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mardi 10 mars 2009

C’est dur la crise : la montre de Sarkozy vaut …45 680 euros

Le journal Capital, réputé pour être fiable sur les chiffres, révèle que Nicolas Sarkozy porte à son poignet une montre d’une valeur à l’achat de 45 680 euros.

Une toquante de toqué, marquée «Patek Philippe - Genève» qui serait un cadeau de Carla et aurait remplacée les Rolex ou les Breitling qu’il aimait exhiber.

On comprend mieux pourquoi l’UMP a été la seule formation à défendre Julien Dray , autre célèbre représentant du peuple, amateur de montres.

Comme aurait pu dire un autre ami, Ségéla : « Même pendant la crise, il faut pouvoir lire l’heure ».
http://fr.altermedia.info/

dimanche 16 septembre 2007

PS:MAJORITÉ

Le président n'a pas la baraka, mais il a pris des risques. En dépit de nos engagements européens, il a reporté à 20 12la réduction de nos déficits et de notre endettement. 2012 est la fin de son quinquennat: après moi, le déluge? Il appelle à ses côtés des gens qui récusent les réformes promises à ses électeurs. Contre elles, il a recherché la caution des inventeurs de la Couverture maladie universelle et des mécaniciens de cette machine à diviser son propre électorat qu'est SOS Racisme: Julien Dray et Malek Boutih. Il a même tenté de recruter le communiste Jean-Claude Gayssot, auteur de la loi toujours en vigueur qui doit étendre l'insécurité aux 36000 communes de France. Il confie les affaires de l'Etat à des gens qui tiennent pour vertu la grivèlerie de masse de prétendus "sans-papiers", organisée depuis 1975 par cet ancien étudiant communiste, son prédécesseur J. Chirac. A grand renfort d'allocations financées par nos déficits, budgétaire et social. Jacques Chirac n'est plus à l'Elysée, mais son successeur se hâte d'appeler aux affaires d'autres anciens étudiants communistes: en France avec Bernard Kouchner, auquel il confie nos affaires étrangères; dans le monde avec Dominique Strauss-Kahn, qu'il voudrait installer à la tête du Fonds monétaire international. Tout cela pour corriger son image. Auprès de qui? De la presse de gauche. D'un audiovisuel d'Etat dont François Mitterrand fit le monopole du PS et de l'extrême gauche. Il ne pense jamais à son électorat car il en ambitionne un autre.
Au vu des promesses du candidat qu'il fut et de son engagement de Dijon ("Je ne me livrerai à aucune ouverture politicienne à travers des débauchages "), "l'ouverture" dont le président Sarkozy est si fier à présent constitue un abus de confiance. Croit-il vraiment gagner par là le cœur et le vote des électeurs de gauche? Il travaille en à retourner les appareils. Casant les "éléphants", il isole François Hollande. Cela réjouit les jeunes "lions" du bestiaire socialiste, réunis par Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse, et donne à Manuel Valls, maire d'Evry, l'occasion d'envisager « un bout de chemin avec la majorité ». Pour y retrouver les "éléphants" casés par l'Elysée? «Nous sommes au bout d'un cycle », reconnaît Valls dans Le Figaro du 22 août. « Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. » Vantant « l'autorité républicaine », il dénonce François Hollande qui préfère "attendre le résultat des municipales" de l'an prochain.
En fait, Valls tend la main au président pour cogérer dès à présent « la justice, la lutte contre la criminalité et le dossier de l'immigration» dans l'esprit d'un « vivre ensemble» proche du communautarisme cher au président Sarkozy. C'est une main dont on peut craindre qu'elle ne soit attendue et saisie. Ce ne serait pas de nature à rallier au chef de l'Etat ses électeurs d'hier. Si la parole lui est rendue, les déçus seront nombreux à revenir à la droite nationale. Une moitié des électeurs de Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle l'a soutenu dans l'espoir de se débarrasser des personnages mêmes qu'il s'efforce, depuis, de rappeler aux affaires. Le nouveau président devra être réellement performant dans le domaine sécuritaire pour espérer retrouver leurs suffrages. Mais il semble en quête d'une majorité bien différente. En cent jours à l'Elysée, quelle dérive!
Bernard Cabanes: monde et vie. 1" septembre 2007 .

vendredi 20 juillet 2007

Sarkocouacs

Editorial
Sarkocouacs

LE DÉRAPAGE verbal de Patrick Devedjian traitant de “salope” l’ex-député UDF du Rhône Anne-Marie Comparini (voir page 2) a dû ravir Sarkozy. Non seulement parce que voici l’ambitieux secrétaire général délégué de l’UMP placé en position d’infériorité face à lui, qui reste “le patron naturel de l’UMP” comme en est convenu Jean-Pierre Raffarin, mais surtout parce que le scandale aussitôt suscité, amplifié, répercuté par les cries d’orfraie de l’outragée a éclipsé les premiers couacs, pourtant retentissants, de la présidence.

L’impudence avec laquelle le chef de l’Etat français s’était attribué tout le mérite du succès (très relatif : voir l’édito du 29 juin) du Conseil européen de Bruxelles avait-elle exaspéré l’Allemagne, qui exerçait la présidence tournante des Vingt-Sept ? Toujours est-il que, une semaine plus tard, François Fillon a dû se rendre fort humblement à Berlin pour dire “toute son admiration” à Angela Merkel. “Admiration pour les succès de la politique économique allemande” mais “admiration surtout” pour l’habileté avec laquelle la Kanzlerin a “débloqué la crise constitutionnelle européenne”. Le Premier ministre ayant affirmé que Nicolas Sarkozy et lui-même sont “totalement interchangeables” en matière de politique étrangère, la démarche équivalait à présenter des excuses à Merkel, qui a bien voulu les accepter.

L’UMP sera-t-elle aussi facile à amadouer ? Elle avait déjà très mal pris la nomination au gouvernement de Rama Yade, de Fadela Amara, de Bernard Laporte, etc., venant après celle des Gouyet, Hirsch, Kouchner et autres Besson dans le gouvernement Fillon 1. Pourquoi, s’interrogeaient les élus et les militants du parti majoritaire, le Premier ministre avait-il conditionné le maintien dans un ministère à l’onction du suffrage universel aux législatives alors que les Excellences venues d’ailleurs ont pu garder ou décrocher un portefeuille sans se prêter à l’épreuve électorale ? Et certains, même hostiles à Alain Juppé, de déplorer l’obligation faite au maire de Bordeaux de résigner ses fonctions de ministre d’Etat après sa défaite le 17 juin devant la socialiste Delaunay. “A croire que Sarko voulait avant tout se débarrasser de lui et le carboniser”, râlent certains UMP.

Dont, en pleine rentrée parlementaire, la fureur a redoublé en ouvrant le n° du 28 juin du Nouvel Observateur où le député socialiste (et ancien trotskiste) Julien Dray raconte complaisamment comment l’Elyséen lui a offert au soir du second tour des législatives le ministère de l’Intérieur — détenu par Michèle Alliot-Marie — en lui expliquant: “Je veux le gouvernement des meilleurs. Je veux l’équipe de France des talents. Pour le moment, je ne suis entouré que de zozos”. Catégorie dans laquelle Sarkozy range donc, outre Alliot-Marie (ce qui est rassurant en pleine période de menace terroriste!), Borloo, Bachelot et autres Bussereau ainsi bien sûr que son Premier ministre François Fillon, dont il a fait de son mieux pour torpiller le 3 juillet la Déclaration de politique générale devant le Parlement, le faisant court-circuiter par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée.

Est-ce d’ailleurs pour se débarrasser des “zozos” qu’après avoir catapulté le socialiste Bockel à la Coopération et à la Francophonie, il avait aussi proposé le ministère de l’Agriculture à un autre hiérarque socialiste, le président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian ? Initiative qui a lancé la droite armoricaine sur le sentier de la guerre, le député du Finistère Jacques Le Guen n’hésitant pas à condamner publiquement le “foutage de gueule” auquel s’est livré le président vis-à-vis de ses électeurs.

A l’autre extrémité de l’Hexagone, c’était déjà le (res)sentiment des Alsaciens qui, après avoir offert à Sarkozy 65% des voix — jusqu’à 90% dans certains villages ! — et 15 députés sur 16, en ont donc été remerciés… par la nomination de leur adversaire Jean-Marie Bockel qui, interrogé le 29 juin par Le Parisien, déclarait tout uniment: “De gauche je suis, de gauche je reste.” Pour tenter de désamorcer la fronde, le successeur de Chirac avait traité la veille à l’Elysée les élus alsaciens, mais outre que, ce jour-là, sortait donc l’explosive confidence de Dray, il en aurait fallu davantage pour les retourner qu’un joli talent de vendeur de cravates et la promesse d’une prochaine “visite aux forces vives et à la population”. Le déjeuner fut donc “glacial”, la député de Mulhouse Arlette Grosskost, qui brigue la mairie de Mulhouse détenue actuellement par Bockel, étant la plus remontée. Et pour cause : la question ayant été carrément posée de savoir si, aux municipales, le président allait soutenir son ministre ou son élue, Sarko a botté en touche, arguant qu’il avait “pour l’instant suffisamment de problèmes, de défis à relever pour ne pas aborder d’ores et déjà ce sujet qui fera l’objet d’une décision de l’UMP dont il ne se mêlerait pas directement”. Tout en laissant planer la menace d’une exclusion de Mme Grosskost si celle-ci maintenait sa candidature.

Pour paraphraser un adage célèbre, on sait depuis longtemps que l’ingratitude est la politesse des Grands. Mais le “nain magyar” devrait se méfier : son état de grâce ne durera pas longtemps si, en plus de son insupportable cosmopolito-parisianisme qui le rend si étranger à nos provinces (oubliés, Péguy et Barrès, le Mont-Sainte-Odile et Sainte-Anne d’Auray !), il persiste dans sa désinvolture, voire son mépris de ceux qui l’ont porté au pouvoir.

OÙ l’on allait voir ce qu’on allait voir, après l’immobilisme des années Chirac. “Je ferai les choses autrement”, avait-il promis. Le premier test devait être la réforme des Universités, sur laquelle avait justement calé Chirac Premier ministre en 1986. Pas tout à fait une réforme, d’ailleurs, à peine une réformette puisqu’elle se gardait bien de rétablir l’indispensable sélection à l’entrée des facs, se bornant à la reculer après la licence (quand plus de la moitié des étudiants ont déjà décroché), à réduire le nombre de sièges dans les conseils (ou soviets) d’universités et à offrir à celles-ci le choix de l’autonomie. Mme Valérie Pécresse étant depuis des mois donnée ministre de l’Enseignement supérieur, ladite réforme était bien entendu bouclée avant même sa nomination au gouvernement. Or, dès le premier froncement de sourcils de l’UNEF, l’hyperprésident prenait le dossier en main et obligeait Pécresse à remballer son texte, dont, après avoir reçu à l’Elysée les syndicats étudiants, il lui imposait une nouvelle version, totalement aseptisée. Et qui ne changera pratiquement rien à la (désastreuse) situation actuelle de l’Alma Mater.

On comprend qu’après la crise du CPE, due avant tout à l’autisme de Dominique de Villepin et à son refus de toute concertation, le nouveau président ait voulu se montrer prudent. Mais devait-il tant lâcher, et si vite ? Sa reculade augure mal, en tout cas, des projets de loi à venir sur l’immigration et notamment le problème des sans-papiers: cédera-t-il devant l’intraitable Réseau Education sans Frontières — qui continue manifs et occupations d’écoles — comme il l’a fait devant l’UNEF ? Les naïfs pressés de voir leur cher Sarko nettoyer squats et cités au Kärcher risquent d’attendre longtemps.

“La droite cocufiée”, telle était notre manchette du 18 mai. C’est un dix-cors qui peut désormais symboliser l’électeur sarkozyen.
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vendredi 4 mai 2007

Nicolas Sarközy vu par Julien Dray

« (...) Début décembre, Ségolène Royal était en Israël, flanquée de Julien Dray qui avait largement organisé sa visite. Pris à partie par un responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France, il répliquait : "Vous avez vendu votre âme à l'autre camp : vous n'avez rien à faire ici. Retournez chez votre pote Nicolas (Sarközy) [...] Vous allez payer très cher votre racolage unilatéral. Ségolène sera présidente et vous allez devoir vous mettre à genoux quand vous souhaiterez qu'elle vous reçoive !" Tout Julien Dray est dans cette réplique : la violence, la connaissance des milieux juifs, la politique de rapport de force (il faut dire que le ministre de l'Aménagement du territoire Christian Estrosi avait déclaré à Haaretz fin novembre que "Sarközy est le candidat naturel des électeurs juifs". (...) »
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(Faits & Document n° 228 du 31 janvier 2007, page 1, Portrait de Julien Dray)