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mardi 11 mars 2008

M. Sarkozy, l’immigration et le Front National



Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN :





A Toulon, le président de la République vante une nouvelle fois sa politique d’immigration et justifie le fait que « la société française fasse venir ceux et celles dont elle a besoin ». Il ne se demande pas si les sociétés d’origine n’en ont pas beaucoup plus besoin que la société française. Des médecins britanniques, dans le dernier numéro de la revue The Lancet, se demandent si le fait d’importer d’Afrique des professionnels de santé ne devrait pas être considéré comme un crime. L’histoire jugera sévèrement les inventeurs de la traite des hommes et des femmes du XXIe siècle. D’autre part, M. Sarkozy se félicite d’avoir réduit l’influence du Front National qui a « empoisonné le débat politique pendant des années ». Mais le médecin qui fait un diagnostic n’est pas le responsable de l’épidémie. Le Front National n’a jamais empoisonné le débat. Il a dénoncé les poisons répandus dans la société par ceux qui ont la charge de la protéger. Il continuera de le faire, sans se laisser abattre par d’éphémères aléas électoraux appartenant déjà au passé. Et il donne rendez-vous à M. Sarkozy pour les prochaines échéances.

jeudi 14 février 2008

Sarkozy au CRIF

Encore une première de Nicolas Sarkozy : il était hier soir au dîner annuel du CRIF, l’un des grands rendez-vous politico-mondains de l’année. Jusqu’ici, seul le gouvernement était représenté, par le Premier ministre et des ministres, de plus en plus nombreux au fil du temps. Hier il y avait le président de la République, le Premier ministre, et une vingtaine de ministres... Du côté de l’opposition, chacun a remarqué la curieuse manière de Ségolène Royal arrivée ostensiblement après les discours...
Nicolas Sarkozy a parlé une nouvelle fois de sa conception de la laïcité. Il a dit que la morale religieuse et la morale laïque sont « complémentaires », ce qui est stupide, et que « le drame du XXe siècle n’est pas né d’un excès de l’idée de Dieu mais de sa redoutable absence », ce qui est nettement plus intelligent.
Et il a fait une annonce, bien entendu. Sa nouvelle invention, c’est que tous les enfants de CM2, à partir de la rentrée prochaine, se verront « confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah ». Ils « devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. »
Sans commentaire, évidemment (voir le dernier procès intenté à Jean-Marie Le Pen).
Le président du CRIF, Richard Prasquier, a remercié Nicolas Sarkozy d’avoir « prouvé son amitié pour Israël » et a déploré qu’Israël soit « le seul Etat membre de l’ONU menacé de destruction, alors que peu d’Etats de la planète ont une telle légitimité historique ».
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il se rendrait en Israël en mai pour le 60e anniversaire de la création de cet Etat.

Source : le blog d'Yves Daoudal

dimanche 10 février 2008

La trahison et le mensonge


336 députés, 265 sénateurs français ont scellé, jeudi, le destin de la France institutionnelle par un OUI européen et massif au traité de Lisbonne. Un vote par lequel la France n’a pas « fait son retour vraiment en Europe », comme le dit le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, mais s’y est politiquement dissoute.
Certes, la politique n’est pas le tout, ni même peut-être le principal, d’un pays, d’une nation. Elle en est du moins l’une des expressions les plus visibles, et sa représentation officielle.
Or, le traité de Lisbonne reconnaît une personnalité morale à l’Union européenne, lui concédant donc la qualité d’Etat ; d’un Etat qui, par son mode de fonctionnement et ses lois, est au-dessus – et comment en serait-il autrement ? – des Vingt-Sept qui, pour l’heure, le composent. Face à cette réalité, l’affirmation sarkozyste sur la non-constitutionnalité du traité de Lisbonne, par ailleurs contraire à une réalité qu’affirment les principaux responsables politiques européens, apparaît pour ce qu’elle est : un misérable tour de passe-passe.
De ce fait, les représentants du peuple français, en adoptant ledit traité, ont commis, à l’égard du peuple français, et donc de la France, une trahison. Une trahison, car ils ont agi sans mandat. Mieux ! ils ont agi contre la volonté exprimée par le peuple souverain le 29 mai 2005, qu’on vient de lui imposer, par un mensonge, mais quasiment mot pour mot (voir notamment en page 4).
Les pseudo-opposants socialistes ont marqué, par leur vote positif ou même leur abstention, que leur revendication d’un référendum n’était pas fondamental. D’ailleurs, comme le soulignait récemment, avec honnêteté ou cynisme, Rama Yade (Présent du 7 février) : « Ce référendum a déjà eu lieu lorsqu’en mai, les Français ont choisi Nicolas Sarkozy. »
Une affirmation qui vient confirmer la réalité des faits face aux gesticulations politiques, et qui souligne que le rassemblement promis par le candidat Sarkozy – et dont on sait aujourd’hui qu’il se définit comme ouverture – n’était qu’une tromperie destinée à obtenir le suffrage d’un maximum d’électeurs, y compris de ceux qu’en réalité tout oppose, et auxquels le candidats de l’UMP a voulu faire croire, tour à tour, qu’il épousait, plus ou moins, leur façon de voir.
Il ne s’est donc trouvé au Parlement (d’où, comme on le sait, le Front national est absent) quasiment que les souverainistes, les communistes et quelques Verts pour s’opposer à ce tragique abandon.
L’Histoire jugera sans doute durement cette page du 7 février 2008. Mais elle porte déjà sa condamnation dans une déclaration d’un responsable de l’UMP (qui semble l’avoir oubliée), à l’occasion du Conseil national du 9 mai 2004.
Celui-ci déclarait alors :
« Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec.
« Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
« Si nous croyons au projet européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
« Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté européenne et la communauté nationale ?
« Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français.
« J’appartiens à la famille gaulliste qui, à tort ou à raison, a toujours considéré le référendum populaire comme l’une des expressions les plus abouties, pas la seule mais l’une des plus abouties, de la Démocratie. »
Ce responsable politique s’appelait Nicolas Sarkozy…
OLIVIER FIGUERAS
Source : Présent

mercredi 9 janvier 2008

Une taxe sur internet pour financer les chaînes publiques

Pour une fois, ce n'est pas le couple Carla Bruni/Sarkozy qui fait grincer les dents des internautes, mais plutôt l'annonce qu'il a fait lors de sa « rentrée politique » concernant le financement des chaînes publiques. Le Président de la République veut supprimer la publicité sur ces chaînes. Se pose alors le financement de celles-ci, la redevance audiovisuelle ne sera pas suffisante pour combler le manque à gagner.

On connait l'attachement, et l'amitié, de Sarkozy à la Chaîne TF1 et à son ami Martin Bouygues, qui en est le premier actionnaire, mais de là à « flinguer les chaînes publiques », il y a un monde...

Nicolas Sarkozy compte sur les bonnes poires que sont les internautes pour financer le manque à gagner. Créons une taxe qualifiée de « infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».

Une excellente nouvelle pour les chaînes privées TF1 et M6, qui verraient alors leurs revenus publicitaires monter. D'ailleurs, la bourse ne s'y est pas trompée puisque, suite à cette annonce, les cours des actions des deux chaînes ont progressé de 7 et 9% à la mi journée... La suppression de la publicité sur les chaînes publiques bénéficierait à TF1 qui verrait alors ses recettes publicitaires augmenter de 18%, soit une manne financière de 500 millions d'euros.

La taxe sur les NTIC que propose Nicolas Sarkozy s'appliquerait donc sur le Chiffre d'Affaires des FAI et des opérateurs mobiles. Au final, c'est le consommateur, l'internaute, qui paiera la facture, plutôt que les revenus publicitaires.

Source : Echos du Net

lundi 7 janvier 2008

Sarközy, croisé de la religion cathodique

Pas de miracle de Noël donc pour la paix, malgré le retour des pélerins à Bethléem. Le Monde pense cepandant que Benoît XVI mise sur Sarközy pour défendre en Europe les valeurs de l'Eglise et du catholicisme et s'inquiéte de voir le même "remettre la religion qui domine au couer de la vie de la cité".

Voilà une formule admirable quand on sait quelle est la religion qui domine au coeur de ce que le journal vesperal appelle "nos cités". Et si le président d'origine cosmopolite que les Français ont choisi a constaté le 20 décembre à Rome, où il a été "installé" comme "chanoine d'honneur" de la basilique Saint Jean de Latran, que "les racines de la France sont essentiellemnt chrétiennes", au contraire de son prédecesseur qui ne voulait pas en entendre parler, on peut craindre que cela soit un leurre pour une forme religieuse de discrimination positive car il souligne d'un même souffle que "la République laïque à longtemps sous estimé l'importance de l'aspiration spirituelle", et cela dans toutes les communautés y compris judaïsme et l'islam. On aura donc du mal à nous convaincre que le président est devenu un croisé du pape. sa religion à lui, c'est la religion cathodique et aucune autre. Une religion de l'image et de l'apparence, de la surenchère et des contradictions dangereuses.

Source : Rivarol

Le plan banlieues de Fadela Amara : une imposture

2008 devrait nous éclairer davantage sur le vrai visage de Nicolas sarközy puisque Fadela Amara, secretaire d'Etat à la politique de la ville, doit présenter le 22 janvier son plan banlieues. or d'après ce que nous savons de ce "Plan respect et égalité des chances", les mesures proposées ne font qu'aggraver la politique manée par les différents gouvernements depuis plusieurs décennies en faveur des populations allogènes. Il s'agit de généraliser à tous les secteurs d'activités le principe de préférence étrangère rebaptisé discrimination positive. pour les Jeunes de cités, chouchous de leur République, sont d'ores et déjà prévues des aides de toutes sortes : soutien à la création d'entreprises (dont certaines seront forcement "parallèles"), séances de coaching, aide pour l'obtention du permis de conduire, création d'un fonds national de désenclavement des quartiers dits antiphase défavorisés et permettant la création de nouvelles lignes de bus, de tramways, voire la mise en place de taxis collectifs comme à Istanbul !

Le problème, c'est que toutes ces installations si dispendieuses peuvent à tout moment partir en fumée pour peu que les Jeunes qui ont la "rage" aient envie de s'amuser. comme ils l'ont fait un peu partout en France, et singulièrement à Strasbourg où l'on a compté plus de trois cents voitures brûlées, des abris bus endommagés et des touristes dévalisés pour la nuit de la saint Sylvestre dans ce qui constitue désormais une "nouvelle tradition" tendant à prouver toute l'affection vouée au pays d'accueil.

On ne sait rien à ce stade de la somme que coutera cet enième Plan Banlieues signé Amara mais les dizaines de milliards d'euros qui seront dépenséss en pure perte dans ce tombeau des Danaïdes ne feront qu'accroître la dette (1 200 milliards d'euros) et les deficits (43 milliards d'euros annuels) publics et pèseront sur les pensions et les salaires.

Source : Rivarol

lundi 3 décembre 2007

Nicolas Sarkozy roulé dans la farine par Hugo Chavez !

L'obsession de Sarkozy pour faire libérer Ingrid Betancourt à tout prix, et son copinage avec le sulfureux Chavez font douter de la France en Amérique latine

Mandaté par la Colombie pour permettre un échange "humanitaire" de 45 otages des Farc dont Ingrid Betancourt, Hugo Chavez, président du Venezuela, a été reçu en grandes pompes par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 20 novembre.
Quarante huit heures plus tard, on apprenait que la Colombie avait décidé de mettre fin à la médiation du président vénézuélien.
Après avoir promis d'apporter la preuve qu'Ingrid Betancourt était en vie, Hugo Chavez était arrivé les mains vides. Aurait-il roulé notre président dans la farine ? Déjà, il y a trois mois, c'est à la demande de Sarkozy, que le président de la Colombie, Uribe avait accepté de libérer Rodrigo Granda, membre très important de la guérilla marxiste des Farc.
Cette initiative n'avait suscité parmi la population colombienne "qu'incompréhension et dégout".
Pour les Colombiens, et pour la grande majorité des pays d'Amérique latine, les Farc n'ont aucunement l'intention de libérer leurs otages et Hugo Chavez les roule dans la farine.
Le rapprochement avec Nicolas Sarkozy déplait. Du coup c'est tout le rayonnement de la France en Amérique latine qui en prend un coup.
"Sarkozy perd les pédales et insulte les journalistes" était le thème d'un reportage télévisé diffusé par la chaîne péruvienne le 29 octobre. On y voyait un Sarkozy, quittant les studios de CBS, visiblement fâché et gesticulant dans tous les sens.

la France brocardée par la presse

La presse écrite a longuement relaté les mésaventures de l'Arche de Zoé au Tchad. D'une façon générale toutes les affaires dans lesquelles des Français sont impliqués sont montées en épingle.
On comprend mal comment un président européen est capable de négocier comme un vulgaire truand avec des terroristes.
La sensibilité sud-américaine est hermétique aux subtilités sarkoziennes. Pourquoi autant de compromissions pour une seule personne qui n'a de français que le nom ?
L'intérêt particulier passerait-il avant l'intérêt général ?
Jusqu'à présent, la France était aimée et respectée sur tout le continent sud-américain. La possession du passeport français garantissait d'être bien reçu partout. Au Pérou, l'ambassadeur Claudio Sosa, directeur du protocole à la présidence affirmait dans les années 1980, dans un français parfait : "La France, plus que tout autre pays, a toujours été un phare pour nous".
Il serait dommage qu'un homme, par maladresse, puisse ternir une si bonne réputation...

Jean ROBERTO, National Hebdo novembre 2007

samedi 1 décembre 2007

Invalidation du président de la république

Pétition
____________________________________________________


Monsieur Jean-Louis Debré
Président du Conseil Constitutionnel
2, rue Montpensier
75001 Paris



L'élection de Nicolas Sarkozy était illégale



Monsieur le Président,

Le Conseil constitutionnel a été institué par la Constitution de la Ve République, en date du 4 octobre 1958. Institution récente, il ne peut se rattacher à aucun précédent institutionnel... Le Conseil constitutionnel statue sur la régularité de l'élection du Président de la République et des opérations de référendum dont il proclame les résultats. Il est également juge de la régularité de l'élection, des régimes de l'éligibilité et de l'incompatibilité des parlementaires.

Je me permets de vous signaler des violations de la Loi concernant l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007. Certes Monsieur le Président, je ne vous apprendrai rien sur ces violations très graves portant atteinte à la plus haute autorité de l'État. L'article 16 du préambule de la Constitution précise: "Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution".

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa a commencé sa campagne bien avant la date légale avec un clip diffusé sur les chaînes publiques, un clip de propagande réalisé de telle sorte qu'il touche le subconscient des électeurs.

Le clip et sa diffusion ont été financés par les contribuables. En effet, le nombre des adhérents de l'UMP à l'époque n'était pas suffisant. Les "caravanes de l'été" (2005 et 2006) étaient des outils de propagande, le ministre de l'Intérieur ayant usé de sa fonction pour financer ces "caravanes", leur infrastructure, et même la location d'avions pour afficher des banderoles. Or, nous ne sommes pas aux États-Unis où les campagnes sont financées par des fonds privés mais en France où le financement est public. En 2005 et en 2006, la campagne officielle n'avait pas encore commencé.

Nicolas Sarkozy s'est fait élire sous un faux nom. Sur tous les documents officiels (état-civil, registre de la Légion d'Honneur ou Livre d'Or en Hongrie), il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy mais de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Ceci est prévu par le Code pénal (articles 433-19 et 433-22) et également par le Code électoral (articles L. 11, L. 12 et L. 14). Ces articles précisent que seul le nom patronymique inscrit sur l'état civil doit être consigné.

Selon toute vraisemblance, Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa se doutait qu'une procédure en annulation serait inévitablement entamée. Deux semaines et demi après son installation à l'Élysée, le couple Cécilia et Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa n'habitait toujours pas le palais l'Élysée. "Je n'y dors pas encore... Tout ça prend beaucoup de temps, nous sommes une famille nombreuse !" (Le Figaro, le 2 juin 2007).

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa s'étant fait élire sous le pseudonyme de Nicolas Sarkozy, vous devez, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, déclarer l'élection de Nicolas Sarkozy nulle puisqu'il n'existe pas de Nicolas Sarkozy sur les registres officiels ni sur le registre d'état-civil.


Texte de Michel Mahler :



Fait à
le
Signature


Nom
Prénom

vendredi 23 novembre 2007

UIMM : Sarkozy savait depuis 2007

Le cabinet de Nicolas Sarkozy a été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l’UIMM, et il n’a rien fait. C’est une bombe lancée par l’hebdomadaire «Marianne» dans son édition à paraître samedi.

Ces retraits, d’un montant de plusieurs millions d’euros, font l’objet d’une enquête de la brigade financière conduite sous l’autorité du parquet de Paris, saisi fin septembre.

Dès le printemps 2004

«Marianne» retrace la chronologie de l’affaire: la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d’importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l’organisation, l’UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef.

Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon «Marianne», à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004.

«En attente»

En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en informe une première fois le cabinet du ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle.

En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l’attente d’un feu vert pour sa transmission à la justice.

D’après «Marianne», Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente».

Contacté par l’AFP, l’Elysée n’avait pas réagi vendredi à la mi-journée.

Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d’Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme «Marianne».

«Tout le monde savait»

D’après l’hebdomadaire, c’est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances donne, «avec l’accord de l’Elysée» et donc de Nicolas Sarkozy, son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice.

Denis Gautier-Savagnac devrait être entendu à la brigade financière au début de la semaine prochaine. Dans «Le Parisien», un ancien chauffeur de l’UIMM affirme que «tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre.

Source : 20 Minutes

dimanche 18 novembre 2007

Sarkozy viole la décision du peuple Français

"Le projet de «traité modificatif» européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais".

Il s'agit d'un "coup d'Etat", La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. On ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assurer en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat».

Et en plus, il avoue !
Le futur Président l'avait annoncé clairement dès mars dernier : il n'organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d'être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique The Telegraph dans son édition d'hier. Sarkozy a en effet déclaré, lors d'une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni." S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude : c'est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu'aucun média français ne s'est fait l'écho de la scandaleuse déclaration présidentielle....



Robert de Saint Faf

« En sous-main, on négocie ou on arrose »

Alors que jeudi, la deuxième journée de grève dans les transports publics a paralysé de nouveau une large partie du pays, le ministre du travail Xavier Bertrand a envoyé la veille une lettre à la plupart des confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC) et à la fédération autonome des conducteurs de la SNCF (Fgaac) dans laquelle il annonce dans les entreprises ou branches concernées par la réforme des régimes de retraite spéciaux « l'objectif d'un mois de négociation », à laquelle participera un représentant de l'Etat. Invité lundi matin de France 2, Jean-Marie Le Pen a pointé les entraves à la liberté de circulation et de travailler qu’entraîne ce mouvement social. « Je ne soutiens pas le gouvernement mais la grève est un mode obsolète de règlement des questions de travail » a-t-il souligné. « Tout le monde sait qu'il faut réformer les régimes de retraite, et en particulier les régimes spéciaux, mais je crois que les résistances seront très fortes, personne ne veut abandonner ses avantages d'autant que les gens ne sont pas sûrs de trouver un avantage collectif correspondant. Ils auront l'impression d'avoir fait ces sacrifices pour rien ». « Le gouvernement a-t-il encore noté à une manière d'agir qui est assez sournoise, c'est-à-dire qu'il prend des positions apparentes très sévères, très rigides, alors qu'en sous-main, on négocie ou on arrose ».

Le Président du FN a de nouveau constaté un trait de caractère du chef de l’Etat au sujet duquel il avait tenté d’avertir nos compatriotes, à savoir ses talents d’« illusionniste » ; « Nicolas Sarkozy a réussi à faire croire qu'il allait faire la rupture et, en fait de rupture, celle-ci est purement verbale, purement d'apparence. C'est une continuité malheureusement dans la décadence ». Présente sur le plateau d’ i-Télé jeudi matin, Marine Le Pen a pointé pareillement les faux-semblant de la pièce qui est jouée actuellement le gouvernement et les syndicats : « j'ai le sentiment d'assister un peu à un match de catch. Cela a l'air très violent comme ça mais on le sentiment diffus qu'en réalité le conflit est déjà réglé. Dans un match de catch il y a un scénario qui est travaillé en coulisses à l'avance où chacun doit jouer pour l'un le rôle du méchant, pour l'autre le rôle du gentil ». Et dans le conflit en cours il y « pour l'un le rôle de celui qui résiste à la grève et pour l'autre de celui qui avait prévu une grève dure ».


FDA QUOTIDIEN

samedi 8 septembre 2007

De la méthode sarkozyste en communication politique

De la méthode sarkozyste en communication politique

Avec la présidentielle 2007, la communication politique a pris un tournant sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, et s’inspire autant de la communication lepéniste que des méthodes de marketing direct. Plus incisive, plus agressive, plus manipulatrice, elle a même surpris les journalistes qui n’ont su poser les bonnes questions. Si Nicolas Sarkozy devient président de tous les Français, il devra son élection avant tout aux spin doctors, d’autant que son programme n’a pas enthousiasmé l’économiste Elie Cohen dans le dernier «Ripostes» sur France 5. Ce billet propose donc de décrypter quelques moments clefs de la Sarkocom.


1. Le copié-collé de la méthode Le Pen

La méthode Sarkozy, c’est avant tout un copié-collé de la méthode Le Pen, ce qui explique en partie que son jumeau en communication soit arrivé 4e au premier tour, avec - il faut le souligner - un nombre important de voix. Une méthode efficace puisqu’elle en appelle à l’affect, non à l’intellect. Le cœur de cible est la personne qui exprime un mal-être et une frustration, accompagnées d’un fort désir de revanche.

Nicolas Sarkozy ne cesse donc de fustiger les élites parisiennes dans chaque passage télévisé, dans chacun de ses discours, et parvient à faire oublier que son entourage et lui-même appartiennent à cette élite de longue date. Nicolas Sarkozy n’a certes pas intégré l’ENA, mais comme il n’a que très peu exercé son métier d’avocat parisien, il ne connaît pas mieux le milieu du travail qu’un énarque « pur jus » et se trouve aussi déconnecté de la réalité qu’eux. Pas plus que Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ne peut comprendre les préoccupations des ouvriers, employés, cadres, chômeurs, étudiants, petits patrons ou encore Rmistes puisque les théories ne remplacent pas la pratique.

Cette revanche contre les élites parisiennes s’accompagne d’un populisme exacerbé, et le peuple est mis à contribution à travers toutes ses composantes, de l’ouvrier au grand patron. Nicolas Sarkozy prétend incarner le peuple en se positionnant comme le candidat de la France et des Français, non des partis. Cette posture gaullienne ne fera pourtant pas oublier que Nicolas Sarkozy est le président d’un parti de droite quand le Général était président du RPF, un parti qui entendait dépasser les clivages gauche-droite. Dans le discours de Rouen, le peuple est cité 38 fois, la France 112 fois, l’adjectif français 57 fois, la République 34 fois et la démocratie 6 fois seulement. Cet appel systématique au peuple entraîne un rassemblement identitaire autour d’un candidat et relègue le programme au second plan. Une stratégie qui flatte le peuple est d’autant plus efficace en période de crise identitaire, et répond à une réelle attente de toutes les couches sociales, soit la consécration de son slogan « ensemble ».

Si Jean-Marie Le Pen s’est approprié le symbole de Jeanne d’Arc, Nicolas Sarkozy s’en est également réclamé. Mais le candidat de l’UMP est allé plus loin puisqu’il en a appelé à Blum, Jaurès et de Gaulle, en les inscrivant dans une histoire commune de la France. Ce serait pourtant oublier deux faits importants. D’abord, l’Histoire de France ne s’enseigne plus par les personnages historiques. Cette Histoire à papa est heureusement révolue puisqu’elle n’offrait qu’un champ d’exploration très limité à l’historien, et simplifiait l’enseignement de l’Histoire. Il s’agit donc d’une vision passéiste de l’Histoire de France. Ensuite, si Blum, Jaurès, Jeanne d’Arc et de Gaulle appartiennent bien au patrimoine commun de la France et des Français, le programme et la politique de Nicolas Sarkozy en sont très éloignés. Et si « la pucelle d’Orléans » voulait libérer la France du roi, Blum et Jaurès voulaient fonder une France socialiste. Ces deux derniers personnages ont été les candidats d’un parti, d’une certaine vision de la France, non de toute la France. De même, de Gaulle était le candidat d’une droite sociale, une singulière alchimie que l’on ne retrouve pas dans le programme de Nicolas Sarkozy. Monsieur Jean-Marcel Jeanneney, ancien ministre de de Gaulle ne s’y est pas trompé, qui a écrit une lettre (publiée dans le Nouvel Observateur) où il annonçait voter pour Ségolène Royal en laquelle il trouvait un peu du Général.

Autre stratégie empruntée directement au leader du Front national : la stratégie du martyr. Nicolas Sarkozy, attaqué de tous côtés par le Front TSS (Tout sauf Sarkozy) se construit une image de victime comme l’a fait Le Pen, et prétend qu’on attaque sa personne, non son programme. Le candidat au second tour se construit donc une virginité qui va de facto décrédibiliser les attaques ad hominem. Ce serait pourtant oublier trois faits importants. D’abord, Jean-Marie Le Pen et Ségolène Royal ont essuyé de la part de leurs adversaires des propos aussi virulents, sans susciter une désapprobation aussi vive. Ensuite, la Ve République s’assimile à une monarchie républicaine où la personnalité du président compte autant que son programme. Enfin, la majorité des Français n’a pas lu les programmes, et le suffrage exprime plus l’adhésion (ou le rejet) d’une personnalité que d’un programme. Une voix étant égale à une autre, et la France ne comptant que peu de spécialistes dans les domaines socio-économiques, ce qui importe, c’est trouver le cœur des Français.

Cœur des Français exalté dans un renouveau nationaliste qui s’appuie sur des racines chrétiennes, des auteurs classiques (pourtant les milieux parisiens soulignent la pauvreté culturelle de Sarkozy), une lecture singulière du passé. La religion tient une place importante dans la communication sarkozyste, non pas parce qu’il est lui-même pieux, mais parce que la religion (du latin religere qui signifie relier) est un refuge en situation de crise. L’appel aux auteurs classiques (au sens commun, non au sens de courant littéraire) comme Corneille, Flaubert ou encore Malraux sont de nature à rassembler les Français autour d’un passé culturel glorieux, et porte un message rassurant : le souvenir en guise d’avenir. Le plus étonnant, et peut-être le plus dangereux, est la lecture singulière du passé. En effet, le discours de Rouen aborde le rôle positif de la colonisation, auquel Diderot (parmi d’autres auteurs) avait répondu par la négative en 1772 (date d’écriture) dans Supplément au Voyage de Bougainville. Diderot fait en effet dire par l’intermédiaire d’un chef tahitien qui s’adresse à Bougainville : « Laisse-nous nos mœurs ; elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes ; nous ne voulons point troquer ce que tu appelles ignorance contre tes inutiles lumières. Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons. ». Cette référence au passé colonial de la France cadre assez mal avec le programme du candidat de l’UMP qui annonce ne pas traiter avec des gouvernements corrompus ni avec ceux qui attentent aux droits de l’homme, d’autant plus qu’il est proche d’Omar Bongo (le Nouvel Observateur), de Bouteflika ou encore de Sassou N’Guesso, réputés pour être de "grands démocrates".

Régner sur la peur est le dernier volet emprunté à Jean-Marie Le Pen. La peur de l’immigré, de l’autre, de l’insécurité, de la mondialisation et des trotskistes sont autant de facteurs qui poussent les Français à céder à la bile plus qu’à l’esprit ; à cette mauvaise partie de nous-mêmes qu’il est facile d’éveiller. Or, régner sur la peur, c’est asseoir une domination efficace sur autrui qui trouve alors refuge dans l’image d’un chef fort et s’apprête à abandonner ses libertés publiques en échange d’une illusion de sécurité. Parce que Nicolas Sarkozy est moins une menace pour la démocratie (les institutions ne sont pas en danger) que pour nos libertés publiques, comme l’est Bush pour celles de son pays. Les menaces, intimidations et pressions dénoncées par tant d’acteurs de la vie politique et sociale le disputent aux lois liberticides déjà adoptées ou en cours d’adoption (cf. les nombreux articles consacrés à ce sujet sur Agoravox ou ailleurs).

2. Les méthodes du marketing direct au secours d’un programme incertain

Dans un précédent billet (Le Guide du votard), j’avais souligné combien le programme économique de Nicolas Sarkozy manquait d’ambition, relevait plus de mesurettes, et s’attachait seulement à effacer les effets des 35 heures. J’avais conclu que ce programme relevait avant tout d’un pari. Il semble donc que l’économiste Elie Cohen, dans le Ripostes du 29 avril (qui vit s’opposer François Hollande et Jean-Pierre Raffarin) en soit arrivé aux mêmes conclusions, et l’ancien Premier ministre eut toutes les peines à éluder les questions de fond. Malgré tout, le programme économique du candidat de l’UMP soulève davantage l’adhésion des Français que celui de Ségolène Royal, non parce qu’il est meilleur sur le fond, mais parce qu’il emploie les techniques du marketing direct.

Le meilleur dirigeant peut être propriétaire de la meilleure idée, du meilleur service ou du meilleur produit, s’il ne sait pas comment les vendre, cette propriété est vaine. L’important n’est plus la rose mais la communication faite autour d’elle. Je ne vais prendre qu’un seul exemple, tiré d’une expérience personnelle. Il y a longtemps maintenant, l’un de mes anciens étudiants qui avait créé une société de prestation à domicile, vint me demander conseil puisqu’il ne parvenait pas à faire décoller son activité, malgré ses connaissances du business, ses moyens financiers, et sa force de travail. Il tarifait sa prestation à l’heure, pour un coût élevé vu la spécificité de son métier et affichait ce tarif dans sa communication. Je lui ai demandé quelle était la durée moyenne de son intervention - à peu-près 20 minutes -, et lui ai conseillé de vendre son service sur la base de 16 minutes (pour éviter que l’on calcule mentalement le coût horaire) auquel il fallait ajouter les frais de déplacement. Le tarif horaire se trouvait virtuellement divisé par sept (en reportant les frais de déplacement hors tarif de la prestation), et les clients ont commencé à affluer puisqu’ils considéraient la prestation bon marché !

Quand Nicolas Sarkozy annonce qu’en travaillant cinquante minutes de plus par jour, on verrait son salaire augmenter de 15%, il ne procède pas autrement. Cinquante minutes paraissent beaucoup moins qu’une heure, et personne ne fera l’effort de calculer mentalement le nombre d’heures travaillées sur un mois. Le prospect a donc l’impression d’un effort limité. En plus, les 15% de salaire en sus ne correspondent à rien de concret puisque dans la réalité, cela ne se passera pas ainsi. En effet, de nombreux salariés font des heures supplémentaires non payées, et la détaxation de ces dernières ne conduira pas les entreprises à faire l’effort financier nécessaire : ce qui est gratuit est toujours moins cher que ce qui est payant. D’autre part, de nombreuses catégories de travailleurs ne rentreront pas dans cette revalorisation du travail : les cadres, ceux qui travaillent à la commission, les professions libérales (même lorsqu’elles externalisent certains services comme l’accueil téléphonique), une grande partie des commerçants et des artisans, sans compter les chômeurs (...). Au final, cette mesurette ne concernera qu’une minorité de travailleurs. Quand bien même, cette détaxation des heures supplémentaires ne prend pas en compte les coûts liés au monde du travail quand on sait qu’en l’état actuel (suicides, dépressions, usage de stimulants...), celui-ci est déjà important.

Le fameux « travailler plus pour gagner plus » est une excellente trouvaille, un slogan publicitaire que nous retenons tous facilement, mais que nous n’analysons ni sur la forme, ni sur le fond. Le témoignage d’un collègue enseignant en ZEP m’a alerté, lorsqu’il m’a affirmé que des parents Rmistes avaient voté Sarkozy parce qu’ils pensaient gagner plus. Ces derniers, Rmistes depuis longtemps, assimilent leur revenu à une rémunération et retiennent du message le « gagner plus ». En effet, « gagner plus en travaillant plus » a le même sens que « travailler plus pour gagner plus », mais ne produit pas le même effet. Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler le slogan de la banque LCL, et agit dans le cortex comme un message subliminal qui associe l’adverbe « plus » au travail et au gain, un peu comme à la loterie, alors qu’en situation de concurrence internationale, le lien cause-conséquence ne peut se satisfaire d’une telle simplification. Pour autant, « travailler plus pour gagner plus » n’est pas « travailler plus pour vivre mieux ». En effet, ne sont pas envisagées les conséquences sociales et économiques d’une présence supplémentaire au travail. Parce que travailler plus, c’est avoir moins de temps et moins de savoir-faire pour se trouver une compagne (ou un compagnon), pour s’occuper de ses enfants ou tout simplement pour s’occuper de soi. Dans un cas, comme dans l’autre, l’appel à des prestataires externes (coach en séduction ou sites internet pour les rencontres ; nounous et soutien scolaire pour les enfants ; hommes toutes mains pour le bricolage...) vont venir grever le budget supplémentaire dégagé par un surcroît de travail. Mieux encore, cette marge budgétaire dégagée par les heures supplémentaires pourrait être compensée par une augmentation du prix des biens et services essentiels. En effet, la fixation du prix d’un produit ou d’un service se fait au moyen de l’évaluation de trois paramètres principaux : le prix de la concurrence, la marge sectorielle, et une étude de marché qui comprend le calcul d’un prix d’acceptabilité, c’est-à-dire que le nombre d’acheteurs est déterminé en fonction d’un ratio entre la perception du coût d’un produit (ou service), et la perception de sa qualité. Aujourd’hui, le consommateur paye davantage le conditionnement d’un produit et sa marque que le produit lui-même, et dans ces conditions, un pouvoir d’achat légèrement plus fort pourrait être absorbé par le coût d’un conditionnement plus élevé ou une réévaluation de la marque. Autrement dit, le consommateur ne pourrait acheter guère plus de produits ou de services qu’aujourd’hui à moins de travailler nettement plus.

Le plan de communication de Nicolas Sarkozy pourrait être davantage disséqué, mais le lecteur trouvera dans ce billet matière à réflexion. Et si l’on peut déplorer que la communication remplace progressivement la réflexion chez tous les candidats, Nicolas Sarkozy est le premier à être allé aussi loin dans cette approche.

Source : Tristan Valmour, Agora Vox, le jeudi 3 mai 2007. (Voir les commentaires)

mercredi 22 août 2007

Réfutations

Réfutations un film de Thomas Lacoste Seize chercheurs et militants, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste.

Films en 4 Parties :









Ce film est libre de droit. Nous vous invitons à en assurer la diffusion la plus large (le faire connaître, circuler, projeter, etc.). Il peut aussi être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire : « Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »

lundi 6 août 2007

Des vacances de rêve

Nicolas Sarkozy est arrivé à Wolfeboro, aux Etats-Unis, pour des vacances de luxe

Par Paola MESSANA
AFP - Vendredi 3 août, 19h56

WOLFEBORO (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi soir dans la station estivale de Wolfeboro, dans le nord-est des Etats-Unis, où il doit passer des vacances de luxe dans une villa appartenant à un ancien haut dirigeant de Microsoft.



Dans la bourgade située en bordure du lac Winnipesaukee, écrasée de soleil et pavoisée aux couleurs américaines, les estivants semblaient peu au courant et peu préoccupés par la présence du président français. "Ah bon ? Je comprends maintenant pourquoi j'ai vu autant de policiers et les services de sécurité dans la ville et autour !", dit Scott Frazer, la trentaine.

"Je peux confirmer qu'il est arrivé jeudi soir", a dit à l'AFP George Hutchinson, le responsable de l'agence immobilière Yankee Pedlar, qui gère la villa. "Mais nous respectons la vie privée de nos clients, et nous en avons d'aussi importants que votre chef de l'Etat", a-t-il dit.

Un porte-parole de la présidence française n'a souhaité confirmer ni la date du départ ni le lieu exact ou la durée du séjour. Toutefois, il a indiqué à l'AFP que M. Sarkozy et son épouse Cécilia étaient "en vacances à l'invitation d'amis" près de Boston, où ils se sont rendus "en famille par vol régulier".

M. Hutchinson a affirmé que son agence avait bien loué une villa aux Sarkozy, refusant de donner des détails sur le prix ou l'emplacement.

Mais une responsable de location de bateaux de tourisme, Penny Smiley, a assuré qu'il s'agissait de la résidence d'un ancien collaborateur de Bill Gates, Mike Appe, située sur le lac, "à Springfield Point", un peu en dehors de la ville.

"Nous y avons organisé des visites payantes il y a quelques semaines pour lever des fonds en faveur de l'hôpital de la ville. Les riches propriétaires de la région le font de temps en temps mais depuis quelques jours, les services de sécurité empêchent d'approcher", dit-elle.

La police de la localité a refusé de confirmer la présence de M. Sarkozy, en renvoyant sur le département d'Etat à Washington.

Wolfeboro est une station estivale aux grandes maisons blanches en bois, noyée dans les forêts de pins et d'érables. Sa population de 6.000 habitants triple en été. "Je passe toutes mes vacances ici depuis mon enfance", dit une jeune Bostonienne blonde aux lunettes noires, dont l'ami vient de garer une cadillac décapotable. "Le président français ? Non, je n'en savais rien. Et de toutes les façons, beaucoup de célébrités passent leurs vacances dans le coin..."

Définie comme "la plus ancienne station estivale des Etats-Unis", à l'architecture typique de la Nouvelle-Angleterre, elle est habituée aux personnalités --Grace et Rainier de Monaco y séjournèrent, ainsi que le romancier Kurt Vonnegut.

Elle se situe à une centaine de kilomètres de Kennebunkport, une résidence d'été appartenant à la famille Bush où, début juillet, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine.

En France, le député de l'Aisne René Dosière (app. PS) a demandé "qui" payait les vacances de M. Sarkozy aux Etats-Unis, estimant leur coût supérieur à sa rémunération annuelle.

"Officiellement, la rémunération du président, qu'il fixe lui-même, est en gros de 6.000 euros par mois", a rappelé l'élu, alors que selon des organes de presse la villa serait louée près de 22.000 euros par semaine.

A l'agence Yankee Pedlar, les prix affichés sont de plusieurs milliers de dollars par semaine. "Springfield Point est une demeure magnifique, de plus de 1.000 m2, qu'on ne peut en aucun cas comparer avec les maisons qui sont louées d'ordinaire", assure Penny Smiley.

Source : http://fr.news.yahoo.com

dimanche 5 août 2007

Sarközy trahit les handicapés

A plusieurs reprises, Nicolas Sarközy a fait des promesses très importantes aux personnes handicapées, mais aujourd'hui les handicapés doivent constater la triste réalité. Le Président ne tiendra pas les promesses du candidat.

Extrait du discours du 9 juin 2007 : "Au nom de la solidarité, je me suis engagé à revaloriser le montant de l'Allocation Adulte Handicapé".

Extrait de l'interview faire face et à part entière d'avril 2007 : "Il n'est évidemment pas acceptable que le montant de l'allocation pour adulte handicapé soit inférieur au seuil de pauvreté. C'est pourquoi je souhaite que le montant de cette allocation soit porté à 800 euros au moins."

Extrait de l'interview Le Parisien du 23 mars 2007 : "Les personnes handicapées doivent pouvoir vivre décemment, ce qui est actuellemnt impossible avec l'Allocation Adulte Handicapée (AAH) de 621 Euros. Il n'est pas acceptable que le montant de l'AAH n'atteigne même pas le seuil de pauvreté de 788 euros. Plus de 800.000 personnes sont concernés. Afin de remédier à cette situation, je propose de revaloriser l'AAH de 25%.

Voilà les promesses faites à plus de 800.000 Français. Certes, comme disait Charles Pasqua, "les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent". Mais Sarközy disait aussi : "Je tiendrai toutes mes promesses..."

En 2005, un complément d'aide a été crée, qui permet d'atteindre 80% du SMIC, mais pour moins de 20% des bénéficiaires de l'AAH. Depuis deux ans, la garantie de ressources des personnes handicapées créée par la loi de février 2005 est revalorisée au 1èr juillet, en plus de l'augmentation de l'AAH au 1er janvier (chaque année) et cela pour suivre l'indexation du SMIC. Cette année il n'y aura pas même cette indexation !

Honte à celui qui a trahi des milliers de blessés de la vie. Car l'AAH n'est pas une aide aux profiteurs du Système, aux protégés des clans et des castes, c'est un symbole de la Solidarité nationale envers ceux qui ne peuvent plus travailler, ou se réinserer professionnellement, non pas du fait de leur volonté mais tout simplement du fait des blessures physiques de la vie. Nicolas Sarközy montre ainsi son mépris des plus vulnérables.

La grande phrase de Sarközy a été "Travailler plus, pour gagner plus". Cela voulait-il dire que ceux qui ne peuvent plus travailler, du fait de leur santé défaillante, doivent être laissés sur le bord de la route ?

Source : Rivarol.

samedi 4 août 2007

En domestiquant les éléphants, Sarközy aide le PS à se rénover

Jean Rouxel - mercredi 18 juillet 2007

C’est avec jubilation que Nicolas Sarkozy pratique l’enlèvement des Sabines : les caciques du PS. Il a nommé six ministres ou secrétaires d’État de gauche.
Ainsi, il a attribué l’important ministère des Affaires étrangères au sémillant Bernard Kouchner. Il a redonné vie à Dominique Strauss-Kahn, ex-ministre de l’Économie et des Finances débouté de la campagne présidentielle, en en faisant le candidat de la France à la tête du FMI. Il a réanimé un autre éléphant, l’ex-ministre de la Culture Jack Lang, en lui proposant de participer à une commission sur la réforme des institutions, ce que ce dernier ne refusera sans doute pas. Il a confié à l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, la direction d’une mission d’étude sur la mondialisation.

Des députés UMP récriminent. Frustrés des postes confiés à des socialistes, ils reprochent à Sarkozy une ouverture à gauche pour laquelle il leur semble qu’il n’a pas été élu.

Au PS aussi, l’émoi est grand. Strauss-Kahn, Lang et Fabius quittent le Bureau national. Celui-ci a prévenu que toute personnalité qui choisira de participer à une commission le fera à titre personnel, et sera suspendue des instances du Parti.

Certains socialistes résistent. Sarkozy sollicita en vain Manuel Valls, député d’Évry : aux fastes du pouvoir, il préfère les chemins caillouteux, mais prometteurs, des luttes internes au PS, dont il brigue officieusement la direction. En offrant des postes prestigieux à des éléphants désespérés par la perspective d’une longue traversée du désert, Sarkozy les discrédite aux yeux des militants socialistes qui se sentent abandonnés, et aussi des électeurs. En les ramenant à la lumière du pouvoir, il les grille politiquement. Cela ouvre les hautes sphères du parti à de nouveaux talents jusque-là masqués par les éléphants qui occupaient l’avant-scène depuis les années soixante-dix. La sclérose menace tout parti, comme toute institution. À cela, un remède souverain : la rotation des élites. Plus que jamais, la politique est un spectacle. L’apparition de nouveaux visages ravivera l’intérêt du public.

En siphonnant la génération des dirigeants socialistes « inventée » par Mitterrand, Sarkozy rend service aux jeunes loups du PS. En obligeant celui-ci à se doter d’une nouvelle équipe dirigeante, il le revigore. Il fait comme ces agriculteurs qui incendient une prairie pour qu’elle reverdisse mieux. Pourtant, Sarkozy ne veut pas la résurrection du PS, mais son agonie…

Source : www.les4verites.com

La rupture promise par Sarkozy

Rouxel Jean - vendredi 13 juillet 2007

Au plan économique, il y a des différences entre la politique menée par l’équipe emmenée par Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, mais pas vraiment de rupture.

Le fiscalisme, qui amène les Français à travailler pour l’État et autres collectivités publiques jusqu’au 15 juillet, ne peinant pour leur propre compte, en moyenne, qu’à partir du 16 juillet, se manifeste en premier lieu dans un niveau de dépenses publiques beaucoup trop élevé, de l’ordre de 53 % du produit intérieur brut.

Le gouvernement promet de les stabiliser en volume. Ce qui ne serait pas si mal : le poids de la dépense publique baissera en termes relatifs parallèlement à la croissance. Si un tel engagement avait été pris, et tenu, depuis 20 ans, nous serions à 45 % de dépenses publiques, et donc « libérés » un mois plus tôt.

Une telle promesse – avec un retour à l’équilibre budgétaire en 2012 seulement – n’est pas à la hauteur de la situation. Car tandis que nous avançons à petits pas, nos concurrents développés sont au trot, et ceux des pays émergents au galop ! Chez nous la croissance est entre 2 et 2,5 %. Elle est entre 5 et 6 % au niveau mondial…

Ne voulant pas affronter les forces du statu quo, le président limite ses réformes à ce à quoi les syndicats ne peuvent pas s’opposer. Mais toujours, chez nous, après un délai de décence, ou « état de grâce », la rue prétend défaire ce que les urnes avaient choisi.

Ce moment viendra, inévitablement. Et peut-être plus tôt qu’on ne le croit. C’est là qu’intervient la stratégie politique du chef de l’État. En débauchant au PS, il ébranle aussi toute la classe parlante.
Difficile, dans un tel contexte, d’appeler à la grève générale.
Pour l’instant…

Les commentateurs saluent l’artiste qui invite tour à tour les hiérarques socialistes à l’Élysée. Sans doute n’a-t-il rien à craindre de ce côté-là, avant quelque temps.

Mais, en politique, ce n’est pas tant de ses adversaires qu’on a le plus à redouter, mais plutôt de ses propres électeurs, qui vous lâchent quand ils se sentent bernés. Voir Madame Christine Boutin inviter l’association « Droit au logement », spécialisée dans les occupations violentes de bâtiments publics ou privés - et donc grand contempteur du droit de propriété - à participer à une commission sur le suivi du nouveau « droit opposable au logement », dont Nicolas Sarkozy est un farouche partisan, a dû causer un certain malaise chez beaucoup d’électeurs de ce dernier…

Source : www.les4verites.com

vendredi 27 juillet 2007

Nicolas Sarkozy, profession jeune

Déjà en 92, l'homme des médias.
Il y a des hommes politiques qui doivent leur notoriété à leur talent, leur éloquence ou leurs relations. Nicolas Sarkozy, lui, doit la sienne à la télévision. « C'est vrai, nous avons largement contribué à le fabriquer. Mais c'est aussi parcequ'il passe très bien à l'écran », avouait récemment le directeur de l'information d'une grande chaîne privée.
Là où il passe malheureusement moins bien, c'est au RPR.
Plus gênant, Philippe Séguin et Charles Pasqua le détestent encore plus qu' Édouard Balladur, c'est dire.
L'homme est curieusement aussi creux qu'agaçant.
Surtout depuis avril 1992, date à laquelle il a été promu secrétaire général adjoint aux fédérations, antichambre du fauteuil occupé par son meilleur ennemi, Alain Juppé.
Nul doute que l'homme ferait un ministre tout à fait présentable. Même s'il est un des seuls à le penser.
Ses atouts: sa jeunesse et le soutien que lui apportent les médias. Ses handicaps: une aussi rapide ascension lui a valu nombre d'ennemis dans l'appareil gaulliste, surtout à la base et chez les proches de Pasqua qui ne manqueront pas de le faire chuter à la première occasion.
Nicolas Gauthier, Minute- La France 1992