.