mardi 30 octobre 2007

Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le département d’État US


Évoquant les résultats des programmes d’influence des États-unis, lors d’une cérémonie officielle le 25 octobre 2007, Karen Hugues, sous-secrétaire d’État chargée de la Diplomatie publique [propagande] et des Affaires publiques [relations publiques], a déclaré : « Plus de 130 participants [à nos programmes depuis 1945] sont devenus les leaders de leurs pays, y compris l’actuel Premier ministre de Grande-Bretagne [Gordon Brown], le président de France [Nicolas Sarkozy] et le président de Turquie [Abdullah Gül] ».

Si la biographie de M. Brown est connue, c’est la première fois qu’un officiel états-unien reconnaît que MM. Sarkozy et Gül ont été formés par le département d’État, ce que les intéressés ont toujours cherché à masquer.
http://www.voxnr.com/

mardi 23 octobre 2007

Sarkozy veut une forte hausse de l'immigration de professionnels

Nicolas Sarkozy souhaite que la proportion de professionnels qui immigrent en France passe de 7% à 50% des personnes s’installant durablement dans le pays.

La France a besoin de professionnels “dans des domaines comme le bâtiment, l’hôtellerie ou l’informatique”, dit-il dans un entretien à paraître lundi dans le quotidien marocain Le Matin du Sahara.

Or, ajoute Nicolas Sarkozy à quelque heures du début d’une visite d’Etat au Maroc, “seuls 11.000 immigrés ont été accueillis en France en 2006 pour des motifs professionnels”.

“Notre horizon est de faire passer l’immigration professionnelle de 7% à 50% des personnes qui s’installent durablement en France”, ajoute-t-il.

Le chef de l’Etat français précise que le projet de loi sur l’immigration, à l’étude au Parlement et dont un amendement sur les tests génétiques pour les candidats au regroupement familial suscite la polémique, vise à garantir “le respect des capacités d’accueil et d’intégration de la France”.

Pour le regroupement familial, explique Nicolas Sarkozy, “il faut que la filiation soit établie de manière fiable”.

“Or la difficulté que se pose avec l’état civil de certains pays c’est qu’il ne le permet pas, en raison de la fraude qu’on y constate. Cette fraude, non pas au Maghreb mais dans d’autres pays d’Afrique notamment, est considérable”, souligne-t-il.

“L’objectif de la proposition qui a été faite de tests ADN était donc de permettre aux personnes qui le demandent de ne pas être pénalisées et de pouvoir prouver leur filiation”, dit-il.

Source : Reteurs http://fr.altermedia.info/
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Petites lâchetés sarkoziennes ...

Refroidi par l'accueil houleux qui lui fut réservé aux Halles, en plein cœur de Paris, et en Alsace, le premier flic de France a préféré annuler une visite prévue de longue date au commissariat de Saint-Denis, en région parisienne. Pour un ministre qui se targue devant jean-Marie Le Pen de mettre les cités au pas, cette reculade vire au camouflet.

Décidément, Sarkozy, qui se vante, devant les caméras, de pouvoir aller partout, ne peut plus mettre un pied en dehors de son ministère sans s'attirer quolibets, crachats et jets de pierres. Au-delà des discours triomphalistes et autres sermons comminatoires, le ministre de l'Intérieur mesure à l'aune de ses difficultés à nouer le dialogue avec ces immigrés qui "sont les bienvenus chez nous", l'étendue de la fracture sociale et désormais ethnique. La "France" des cités ne répond plus. Du moins, plus aux rappels à l'ordre du locataire de la place Beauvau, pas plus qu'aux gesticulations médiatiques d'un ministre à bout d'arguments. Aux Halles, en plein cœur d'un Paris bigarré à l'excès, ce fort en gueule avait dû déguerpir en courant, protégé par des policiers. La capitulation de la République filmée en direct par les caméras de télévision ... Un drame pour celui qui applaudit des deux mains quand son ami socialiste Malek Boutih, ancien patron de SOSRacisme, affirme que l'avenir est à une République métissée! En Alsace, quelques jours plus tard, chaudement accueilli par des jeunes, Sarkozy essuie une bordée d'injures, un des auteurs de ces amabilités étant d'ailleurs immédiatement interpellé et condamné à de la prison ferme (on aimerait similaire diligence de la justice face aux incivilités qui visent quotidiennement les Français dans les banlieues et qui restent toujours impunies ... ) .

À quelques jours d'intervalle, cela fait beaucoup pour un ministre qui prétend avoir fait reculer l'insécurité, fanfaronne pouvoir se déplacer partout en France mais qui vient pourtant de renoncer à une visite au commissariat de Saint-Denis, en se réfugiant prudemment derrière une jurisprudence matignonesque qui n'autorise pas les déplacements ministériels pendant la campagne électorale pour éviter toute récupération politicienne. Reste que lorsque ce même Sarkozy assurait à Natacha Fellous, présidente du Collectif de victimes, qu'il se déplacerait à SaintDenis, il n'ignorait pas que cette visite tombait en pleine campagne des élections régionales et qu'il ne pourrait de ce fait s'y rendre. Sauf à mentir. Une fois de plus.
Eric.Domard. Français d'Abord avril 2004

vendredi 12 octobre 2007

Sarkozy veut supprimer le référendum sur la Turquie !

SI SARKOZY a feint pendant sa campagne présidentielle d'endosser certaines thématiques du Front national, adoptant quelques slogans et formules lepénistes, il s'est en revanche bien gardé de reprendre à son compte la proposition frontiste de développer l'usage du référendum et d'en étendre le champ d'application. Pour un homme qui fait volontiers dans le populisme, mélange de Tapie et de Berlusconi, cette omission est tout sauf l'effet du hasard. En valet du mondialisme, Sarkozy sait bien qu'il est beaucoup plus prudent de faire entériner les réformes par la voie parlementaire, avec des godillots votant comme un seul homme selon la consigne du parti, que par la voie référendaire.

VERS L'ABROGATION DE L'ARTICLE VOULU PAR CHIRAC

Déjà, le 20 novembre 2003, dans l'émission de France 2 Cent minutes pour convaincre, Sarkozy s'était d'ailleurs prononcé en faveur de la ratification parlementaire du traité constitutionnel européen de Giscard au motif que c'était un texte compliqué pour le grand public ! De même, dès qu'il a présenté son projet de mini-traité, puis de traité simplifié, il a expliqué qu'il soumettrait ce nouveau document à l'approbation des députés et sénateurs réunis en Congrès et non aux électeurs.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que le chef de l'État soit favorable à la suppression de l'article 88-5 de la Constitution qui prévoit que toute nouvelle adhésion d'un État à l'Union européenne doit être soumise à référendum. On se souvient que Jacques Chirac avait employé cette astuce en 2005 pour mieux faire passer la pilule des négociations entre Ankara et Bruxelles et faire accroire au peuple que l'adhésion de la Turquie à l'U.E serait soumise, « dans dix ou douze ans », à sa souveraine appréciation.
En faisant voter cet amendement à la Constitution, Chirac savait qu'il ne prenait aucun risque, son successeur pouvant aisément obtenir l'abrogation de cette disposition.
Or, il ne fait plus aucun doute que Sarkozy supprimera l'obligation du référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE. Le socialiste Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes après avoir été l'un des intimes du couple Hollande-Royal, s'est ainsi déclaré favorable à son abrogation pure et simple le 14 septembre alors qu'il était auditionné par la commission Balladur chargée de la réforme des institutions. Quelques jours plus tard, Bernard Kouchner allait dans le même sens, ajoutant que « le président souhaite aussi » la disparition de l'article 88-5. Enfin, Edouard Balladur, pourtant d'origine arménienne (Baladurian), ami très proche de Sarkozy, tient un langage identique dans Le Monde du 25 septembre: « A titre personnel, je serais assez partisan d'assimiler un élargissement de l'Union à une modification des institutions européennes, puisqu'il conduirait à une répartition nouvelle des droits de vote. Dès lors, pourquoi ne pas retenir la même procédure que pour un changement de la Constitution ? Le président aurait le choix pour ratifier le traité d'élargissement entre un référendum ou le vote du Congrès. Le comité en débattra. »
Difficile de voir dans ce tir croisé le simple effet du hasard. Interrogé sur la question, le président de la République s'est prudemment rangé derrière l'avis de l' ex-Premier ministre: « Quand Edouard Balladur aura rendu son rapport, j'aurai l'occasion de prendre position moi-même. »

IMPOSER L'ADHÉSION A UNE OPINION RÉCALCITRANTE

Billevesée, son choix étant déjà fait. La suppression du référendum obligatoire sert d'évidence à imposer à une opinion réticente l'entrée de la Turquie dans l'UE puisque Sarkozy, contrairement à son engagement pendant la campagne, ne refuse plus cette perspective. « La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations: soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion » avait déclaré Sarkozy le 27 août dans son adresse aux ambassadeurs, rompant par là avec ce qu'il avait clairement dit dans son débat d'entre-deux tours avec Ségolène Royal. Matamore, il avait alors assuré que jamais, au grand jamais il n'accepterait l'intégration du pays d'Erdogan à l'Union Européenne.
Comme le note le Front national dans un communiqué intitulé « Turquie: Sarko le candidat a promis - Nico l'Américain a menti », « L'intention de Nicolas Sarkozy de supprimer la procédure du référendum pour tout élargissement européen confirme le reniement cynique du Président de la République sur la Turquie. Après les manifestations d'intention de renforcer la présence française en Afghanistan ou de réintégrer totalement l'OTAN, ce projet de réforme constitutionnelle, absolument injustifié et antidémocratique, confirme la servilité atlantiste du locataire de l'Elysée. » « Un tour en bateau estival et un mauvais hamburger lors d'un pique-nique chez le président Bush, ajoute le mouvement de JeanMarie Le Pen, auront donc suffit à enterrer les déclarations vibrantes du candidat Sarkozy sur la Turquie "pays asiatique" et son fameux serment préélectoral "je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas" ».
Las, il n'est même pas sûr que la suppression du référendum, qui prouve l'insondable mépris du peuple qui l'a pourtant plébiscité, suffira à ouvrir les yeux des sarkocus.
Fabienne BALLARIN. RIVAROL 5 oct 2007

mardi 2 octobre 2007

La subsidiarité, l'Europe et Sarkozy

IL NE SAIT PAS DE QUOI IL PARLE

Nicolas Sarkozy, qui a des idées sur tout et le fait savoir plus souvent qu'à son tour, a trouvé la solution dans l'affaire de la TVA à taux réduit: la France et ses partenaires n'ont qu'à demander à la Commission européenne l'application du principe de subsidiarité. Mais il ne sait pas de quoi il parle ...

Le raisonnement du ministre de l'Intérieur est inattaquable : " La subsidiarité impose de mieux distinguer entre, d'une part, les biens et services échangeables d'un pays à l'autre, dont la taxation est susceptible d'affecter le fonctionnement du marché intérieur, et d'autre part les prestations de services locales, qui peuvent être taxées différemment dans chaque Etat membre sans affecter en quoi que ce soit les échanges au sein de l'Union. " Ainsi la France doit-elle pouvoir librement déterminer ses taux de TVA sur la restauration, par exemple, puisque cela ne peut en aucun cas affecter le marché communautaire : on ne verra pas les Allemands ou les Danois venir en masse prendre leur déjeuner dans notre pays.
C'est le bon sens même. Ce qui relève exclusivement de l'économie nationale n'a pas à être régi par les instances communautaires. Et cela, c'est le principe de subsidiarité, qui est inscrit dans les traités.
Mais une petite question se pose, et qui échappe à Sarkozy. Si le principe de subsidiarité est inscrit dans le traité de Maastricht, et confirmé dans le traité d'Amsterdam qui lui consacre tout un "protocole", pourquoi donc les institutions européennes ne l'appliquent elles pas en matière de TVA ?
Si la situation est celle-là, la procédure ne consiste pas à demander respectueusement à la Commission de bien vouloir prendre en compte la différence entre les biens et services circulant dans l'Union et les biens et services locaux. Elle consiste à dénoncer fermement cette atteinte à un principe des traités, et à exiger l'application immédiate de ce principe à la TVA.
C'est ici qu'est la faille, dans le propos de Sarkozy.Il sent confusément que ce n'est pas si simple, mais il ne sait pas pourquoi.
En réalité, il ne sert à rien d'invoquer le principe de subsidiarité. Et Sarkozy, comme si souvent, parle pour ne rien dire.

De Maastricht à Amsterdam

Le soi-disant principe de subsidiarité inscrit dans les traités est exactement le contraire du vrai principe de subsidiarité. Cette notion, et le mot lui-même, appartiennent à la doctrine sociale de l'Eglise, et ont été définis par le pape Pie XI dans son encyclique Quadragesimo anno. Le principe de subsidiarité est celui selon lequel à tous les échelons de la société l'échelon supérieur n'a pas à intervenir dans ce qui est du ressort de l'échelon inférieur, sauf cas de carence de celui-ci, ou pour des raisons de bien commun. On (c'est-à-dire Giscard et Delors) a fait croire aux citoyens (et à Sarkozy) que c'était cela que l'on avait inscrit dans les traités. Or le traité de Maastricht énonce précisément le contraire : il sanctuarise «ce qui relève de la compétence exclusive de la Communauté», et laisse aux Etats le reste. Et c'est la Communauté" qui décide de ce qui est de sa compétence exclusive. Et "la Communauté" n'a cessé d'étendre le champ de cette "compétence" , tandis que le traité d'Amsterdam affirmait comme un principe intangible, dans son protocole sur la subsidiarité (et c'est même le premier des principes intangibles) que la législation communautaire prime dans tous les cas sur les législations nationales, y compris constitutionnelles. Le traité d'Amsterdam a instauré la dictature européenne en invoquant le principe de subsidiarité ...
Ainsi, la mention de la subsidiarité dans les traités n'est qu'un leurre, destiné à faire croire que les nations peuvent avoir ou récupérer des marges de manœuvre. Sarkozy ne le sait pas, mais il voit comment fonctionne l'Union européenne. Il propose donc de demander humblement à la Commission européenne de nous redonner la liberté de déterminer les taux de TVA sur la restauration et l'habitat, en rappelant au "gardien des traités" que dans ces traités figure la subsidiarité, qui le permet.
Or la vraie subsidiarité ne le permet pas, elle l'exige. Si la Commission européenne accédait au vœu de Sarkozy, ce ne serait pas du tout au nom du principe de subsidiarité, mais au contraire en vertu de son pouvoir souverain accordant des privilèges à un bon petit vassal, comme on peut d'ailleurs le constater dans toutes les négociations de ce type.
Yves DAOUDAL National Hebdo 2006

IMMIGRATION "CHOISIE" IMMIGRATION "SUBIE"

LES CONVICTIONS DE NICOLAS SARKOZY
Si le ministre de l'intérieur mettait la même énergie à résoudre les problèmes du pays qu'il en consacre à sa promotion personnelle, nul doute que les dirigeants du Front national et leurs épigones pourraient faire valoir leurs droits à une retraite bien méritée. Ce week-end donc, Nicolas Sarkozy faisait la promotion, sur les radios, les télévisions et les journaux, de son projet à propos de l'immigration.
"De l'immigration subie à l'immigration choisie", tel est son accroche publicitaire du moment, tant il est vrai que Sarko ne parle finalement que par slogans. Et après, il s'étonne que madame ait joué les filles de l'air avec un homme de réclame. On tombe toujours du côté où l'on penche. Comme souvent, les diagnostics de ce vibrion ne sont pas faux : regroupement familial nous ayant fait passer d'une immigration de travail à une immigration de peuplement, 95 % des immigrés légaux n'exerçant aucune profession, si ce n'est celle consistant à faire la queue aux guichets des aides sociales. Il n'y a guère que les clandestins qu'il n'évoque que de loin. Il a tort, les chiffres sont là: six cent mille "sans-papiers" sur notre sol, à en croire le sénateur radical-socialiste de Guyane, Georges Othily, dont les propos iconoclastes en l'occurrence, ont récemment causé quelque bruit. A cela convient-il encore d'ajouter un chômage de masse tel que Dominique de Villepin en est même venu à l'évoquer, à mots couverts, appelant, pour qui sait lire entre les lignes, le retour à une sorte de préférence nationale: « Priorité à l'emploi pour nos nationaux, pour ceux qui vivent dans notre pays, et, pour le futur, dès lors que nous aurions d'autres besoins, faire en sorte que nous répondions à l'exigence de notre économie. »
Mais Nicolas Sarkozy veut désormais « choisir» et non point « subir ». Ce faisant, il ne fait qu'organiser la soumission. En effet, et ce, quitte à tomber dans le truisme le plus vulgaire, « choisir », c'est avoir le choix. Le choix, par exemple, de renvoyer chez eux, ceux et celles qui vivent illégalement sur notre sol. Mais de tous les émeutiers étrangers, qu'ils soient ou non illégaux, ayant embrasé nos banlieues, en novembre dernier, un seul est, - pas zéro ni deux, mais juste "un" seul pour le moment, en passe d'être expulsé. Et l'immigration « choisie» de Sarkozy ne nous laisse donc guère le choix. Ainsi, dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 5 février dernier, affirme-t-il:« Chaque année, le gouvernement indiquera au Parlement des objectifs quantitatifs prévisionnels de visas et de titres de séjour pour les trois années à venir, en fonction des capacités d'accueil de la France en matière d'emploi, de logement, d'Education nationale. » Ses fameux « quotas » sont donc pour le moment oubliés, laissant la place à des « objectifs quantitatifs» ; ce qui, tout bien pesé, veut à peu près dire la même chose. Dans notre n0 1091, Yves Daoudal a bien résumé les propos, à priori contradictoires, de ces deux frères ennemis. La préférence nationale de Villepin ? « Une tromperie majeure. ( ... ) Le gouvernement entend suivre à la lettre les moindres souhaits de la Commission européenne. » Laquelle entend, depuis des années "importer" quelques cent trente-cinq millions d'immigrés en Europe dans les prochaines années, tel que le préconisait d'ailleurs Alain Juppé dans les colonnes du Monde, peu de temps après son éviction de Matignon. D'ailleurs, le gouvernement français voudrait-il inverser la tendance ! qu'Il ne le pourrait pas, lié ! qu'il est par d'innombrables traités qui sont autant de transferts de souveraineté en direction d'instance supranationales. L'immigration choisie de Sarkozy ? « Il est stupéfiant, en effet, de constater, relève Daoudal, dans ce même numéro de "National hebdo", à quel point les propositions de Sarkozy correspondent à celles du "Livre vert" de la Commission européenne qui exhorte les Etats membres à mettre en œuvre une politique commune, car "des flux d'immigration plus soutenus pourraient être de plus ,en plus nécessaires pour couvrir les besoins du marché européen du travail et pour assurer la prospérité de l'Europe." »
Deux mois plus tard, soit en mars 2005, les auteurs d'un autre Livre vert lâcheront le morceau et écrivent, noir sur blanc, qu'Il s'agIt la d'une « immigration de peuplement». Cela étant établi, on comprend mieux à quel point ! la marge de manœuvre gouvernementale est aussi ténue que sa laisse est courte.

Alors, que cherche Nicolas Sarkozy et quelles sont ses véritables convictions sur le sujet? Pas besoin d'être bien malin pour le savoir. La réponse tient en un nombre à quatre chiffres : 2007. Et c'est ainsi qu'un outsider prometteur est en train de faire une campagne de second tour alors que le premier n'est même pas commencé et qu'il ne sait toujours pas s'il pourra y concourir. Un coup de barre à gauche, voire plus à gauche, en militant pour l'abolition de la double peine ; et un coup de barre à droite, voire au-delà de la droite de la droite, en jouant du biceps quant à l'immigration clandestine ? Même ses plus proches conseillers l'ont mis en garde: « Autant Le Pen peut "donner des gages" aux enfants de l'immigration parce que son socle politique est assez fort pour lui permettre ce "grand écart". Mais vous ... » Oui, mais lui ? Lui, rien. Rien de crédible. Ou alors, aussi crédible qu'un Philippe de Villiers qui, samedi dernier, a annoncé à Paris, qu'il entendait incarner une « candidature hors système» ; soit un bidule tout aussi plausible que celui qui voudrait faire passer Daniel Cohn Bendit pour une tête de liste du Ku-Klux-Klan. Sarko navigue à vue. Donne tour à tour des gages en trompe-l' œil à ses électeurs habiroux rapatriés - Arno Klarsfeld chargé de réécrire l'histoire de France en Algérie - ; mais pourquoi pas Daniel Prevost qui, lui au moins, a des ancêtres là-bas et grâce auquel, faute de mieux, on aurait au moins bien rigolé ? Déroule le tapis devant les représentants de l'islam de France, mais en faisant la part belle aux hystériques et en laissant exclure du CFCM, tous les musulmans ayant compris qu'à défaut d'être une chance pour la France, la France pouvait en être une pour l'islam, provoquant ainsi la consternation d'une large majorité de Français musulmans. Fait des risettes aux comités Théodule d'extrême-gauche et ne comprend même pas que s'il y avait un geste de mansuétude à accorder aux immigrés clandestins, ce serait au moins en direction de ceux qui travaillent paisiblement sans rien demander à personne, plutôt qu'à des voyous encombrant des prisons déjà surpeuplées. Cligne de l'œil vis-à-vis d'un électorat lepéniste qu'il peine manifestement à comprendre, puisque venant à la fois de la droite comme de la gauche. Et, surtout, ne comprenant pas que la préoccupation majeure, des Français consiste en un besoin d'autorité et de protection, à la fois mâle et bonhomme, efficace et juste. Soit tout ce qu'il n'est pas en mesure d'apporter à ceux dont il brigue les voix avec un acharnement, certes énergique, mais tragiquement vide de sens. L'élection présidentielle, en cette Cinquième république, fût-elle finissante, demeure un rendez-vous entre un homme et un peuple. Nicolas Sarkozy, lui, semble s'être seulement donné un rancart avec son plan de carrière. Il est à craindre que cela ne suffise pas. En amour comme en politique, il faut être deux. Aujourd'hui, Sarko est seul avec lui-même. On a connu meilleure compagnie.
Béatrice PEREIRE National Hebdo février 2006