vendredi 20 juin 2008

Cachan, la rupture selon Sarkozy ...

Après avoir tenté d'orchestrer fin août une évacuation médiatique du squat de Cachan, Nicolas Sarkozy s'est dépêtré provisoirement du bourbier en promettant le relogement et la régularisation pour tous les étrangers, clandestins compris. Un aperçu de cette rupture dont le ministre candidat a fait son slogan de campagne électorale.
« On connaissait déjà la scandaleuse et antirépublicaine discrimination positive. Celle-ci va bien au-delà : elle s'exerce non seulement au profit d'étrangers, mais de seuls étrangers pouvant prouver qu'ils sont en situation irrégulière. Le message est clair : venez en France, venez-y de façon illégale, vous serez les premiers à trouver un logement. » Jean-Marie Le Pen ne pouvait pas mieux résumer deux mois d'imbroglio politique, où le ministre de l'Intérieur s'est pris les pieds dans le tapis, donnant à l'opinion publique l'exacte image de sa duplicité en matière d'immigration.
De l'opération médiatique visant à démontrer sa détermination à lutter contre l'immigration clandestine, au protocole d'accord signé le 5 octobre et satisfaisant toutes les revendications maximalistes des squatteurs et de leurs tuteurs politiques, Nicolas Sarkozy a symbolisé toute la faiblesse et l'impuissance d'un État de droit qu'il entend pourtant incarner.
Ce que le ministre de l'Intérieur présente comme une sortie de crise honorable entraîne de lourdes conséquences aussi bien sur le plan politique que financier, 120 hébergements provisoires pour les étrangers en situation régulière, relogement des clandestins avant la réexamination de tous les dossiers par le ministère de l'Intérieur... Les 200 000 SDF que compte la France apprécieront ! Les contribuables français aussi, auxquels l'État va adresser la facture. En effet, l'hébergement provisoire dans des hôtels ou des foyers coûte en moyenne 720 euros par mois et par personne. Pour ne rappeler qu'un exemple, en 1993, l'hébergement provisoire des Maliens de Vincennes avait coûté au ministère des Affaires sociales 17,3 millions d'euros.
La Licra et SOS Racisme, chargés de jouer les médiateurs par Nicolas Sarkozy ( et dont on peut douter de l'impartialité dans ce domaine ) ont obtenu ce que l'extrême gauche immigrationniste avait exigé dès le le début de l'affaire : la validation d'une immigration permanente et la primauté «du droit à» sur le respect de la loi républicaine.
Éric Domard : Français d'Abord novembre 2006

vendredi 6 juin 2008

LES FAUX CADEAUX DE SARKOZY

Noël en mai, Sarkozy promet et accorde. Avouant de cette façon qu'il est hors d'état d'agir directement pour accroître le pouvoir d'achat des Français, le petit roi de l'EIysée leur apporte une compensation, intitulée « intéressement ». Devant les salariés de Poclain Hydraulics, dans l'Oise, il a révélé son plan magique, destiné à restaurer sa popularité, et, peut-être, à mettre du beurre dans les épinards des salariés, une opération d'incitation à un intéressement élargi, transformée en obligation en 2010. Après des éloges de rigueur, le doute est vite apparu, chez tous les intéressés, salariés comme patrons, et économistes.
Depuis 1959, le fameux intéressement des salariés était facultatif. Le voici qui va devenir obligatoire dans moins de deux ans. Cette nouvelle disposition s'adresse aux PME de moins de 50 salariés (dont 11 % seulement, intéressent leurs salariés), et devrait augmenter considérablement le nombre des bénéficiaires, 4 870 000 à 2005, dernier chiffre connu, environ 8 millions n'étant pas couverts. Sarkozy, dans ce cadre, ne tient pas compte de la situation économique ponctuelle des entreprises, ce qui réservera des surprises. Un peu plus de la moitié des entreprises accordent l'intéressement à leur personnel, Sarkozy vise par conséquent un quasi doublement. Il s'agit là du remplacement des augmentations de salaires par un autre procédé. Il n' y a qu' un hic, l'intéressement s'avère très variable d'un employeur à l'autre. Parfois, son montant est presque, symbolique, car il est fonction des résultats.
Le fisc gagnant
Si les PME ne signent pas d'accord d'intéressement, c'est du fait qu'ils sont contraignants sur trois années. Dans l'univers mondialisé, la visibilité des carnets de commande sur une période triennale, relève de l' aléatoire. Comme l'intéressement est déjà en soi avantageux fiscalement, les grandes entreprises sont engagées depuis longtemps dans le système. Celles que Sarkozy veut appâter en plus avec un crédit d'impôt de 20 % se trouvent dans des secteurs à problèmes, à trésorerie réduite. Cadeau fiscal supplémentaire ou non, elles ne s'engageront pas dans le système, car elles subiront une charge de plus sur leur compétitivité, et elles ne pourront verser des sommes suffisamment conséquentes pour des salariés, plus motivés par des augmentations classiques.
Une mesure bourrée de pièges
Celles qui sont engagées dans l' intéressement sont incitées à mieux faire par un crédit d'impôt de 20 %, sur les sommes versées en plus uniquement, ce qui en limite fortement l' aspect positif. Le gouvernement fait un geste au rabais, qui aboutira sans doute à un flop majeur. D'autant plus que la plupart des syndicats, directement concernés, puisqu'il y a obligatoirement accord d'entreprise sur un tel sujet, préfèrent les augmentations salariales, plus sûres. Dans ce domaine, Sarkozy a fait miroiter qu'il allait contraindre le quart des entreprises de plus de 50 salariés n' ouvrant pas de négociations salariales annuelles à en passer par là. Or, il n'y a aucune obligation de résultats. Ce qui rend « l'obligation » illusoire, et partant, les sanctions financières brandies nulles et non avenues,
L'autre geste spectaculaire, sur la fin du blocage de l'argent de la participation, est bourré de pièges. D'abord, l'épargne quelque peu « forcée » du système est détruite, ce qui n'aura pas que des avantages. En effet, première répercussion négative, le régime fiscal change. Les sommes immobilisées cinq ans sont à ce terme exonérées d'impôts sur le revenu. Pas celles utilisées sur l'année, qui seront fiscalisées. Certes, ce sera au choix du salarié, lequel est souvent dans l'obligation de recourir à toutes ses disponibilités, en cas de « coup dur », ou qui préfère parfois les placer. Il sera donc perdant, au profit du fisc. La générosité de Sarkozy profitera à Bercy. Ensuite, les fonds de la participation, avant leur versement, alimentaient les dispositifs d'épargne retraite. Qui perdront une grande partie de cette ressource. Au moment où les retraites sont menacées. Les pensionnés ne diront pas merci à Sarkozy.
Alexandre MARTIN National Hebdo du 5 au 11 juin 2008

SARKOZY, PRÉSIDENT OU PREMIER MINISTRE ?

• Plus de petit déjeuner des leaders de la majorité pour Fillon. « S'il veut les inviter, il peut faire ça le soir ou le week-end. » Réunion des directeurs de cabinet des ministres boycottée par au moins un sur deux. Aucune initiative gouvernementale en matière de loi ne lui est laissée. Organisation d'un G7, 7 ministres n'ayant pour patron que Sarkozy chargés de le court-circuiter. Montée en puissance de Xavier Bertrand, éventuel remplaçant. Heurts quasi quotidiens entre Matignon et l'Elysée. Quasi interdiction de voyages à l'étranger alors que le Président multiplie les voyages. Délestage de la direction de la réforme de la Constitution de Matignon à l' Elysée. Etc. Etc. Voilà quelques-uns des éléments des dernières semaines relatifs à François Fillon. Gaulliste godillot, puis chiraquien godillot, François Fillon a l'habitute d'encaisser. Son parcours, il l'a réalisé haut la main, marche par marche. Il n'est pas énarque, il n'a pas de grand diplôme. Il est permanent politique depuis sa prime jeunesse. Il a appris à encaisser et à entendre. Si Nicolas Sarkozy s'attendait à une erreur, à un éclat, à une saute d'humeur, il s'est trompé. Ce sera à lui de virer Fillon et à personne d'autre.

Dans la logique des Institutions, le premier est élu, le second est nommé: C'est là toute la différence, sauf que Fillon a la confiance des élus, étant un élu lui-même. On l'a vu dans l'affaire du référendum sur la Turquie dans l' Union européenne. Une décision adoptée contre l'Elysée à la suite de l'intervention de quelques députés qui ont refusé de se coucher, tel Jean-Luc Warsmann, pourtant guère connu pour son « droitisme » (en son temps, il avait voté diverses mesures Aubry). Comme le disait si bien Jean-Louis Borloo, « Sarkozy est le premier responsable de la Ve République qui, pour être Premier ministre, soit passé par la case Elysée ». Comme s'il voulait concentrer tous les pouvoirs, très loin de la fonction définie par Charles De Gaulle : un rôle régalien, au dessus des partis et des hommes, des fratries et des coteries. En charge de la politique étrangère, de la Défense et bien peu du quotidien. Définissant quelques grandes impulsions, donnant quelques grandes lignes mais n'apparaissant pas comme le pompier de service, des pêcheurs du Guilvinec jusqu'aux victimes de tel ou tel accident. Cette chute dans les sondages, il en est le principal responsable et à la fois la principale victime. Même s'il aimerait bien faire porter le chapeau à Fillon le rusé, Fillon l'édredon.
National Hebdo du 5 au 11 juin 2008

mercredi 28 mai 2008

SARKO LE SOCIALISTE

Nicolas Sarkozy continue dans sa lancée dans le développement du socialisme en s'intéressant tous azimuts à des problèmes qui relèveraient normalement du marché privé.
C'est ainsi qu'il a demandé à Henri Novelli, secrétaire d’Etat, de « mettre le paquet » sur le petit commerce. Ce secrétaire d'État prépare donc un plan d'action : campagne de communication de trois ans en faveur du commerce de proximité, hausse du budget du fonds de soutien aux petits commerces, création d'un conseil d'orientation de la politique en faveur du commerce de proximité ou encore triplement de l'objectif de réhabilitation des centres commerciaux dans les zones sensibles.
L'on reconnaît tous les stigmates du socialisme ordinaire dans cette liste insupportable.
Intervention abusive de l’Etat qui catalogue les entreprises en diverses catégories afin soi-disant de s’en occuper successivement.
Dépenses de communication abusives avec impôts et chômage à la clé.
Création d’organismes nouveaux générateurs de désordre supplémentaire en même temps de richesse abusive pour les dirigeants.
Simultanément, le pouvoir qui se plaint sans cesse de la crise du logement y compris dans le parc privé, continue à attaquer le logement en lui imposant des formalités et des coûts supplémentaires.
En 2012, les annonces immobilières devront indiquer la « performance énergétique » des maisons et appartements. Le diagnostic correspondant (DPE) est déjà sinon obligatoire tout au moins vivement conseillé ; Il s’ajoute aux innombrables documents qui doivent être présentés lors des signatures.
Tous ces artifices ont des coûts très substantiels qui raréfient les logements ou les rendent plus onéreux.

Michel de Poncins

samedi 24 mai 2008

« C'EST CA, FAIRE DE LA POLITIQUE...»

Nicolas Sarkozy a annoncé le 15 mai, au soir de la nouvelle grève des enseignants, un projet de loi instaurant un « droit à l'accueil des enfants » dans les écoles primaires les jours de grève, et prévoyant que « les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance ». Cette annonce a naturellement provoqué des réactions indignées de la gauche et des syndicats, qui ont dénoncé une insupportable atteinte au droit de grève. Et il c'était à qui crierait le plus fort il sur ce thème, tandis que Bertrand Delanoë, se faisant le porte-parole des maires socialistes, affirmait qu'une telle loi serait anticonstitutionnelle, car contraire à la libre administration des communes. C'est à l'employeur de s'occuper de l'organisation d'un service minimum, souligne-t-il, et l'employeur c'est l'Etat, qui ne peut pas transférer ses responsabilités sur les communes.
Il est amusant de constater que les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy continuent d' être l'objet de vives polémiques, alors qu'il est désormais abondamment prouvé que ce ne sont que des effets d'annonce, et non des projets réels.
Surtout quand le principal intéressé le dit lui-même. Pas de cette manière, mais ça revient au même.
La veille de la grève, Xavier Darcos avait déclaré qu'il ne s'agissait pas seulement d'une grève des enseignants, mais aussi d'une grève des maires socialistes, qui refusent d'organiser le « service minimum d'accueil » (SMA). D'où, évidemment, une polémique avec la gauche. Au conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a félicité son ministre de l'Education, déclarant, selon un membre du gouvernement : « C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la le politique! »
Faire de la politique, ce n'est pas résoudre les problèmes, c'est faire des annonces suscitant des réactions politico-médiatiques qui vont détourner l'attention du problème ... D'où la multiplication ahurissante des annonces de Sarkozy, puisqu'il faut en inventer de nouvelles chaque fois que le problème, qui demeure intact, réapparaît sur le devant de la scène.
Yves Daoudal National Hebdo du 22 au 28 mai 2008.

LE FAUX "SERVICE MINIMUM" DE SARKOZY

La grève de l'Education nationale a été l'occasion renouvelée d'une bataille de chiffres entre syndicats d'enseignants et ministère. D'un côté, on parle de 65% de grévistes, de l'autre on estime les cessations de travail au quart ou au tiers des personnels concernés. Succès ou semi-échec, les commentaires sont à côté des réalités. Le seul décompte qui importe est celui du nombre d'enfants qui ont été privés de leur journée de classe ordinaire. Celui-là n'est fait par aucun des ,deux camps. Et, du coup, on tombe dans un remarquable dialogue de sourds entre l'opinion et ceux qui s'adressent à elle, en première ligne, le chef de l'Etat Sarkozy, qui joue la fermeté avec une annonce dénuée de base concrète.
Le dénombrement des grévistes dans la Fonction publique en général, dans l'Education en particulier, relève de l'exploit. Il y a des gens sur place qui ne travaillent pas ou ne peuvent travailler, du fait de l'absence d'un autre collègue. Ou de la désorganisation d'un service. Cette évidence échappe à Sarkozy, manifestement. Il a voulu effacer l'effet de l'ampleur de la grève et de ses cortèges, lesquels, sans être « révolutionnaires », ont revêtu une importance certaine. Le feu-follet institutionnel a donc proclamé le « droit à l'accueil » obligatoire dans toutes les communes. Ce qui signifie que du personnel communal remplacera les grévistes, les enfants se retrouvant de la sorte en garderie. Les cours ne sont pas assurés en cycle élémentaire, et les éléments pédagogiques instillés en maternelle disparaissent de même.

Classes moyennes exclues
Cette garderie verra sa « charge financière assurée par l'Etat ». Comment ? Par le transfert des sommes retirées aux grévistes déclarés. Bien entendu, cela ne peut correspondre, et les commentateurs ne l'ont pas relevé. D'abord, parce que très peu de grévistes suffisent à paralyser une école entière. Dans ce cas l' établissement ferme. Les parents alors réagissent à leur façon. L'expérience montre que selon le cycle suivi par l'élève, la présence des enfants en « service minimum d'accueil », quand il existe, varie de 5 % à 35 % (plus l'enfant est âgé, moins ses parents recourent à cette garderie d'exception). De nombreux problèmes pratiques en résultent, s'agissant de cantines, d'assurances, d'aptitudes du personnel communal pour la surveillance des plus jeunes, et autres. Le ministère de l'Education nationale a jugé probant l'accueil de 2 837 communes « volontaires» lors de la grève du 15 mai. Environ 10 % des communes concernées. Or, les villes les plus importantes, à majorité de gauche, se refusent à faciliter la « garderie spéciale» .
Par son « service minimum », Sarkozy ne supprime pas les effets les plus graves d'une interruption de l'enseignement, les cours non assurés, et en pratique jamais rattrapés. Il accentue les discriminations envers les classes moyennes, car il a cru bon de motiver le « droit à l'accueil » par cette considération discriminatoire : « Le droit au travail pour les familles qni n'ont pas les moyens (de faire garder leurs enfants) doit être garanti.» Comment mesurera-t-on cette « absence de moyens » ? Sarkozy, contrairement à ce qu'ont dit les syndicats d'enseignants, n'attaque pas le droit de grève dans les écoles, collèges et lycées, il armonce une mesure destinée à le rendre plus supportable, c'est tout. Son attitude n'est pas claire. En fait, il n'a pas la capacité de mobiliser l' ensemble des communes, avec ou sans une loi, pour cet « accueil », si limité soit-il.
Sur le fond, le problème des effectifs suppose une réforme totale de l' enseignement, non envisagée par les pouvoirs publics. Leur catalogue de mesures entrainera une guerre de positions acharnée, très longue, et qui ne changera pas grand chose. L'augmentation des rémunérations sur la base de la défiscalisation et de l'exonération des charges sociales des heures supplémentaires, montrera très vite ses limites restreintes. Sarkozy a le pouvoir de faire ployer le mammouth. Il n'en a pas la capacité.
Le domaine de l'Education ne souffre pas d'une communication "gesticulatrice", mais suppose le courage tranquille et modeste, accompagné d'une connaissance parfaite des dossiers. Malheureusement, la compétence requise n'est pas au rendez-vous!
Alexandre Martin National Hebdo du 22 au 28 mai 2008

mercredi 21 mai 2008

SUR LE DOS DES ENFANTS

Le 10 mai, Nicolas Sarkozy a présidé dans le jardin du Luxembourg à Paris, une nouvelle cérémonie de repentance, dite de commémoration « des mémoires de la traite négrière, de l' esclavage et de leurs abolitions ».
Naguère, le même Nicolas Sarkozy proclamait : « La mode de la repentance est une mode exécrable. Je n'accepte pas que l'on demande aux fils d'expier les fautes des pères, surtout quand ils ne les ont pas commises. Je n'accepte pas que l'on juge toujours le passé avec les préjugés du présent. Je n'accepte pas cette bonne conscience moralisatrice qui réécrit l'histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation. »( discours de Caen, 9 mars 2007)
Ce qu'il n'accepte pas, c'est précisément ce qu'il a fait samedi.

Après la Shoah, l'esclavage
L'esclavage, a-t-il dit, « est une blessure profonde qui pèse encore sur nos consciences ». Et « les mémoires portent le poids de cette histoire », car « il existe encore aujourd'hui, des inégalités qui trouvent leurs origines dans cet héritage si douloureux ».
Par ces paroles, le président de la République donnait raison au lobby raciste le CRAN, qui avec d'autres « organisations noires » du même acabit manifestaient au même moment en d'autres endroits de la capitale, précisément contre les inégalités soi-disant dues à l'esclavage. Il donnait raison aussi aux prétendus « Indigènes de la République » qui, deux jours plus tôt, manifestaient leur haine des « souchiens », célébraient la victoire du « peuple vietnamien » à Dien Bien Phu, dénonçaient la République raciste et coloniale et la « suprématie blanche et chrétienne ».
C'est le 10 mai 2001 que l'Assemblée nationale a héroïquement reconnu l'esclavage comme un « crime contre l'humanité ». En 2005, sur le conseil du comité ad hoc qu'il avait nommé, Jacques Chirac décrétait que ce jour serait désormais celui de la commémoration de l'esclavage. Mais la gauche et les lobbies antiracistes boycottaient ce 10 mai, considérant que la date adéquate était le 23 mai, date d'une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40 000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de La Réunion. En outre, le 10 mai de repentance ternissait le souvenir du glorieux 10 mai 1981...
Eh bien Nicolas Sarkozy a annoncé que désormais le 23 mai serait « une journée commémorative » de l'abolition de l'esclavage « pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-mer de l'hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux ». Comme, en France, il n'y a eu d'esclavage qu'Outre-mer, le 10 mai n'a plus guère de raison d'exister, si tant est qu'il en est eu. Mais officiellement il y a désormais deux dates de commémoration de l'esclavage en France, ce qui est proprement extravagant. Car si l'esclavage a été répandu sur toute la surface de la terre, et s'il existe toujours (dans des pays que le président de la République, se garde bien de citer), la traite négrière n'en a été qu'un aspect très partIculier, et il est terriblement injuste de faire ainsi de notre pays le plus grand coupable, alors qu'il fut celui qui lutta le plus contre l'esclavage, partIculièrement par la... colonisation.
Et ce n'est pas tout. Il ne suffit pas d'expier rituellement chaque année, par une immonde parodie laïque des rites religieux, les péchés de nos aïeux, et de légitimer ainsi, en grattant d' anciennes blessures, les lobbies de dénigrement de la nation et de son histoire.
Non. Il faut encore en faire porter le poids par les enfants : « Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage: afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendré [engendrées, monsieur le plumitif de l'Elysée], les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique. La traite des Noirs, l'esclavage, ainsi que leur abolition, seront donc introduites dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine. »
Nicolas Sarkozy avait déjà décidé de chaque enfant de CM2 devait endosser la « mémoire » d'un enfant juif victime de la Shoah. Face au tollé, il avait reculé. Mais cela ne l'empêche pas de continuer. On croyait que l'école primaire était faite pour apprendre à lire, à écrire et à compter. On croyait qu' il y avait bien du travail à faire pour que cela redevienne réalité. Mais non. Il importe d'abord que les enfants de l'école primaire soient accablés par le poids de l'histoire. Qu'ils se sentent coupables de la Shoah et de l'esclavage au lieu d'apprendre d'abord un peu de piété nationale, de fierté d'être Français.
Car c'est cela, l'histoire de leur pays, insiste Sarkozy. C'est l'esclavage, avant Clovis et saint Louis, avant Jeanne d'Arc et Louis XIV. Ou à la place. Car une fois de plus, dans son allocution, Nicolas Sarkozy s'est exprimé comme si l'histoire de France commençait en 1789, quand la Révolution a instauré les « valeurs » de la France, celles du « philanthropisme » des Lumières ... On se repentira de l'esclavage et on chantera la gloire de la Révolution. En oubliant soigneusement, par exemple, que tant de négriers étaient d'impeccables républicains et de vénérables frères de ces loges où s'élabore la conscience philanthropique de la République.
Quant aux Vendéens, qui ont bénéficié de façon très spéciale du philanthropisme révolutionnaire, ils attendront encore longtemps que la République se repente de leur génocide.

La sélection des mémoires
Car on sélectionne soigneusement les devoirs de mémoire. Et c'est ce qui rend absurde ce que dit ensuite le président de la République : quand les Français auront « compris » cette histoire, elle « deviendra notre histoire commune, l'histoire de tous les Français, pas simplement l'histoire d'une partie d'entre eux », et alors « l'ensemble de la société s'en trouvera apaisé ». Car « le devoir de mémoire ne peut souffrir des concurrences et des clivages. Il ne peut pas y avoir de clivages. Le devoir de mémoire doit nous rassembler ».
C'est très exactement le contraire qui se produit. En sélectionnant des « mémoires » particulières, on exacerbe le sentiment victimaire, moteur des lobbies subversifs qui s'en servent comme aliment du communautarisme et comme prétexte pour attaquer la France et salir son histoire.
On constate que ce même 10 mai, SOS Racisme a lancé un appel, signé par une multitude d'artistes, d'écrivains et de politiciens, « à donner enfin une place digne de ce nom dans les programmes scolaires à l'enseignement de l'histoire de la colonisation et de celle de l'esclavage, parties intégrantes de l'Histoire de France ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. Nicolas Sarkozy est le président de SOS Racisme et de tous les lobbies de l'Anti-France.
Yves Daoudal National Hebdo du 15 au 21 mai 2008.
daoudaI@fr.oleane.com

Recherche impossible

Le social à la Sarkozy s'apparente à un bulldozer qui détruit et creuse, sans boucher les trous. Ainsi avec la suppression de la Dispense de Recherche d'Emploi - DRE pour les "séniors" à partir de 57 ans six mois, ce qui mettait les personnes en cause sous le couvert de formules les menant à la retraite, tout en les faisant disparaître des fichiers du chômage. Compte tenu de la trop grande proportion de salariés (400 000 !) concernés, il fallait certes faire quelque chose. Mais une fois de plus la charrue a été mise avant les bœufs. Pratiquement aucun employeur n'embauche de salariés "âgés", sauf à être dûment subventionné. Le seul dispositif incitatif existant a abouti, malgré une campagne tonitruante, à 20 (vingt) embauches en plus d'un an. Sarko va donc transformer en assistés les personnes qui étaient susceptibles d'être couvertes par la DRE ?

National hebdo du 24 au 30 avril 2008

Quand Sarko n'est pas réactif


• Le dossier Alitalia est embourbé en raison des exigences de licenciements massifs d'AirFrance-KLM en cas de reprise. Le gouvernement de gauche, aujourd'hui évincé, était apparu capitulard sur l'aspect social du dossier, et Berlusconi l'avait souligné au cours de sa campagne. Remis en selle par les élections, Berlusconi s'est adressé à Sarkozy pour qu'il contribue à une solution acceptable par tous. Sarkozy est resté sourd. Avec rapidité, Berlusconi a trouvé la parade en entamant des négociations avec le président russe Poutine, afin d'assurer le financement nécessaire au sauvetage de la compagnie aérienne italienne.

Quand Speedy Sarko fait la limace, il se fait coiffer au poteau, et les « relations privilégiées » avec Berlusconi en prennent un sale coup.

National hebdo du 24 au 30 avril 2008


mardi 20 mai 2008

MISSION BETANCOURT :

L'ECHEC GROTESQUE
La « mission humanitaire » dépêchée le 2 avril en Colombie pour secourir Ingrid Betancourt s'est terminée le 8 par un échec. La France et les deux autres pays embarqués dans cette galère (l'Espagne et la Suisse) n'ont pu faire autrement que « prendre acte de la décision du secrétariat de l'état-major central des Farc de rejeter la mission médicale qui était destinée à venir en aide à Ingrid Betancourt et aux autres otages les plus affaiblis ».
Les terroristes communistes ont en effet refusé la mission médicale, à cause de , « la mauvaise foi d'Uribe envers le gouvernement français ». En clair, ils redoutent que le président colombien se serve d'une telle mission pour repérer leurs camps.
On se souvient que, déjà, fin mars, la France avait envoyé un avion médicalisé en Guyane, après les informations selon lesquelles Ingrid Betancourt était quasiment mourante (avant que Kouchner dise qu'elle n'allait peut-être pas si mal qu'on le pensait...). L'avion était reparti de Guyane au bout de deux jours ...
Toute cette agitation, coûteuse, n'a aucun sens. Elle est commandée par la popularité artificielle de la sénatrice colombienne en France, par le tam-tam politico-médiatique monté autour du fait qu'elle a eu la nationalité française (par mariage avec un homme dont elle est divorcée). Nicolas Sarkozy veut donc se mettre en avant et apparaître comme le sauveur d'Ingrid. A tout prix, à n'importe quel prix. En reconnaissant des terroristes communistes comme des partenaires. En acceptant de recevoir en France ceux qui seraient libérés par Bogota en échange d'Ingrid ...
Mais il risque fort de faire les frais de cette sinistre farce, et cela a commencé. Chaque fois qu'il prend une initiative, c'est un fiasco. Parce qu'il ne sait pas de quoi il parle.
Pour en rester à la « mission médicale », il ne sait pas que les terroristes colombiens n'ont jamais, absolument jamais, permis la moindre opération de ce genre. Même sous l'égide de la Croix Rouge. Pour la bonne raison que toute opération de ce genre les met en danger d'être repérés, alors qu'ils sont traqués par l'armée colombienne. Et c'est plus vrai encore depuis que leur chef Paul Reyes a été abattu il y a deux mois en Equateur par un raid aérien.

La naïveté et l'obsession médiatique de Sarkozy
Le spécialiste de la question interrogé par l'AFP, Alfredo Rangel, constate que la France a fait preuve de « naïveté » en pensant que la promesse d'Uribe de suspendre les opérations militaires serait suffisante pour dénouer la situation. Le gouvernement français, constate-t-il, a cherché « un bénéfice sur le plan intérieur à travers un geste médiatique ». On voit que M. Rangel connaît aussi bien Nicolas Sarkozy que les Fare ... Mais plus Sarkozy fait de gestes médiatiques, lui-même ou par l'intermédiaire de son préposé aux gestes médiatiques Bernard Kouchner, plus il s'enfonce ...
Jean-Marie Le Pen l'a souligné dans un communiqué: « Ces coûteuses opérations, à la charge du contribuable français, n'ont d'autre but que de soigner la popularité du président de la République et de son French Doctor. Mais les échecs à répétition, doublés de quelques infamies comme la promesse d'accueillir en France des terroristes! en qualité de réfugiés, ne peuvent avoir que l'effet inverse, avec en prime l' humiliation de la France sur la scène internationale. »
Yves Daoudal: National Hebdo du 8 au 14 mai 2008

lundi 19 mai 2008

HARO SUR LES PETITS COMMERÇANTS!

Le lobby des grandes surfaces a gagné
Le dernier gadget mis sur orbite par le gouvernement Fillon porte le sigle "LME". Il s'agit de la loi de modernisation économique, adoptée en conseil des ministres. Présenté par le ministre de l'Économie Christine Lagarde, le texte est inspiré par l'Élysée. Sarkozy a déclaré que les prix montaient "parce qu'il n'y a pas assez de concurrence", et "pas seulement à cause de la hausse des matières premières ". Professeur d'économie très simplificateur, le président fait lancer une loi fourre-tout, de 41 articles, touffue et contradictoire. Et qui profite aux distributeurs, contre les PME et le petit commerce.
Sarkozy a en effet découvert les fauteurs de la vie chère, Les pétroliers, les financiers internationaux, les spéculateurs sur les matières premières, le système boursier, le mondialisme ? Pas du tout. C'est le petit commerce, les fournisseurs de la grande distribution, les PME, les agriculteurs, tous sont des profiteurs de la hausse des produits de base, Cette extraordinaire découverte lui a été suggérée par Bruxelles. Sarkozy a aussitôt acquiescé.
Seulement, il y a quelques obstacles. Certes, on n'est plus en période électorale, mais il faut quand même faire attention. En particulier aux maires, qui s'émeuvent de l'inflation des hypers autour des villes. Ceux-ci ne sont accessibles qu'en voiture, ce qui n'est pas vraiment bon pour l'écologie. Et le commerce de centre-ville disparaît, créant, en plus des déserts ruraux, d'autres déserts en plein milieu de métropoles régionales. Des catégories entières d'activités sont sinistrées, et des bataillons d'électeurs lâcheront l'UMP à la prochaine occasion.
Sarkozy a donc freiné Lagarde sur les concessions faites à la grande distribution. Les ouvertures de nouvelles grandes surfaces sont facilitées, le seuil de 300 m2 passe à 1 000 m2, et cela est présenté comme un bienfait, car les « hard discounters », amateurs de cette superficie, vont, paraît-il, en profiter pour baisser les prix, au détriment de la mégadistribution. Or, ce type de magasins est contrôlé par les hypers, dont ils constituent un réseau de sous-marques. Et un maillon intermédiaire, adapté aux villes moyennes, et ne concurrençant pas les "grands" sur de très nombreux produits.

Boucs émissaires de la vie chère
La liberté de négociation des prix, thème majeur de la LME, représente un renversement complet de la politique suivie jusqu'ici. La grande distribution triomphe, même si elle attendait plus. Afin d'apaiser les PME-PMI, Lagarde a souligné la réduction des délais de paiement. Pour qui connaît les astuces de facturation, il est clair qu'une fois de plus, cette disposition restera lettre morte, d'autant que l'Etat est le premier à violer ce genre de règles contractuelles. D'autres mesures revêtent des allures cosmétiques, comme la suspension des seuils sociaux, blocages à l'embauche. Mais cette suspension, comme son nom l'indique, n'est que temporaire. Il s'agit par conséquent d'un piège, et il est douteux que les PME se précipiteront tête baissée dans le panneau.
Fidèle à ses amitiés intéressées affichées au moment de son arrivée au pouvoir, Sarkozy a choisi les grandes entreprises à caractère supra national contre la masse des petites. En dépit des divers syndicats patronaux de branches professionnelles et du MEDEF, qui sont les auxiliaires du gouvernement en la matière, la LME se heurtera sans doute à une opposition résolue de la part de ceux qu'elle transforme en boucs émissaires de la vie chère.
Alexandre Martin National Hebdo du 8 au 14 mai 2008

dimanche 11 mai 2008

Sarkozy, un soixante-huitard à l'Elysée

« Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. » Sarkozy dans le texte, entre les deux tours de la présidentielle (1). La gauche avait hurlé. Cohn-Bendit, lui, se marre. Le leader de 68 le certifie : sans Mai 68, pas de Sarkozy à l'Elysée ! Et il a raison.
Dany-Sarkozy, même combat ?« S'il y a un soixante-huitard à l'Élysée, c'est bien lui! » La formule n'est pas de nous, elle sort de la bouche de Cohn-Bendit C'était le 2 mars dernier sur le plateau de Ripostes, l'émission de Serge Moati. Ce n'était pas une révélation, seulement une répétition. Déjà pendant la campagne de soutien à Denis Baupin aux élections municipales à Paris, le leader de Mai avait lancé : « Nous avons un président de la République soixante-huitard qui a repris le slogan du "jouir sans entraves" pour lui-même et le démontre tous les jours. »
La vérité sort de la bouche des enfants de Mai. Cohn-Bendit a ouvert le bal, Bruckner, vingt ans au moment des « événements » lui succède. « Mai-68 à l'Elysée » chronique le néo-con dans les colonnes du Nouvel Observateur(2). « Fait nouveau en France, le premier personnage de l'État serait célibataire; un cœur à prendre qui décide du sort de millions de gens. Mai 68 est passé par là et ne cesse d'émettre ses effets comme une petite source d'énergie disruptive.» « Avec Sarkozy, analyse-t-il non sans lucidité, nous glissons de l'adultère classique au désordre amoureux avec le ballet probable des prétendantes et des intrigues d'alcôves. II voulait incarner l'autorité, accéder au mythe des grandes familles régnantes, il symboliserait plutôt la bougeotte sentimentale de nos contemporains, le vertige des inclinations et des infidélités . »

« Imaginez Tony Blair se remariant avec Naomi Campbell »
A l'époque, le président s'était séparé de sa deuxième femme, une première dans l'histoire de la Vertueuse République française. Jamais un chef de l'Etat n'avait divorcé depuis Napoléon, à l'époque du Directoire. « Rendez-nous une famille à l'Elysée! », s'exclamait Bruckner dans sa conclusion. On n'était pas loin du « Rendez-nous tante Yvonne ! » réclamé ironiquement par Minute(3)- Mais Cécilia n'en pouvait plus, ne se voyant pas « première dame de France » .« C'était « une femme libérée » ... Cécilia, fille de 68 qui choisit sa vie ...« Je ne me vois pas en first lady. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte. Je me balade en jean, en treillis ou en santiags. Je ne rentre pas dans le moule », avait-elle pourtant prévenu dans Télé Star en mai 2005. C'est pas si facile l'Elysée. Alors elle l'a laissé tomber.
Vint Carla, première sur la longue liste de toutes les prétendantes. Femme libérée aussi, voire plus libérée encore car plus jeune. Notre président « de droite » s'est remarié donc avec un ex-mannequin « de gauche » au passé sentimental pour le moins mouvementé et au tempérament non moins ardent. Imaginez Tony Blair divorçant de Cherry et se remariant avec Naomi Campbell », avait gentiment ironisé un chroniqueur du Times pour faire comprendre la situation aux Anglais. Nicolas Sarkozy restera le seul président avec Gaston Doumergue (1863-1937) à s'être marié en cours de mandat. « Si un président de la République peut être deux fois divorcé et peut se balader au bras d'une chanteuse qui crie sur les toits que baiser pendant trois semaines avec le même homme , c'est le maximum, c'est que Mai 68 est passé par là » a enfoncé le clou Dany dans Lyon capitale(4). Il ajoutera : « Avec Sarko, De Gaulle et son épouse doivent se retourner dans leur tombe! »
En effet, on le croyait fils adultérin de 1958, il se révèle parfait héritier de 1968. Pourtant, à l'époque, il n'avait que 13 ans. Nanterre, il ne l'a connu que bien des années plus tard quand il obtiendra une maîtrise de droit privé en... 1978. Deux ans après, à Sciences Po, il présentera un mémoire sur « le référendum du 27 avril 1969 ». Mais c'est plutôt sur « la révolution de 68 » qu'il aurait dû plancher.
Quarante ans après, on se rend compte à quel point la droite, du moins une certaine droite, a intégré l'héritage « moral » de ce mouvement plus libertaire que gauchiste. C'est encore Dany qui le dit, dans Forget 68(5) : « La droite est complètement imprégnée des valeurs issues de l'évolution de la société dans la sphère privée. » Défaite politique à court terme mais grande victoire culturelle à long terme, la révolte du « jouir sans entrave » a fait beaucoup de petits, dont Nicolas. « Sans ces mouvements d'émancipations des années 1960 et donc sans 1968-, poursuit Cohn-Bendit, quelqu'un comme Sarkozy n'aurait pu être élu président de la République! »

Cohn-Bendit, un « enfant de chœur » à côté de Sarko !
Dany a tout compris et se trouve l'air d'un « vrai conservateur » avec sa petite famille, un « simple petit-bourgeois qui n'a qu'un enfant avec sa femme et un autre qu'elle a eu lors de sa relation précédente » : « Nous sommes une famille recomposée, mais comparés à un Sarkozy à l'EIysée, nous sommes des enfants de chœur » ! Sarkozy, lui, trois mariages et trois enfants, de deux lits différents. En attendant la suite. last but not least. Il recompose aujourd'hui sa deuxième famille recomposée après une première tentative qui s'était décomposée. Casanova en perdrait son italien et Mitterrand son florentin. il y a seulement dix, vingt ans, c'eût été impensable. La vraie rupture sarkozyenne est là. Dans la fête au Fouquet's avec les mickeys, dans la croisière dorée sur le yacht de Bolloré, dans la Rolex au poignet, les Ray Ban sur le nez, Carla à Disney, bref tout le côté « bling bling » et paillettes des hippies devenus yuppies, passés du col mao à la chemise Armani.
Mais le plus important n'est pas forcément dans les apparences ; mais dans les origines. C'est ce qu'a bien saisi le fils Glucksmann qui publie avec son paternel, ex-révolutionnaire devenu commissionnaire, Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy(6). Dans un entretien donné au Point le 7 février, celui-là déclare: « Sans le relativisme de Mai, sans son slogan le plus fou, « Nous sommes tous des juifs allemands ; jamais il n 'aurait pu étre président de la République. 68 est une assomption du déracinement qui a donné la société " black-blanc-beur ", multiculturelle et ouverte dans laquelle nous vivons. »
Jusqu'alors, comme l'avait mentionné Jean-Marie Le Pen, la France avait toujours été présidée par des Français de souche qui savaient tâter le cul des vaches. Avec Sarkozy, c'est fini. Les paysans sont des « pauv'cons ». Pas seulement l'individu, pedzouille ou non, qui l'a apostrophé au Salon de l'agriculture, mais tous les péquenots, les Bretons, les « Français d'en bas » beaufs, ringards, dont Yasmina Reza (7) a rapporté, l'ayant suivi pas à pas durant toute la campagne, le mépris qu'il leur porte et avec quel cynisme il feint de s'en montrer proche.
L'étonnante ascension d'une Rachida Dati ou d'une Rama Yade participe évidemment de ce mouvement de « déracinement » initié en 68, poursuivi par leurs héritiers trotskistes, libertaires ou libéraux.
Certes SOS Racisme est passé par là, continuant ce travail de sape de la nation. Un certain communautarisme, promu par l'association antiraciste, importé du modèle anglo-saxon, propagé par les soixante-huitards, a imprégné la société française. « En 68, raconte Glucksmann père dans le même entretien, il y avait l'idée de la révolution, de Révolution française et donc de modèle français de révolution, mais aussi l'idée d'ouvrir les frontières, morales et physiques. » Il explique même comment des journalistes anglais et américains sur place lui disaient : « C'est fantastique, vous vous américanisez ! » Un article de journal The Economist allant même jusqu'à titrer: « Dany sauve le dollar » !

Soixante-huitard contrarié et soixante-huitard attardé
« Cohn-Bendit, ce n 'était pas la France éternelle, se souvient André Glusksmann, mais quelque chose qui se trouvait partout, à Paris comme à Berkeley... Une attitude mondialisée et mondialiste. » Le gros mot est lancé. la vérité sort encore une fois de la bouche des enfants de Mai. Nicolas Sarkozy est en train d'achever politiquement et socialement cette américanisation qui rime avec mondialisation.
De même, dans le choix de certains ministres issus du monde associatif, tels Kouchner, Hirsch ou Amara, la révolution de 68 est passée par là. Il s'agissait de se libérer de la logique verticale du pouvoir pour faire entrer la société clans l'Etat. Les soixante-huitards ont toujours lutté contre l'idée pour eux rétrograde, autoritaire, voire totalitaire que l'Etat crée la société. L'Etat source de la légitimité, politique et sociale leur semblait déjà le début de la tyrannie. C'est la rue, le pseudo-spontanéisme révolutionnaire, l'autogestion, qui constitue la société et la dynamique politique. Là comme ailleurs, il fallait être ouvert et « participatif » comme dirait Ségolène, elle aussi fille de 68 malgré ses airs de matrone austère.
« Société ouverte » contre « société fermée », « rupture » ou « révolution contre conservatisme » « liberté individuelle » contre « autorité traditionnelle », « autonomie » contre « hétéronomie ». Ce sont là les maîtres mots du libéralisme qui ont fleuri, certes de manière plus poétique, sur les murs de Paris en mai 68. Libertaires-libéraux, même slogan ! Cette Proximité terminologique et idéologique va jusqu'à la reprise du terme de « Grenelle » pour désigner une négociation en période de crise. « Grenelle de l'environnement » hier, « Grenelle de la culture » demain. Dany-Sarkozy, même combat! Quand le second dit « liquider 68 » le premier lui répond « oublier 68 » (Forget 68, titre de son livre d'entretiens). Qui des deux faut-il croire? Le « soixante-huitard contrarié » ou le soixante-huitard attardé ?
« Voyez comment l'héritage de Mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique » tonnait Nicolas Sarkozy : « Je propose aux Français de rompre réellement avec l'esprit, avec les comportements, avec les idées de Mai 68 »; « Je veux tourner la page de Mai 68. Mais il ne faut pas faire semblant. » C'était à Bercy, en pleine campagne du second tour de la présidentielle. Il y a seulement un peu plus d'un an.
1. Note pour l'Histoire: discours de Bercy le dimanche 29 avril 2007.
2. n° 2241 du 18 octobre 2007.
3. n° 23-10 du 9 janvier 2008.
4. 9 janvier 2008.
5. Entretiens avec Stéphane Paoli et Jean Viard, Editions de l'Aube, avril 2008, 128 pages, 12,90 euros.
6. DenoëL 2(X)8.
7. L'aube, le soir ou la nuit, Flammarion, 2007.
Jocelyn Delagarde le Choc du Mois - Mai 2008 -

vendredi 28 mars 2008

Sarko l'arnaqueur

Belle escroquerie : la loi sur les heures supplémentaires a été tellement bien vendue par Nicolas Sarkozy que les intéressés n'ont rien vu. Les exonérations ne portent que sur la part des cotisations sociales relatives à la Sécurité Sociale. Toutes les autres cotisations (assurance vieillesse, assurance chômage, retraite complémentaire, etc.) sont maintenues. Travailler plus pour gagner moins...

National Hebdo du 27 mars au 2 avril 2008

jeudi 27 mars 2008

Sarko, plus mauvais économiste de France ?

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, on a surnommé le ministre de l'Intérieur, « Lucky Luke, l'homme qui parle plus vite que son ombre ».

En général, pour dire des sottises ! Ainsi, début mai 2004, pour remettre à flot les finances de la France, alors qu'il venait à peine d'être nommé ministre des Finances, au cours d'une conférence de presse, restée mémorable, il avait affirmé que « l'Etat et la Banque de France sont d'accord pour que cette dernière cède 500 à 600 tonnes d'or et conserve à son bilan les plus values équivalentes. Le placement de cet argent devrait lui permettre d'augmenter le dividende versé à l'Etat de 100 millions dès la première année et de 200 millions au bout de cinq ans ».
Des mesures qui avaient fait tousser, mais qui, heureusement - Sarkozy ayant démissionné en novembre - n'étaient réalisées qu'en partie.
Ainsi au cours de l'année 2004, les réserves d'or de la Banque, n'ont diminué que de 40 tonnes. Elles représentaient au premier janvier 2005 : 2.984,7 tonnes.
Or, en mai 2004, l'once d'or valait 388 dollars. Un an plus tard, au 20 juin 2005, la même once d'or dépasse les 440 dollars. Soit une différence de 52 dollars par once.
Sachant qu'une once pèse 28,35 grammes, on voit ce qu'aurait coûté en moins values l'idée géniale de Sarkozy, si elle avait été réalisée !

National Hebdo du 7 au 13 juillet 2005

mardi 11 mars 2008

M. Sarkozy, l’immigration et le Front National



Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN :





A Toulon, le président de la République vante une nouvelle fois sa politique d’immigration et justifie le fait que « la société française fasse venir ceux et celles dont elle a besoin ». Il ne se demande pas si les sociétés d’origine n’en ont pas beaucoup plus besoin que la société française. Des médecins britanniques, dans le dernier numéro de la revue The Lancet, se demandent si le fait d’importer d’Afrique des professionnels de santé ne devrait pas être considéré comme un crime. L’histoire jugera sévèrement les inventeurs de la traite des hommes et des femmes du XXIe siècle. D’autre part, M. Sarkozy se félicite d’avoir réduit l’influence du Front National qui a « empoisonné le débat politique pendant des années ». Mais le médecin qui fait un diagnostic n’est pas le responsable de l’épidémie. Le Front National n’a jamais empoisonné le débat. Il a dénoncé les poisons répandus dans la société par ceux qui ont la charge de la protéger. Il continuera de le faire, sans se laisser abattre par d’éphémères aléas électoraux appartenant déjà au passé. Et il donne rendez-vous à M. Sarkozy pour les prochaines échéances.

mardi 26 février 2008

Sarkozysme et socialisme

Le Président Sarkozy est encore tout nouveau et de plus en plus fringant. Il proclame une rupture qu'il se garde bien de faire ; élu par des voix de droite, il était invité à rompre avec le socialisme et il a donné le pouvoir à un ensemble de socialistes confirmés. Tout en gesticulant beaucoup, il a fait progresser ce socialisme à grande vitesse et, à ce moment du parcours personne n'ayant essayé de le faire, un premier inventaire s’impose. La liste des mesures est impressionnante.

Par exemple, la consolidation et l'extension des droits opposables, cette machine tout à fait redoutable qui peut conduire à une sorte d'obligation du socialisme puisque l'État s’oblige juridiquement à intervenir dans une foule de domaines qui devraient être laissés au marché. Il y a bien sûr au premier chef le droit au logement opposable en vertu de la loi Dalo entrée en application le 1er janvier 2008. On parle déjà de nouveaux droits opposables à créer comme le droit opposable aux crèches et c'est loin d'être fini !

Dans un autre domaine, citons la quasi renationalisation de Suez. La fusion projetée avec GDF aboutit à une nationalisation puisque l'État s'est réservé une « golden share » lui permettant de décider ce qu’il veut contre la volonté des actionnaires. Également en chargeant Suez du personnel quasi fonctionnarisé de GDF, il va plomber les résultats futurs de l'ensemble.

Quant à la politique industrielle nous la voyons s'étaler en majesté avec ces jours-ci l'intervention de l'État dans des affaires purement privées comme les problèmes d’Arcelor Mittal en Lorraine ou ceux de Michelin qui veut fermer l'ancienne usine Kléber à Toul.

Au titre de la marche forcée vers le socialisme, il faut ajouter le blocage des loyers. La France sort péniblement de la loi de 1948. Sous prétexte de développer le pouvoir d'achat, le Président a décidé de freiner considérablement la hausse des loyers ; cette décision a un parfum de lutte des classes, puisque les locataires sont considérés comme plus intéressants que les propriétaires !

Idem pour l'abus de ce que les énarques appellent dans leur langage fleuri les « dispositifs » qui correspondent à la pratique des compteurs. En agissant sur tels ou tels des robinets de l’usine à gaz universelle, l'on créerait de la richesse là où il y en a pas. Il faut rattacher à cette pratique tout à fait négative la déduction de certains intérêts pour l'achat des biens immobiliers qui favorisent certains et en défavorisent d’autres. En quoi cela peut-il améliorer le sort de tous, sinon au profit de quelques-uns qui d’ailleurs n'en n'ont peut-être pas besoin ?


Il y a aussi le déplacement de l'argent comme si en déplaçant 87,3 % que possédait l'État. Les 5 milliards, censés représentés par cette vente, doivent servir au financement des universités. Le Président a bien dit aussitôt qu'il n'était pas question de privatiser les universités et il est certain que l'argent sera perdu dans le déficit abyssal de ces universités et le désordre de leur gestion. Pire encore, cette vente s'est faite dans l'obscurité puisque personne ne sait qui a acheté et que probablement ce sont des organismes plus ou moins étatiques qui sont venus aux ordres. Ce fut sans doute une vente à soi-même.


L'État dans le désordre coutumier continue, comme avant, à dépenser à tout va dans le monde entier. Comme tout pouvoir socialiste il est donc conduit à taxer partout pour chercher des sous. Voici en vrac quelques pistes utilisées ou en voie de l’être.


Une nouvelle taxe sur les paris hippiques a été prévue dans le cadre du collectif budgétaire. Les 250 communes et groupements de communes disposant d'un hippodrome toucheront 0,1 % du montant des paris des courses organisées sur leur territoire et bien entendu cet impôt sera enlevé des gains des parieurs. Ce tout petit impôt est appelé à de l'avenir, car il est un principe absolu de la République fromagère : un petit impôt deviendra grand.

L'assemblée a adopté un amendement qui met à contribution les stock-options et les actions gratuites. À leur attribution, les options feront l'objet d'une cotisation patronale de 2,5 % de la valeur des actions sur lesquelles elles portent. Le taux sera de 10 % pour les distributions gratuites d'actions. Enfin une cotisation salariale de 2,5 % sur la plus-value d'acquisition est aussi instaurée. À signaler aussi qu'en 2008 les dividendes reçus par les actionnaires paieront deux fois selon un mécanisme qui est très compliqué à expliquer.

Au milieu de ce tableau désolant des progrès du socialisme, il faut ajouter un nouveau droit de préemption accordée aux maires ; jusqu'à présent les maires avaient un droit de préemption à exercer lors des achats immobiliers, ce qui est très déjà une anomalie destructrice du marché du logement. Maintenant, sous prétexte de leur donner le droit de veiller sur les changements de fonds de commerce, ils ont un droit de préemption sur les baux commerciaux : c'est une nouvelle atteinte grave aux droits de propriété.

Il est sûr que, si le nouveau président avait voulu réellement dans son coeur faire la rupture, il devait et pouvait dans les deux mois qui ont suivi son élection et, après juste quelques jours de repos dans des conditions classiques, supprimer une grande quantité de dépenses et plusieurs impôts majeurs ce qui aurait amorcé la véritable rupture avec le socialisme.

Tout ce qu’il a fait jusqu’ici montre que son cœur penche à gauche. Il est à craindre, en plus, que la chute dans les sondages ne conduise les énarques qui l’entourent à renforcer encore ce comportement, ceci au grand détriment du pouvoir d'achat des Français.


Michel de Poncins

http://www.libeco.net/magazine.htm

jeudi 14 février 2008

Sarkozy au CRIF

Encore une première de Nicolas Sarkozy : il était hier soir au dîner annuel du CRIF, l’un des grands rendez-vous politico-mondains de l’année. Jusqu’ici, seul le gouvernement était représenté, par le Premier ministre et des ministres, de plus en plus nombreux au fil du temps. Hier il y avait le président de la République, le Premier ministre, et une vingtaine de ministres... Du côté de l’opposition, chacun a remarqué la curieuse manière de Ségolène Royal arrivée ostensiblement après les discours...
Nicolas Sarkozy a parlé une nouvelle fois de sa conception de la laïcité. Il a dit que la morale religieuse et la morale laïque sont « complémentaires », ce qui est stupide, et que « le drame du XXe siècle n’est pas né d’un excès de l’idée de Dieu mais de sa redoutable absence », ce qui est nettement plus intelligent.
Et il a fait une annonce, bien entendu. Sa nouvelle invention, c’est que tous les enfants de CM2, à partir de la rentrée prochaine, se verront « confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah ». Ils « devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. »
Sans commentaire, évidemment (voir le dernier procès intenté à Jean-Marie Le Pen).
Le président du CRIF, Richard Prasquier, a remercié Nicolas Sarkozy d’avoir « prouvé son amitié pour Israël » et a déploré qu’Israël soit « le seul Etat membre de l’ONU menacé de destruction, alors que peu d’Etats de la planète ont une telle légitimité historique ».
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il se rendrait en Israël en mai pour le 60e anniversaire de la création de cet Etat.

Source : le blog d'Yves Daoudal

dimanche 10 février 2008

La trahison et le mensonge


336 députés, 265 sénateurs français ont scellé, jeudi, le destin de la France institutionnelle par un OUI européen et massif au traité de Lisbonne. Un vote par lequel la France n’a pas « fait son retour vraiment en Europe », comme le dit le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, mais s’y est politiquement dissoute.
Certes, la politique n’est pas le tout, ni même peut-être le principal, d’un pays, d’une nation. Elle en est du moins l’une des expressions les plus visibles, et sa représentation officielle.
Or, le traité de Lisbonne reconnaît une personnalité morale à l’Union européenne, lui concédant donc la qualité d’Etat ; d’un Etat qui, par son mode de fonctionnement et ses lois, est au-dessus – et comment en serait-il autrement ? – des Vingt-Sept qui, pour l’heure, le composent. Face à cette réalité, l’affirmation sarkozyste sur la non-constitutionnalité du traité de Lisbonne, par ailleurs contraire à une réalité qu’affirment les principaux responsables politiques européens, apparaît pour ce qu’elle est : un misérable tour de passe-passe.
De ce fait, les représentants du peuple français, en adoptant ledit traité, ont commis, à l’égard du peuple français, et donc de la France, une trahison. Une trahison, car ils ont agi sans mandat. Mieux ! ils ont agi contre la volonté exprimée par le peuple souverain le 29 mai 2005, qu’on vient de lui imposer, par un mensonge, mais quasiment mot pour mot (voir notamment en page 4).
Les pseudo-opposants socialistes ont marqué, par leur vote positif ou même leur abstention, que leur revendication d’un référendum n’était pas fondamental. D’ailleurs, comme le soulignait récemment, avec honnêteté ou cynisme, Rama Yade (Présent du 7 février) : « Ce référendum a déjà eu lieu lorsqu’en mai, les Français ont choisi Nicolas Sarkozy. »
Une affirmation qui vient confirmer la réalité des faits face aux gesticulations politiques, et qui souligne que le rassemblement promis par le candidat Sarkozy – et dont on sait aujourd’hui qu’il se définit comme ouverture – n’était qu’une tromperie destinée à obtenir le suffrage d’un maximum d’électeurs, y compris de ceux qu’en réalité tout oppose, et auxquels le candidats de l’UMP a voulu faire croire, tour à tour, qu’il épousait, plus ou moins, leur façon de voir.
Il ne s’est donc trouvé au Parlement (d’où, comme on le sait, le Front national est absent) quasiment que les souverainistes, les communistes et quelques Verts pour s’opposer à ce tragique abandon.
L’Histoire jugera sans doute durement cette page du 7 février 2008. Mais elle porte déjà sa condamnation dans une déclaration d’un responsable de l’UMP (qui semble l’avoir oubliée), à l’occasion du Conseil national du 9 mai 2004.
Celui-ci déclarait alors :
« Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec.
« Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
« Si nous croyons au projet européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
« Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté européenne et la communauté nationale ?
« Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français.
« J’appartiens à la famille gaulliste qui, à tort ou à raison, a toujours considéré le référendum populaire comme l’une des expressions les plus abouties, pas la seule mais l’une des plus abouties, de la Démocratie. »
Ce responsable politique s’appelait Nicolas Sarkozy…
OLIVIER FIGUERAS
Source : Présent

mardi 29 janvier 2008

UNE FANFARONADE

Ces jours-ci il ne faut pas se mélanger les pinceaux sur les quotas. Sarkozy veut imposer des quotas d'immigration, mais il veut supprimer les quotas sur les poissons. Les quotas d'immigration, c'est pour qu'il y ait plus d'immigrés. Les quotas sur les poissons, c'est pour qu'on en pêche moins. Sarkozy veut donc à la fois plus d'immigrés et plus de poissons. Parce qu'il veut plus de tout et faire plaisir à tout le monde : aux grands patrons comme aux patrons pêcheurs.
La différence de destin entre les deux projets est cependant de taille. Et l'on touche là de près l'imposture Sarkozy.
Imposer des quotas d'immigration, les maîtres de l'Union européenne y sont tout à fait favorables, parce que tout ce qui accroît l'immigration reçoit leur plein soutien. La Commission européenne a ainsi publié des livres verts (dont Sarkozy s'est largement inspiré) par lesquels elle donne d'avance son aval à toutes les politiques de relance de l'immigration.
En revanche, en ce qui concerne les quotas sur les poissons, vouloir y toucher est un casus belli à Bruxelles. Le discours de Nicolas Sarkozy, samedi dernier, aux pêcheurs de Boulogne, n'était qu'un pur effet d'annonce : le président de la République a beau rouler des mécaniques, il sait parfaitement qu'il raconte des histoires.

Comme la TVA sur la restauration

L'affaire ressemble comme deux gouttes d'eau de mer à celle du taux de TVA sur la restauration. En 2002, Jacques Chirac avait promis de réduire ce taux. Au lendemain de son élection, le commissaire Bolkestein avait fait savoir de façon quelque peu brutale que c'était impossible et que Jacques Chirac le savait. En 2007, Nicolas Sarkozy a fait la même promesse, et le commissaire ad hoc, un Hongrois cette fois, a fait la même réponse, en termes plus polis.
Il est impossible de réduire le taux de TVA sur la restauration en France parce que cela relève de l'Union européenne et qu'il faudrait que tous les pays soient d'accord, or ils ne le sont pas.
Pour la pêche, c'est le même cas de figure. La pêche est du domaine de la politique communautaire. En clair, cela veut dire que c'est la Commission européenne qui décide. Certes, on fait semblant d'organiser des réunions des ministres, puisque, en théorie, c'est le conseil des ministres qui décide. Le scénario est toujours le même : la Commission fait des «propositions », qui suscitent de vives critiques. Et l'on finit par se mettre d'accord, selon les bonnes vieilles règles du marchandage, sur ce que voulait en fait la Commission.
Vu l'« évolution »du discours officiel, il faut rappeler ce que disait Nicolas Sarkozy à Boulogne :
« A partir du moment où tout le monde dit que la ressource est revenue, il faut qu'on ait une réponse beaucoup plus souple sur les quotas, quels que soient les espèces et les lieux de pêche. La première chose, c'est l'affaire des quotas : il faut qu'on en sorte et on a une opportunité pour en sortir, c'est que la France va présider l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre. C'est une opportunité pour engager un dialogue très approfondi, très fort, avec la Commission. »
Le soir même, Michel Barnier, qui est pourtant un européiste patenté, et qui a été commissaire européen, se faisait docilement la voix de son maître, disant qu'il fallait une« remise à plat» des quotas.

Mais le lendemain, le commissaire européen (aux ... Transports) Jacques Barrot défendait bec et ongles les quotas définis par la Commission européenne. Et il ajoutait que la France, même quand elle présidera l'Union, ne pourra agir seule dans ce domaine: « La présidence de l'Union peut toujours inscrire à l'ordre du jour, en accord avec les autres Etats membres, une réflexion plus approfondie. Mais ce qui est vrai, c'est qu'il faut quand même bien comprendre que ça ne peut pas être une décision unilatérale, que nous sommes liés par les traités qui ont communautarisé la pêche. »Donc on ne touche pas aux quotas; et Sarkozy ne peut même pas inscrire la question à l'ordre du jour sans avoir l'accord de tous les partenaires.
Lundi matin, Michel Barnier avait repris ses esprits. Il publiait un communiqué. pour dire que« la France n'entend pas préconiser un abandon» du système des quotas mais« engager une réflexion pour sortir des difficultés actuelles de gestion des quotas et améliorer ce système en corrigeant certaines de ses faiblesses » ...
Ainsi pourrait-on aller vers une« gestion pluriannuelle » et non plus annuelle des quotas autorisés. Et le ministère de rappeler la nécessité des quotas pour assurer un prélèvement adapté sur les ressources halieutiques et permettre un partage équitable des' possibilités de pêche ...

Un coup d'épée dans l'eau de mer

Il n'est donc plus du tout question de« sortir de l'affaire des quotas », et surtout, on fait l'impasse sur l'argument que Sarkozy mettait en avant: « Tout le monde dit que la ressource est revenue. »Et cela est significatif. La Commission européenne, qui n'a eu aucun mal à se faire entendre de Michel Barnier, ne commente ni dans un sens ni dans l'autre l'affirmation du' président de la République. Elle ne dit pas : il n'est pas question de toucher aux quotas, parce que malheureusement la ressource en poissons n'est pas revenue. Ou bien: on pourrait en effet revoir le système, puisqu'il semble que la ressource revienne. On défend le dogme des quotas, parce que c'est un dogme, l'un des innombrables dogmes malthusiens de la Commission européenne, qui vise à réduire la production dans tous les domaines (y compris dans le domaine de la génération humaine, pour remplacer les Européens par des immigrés).
Ce lundi, les ministres de la pêche se réunissaient à Bruxelles. A propos, on remarque rarement l'incongruité qu'il y a à voir un ministre autrichien, un ministre slovaque ou un ministre tchèque prendre position dans ce domaine, d'autant qu'en raison de la dictature écologiste ils sont forcément favorables aux quotas les plus sévères, n'ayant aucun pêcheur parmi leurs électeurs.
"L'actuel président de ce conseil est donc le ministre slovène, qui est à peine plus qualifié, puisque la Slovénie affiche 170« navires »de pêche (la plupart de moins de 12mètres). Et bien entendu le ministre a aussitôt rappelé que les quotas sont« l'un des instruments dont nous avons besoin ». (Il faut savoir en outre que les Slovènes ont déjà publiquement fait part de leur irritation de voir Sarkozy parler sans arrêt de la présidence française du second semestre comme si la présidence slovène n'existait pas.) Le ministre allemand a embrayé sur le même thème, puis le ministre portugais ...
Bref, Sarkozy va pourfendre les quotas de pêche exactement comme Chirac est venu à bout du taux de TVA dans la restauration. Il ne restera de son coup d'éclat qu'une désillusion de plus, et quelques sourires narquois à Bruxelles.
Y.D. daoudal@fr.oleane.com National Hebdo

mercredi 9 janvier 2008

Une taxe sur internet pour financer les chaînes publiques

Pour une fois, ce n'est pas le couple Carla Bruni/Sarkozy qui fait grincer les dents des internautes, mais plutôt l'annonce qu'il a fait lors de sa « rentrée politique » concernant le financement des chaînes publiques. Le Président de la République veut supprimer la publicité sur ces chaînes. Se pose alors le financement de celles-ci, la redevance audiovisuelle ne sera pas suffisante pour combler le manque à gagner.

On connait l'attachement, et l'amitié, de Sarkozy à la Chaîne TF1 et à son ami Martin Bouygues, qui en est le premier actionnaire, mais de là à « flinguer les chaînes publiques », il y a un monde...

Nicolas Sarkozy compte sur les bonnes poires que sont les internautes pour financer le manque à gagner. Créons une taxe qualifiée de « infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».

Une excellente nouvelle pour les chaînes privées TF1 et M6, qui verraient alors leurs revenus publicitaires monter. D'ailleurs, la bourse ne s'y est pas trompée puisque, suite à cette annonce, les cours des actions des deux chaînes ont progressé de 7 et 9% à la mi journée... La suppression de la publicité sur les chaînes publiques bénéficierait à TF1 qui verrait alors ses recettes publicitaires augmenter de 18%, soit une manne financière de 500 millions d'euros.

La taxe sur les NTIC que propose Nicolas Sarkozy s'appliquerait donc sur le Chiffre d'Affaires des FAI et des opérateurs mobiles. Au final, c'est le consommateur, l'internaute, qui paiera la facture, plutôt que les revenus publicitaires.

Source : Echos du Net

lundi 7 janvier 2008

Sarközy, croisé de la religion cathodique

Pas de miracle de Noël donc pour la paix, malgré le retour des pélerins à Bethléem. Le Monde pense cepandant que Benoît XVI mise sur Sarközy pour défendre en Europe les valeurs de l'Eglise et du catholicisme et s'inquiéte de voir le même "remettre la religion qui domine au couer de la vie de la cité".

Voilà une formule admirable quand on sait quelle est la religion qui domine au coeur de ce que le journal vesperal appelle "nos cités". Et si le président d'origine cosmopolite que les Français ont choisi a constaté le 20 décembre à Rome, où il a été "installé" comme "chanoine d'honneur" de la basilique Saint Jean de Latran, que "les racines de la France sont essentiellemnt chrétiennes", au contraire de son prédecesseur qui ne voulait pas en entendre parler, on peut craindre que cela soit un leurre pour une forme religieuse de discrimination positive car il souligne d'un même souffle que "la République laïque à longtemps sous estimé l'importance de l'aspiration spirituelle", et cela dans toutes les communautés y compris judaïsme et l'islam. On aura donc du mal à nous convaincre que le président est devenu un croisé du pape. sa religion à lui, c'est la religion cathodique et aucune autre. Une religion de l'image et de l'apparence, de la surenchère et des contradictions dangereuses.

Source : Rivarol

Le plan banlieues de Fadela Amara : une imposture

2008 devrait nous éclairer davantage sur le vrai visage de Nicolas sarközy puisque Fadela Amara, secretaire d'Etat à la politique de la ville, doit présenter le 22 janvier son plan banlieues. or d'après ce que nous savons de ce "Plan respect et égalité des chances", les mesures proposées ne font qu'aggraver la politique manée par les différents gouvernements depuis plusieurs décennies en faveur des populations allogènes. Il s'agit de généraliser à tous les secteurs d'activités le principe de préférence étrangère rebaptisé discrimination positive. pour les Jeunes de cités, chouchous de leur République, sont d'ores et déjà prévues des aides de toutes sortes : soutien à la création d'entreprises (dont certaines seront forcement "parallèles"), séances de coaching, aide pour l'obtention du permis de conduire, création d'un fonds national de désenclavement des quartiers dits antiphase défavorisés et permettant la création de nouvelles lignes de bus, de tramways, voire la mise en place de taxis collectifs comme à Istanbul !

Le problème, c'est que toutes ces installations si dispendieuses peuvent à tout moment partir en fumée pour peu que les Jeunes qui ont la "rage" aient envie de s'amuser. comme ils l'ont fait un peu partout en France, et singulièrement à Strasbourg où l'on a compté plus de trois cents voitures brûlées, des abris bus endommagés et des touristes dévalisés pour la nuit de la saint Sylvestre dans ce qui constitue désormais une "nouvelle tradition" tendant à prouver toute l'affection vouée au pays d'accueil.

On ne sait rien à ce stade de la somme que coutera cet enième Plan Banlieues signé Amara mais les dizaines de milliards d'euros qui seront dépenséss en pure perte dans ce tombeau des Danaïdes ne feront qu'accroître la dette (1 200 milliards d'euros) et les deficits (43 milliards d'euros annuels) publics et pèseront sur les pensions et les salaires.

Source : Rivarol

mardi 18 décembre 2007

SARKOZY CONTRAINT D'ABANDONNER SON " UNION MÉDITERRANÉENNE "

Lors de sa visite en Algérie, Nicolas Sarkozy a, naturellement, réitéré sa proposition d'une Union méditerranéenne, qui ne suscitait au mieux que de l'indifférence polie partout où il en parle, quand ce ne sont pas de fortes réticences. Désormais c'est fini : l'Allemagne a fait capoter le projet.

Le 5 décembre, à l'occasion d'un colloque à Berlin, Angela Merkel a fait part de son « scepticisme », qui est en fait un rejet pur et simple du projet : la coopération de l'Union européenne avec les pays de l'espace méditerranéen doit être ouverte à tous les pays de l'UE et approuvée par tous, a-t-elle dit. Sinon, cela pourrait « libérer dans l' UE des forces explosives, et je ne le souhaite pas ».

Le lendemain, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés à l'Elysée, pour un sommet informel. Où il a été question de l'Union méditerranéenne. Et que s'est-il passé? Le président français s'est rangé à l'avis de Mme Merkel. Parce que ce n'est pas l'avis de Mme Merkel, c'est le dogme européiste. Et l'européiste Sarkozy a obéi. il a tout lâché d'un coup. Il a admis, non sans une manifeste irritation, que tout projet devait engager toute l'Union européenne.

L'important dans cette affaire, comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, n'est pas le fumeux et funeste projet du président de la République, mais « la nouvelle mise en évidence de la dictature eurocratique ». En effet, « le fait que les Etats de l' UE riverains de la Méditerranée n'aient pas le droit de se lier à d'autres Etats riverains de la Méditerranée montre que les Etats membres de l 'UE ne sont en fait, d'ores et déjà, que des provinces de l'unique Etat européen, dépourvues de compétence pour leurs relations avec leurs voisins -». « Voilà qui devrait ouvrir les yeux de nos compatriotes sur le fait que le traité de Lisbonne, qui consacre une nouvelle étape décisive dans la construction de l'Etat totalitaire eurocratique, est une infamie ».
National Hebdo décembre 2007

jeudi 13 décembre 2007

Les nouveaux fournisseurs de l'Elysée

Adieu Corona et tête de veau, chères à Chirac. Le nouveau président se nourrit de yaourts et de chocolats. Mais se rattrape sur le shopping de luxe. Et dans les bureaux, Internet et écrans plats fleurissent.
La dernière fois que Nicolas Sarkozy a passé la porte de Hilditch & Key, sous les arcades de la rue de Rivoli, c'était deux jours avant son investiture. Il y a acheté une dizaine de chemises. A rayures rouges, imprimées de petits carreaux, bleu clair sans motif ... Comme Karl Lagerfeld, Michel David-Weill et trois générations de Rothschild, le président apprécie le tissu souple, découpé à la main, et les boutons de nacre, vendus dans cette boutique anglaise. Prix à l'unité: 129 euros, à quoi il faut ajouter 30 euros, car le chef de l'Etat se toque de faire broder ses initiales sous la poche, à la manière des gens bien nés.
Le nouveau locataire de l'Elysée aime le luxe et ne s'en cache pas. Alors que son prédécesseur se complaisait sous les dorures du «château», appréciant la bonne chère, le service au cordeau et la tranquillité des jardins, le quinquagénaire tout juste divorcé préfère sa collection de Rolex et l'écran plat de 132 centimètres installé dans son bureau. Autre style de vie, autre ambiance. Depuis que Nicolas Sarkozy s'est installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, le palais a pris des airs de start-up. Sa directrice de cabinet se déplace en trottinette électrique sous les lambris, ses conseillers sont vissés à leurs smartphones et les plateaux-repas ont remplacé les copieux déjeuners servis dans de la porcelaine de Sèvres. «On bosse!», se rengorge Franck Louvrier, le conseiller en communication. En apparence, cette frénésie coûte cher: le mois dernier, l'Elysée a annoncé à la commission des Finances de l'Assemblée nationale que son budget s'élèverait à 100 millions d'euros en 2008, contre une trentaine les années précédentes. Mais ce triplement s'explique par l'intégration de dépenses qui étaient jusqu'à présent prises en charge par plusieurs ministères. En particulier les salaires des nombreux fonctionnaires détachés.

Coupe de cheveux à 500 euros et costumes Dior à 1 500
L'Elysée a-t-il profité de cette remise à plat _longtemps réclamée au nom de la transparence par René Dosière, député apparenté PS et auteur de «L'Argent caché de l'Elysée» (Editions du Seuil) - pour augmenter discrètement ses dépenses? «Non, répond Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Sous Chirac, elles étaient en réalité supérieures à 90 millions d'euros. Mais, comme il n'y avait pas de logiciel de gestion, les comptes n'étaient pas précis.» Incroyable, mais vrai.
Il faut dire aussi que l'ex-maire de Neuilly-sur -Seine vient de bénéficier d'une augmentation dont aucun cadre n'oserait rêver. Son salaire, on le sait, est passé de 7084 à 19331 euros net par mois, soit un bond de 172% très exactement. «Maintenant, le président paie les charges de son appartement de l'Elysée, sa garde-robe, ses vacances et ses sorties privées», jure Emmanuelle Mignon. Elle ne précise pas s'il règle rubis sur l'ongle dentifrices antigingivite et brushings parfaits, réalisés deux fois par mois par Salima, sa coiffeuse depuis dix ans. Salariée chez Alexandre Zouari (qui compte Deneuve et Adjani dans sa clientèle), elle se déplace à l'Elysée pour 300 euros en semaine, 500 le week-end. Si le président paie vraiment avec sa carte Gold ou son chéquier, alors ce sera une nouveauté dans la maison. Ses prédécesseurs, eux, étaient plutôt adeptes du liquide.
Le renflouement de sa fiche de paie devrait permettre à notre homme d'assouvir son goût pour le shopping. Comme son ex-épouse, qui prisait les virées au Bon Marché, les robes Prada et la Crème de la mer à 500 euros les 100 ml, Nicolas apprécie les meilleurs couturiers. Il n'est pas rare que sa secrétaire personnelle appelle Dior, avenue Montaigne, pour «privatiser» la boutique sur les coups de 20-21 heures. C'est là qu'il choisit ses costumes à environ 1500 euros pièce. Mais le chef de l'Etat n'est pas toujours fidèle à cette marque de LVMH puisqu'il se procure aussi des complets sur mesure auprès des frères Boglioli, tailleurs italiens distribués par les boutiques Victoire, très appréciés par Bill Clinton et Mick Jagger.


Cinquante smartphones ont été distribués aux principaux collaborateurs
Avec son nouvel et bel argent, Nicolas Sarkozy pourra aussi continuer à collectionner les stylos Montblanc et les montres de luxe qu'il porte parfois, façon «racaille», par-dessus le tissu de sa chemise. Il en possède déjà de fort jolies: Rolex Daytona en acier sur fond noir à 6 300 euros, Breitling Navitimer à 3 640 euros, Réveil du tsar de Breguet à 28 000 euros ...
En plus de ces petites folies, le patron est gourmand en personnel 341 cerbères veillent nuit et jour sur sa sécurité. C'est huit de plus que sous Chirac. «Mais Sarkozy se déplace quatre fois plus. En six mois, il a déjà fait 47 "voyages", justifie sa directrice de cabinet. Comme le nouveau président reçoit 1800 missives par jour, soit deux fois plus que son prédécesseur, il a fallu affecter douze agents supplémentaires au service de la correspondance qui en comptait déjà 107, rien que pour décacheter, trier et répondre sur papier à en-tête de la présidence. Le site Internet diffusant en boucle ses discours et les interventions de son porte-parole mobilise quatre temps pleins. Enfin, le chef de l'Etat s'est entouré de 49 conseillers, contre 45 auparavant, épaulés par pas moins de 128 secrétaires particulières. «Certains viennent du privé ... Il a fallu se donner les moyens de les attirer au palais», remarque un député UMP. Sans doute est-ce la raison pour laquelle l'enveloppe salariale des 98 contractuels est passée de 3,2 à 4,18 millions d'euros. De même, le montant des primes distribuées chaque année a bondi de 6,9 à 7,7 millions d'euros. Ainsi, l'an prochain, les charges de personnel augmenteront-elles de 13,5%, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2008.
Ce n'est pas tout. Il a aussi fallu dépoussiérer les bureaux. Deux semaines après l'investiture, un conseiller sur deux n'était pas encore connecté à Internet: un prestataire extérieur a effectué fissa les branchements sur Numericable et installé le logiciel de mails Outlook, jusqu'alors inexistant. Un ingénieur polytechnicien a été débauché du ministère de la Défense pour diriger le service informatique et assurer la sécurité des communications. Dans la foulée, cinquante smartphones de la marque HTC ont été distribués au cabinet et aux chefs des différents services. Coût de l'opération, selon nos calculs: près de 20000 euros. Une dizaine d'écrans plats Philips et Toshiba ont aussi été installés dans certains bureaux. Le porte-parole David Martinon, l'expert en culture Georges-Marc Benamou ou encore la directrice de cabinet en ont bénéficié. «Ce sont des prêts à des fins promotionnelles. L'Elysée n'a rien déboursé», plaide cette dernière.

On lui commande ses chocolats par boîtes de 500 grammes
Une chose est sûre: contrairement à Chirac, qui se délectait d'escargots à l'ail et d'agneau rosé aux fines herbes, Sarkozy ne coûte pas cher en bonne chère. «Le président n'aime pas manger: il grignote», regrette Hugo Desnoyer, l'un des bouchers qui fournissent le «château». Fromage blanc à l'aspartame, yaourts, copeaux de mimolette, oeufs à la coque ... Nicolas n'a qu'un péché mignon: le cacao. Aussi craque-t-il pour les ganaches de La Maison du chocolat, que ses intendants lui achètent par boîtes de 500 grammes. Quant aux sommeliers, ils dépriment dans la cave élyséenne. Leur boss carbure à l'Evian et ne s'autorise même pas une petite goutte pour s'endormir. Les temps ont bien changé...
Olivia Elkaim Capital dec 2007

lundi 3 décembre 2007

Nicolas Sarkozy roulé dans la farine par Hugo Chavez !

L'obsession de Sarkozy pour faire libérer Ingrid Betancourt à tout prix, et son copinage avec le sulfureux Chavez font douter de la France en Amérique latine

Mandaté par la Colombie pour permettre un échange "humanitaire" de 45 otages des Farc dont Ingrid Betancourt, Hugo Chavez, président du Venezuela, a été reçu en grandes pompes par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 20 novembre.
Quarante huit heures plus tard, on apprenait que la Colombie avait décidé de mettre fin à la médiation du président vénézuélien.
Après avoir promis d'apporter la preuve qu'Ingrid Betancourt était en vie, Hugo Chavez était arrivé les mains vides. Aurait-il roulé notre président dans la farine ? Déjà, il y a trois mois, c'est à la demande de Sarkozy, que le président de la Colombie, Uribe avait accepté de libérer Rodrigo Granda, membre très important de la guérilla marxiste des Farc.
Cette initiative n'avait suscité parmi la population colombienne "qu'incompréhension et dégout".
Pour les Colombiens, et pour la grande majorité des pays d'Amérique latine, les Farc n'ont aucunement l'intention de libérer leurs otages et Hugo Chavez les roule dans la farine.
Le rapprochement avec Nicolas Sarkozy déplait. Du coup c'est tout le rayonnement de la France en Amérique latine qui en prend un coup.
"Sarkozy perd les pédales et insulte les journalistes" était le thème d'un reportage télévisé diffusé par la chaîne péruvienne le 29 octobre. On y voyait un Sarkozy, quittant les studios de CBS, visiblement fâché et gesticulant dans tous les sens.

la France brocardée par la presse

La presse écrite a longuement relaté les mésaventures de l'Arche de Zoé au Tchad. D'une façon générale toutes les affaires dans lesquelles des Français sont impliqués sont montées en épingle.
On comprend mal comment un président européen est capable de négocier comme un vulgaire truand avec des terroristes.
La sensibilité sud-américaine est hermétique aux subtilités sarkoziennes. Pourquoi autant de compromissions pour une seule personne qui n'a de français que le nom ?
L'intérêt particulier passerait-il avant l'intérêt général ?
Jusqu'à présent, la France était aimée et respectée sur tout le continent sud-américain. La possession du passeport français garantissait d'être bien reçu partout. Au Pérou, l'ambassadeur Claudio Sosa, directeur du protocole à la présidence affirmait dans les années 1980, dans un français parfait : "La France, plus que tout autre pays, a toujours été un phare pour nous".
Il serait dommage qu'un homme, par maladresse, puisse ternir une si bonne réputation...

Jean ROBERTO, National Hebdo novembre 2007

samedi 1 décembre 2007

Invalidation du président de la république

Pétition
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Monsieur Jean-Louis Debré
Président du Conseil Constitutionnel
2, rue Montpensier
75001 Paris



L'élection de Nicolas Sarkozy était illégale



Monsieur le Président,

Le Conseil constitutionnel a été institué par la Constitution de la Ve République, en date du 4 octobre 1958. Institution récente, il ne peut se rattacher à aucun précédent institutionnel... Le Conseil constitutionnel statue sur la régularité de l'élection du Président de la République et des opérations de référendum dont il proclame les résultats. Il est également juge de la régularité de l'élection, des régimes de l'éligibilité et de l'incompatibilité des parlementaires.

Je me permets de vous signaler des violations de la Loi concernant l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007. Certes Monsieur le Président, je ne vous apprendrai rien sur ces violations très graves portant atteinte à la plus haute autorité de l'État. L'article 16 du préambule de la Constitution précise: "Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution".

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa a commencé sa campagne bien avant la date légale avec un clip diffusé sur les chaînes publiques, un clip de propagande réalisé de telle sorte qu'il touche le subconscient des électeurs.

Le clip et sa diffusion ont été financés par les contribuables. En effet, le nombre des adhérents de l'UMP à l'époque n'était pas suffisant. Les "caravanes de l'été" (2005 et 2006) étaient des outils de propagande, le ministre de l'Intérieur ayant usé de sa fonction pour financer ces "caravanes", leur infrastructure, et même la location d'avions pour afficher des banderoles. Or, nous ne sommes pas aux États-Unis où les campagnes sont financées par des fonds privés mais en France où le financement est public. En 2005 et en 2006, la campagne officielle n'avait pas encore commencé.

Nicolas Sarkozy s'est fait élire sous un faux nom. Sur tous les documents officiels (état-civil, registre de la Légion d'Honneur ou Livre d'Or en Hongrie), il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy mais de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Ceci est prévu par le Code pénal (articles 433-19 et 433-22) et également par le Code électoral (articles L. 11, L. 12 et L. 14). Ces articles précisent que seul le nom patronymique inscrit sur l'état civil doit être consigné.

Selon toute vraisemblance, Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa se doutait qu'une procédure en annulation serait inévitablement entamée. Deux semaines et demi après son installation à l'Élysée, le couple Cécilia et Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa n'habitait toujours pas le palais l'Élysée. "Je n'y dors pas encore... Tout ça prend beaucoup de temps, nous sommes une famille nombreuse !" (Le Figaro, le 2 juin 2007).

Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa s'étant fait élire sous le pseudonyme de Nicolas Sarkozy, vous devez, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, déclarer l'élection de Nicolas Sarkozy nulle puisqu'il n'existe pas de Nicolas Sarkozy sur les registres officiels ni sur le registre d'état-civil.


Texte de Michel Mahler :



Fait à
le
Signature


Nom
Prénom