mardi 3 février 2009

Chérèque accuse Sarkozy de jouer un jeu dangereux avec l’anarco-syndicalisme

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dénoncer le choix de Nicolas Sarkozy de “survaloriser médiatiquement Sud” pour affaiblir les autres syndicats. Il a jugé que ces petites manœuvres revenaient à jouer “un jeu dangereux”.

“On voit bien la tactique : on se créé un ennemi qui n’existe pas, qui fait moins de 4 % aux élections des prud’hommes, qui est présent dans quelques entreprises publiques et qu’on survalorise au niveau médiatique pour inévitablement affaiblir le syndicalisme, puisque l’image que donne Sud est une image négative pour le syndicalisme” a déclaré le leader de la CFDT.

Notons au passage que l’Elysée joue le même jeu en matière politique avec le trotskiste Besancenot.

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Budget 2009: Sarko et Fillon ne connaissent pas la crise!!!

Le socialiste René Dosière a décortiqué le projet de loi de finances. Conclusion : au moment où il est demandé à l’Etat et aux Français de se serrer la ceinture, ni l’Elysée ni Matignon ne le font !

La rémunération des 98 collaborateurs du président a grimpé de 20%. Les frais de réceptions ont été multipliés par deux. Le coût des voyages présidentiels atteint désormais 20 millions d’euros, contre 6 millions du temps de Chirac.

A matignon, ce n’est guère mieux. Ainsi, les crédits du premier ministre sont passés de 51 à 73 millions en raison, officiellement, du quadruplement du budget du Service d’information du gouvernement. Les effectifs non plus n’ont pas diminué, avec près de 300 personnes au cabinet de Fillon.

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vendredi 30 janvier 2009

L’affaire Battisti devient une affaire d’Etat: des agents secrets français l’auraient aidé à fuir au Brésil

La pratique des vrais faux passeports continue

Le terroriste italien d’extrême gauche, Cesare Battisti, condamné dans son pays pour de multiples assassinats et en fuite en Amérique du Sud, a affirmé au magazine brésilien Istoe que des membres des services secrets français l’ont aidé en 2004 à fuir la France pour trouver refuge au Brésil.

Il prétend que des fonctionnaires français auraient soutenu sa fuite et que les services français lui aurait même fourni un passeport.

Ces déclarations qui méritent une enquête, ne peuvent qu’accréditer la thèse d’un soutien en haut lieu ce qui constituerait une affaire d’Etat.

Les Sarko : un couple infernal

La presse italienne s’était scandalisée du rôle attribué à la “première dame de France” dans cette nauséabonde affaire lui prêtant une vraisemblable intervention directe auprès du Président Lulla lors de la visite touristique au Brésil. Les déclarations fanfaronnantes du criminel Battisti sur l’appui de l’appareil d’Etat semblent même indiquer un soutien actif du mari de Mme Bruni.

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mardi 20 janvier 2009

Selon un rapport sénatorial, Sarkozy tarde à rendre applicables les lois qu’il fait voter

Selon le rapport sénatorial annuel de contrôle de l’application des lois publié le 30 novembre 2008 et consultable sur le site du Sénat, seules 7 des 56 lois votées au cours de l’année parlementaire 2007-2008 sont totalement applicables à ce jour, les autres étant partiellement ou totalement inapplicables en raison de retards anormaux pris dans la publication des décrets d’application des textes concernés !

Le phénomène n’est certes pas nouveau, on se souvient que lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, la frénésie législative de Nicolas Sarkozy s’était déjà largement heurtée à cet écueil, la plupart des textes se trouvant sous les projecteurs des médias étant inapplicables en l’état. François Fillon avait pourtant imposé aux administrations “l’obligation” de publier les décrets “dans un délai de six mois” dans une circulaire en date du 29 Février 2008, déclarant alors : “faire en sorte que soient rapidement prises les mesures réglementaires nécessaires à l’application de la loi est une condition de la crédibilité politique des réformes engagées par le Gouvernement. Le vote de la loi n’est pas l’achèvement de la réforme”.

Y aurait-il négligence de la part de l’éxécutif dans l’achèvement des dites “réformes” ? Ce serait un comble à l’heure où ce dernier cherche à justifier la limitation du droit d’amendement au nom de la nécessité de légiférer vite et bien en luttant contre l’obstruction parlementaire !

Pierre Cheynet le 20 janvier 2009 http://www.nationspresse.info/

samedi 17 janvier 2009

« L’exemple vient d’en haut »

A l’occasion de ses vœux aux forces de sécurité mercredi à Orléans, le petit — par l’honneur et l’intégrité — Président de la République Nicolas Sarkozy a osé conseiller à l’assistance de gendarmes et de policiers : « Vous serez respectés parce que vous êtes irréprochables. Pas de tutoiement, pas de bavures. On ne lutte pas contre la délinquance avec des méthodes de délinquant. »

Mais on se souvient que quelques mois plus tôt, alors qu’un passant du salon de l’agriculture rejetait sa main tendue, « touche-moi pas, tu me salis », Sarkozy avait quelque peu failli à cette fonction présidentielle bien trop haute pour lui en répondant « alors casse-toi pauvre con » ! Pourtant Sarkozy n’était ni en danger, ni face à un délinquant, ni au terme d’un interrogatoire difficile et usant comme peuvent l’être parfois les forces de l’ordre — ce qui explique des tutoiements agacés, compréhensibles pour un être humain.

Certains diront que ce comportement est une exception. Il n’en est rien. Le tutoiement est quasi-systématique chez le petit président lorsqu’il se sent agressé, comme il l’avait fait par exemple en réponse à un marin-pêcheur en colère qui l’insultait en novembre 2006. Sarkozy avait bredouillé quelque chose comme : « Qui est-ce qu’a dit ça ? C’est toi qu’a dit ça ? Bah descends un peu le dire. Descends le dire. Si tu crois… Si tu crois que… Si tu crois que c’est en insultant que tu vas résoudre les problèmes des pêcheurs, eh ben permets-moi de te dire que…». Telle est la personnalité de Sarkozy. Un garçonnet instable et susceptible, sans hauteur d’esprit et sans épaisseur malgré sa fonction, qui se vexe, s’emballe et s’énerve dés que sa petite personne est attaquée.

Ainsi, après avoir envoyé les policiers et gendarmes au casse-pipe lors des émeutes de novembre 2005, leur interdisant de ne pas se défendre comme il se doit, au péril de leur vie — voir la disproportion entre les victimes du côté de la police (56 blessés et 1 mort) et celles du côté des émeutiers (aucune !) —, Sarkozy se permet de leur donner des leçons solennelles devant les caméras, alors que son exemple est pitoyable.

Nicolas Sarkozy est un tout petit président de la République, qui fait honte à la grandeur qui fut un jour celle de la France.

Olivier de Granvil

Source VFN

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vendredi 26 décembre 2008

Petit Nicolas divise pour mieux saigner

Exemplaire, la manœuvre de Nicolas Sarkozy sur la taxe professionnelle a agi comme un révélateur. Les petits patrons, les indépendants en général, savent maintenant à quoi s'en tenir au sujet de leurs "défenseurs".
Beaucoup de gens seraient tentés de se désintéresser du problème de la taxe professionnelle. En quoi un impôt touchant les entreprises peut-il les concerner ? En fait, la "TP" est une taxe sur l'emploi, profondément injuste, qui accentue les déséquilibres entre régions, départements et communes. Ainsi, sur le seul plan municipal, son taux moyen se situe-t-il à 19,29 % en Seine-Saint-Denis, et 9,52 % dans les Hauts-de-Seine, départements de la même région Ile-de-France.
L'actuel gouvernement avait fait de la baisse des charges des entreprises son credo, et les patrons, petits et grands, l'avaient cru. Puis, tout au long du printemps et de l'été 1994, s'était déroulée la confuse discussion autour du très tortueux « aménagement du territoire » concocté par Pasqua. La "réforme" de la TP annoncée par le ministre de l'Intérieur était progressivement apparue comme un gigantesque piège, dissimulant mal de futures hausses massives. Aussi, période électorale oblige, ce point essentiel du dispositif Pasqua avait-il été mis, à titre provisoire, entre parenthèses. Dans son coin, Petit Nicolas veillait cependant. Pour le ministre du Budget, il s'agissait de récupérer de l'argent, en mettant la gauche de son côté, et en isolant les ponctionnés. Sarkozy fit savoir alors qu'il envisageait l'augmentation du plafond de la TP, de 3,5 à 4 % de la TVA. Aussitôt, mobilisation générale de tous les patrons, choqués surtout par le revirement de principe du pouvoir. Là-dessus, Petit Nicolas déclare un beau dimanche que « seules les grandes entreprises » seront frappées, les PME ayant moins de 50 millions de francs de chiffre d'affaires seraient épargnées.
Des louanges empressées le saluent instantanément, en provenance de Lucien Rebuffel, pour la CGPME, et de Philippe Courtin, pour les débris de l'ex-SNPMI. Enfin, on établissait une distinction fiscale entre "petits" et "gros" : merci, Sarkozy ! La fausseté du raisonnement est ahurissante : les milliers de grandes entreprises concernées répercuteront à coup sûr leur manque à gagner sur leurs sous-traitants PME qui, de la sorte, paieront aussi la hausse Sarkozy. Quant aux 50 millions de chiffre d'affaires, ils ne signifient pas grand-chose, car ce qui compte dans une entreprise, c'est la "marge", et on peut faire 100 millions de CA et se trouver au bord de la liquidation.
Au passage, on relèvera que l'organe du PC, L'Humanité, a approuvé sur deux pages entières la hausse de la TP, et fait des propositions, ressemblant curieusement à celles de Pasqua. Le libéral-étatisme de Balladur aboutit à de remarquables rencontres.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 29 septembre au 4 octobre 1994

lundi 22 décembre 2008

Sarkozy n'a pas besoin de savants !

EN 1794 lors du procès Lavoisier, le président du tribunal révolutionnaire Jean-Baptiste Coffinhal s'écria à l'adresse de l'accusé qui allait être guillotiné : « La République n'a pas besoin de savants ». Une sentence apparemment plus actuelle que jamais à en juger par les projets du gouvernement consistant à supprimer purement et simplement les épreuves de culture générale dans les concours de catégorie B et C de la fonction publique.
✑ LA CULTURE GÉNÉRALE AUX OUBLIETTES.
Le gouvernement Fillon, qui a signé le 2 décembre une charte avec la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) de Louis Schweitzer, entend en effet promouvoir l'égalité dans la Fonction publique (Etat, collectivités, hôpitaux). A cette fin sont donc énoncés les engagements qui « doivent guider l'action des administrations et des agents qui les composent ».
Si 90 % des 5,2 millions d'agents de l'Etat sont embauchés grâce au système des concours qui « assure l'équité entre les candidats », celui-ci « n'en entraîne pas moins certaines disparités et doit être ajusté pour mieux refléter la diversité de la population », estime le ministère. Ainsi, les épreuves de culture générale vont être réduites en raison des « questions trop académiques » très souvent posées, a expliqué le 1er décembre le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini. Et dès 2009, une formation sur la question des discriminations sera dispensée aux jurys des concours. Autrement dit, l'antiracisme unilatéral et l'homophilie sont plus importants que la culture. D'ailleurs, le président de la République avait lui-même dit récemment son mépris pour La Princesse de Clèves, ne comprenant pas que l'on puisse poser une question dans un concours administratif sur cette œuvre de Madame de La Fayette, Or, comme l'écrit sur son blog le critique Pierre Assouline, la lecture de La Princesse de Clèves sert à « enrichir notre langue à tous dans les rapports quotidiens entre administrés. » Avec Sarkozy, c'est vraiment « la France d'après » promise pendant sa campagne présidentielle qui se dessine peu à peu sous nos yeux : une France métissée, déracinée, déculturée, composée de zombies.
On s'en était déjà pris aux grandes écoles en imposant à Sciences-Po des candidats issus des banlieues allogènes qui, au nom de la discrimination positive, étaient dispensés de passer le concours de recrutement. On impose aux entreprises et aux différents media de recruter des salariés correspondant à la "diversité" de la population, donc des immigrés extra-européens. On s'en prend aux concours d'enseignement, y compris au CAPES et à l'agrégation, en imposant dès 2010 des épreuves didactiques et citoyennes sur les "valeurs" de l'Education nationale et contre les discriminations. Et désormais, toujours dans la même logique, au nom du sacro-saint dogme de l'égalité, qui n'est qu'un nivellement par le bas et l'arasement de toute vraie culture, on anéantit celle-ci pour faciliter le recrutement des Néo-Français comme agents administratifs.
✑ UNE AUTRE CONSÉQUENCE DÉSASTREUSE DE L'IMMIGRATION
Car c'est bien là l'objectif de la réforme. A la question posée par Le Figaro, « Ces épreuves handicapent-elles spécialement les enfants d'immigrés ? », André Santini répond ainsi : « Elles éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes, souvent hérités du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible ». Autrement dit, puisque les immigrés n'ont pas le niveau, supprimons les épreuves cognitives. Il est tellement plus facile de les faire disserter sur les discriminations dont ils seraient victimes ! Depuis plusieurs décennies nous assistons à une abdication délibérée des pouvoirs publics devant l'invasion migratoire, ce qui entraîne des conséquences désastreuses dans tous les domaines : urbanistiques, écologiques, sanitaires, économiques, sociaux, ethniques, religieux, mais aussi culturels et intellectuels. L'on a transformé l'école en une vaste garderie, renonçant à enseigner l'orthographe, la grammaire, la grande littérature. Demandez à un enseignant comment il peut apprendre le français - ou d'ailleurs n'importe quelle autre discipline intellectuelle - dans des classes où beaucoup d'élèves ne parlent pas ou quasiment pas la langue de Molière. La transmission du savoir a été supplantée par celle, obligatoire, de l'idéologie dite antiraciste et antidiscriminatoire, qui détruit toutes nos défenses immunitaires.
Sans surprise, le président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) Patrick Lozès, membre du MoDem de l'agrégé Bayrou, félicite le gouvernement de s'attaquer à « l'élitisme contre-productif des concours administratifs, notamment ceux des catégories B (intermédiaires) et C (la moins qualifiée) » au bénéfice des « couches populaires au sein desquelles les minorités sont très nombreuses. » En revanche, le pourtant très sarkoziste et ultra-sioniste Yvan Rioufol, rédacteur en chef des informations générales du Figaro, déplore sur son blog qu'« au nom de la lutte contre les discriminations, un décervelage collectif se profile ». « Alors que la société accumule les trous de mémoire sur son histoire collective, que l'école ne sait plus transmettre un héritage commun et que le langage s'appauvrit, écrit-il, il est consternant d'observer le gouvernement vouloir accélérer cette mutation vers un monde indifférencié, réduit peu ou prou à la maîtrise de la technique. Cet éloge du clonage et de l'abandon illustre la constatation de Renaud Camus (La grande déculturation, Fayard) : Il n'y a pas de culture possible en régime hyperdémocratique dogmatiquement antiraciste, et, de fait, nous la voyons disparaître sous nos yeux. » Pour sa part, le président de la Nouvelle droite populaire, Robert Spieler, reprend, à l'endroit de Santini, la célèbre formule de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. »
En réalité, le maire d'Issy-les-Moulineaux fait preuve de la démagogie la plus vile car il est lui-même docteur en droit (ce qui ne l'empêche pas de s'être livré en qualité d'élu à certaines fantaisies financières qui pourraient prochainement lui coûter son portefeuille ministériel), diplômé d'études supérieures de sciences politiques et de japonais. Tartufe, il feint de s'interroger : « A quoi nous sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers ? Ou des gardiens de la paix à bac+4 ? Nous avons atteint les limites d'un élitisme stérile. »
✑ LA VOLONTÉ DE TUER L'ESPRIT CRITIQUE
Ce qui rejoint les propos récents de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui jugeait aberrant d'exiger d'enseignants du primaire cinq ans d'études après le baccalauréat alors qu'ils devaient seulement « changer les couches des enfants » en maternelle. Mais outre que les écoliers sont censés être propres à trois ans quand ils entrent en classe, c'est là une vision bassement utilitariste et technicienne de la fonction publique. Ce qui a fait la gloire et l'honneur de la France pendant des siècles, c'est précisément la qualité, la rigueur, la compétence, la culture, la distinction, l'érudition de ses fonctionnaires. Et le rôle de l'école et la préparation à des concours de recrutement ne devraient-ils pas être précisément de former des gens cultivés et des élites ? Pourquoi avoir peur de ce mot ? Mieux vaut des élites fondées sur le savoir et l'intellect plutôt que sur l'argent, les relations, les connivences idéologiques, maçonniques ou sexuelles comme c'est le cas aujourd'hui.
Des pans entiers de la connaissance sont ainsi sacrifiés de manière systématique et sauvage. Résultat : une régression intellectuelle, morale et spirituelle sans précédent. L'intelligence est en péril de mort. Ce n'est pas un hasard si le Système se méfie du savoir : la culture favorise l'esprit critique, le doute, la contestation. Il est plus difficile de manipuler celui qui sait que celui qui ne sait pas, celui qui lit que celui qui ne lit pas, celui qui a appris à réfléchir, à poser et à se poser des questions que celui qui gobe tout ce que l'on lui dit. Et il est certain qu'en important par millions des immigrés qui n'ont pas nos codes culturels (ne parlons pas des codes civils !), il est beaucoup plus facile pour les puissants de régner sur une masse hétéroclite, déracinée, déculturée, abrutie. C'est la raison pour laquelle on s'en prend prioritairement à la race blanche, car comme le disait le militant syndical "Gracchus" que nous avions interrogé l'année dernière dans notre enquête sur l'avenir du mouvement national, les Blancs, qu'on le veuille ou non, sont depuis plusieurs millénaires les dépositaires de cet esprit critique, de cette capacité de résistance, de contestation et d'opposition que l'on veut absolument annihiler. La déchristianisation massive joue également un rôle considérable dans la réduction de l'esprit critique : l'on ne croit plus à l'enfer mais l'on croit à la Shoah et à l'horoscope !
✑ CRIME CONTRE L'INTELLIGENCE
La charte signée par le gouvernement Fillon n'oublie aucune des exigences du Politiquement et Moralement Correct puisqu'elle prévoit aussi de sensibiliser les agents aux discriminations et de diffuser les « bonnes pratiques » en la matière, c'est-à-dire de coloriser le personnel de manière coercitive. La Fonction publique « est par nature imprégnée de l'esprit d'égalité » mais « des progrès sont encore à accomplir », a reconnu le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth lors de la signature de la Charte. Nous évoluons vraiment en plein communisme : plus l'on tend vers l'égalité, plus l'on développe une atmosphère irrespirable, un monde effrayant. L'égalité n'est pas la justice. Elle est même le contraire de la justice lorsqu'elle favorise les incapables, les médiocres ou les paresseux au détriment de ceux qui travaillent, qui apprennent, qui ont le savoir et la compétence. Mais l'objectif de ce texte est de « faire en sorte que le service public soit davantage à l'image de la population ». On promeut d'abord une immigration massive que l'on impose à notre peuple et après l'on a beau jeu de dire qu'il faut que les Français de souche laissent la place aux nouveaux arrivants. Ce procédé est un véritable crime contre l'esprit, contre la nation, contre le bon sens et devrait révolter tous les hommes libres.
Et naturellement l'on n'oublie pas les homosexuels : dans son enquête, la HALDE pointe du doigt le refus de renouveler l'engagement d'un (seul) maître auxiliaire en raison de son orientation sexuelle. Des invertis et des allogènes en pagaille à tous les niveaux, voilà le rêve de ceux qui nous dirigent et qui ne sont là que pour nous détruire. Un monde affreux se met en place ...
✍ Jérôme BOURBON, Rivarol du 28 novembre 2008
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dimanche 14 décembre 2008

Sarkozy effeuille la marguerite

❐ Les horticulteurs lui en veulent, et pour cause : le trop malin ministre du Budget entend les rouler dans la farine de la manière la plus tordue qui soit. Nicolas Sarkozy s'est cru très astucieux en faisant semblant de céder à la légitime revendication des producteurs de fleurs, au sujet du taux de TVA abusif qui les frappe. En effet, Pierre Bérégovoy avait, en son temps, porté la TVA horticole de 5,5 % à 18,6 %. Ce coup de matraque fiscal a déjà mis en faillite de nombreux professionnels, entraîné des licenciements et, ô justice immanente, coûté cher au fisc, lequel a récolté beaucoup moins d'argent qu'au temps de la TVA à 5,5 %
✑ Le piège européen
Pendant plus d'une année entière, Sarkozy resta obstinément sourd aux appels angoissés des horticulteurs. Devant la menace d'une manifestation, le rusé politicien de Neuilly fit mine de céder au printemps 1994. Il annonçait, devant l'Assemblée nationale, que le taux de TVA sur les fleurs allait être ramené à 5,5 % le 1er janvier 1995. Toutefois, il y mettait une condition : si... tous les autres pays de l'Union européenne ne remontaient pas leur taux à 18,6 % ; la condition de Sarkozy s'avérait diabolique. En fait, elle revenait à demander à la Commission européenne de proclamer les 18,6 % comme taux obligatoire. Ainsi se trouverait dégagée la responsabilité du faux jeton Sarkozy. Les horticulteurs n'eurent pas besoin de dessin pour saisir la manœuvre et firent savoir qu'ils ne voulaient pas de la transformation de leur problème en problème européen.
Depuis, l'affaire est à l'étude à Bruxelles. Entre-temps, Sarkozy, prévoyant tout, y compris l'éventuel attentisme bruxellois, a enclenché une nouvelle rouerie. Sous prétexte de sauver un organisme étatique, le CNIH (Centre national interprofessionnel de l'horticulture), il a fait concocter une réforme visant à en assurer le fonctionnement grâce à une taxe prélevée, bien sûr, sur les producteurs de fleurs. L'Union nationale des intérêts professionnels horticoles a réagi en exigeant la dissolution du CNIH, et en avertissant qu'une épreuve de force serait inévitable si les pouvoirs publics persistaient dans leur volonté, allant contre celle de 95 % des professionnels. Que va bien pouvoir imaginer maintenant le cauteleux Sarkozy, afin de couper la croissance des fleurs de France ?
✍ National Hebdo du 1 au 7 septembre 1994

mercredi 10 décembre 2008

SARKOZY ET SES TUYAUTERIES

Donc le président jogger a attrapé à Douai une nouvelle fois le micro pour proclamer un énième plan dénommé plan de relance et sorti tout droit d’un de ses multiples cerveaux, puisque, grâce à son épouse, nous savons qu'il a de multiples cerveaux, alors que nous avons tous tant de mal à nous débrouiller avec un seul cerveau.
Dans toutes les annonces, l'on retrouve son penchant naturel vers le socialisme c'est-à-dire l'intervention de l'État à tous les niveaux, à tous les instants et dans tous les détails de la vie courante.
D'abord on nous annonce une nouvelle giclée de lois. La loi n'a jamais créé la richesse et, au contraire, elle la détruit de diverses façons ; une loi ne s'accompagne que de décrets-lois et de circulaires qui mettent du temps à sortir et qui sont inévitablement contradictoires ; un tiers des lois votées depuis un an et demi ne sont pas en application aujourd'hui. La loi conduit à des coûts insupportables d’interprétation et de gestion pour les entreprises et les particuliers avec au bout du compte la perspective de contentieux multiples ; enfin la loi est indéfiniment incertaine car elle bouge sans cesse. Le nouveau plan de relance n'y échappe pas. Il prévoit dès maintenant des périodes transitoires puisque certaines des mesures envisagées ne doivent durer que pendant l'année 2009. Les entreprises et autres acteurs de l’économie ont un besoin urgent de stabilité et non pas de jogging permanent.
Le nouveau plan rajoute un étage supplémentaire à l'immense usine à gaz administrative dans laquelle la France se débat. J’ai montré dans plusieurs livres que l’effet de ruine, conséquence inévitable du dirigisme, venait, entre autres causes, de la création, la multiplication, l’enchevêtrement de ces innombrables usines à gaz administratives formant des galaxies et des galaxies de galaxies.
Cette horreur n’est pas un hasard mais une nécessité dès lors que le pouvoir actuellement en vigueur ne veut pas détruire le socialisme mais simplement le gérer, courant sans cesse après les calamités qu’il organise ou tolère lui-même et prétendant les corriger à chaque fois en mettant une nouvelle couche de réglementations, elles-mêmes nageant dans la brume d’incertitudes juridiques multiples.
Les usines à gaz du temps jadis étaient fort compliquées avec une foule de mannettes, de compteurs, de tuyauteries et les usines à gaz d’aujourd’hui ne doivent guère être plus simples. Dans ces usines à gaz, les robinets, les compteurs, les tuyauteries fonctionnaient correctement. Il était clair qu’elles ne pouvaient créer du gaz s’il n’y en avait pas.
Dans les usines à gaz administratives, on ne sait jamais si un robinet ou un compteur marche car il faut attendre non seulement des kilos de textes mais aussi des jurisprudences incertaines et les tuyauteries sont partout contradictoires. L’énarchie qui règne autour de Mme Christine Lagarde nous promet entre 80 et 110 000 emplois de plus et un supplément de croissance de 0,8 à 1% de PIB ; quel crédit accorder à une telle promesse ? Une prime à la casse pourrait soi-disant conduire à des achats d'automobiles ; au même moment et dans le même projet l’on bride l'industrie automobile en préconisant des voitures propres : que veut dire l'expression « voiture propre » ? Nous sommes frappés cruellement d'un impôt parce que nous achetons une voiture prétendue sale : sommes-nous devenus de sales conducteurs ? À force de se ramifier l'usine à gaz universelle devient contradictoire par nature.
Quelques mesures, de-ci de-là, donnent de la monnaie aux consommateurs comme si des millions de foyers déclencheraient des achats, qui enchanteraient les producteurs, qui embaucheraient davantage : bienvenue aux voitures indiennes et chinoises à bas prix qui arriveront justement à point nommé !
Il nous est promis de déclencher des investissements, mais ce sont des investissements publics. L'effet recherché ne peut être que fort loin dans le temps avec tous les gaspillages auxquels nous sommes habitués dans les investissements publics. Ces investissements, quels qu'ils soient, reposent sur des firmes dont une grande partie de l'activité se déroule à l'étranger : les sous-traitants dans des pays lointains peuvent se frotter les mains.
Il est décidé, en particulier, de construire quatre lignes de TGV supplémentaires ; les connaisseurs savent que les TGV jouent un rôle important dans la ruine de la SNCF, comme d'ailleurs la Cour des Comptes l’avait remarqué dans un chapitre d'un de ses rapports ; la ruine de la SNCF est une cause majeure dans la ruine générale de la France.
Chemin faisant, l'on va créer de nouveaux organismes comme un fonds de 300 millions d'euros destiné à la restructuration de la filière automobile alors que l'État dispose déjà de multiples organisations pour investir là où il veut investir.
Comme les Américains ont eu tort de le faire, le pouvoir va promouvoir des achats de logements par des publics qui ne devraient pas être encouragés dans ce sens : telle est la signification du doublement du prêt à taux zéro ; le socialisme se caractérise toujours par le mélange des objectifs et, ici, l'action sociale est mélangée avec une opération financière.
Évidemment, le robinet des dépenses est largement ouvert : 26 milliards. Il pleut des milliards comme « il pleut sur la ville ». La presse officielle se contorsionne pour faire croire que l'on trouvera ces milliards sans faire de tort à personne ; or, dès à présent, il est prévu que le déficit budgétaire frôle les 4 %. Que ces milliards se transforment en déficit budgétaire ou en emprunts cela ne change rien au problème fondamental.
Le chef-d'oeuvre absolu de gribouille au pouvoir est la nomination de Monsieur Patrick Devedjian au poste nouveau de « ministre de la relance », hochet de grâce et de faveur offert avec notre propre argent. S’il existait dans la presse un duc de Saint-Simon, il se serait étourdi dans les adjectifs : fantastique, féerique, magique… .
Il y a, déjà, sauf erreur ou omission, 38 ministres, secrétaires d'État ou sous-secrétaires d'État et il va s'ajouter un 39e personnage autour de la table. Parmi les 38 déjà existants il se compte un grand nombre de dignitaires intéressés aux affaires économiques dont justement la même Christine Lagarde : sont-ils tous des incapables pour que l'on ajoute un ministre spécial pour faire leur travail ? la cacophonie règne déjà entre eux puisqu’une foule de réunions interministérielles sont nécessaires pour régler les problèmes insolubles de frontières et les collisions permanentes.
Il existe aussi, paraît-il, un premier ministre qui a au moins un vrai travail pour tenter de concilier l’inconciliable. Le nouveau ministre de la relance va-t-il être un premier ministre de remplacement ? Bien entendu, il est à peine besoin d'évoquer la valse des millions d'euros nécessaires pour rémunérer son cabinet pléthorique et lui trouver un bureau prestigieux et digne de ces fonctions. Déjà Paris bruisse de rumeurs sur l’endroit où ce nouvel Auguste pourrait se poser… .
Rappelons également qu’il existe des petits déjeuners directionnels dont les heureux participants ne se gênent pas pour court-circuiter tous les autres. Quant au gouvernement bis logé à l’Elysée, il s’active sans cesse même quand l’hyper président vole vers des contrées lointaines.
Pour mémoire, nous rappelons que la Suisse qui se tire très honorablement de cette crise ne compte que sept ministres ; ces ministres n'ont chacun que trois membres du cabinet et n'ont pas de voitures de fonction.
Devant ce désastre, il est permis de s'interroger : que ferait en telle occurrence un gouvernement libérateur, car il faudra bien arriver à une véritable libération ? L’objectif serait de libérer sans délai aucun les forces productives du pays que le pouvoir bride par ses multiples carcans : libérer de créer, de travailler, de gagner, de s’enrichir, d’épargner. Pour ce faire il pourrait se limiter, par exemple, à quatre champs d'action parmi d’autres : investissements, code du travail, logement, impôts.
Dans chacun de ces domaines, il dispose d’un catalogue considérable de mesures à prendre pour débloquer le situation et sa marge de manoeuvre est immense contrairement aux mensonges officiels à ce sujet. Si les énarques ne connaissent pas le catalogue ou ne veulent pas le connaître, quelques appels téléphoniques aux bonnes adresses pourraient mettre le catalogue à leur disposition.
Il faudrait dans le catalogue choisir des mesures à effet absolument immédiat et massif : pas de lois nouvelles, mais abolition de paquets de lois.
Le Président dispose encore, c’est surprenant, d’une cote de popularité honorable et, à coup sûr, d’un talent oratoire évident sachant, à l’occasion, transformer les vessies en lanternes. Il saurait trouver les mots pour dire aux Français, enfin, la vérité en énonçant alors un véritable plan de relance.
Aujourd’hui hélas et comme dans la chanson, ce n’est qu’un rêve, ce n’est qu’un joli rêve….

Michel de Poncins

mercredi 3 décembre 2008

Les fourberies de Sarko

☞ Conscient de l'appui total du gouvernement à son concurrent prévisible à la présidence du CNPF (Jean Gandois de Péchiney), Jean-Louis Giral n'y est pas allé avec le dos de la cuiller. Il a ainsi commenté les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'avenir de la pression fiscale : « C'est un débat indigne d'un gouvernement. Il est regrettable d'opposer les citoyens aux entreprises. La richesse des entreprises crée en effet la richesse des citoyens. »
Sans préjuger des motivations de Jean-Michel Giral : il faut reconnaître qu'il stigmatise avec raison le jeu malsain de Sarkozy. Celui-ci était placé devant un problème embarrassant : comment avouer que les baisses d'impôts promises pour 1995 ne seraient pas tenues ?
Pour s'en débarrasser, il a alors lancé le faux et dangereux débat du « choix fiscal » : ou l'on baisse les charges des entreprises, afin de faciliter l'embauche, et l'on renonce à diminuer l'impôt sur le revenu ; ou l'on tient les promesses concernant cet impôt sur les citoyens, et tant pis pour les entreprises. Résultat (voulu par Balladur et Sarkozy) : leur majorité se divise, l'UDF est plutôt pour l'allégement des charges des entreprises, le RPR plutôt pour le geste en faveur des ménages. De la sorte, en vertu du consensus obligatoire, le gouvernement se libère de toute obligation, et ne fait rien. Simple, mais il fallait y penser. Au passage, on peut relever que le libéral Sarkozy reprend tout bonnement l'argumentation communiste opposant les « cadeaux » (ou prétendus tels) aux entreprises et l'intérêt des salariés, piège mortel.
✍ National Hebdo du 26 mai au 1er juin 1994

dimanche 30 novembre 2008

Sarkozy : an II (La crise)

Le 11 novembre, on a vu «not» président parader pour commémorer le sacrifice de nos poilus. Cela fait bizarre, sans vouloir faire passéiste, de voir quelqu'un dont les ancêtres à l'époque dans l'armée austro-hongroise avaient tiré sur les Français, représenter cette geste héroïque qui fait que nous sommes restés nous-mêmes après cette guerre au prix d'un sacrifice inouï. Le Gaulois a physiquement repoussé l'envahisseur.

Il faut parait-il aller de l'avant mais on ne pouvait quand même s'empêcher d'y penser. Sarkozy : symbole de l'homme interchangeable, sans passé, sans racines.

Au passage, cela ne nous empêche pas de rendre hommage aux Hongrois qui ont combattu pour la France pendant la guerre d'Algérie. De tous façons le comportement de Sarkozy est d'une limpidité totale, guère difficile à décrypter : utiliser chaque enterrement, catastrophe, commémoration, crise pour s'y mettre au centre et jouir sans entrave (comme dirait Cohn-Bendit) à croire être le maître du monde.

Pendant la campagne électorale de 2007, Sarkozy voulait mettre la France au pas de l'ultra-libéralisme à l'américaine, celui des Etats-Unis qu'il a toujours admiré avec un goût douteux. On allait voir ce qu'on allait voir : privatiser à tout va, déréguler, licencier les fonctionnaires de l'armée, de la justice, ... bref mettre la France au pas de la mondialisation et du capitalisme financier.

Heureusement que ce programme n'a été qu'un tout petit peu appliqué car il aurait conduit à la même catastrophe qu'aux Etats-Unis.

La France est actuellement plus ou moins protégée par son inertie et sa résistance au libéralisme, tout ce que voulait combattre Sarkozy. Maintenant Sarkozy, tout honte bue, fait répéter à tous les lèche-bottes de l'UMP qu'il a sauvé l'économie française tout en disant exactement le contraire de ce qu'il avait toujours déclaré jusqu'à maintenant, et ce pourquoi il avait été élu. Bravo, non à Sarkozy, mais à ceux qui s'occupent de sa communication.

Sur l'Europe, il a voulu faire passer à tout prix le traité de Lisbonne, qui ne faisait qu'installer l'ultra-libéralisme en France via l'Europe de Bruxelles. Sarkozy pour arriver n'a toujours fait qu'obéir à l'idéologie dominante du FMI, de l'OMC et de la Banque Mondiale, c'est à dire ce que l'on appelle aussi le néo-libéralisme. Il continue la politique d'immigration imposée par les instances internationales liées aux dictats du consensus de Washington et de Davos.

La crise actuelle n'aura fait qu'écrouler cet édifice en fin de compte fragile.

Quant à Carla Bruni, elle prend de plus en plus de place dans l'espace politique et sur le plan culturel en faisant baigner notre pays dans une pensée gauchiste à trois francs (ou trois euros ou trois lires). On finit par se demander qui dans le couple présidentiel domine qui ! Carla se mêle de tout : la terroriste italienne, la discrimination positive, critique Berlusconi et parle même au nom de la France : « La France est ravie de l'élection de Barack Obama ».

Cette femme, née dans le luxe, qui au cours de sa vie n'a jamais travaillé, passé un diplôme ou un examen, joue aux maîtres-penseurs et aux autorités morales de la gauche, idées d'ailleurs à l'opposé de l'électorat de celui qu'on appelle son mari.

Le culte du fric prôné cyniquement par le couple présidentiel n'a abouti qu'à un désastre intellectuel et culturel et comble actuel aurait pu aboutir à un véritable désastre économique. Mais cela lui importe peu, l'essentiel étant d'avoir été élu président.

P. G-S

samedi 29 novembre 2008

Sarkozy pris en flagrant délit de mensonge !

❏ Dans son discours au Conseil Constitutionnel, Nicolas Sarkozy s'est félicité que cette institution ait rappelé « que la supériorité du droit communautaire et international sur le droit français ne pouvait s'étendre à la Constitution ». Un mensonge de plus pour pour le locataire de l'Élysée.
✑ En effet depuis l'arrêt Costa de 1964 qui établissait déjà la primauté de la législation européenne sur les législations nationales, la cour de justice européenne a édifié une jurisprudence du droit communautaire même sur les constitutions nationales. Cela a été reconnu par l'arrêt du Conseil d'État du 8 février 2007, que le journal Le Monde qualifia de Waterloo de la souveraineté française.
✑ Le Conseil constitutionnel n'a même pas le pouvoir de se prononcer sur la conformité à la Constitution d'une directive européenne. Seule la Cour de Justice européenne peut décider de la validité d'une directive.
✍ Éric Domard Au Front novembre 2008

vendredi 28 novembre 2008

LA BOULIMIE LEGISLATIVE

Le système Sarkozyste revient à intervenir, d’urgence, dans tous les domaines dès il y a une nouvelle calamité en promettant en même temps une réforme législative pour corriger les dysfonctionnements observés. C'est ce qui vient d’arriver pour le drame de Grenoble : un déséquilibré a mortellement poignardé un étudiant le mercredi 12 novembre ; il était considéré par l’hôpital comme un patient « en voie de réinsertion » et c'est pour cela qu'il se promenait dans la nature.

Il n'en fallait pas plus pour que Nicolas Sarkozy se saisisse du micro : il a demandé aux ministres de la santé, de l'intérieur et de la justice de « préparer sans délai une réforme en profondeur des droits de l'hospitalisation psychiatrique ».

Puis ayant dit il s’est tourné pour ailleurs pour s’agiter sur d’autres problèmes.

Ces gens au pouvoir ne s'imaginent pas que la France s'écroule sous un déluge de lois. Ce que l’on demande simplement c’est que les lois soient bien appliquées et non pas que l'on pousse simplement des cris d’orfraie quand il y a des dysfonctionnements.

Trop de lois détruit la loi : c’est bien connu.

Parallèlement, l’inflation dans les cabinets ministériels continue.

Le Monde est le journal de la gauche élégante et plutôt caviar. Dans son numéro du 5 novembre, il ironise pourtant : « bonne nouvelle : au moment où le gouvernement mène une politique de réduction des dépenses publiques et de diminution des effectifs de la fonction publique, un secteur est épargné. On embauche dans les ministères et les primes ont explosé de 20 % en un an ».

Il ajoute que l'actuel gouvernement compte pas moins de 38 membres : 25 hommes et 13 femmes. Au début, il avait été établi une norme de vingt conseillers par ministre de pleines exercice et de quatre conseillers par secrétaire d'État. Toutes ces principes ont explosé, aussi, par des recrutements multiples. À signaler le pôle « santé » de Roselyne Bachelot qui a recruté 52 personnes dont 21 dans les cabinets.

Cette inflation est directement liée à la boulimie législative.

M .P.

http://www.libeco.net/magazine.htm

mardi 18 novembre 2008

L'UMP en crise, Sarkozy enlisé

✑ Une « démonstration d'unité face aux divisions du PS », telle se voulait l'Université d'été - pardon : le « campus » : chassez l'américanomanie, elle revient au galop - UMP, alors même que le ministre Xavier Bertrand brûle, en toute fraternité maçonnique bien sûr, de ravir le poste de secrétaire général à Patrick Devedjian et qu'une lutte au couteau oppose trois membres du gouvernement (Valérie Pécresse, Roger Karoutchi et Yves Jégo) pour l'obtention de la tête de liste UMP aux prochaines élections régionales dans l'Île-de-France, trois autres Excellences (Roselyne Bachelot, Christine Lagarde et Rachida Dati) se tenant de plus en embuscade pour tenter de conduire cette liste et ravir aux socialistes la région que le RPR leur avait offerte en 1998 puis en 2004 sur un plateau d'argent, par refus de s'allier au Front national. Les rivalités exacerbées entre caciques du mouvement n'épargnent d'ailleurs pas les « Jeunes populaires » dont plusieurs dirigeants avaient dénoncé au cours de l'été les «magouilles» et les «pressions» destinées à imposer à leur tête Benjamin Lancar, un familier de Jean Sarkozy. Lequel lorgne avec concupiscence sur la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France actuellement dirigé par Devedjian, décidément assiégé depuis que le président lui reproche de « ne pas savoir tenir ses troupes ». Mais est-ce la faute du seul député d'Antony si « les troupes », et leurs élus, se montrent déboussolés et parfois écœurés par les innovations et les reniements que, depuis l'« ouverture à gauche », ils ont été obligés d'avaler comme autant de couleuvres ? Ce qui s'est traduit par la fuite de près de la moitié des adhérents : selon Emmanuel Ratier, il ne resterait que 200 000 cotisants sur les 370 000 que comptait l'UMP en 2007, après la présidentielle.
✑ Malgré l'optimisme affiché, l'ambiance n'a donc pas été follement gaie les 5, 6 et 7 septembre à Royan, résultat d'un été riche en déceptions (croissance négative, explosion du déficit, accroissement des prélèvements et reprise du chômage frappant les jeunes, les femmes et les seniors... que l'on veut faire travailler plus longtemps !) et en faux pas de la part de l'Elysée. Que de bévues accumulées, en effet, de la préférence arbitraire accordée à l'affairiste Tapie à l'envoi de nouveaux renforts en Afghanistan (où 200 hommes du 38 RPIMA, que Sarkozy avait à Carcassonne traités d'« amateurs », viennent de partir) et de l'adoption du projet (socialiste) sur le Revenu de Solidarité active à la réforme des immatriculations ! Avec en apothéose, que n'auront pas réussi à faire oublier la grossesse surprise du garde des Sceaux et la « prestation » attendue de notre Première Dame en promo chez Drucker, l'ahurissante affaire de Porto-Vecchio : le préfet Dominique Rossi, patron des forces de sécurité en Corse, ayant été sèchement limogé pour ne pas avoir envoyé un escadron de CRS chasser dans l'instant une cinquantaine de nationalistes du jardin de la résidence de l'acteur Christian Clavier - membre il est vrai du premier cercle présidentiel - qu'ils ont très brièvement occupé le 30 août.
A l'envi, l'opposition a dénoncé le « fait du prince », ce qui est une sottise car même Louis XIV, au faîte de sa puissance, ne se débarrassait pas si aisément d'un grand commis qui lui avait déplu. Mais surtout, comment ne pas voir que le premier magistrat de France, qu'a tant indigné l'offense faite à son ami Clavier, tolère parfaitement, en revanche, l'occupation d'églises et de lieux publics par des immigrés clandestins et qu'il n'a pas jugé bon d'abolir les lois iniques protégeant les squateurs - eux aussi allogènes - de logements et privant de tout droit les légitimes propriétaires ou locataires - souvent modestes des biens ainsi spoliés ? Au demeurant, les mêmes « natios » avaient, entre autres actes de vandalisme gravissimes, incendié en janvier dernier le bureau du président du conseil exécutif de Corse. L'Elyséen n'avait pas réagi.
Ces destructions étaient-elles donc moins condamnables à ses yeux que l'invasion rigolarde de la villa Clavier, où aucun dégât ne fut commis ?
✑ Si encore les succès remportés sur le plan diplomatique compensaient ces errements... Avec la France de Sarkozy exerçant la présidence tournante de l'Union européenne, celle-ci allait, nous annonçait-on, parler d'une seule voix et s'ériger en Super-Grand. Or, après le sommet extraordinaire convoqué en urgence le 1er septembre à Bruxelles sur la situation dans le Caucase, c'est Moscou qui pouvait crier victoire : désunis, les Vingt-Sept avaient renoncé aux sanctions pourtant dûment annoncées par Kouchner, se contentant d'une « pause » dans les négociations sur leur « partenariat stratégique » avec la Russie. Et la visite de Sarkozy (accompagné de Barroso, président de la Commission européenne, et de Xavier Solana, le « ministre des Affaires étrangères » de l'Union, qui n'ont même pas eu droit à un pupitre dans la salle de presse) au président Dmitri Medvedev lundi dernier pour l'inciter à la « retenue » n'a guère été plus concluante : loin d'évacuer le port géorgien de Poti comme le lui demandait l'UE, le Kremlin avait le matin même de l'entrevue renforcé sa présence militaire... Toutefois, promis juré, les troupes russes évacueront la Géorgie dans un mois. Tel est l'engagement pris par Medvedev au grand soulagement de Sarkozy qui, « jouant sa crédibilité » (cf. L'Express), a estimé la rencontre « très fructueuse » bien que lui-même et Barroso aient tacitement entériné l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, ce qui importait au premier chef au Kremlin.
De même la visite de l'Elyséen à Damas les 3 et 4 septembre avait-elle été un échec. Certes, le président a raison de tenter d'accroître le poids de la France et de l'Europe au Proche-Orient mais en voulant absolument convaincre son homologue syrien de l'intrinsèque perversité de l'Iran et de la nécessité de rompre tout lien avec lui, ii s'est posé, consciemment ou non, en missus dominicus d'Israël et des Etats-Unis, et sa position, déjà fragilisée par son alignement sur Washington en Afghanistan, s'en est trouvée singulièrement affaiblie. Alors qu'était renforcée celle de la Turquie, conviée le 4 septembre à Damas, ainsi que le Qatar (dont l'influence ne cesse décidément de croître) à un sommet quadripartite, à l'issue duquel le Français a couvert de compliments le Premier ministre Recip Tayyip Erdogan, bien digne décidément d'intégrer l'Union européenne avec ses 70 millions de compatriotes - et le cortège de problèmes, ethniques notamment, légués par l'Empire ottoman.
✑ Selon le « principe de Peter », Jacques Chirac avait atteint son seuil d'incompétence en quittant la mairie de Paris pour l'Elysée. Tout indique que son successeur, formidable candidat mais lamentable chef d'Etat, a pris le même chemin si bien que le nombre de Français lui refusant leur confiance ne cesse d'augmenter (55 % selon le baromètre CSA/LeParisien du 5 septembre, soit 4 nouveaux points perdus en un mois). Est-ce pour éviter reproches, voire huées, qu'il a snobé le « campus » de l'UMP, se contentant d'y envoyer le rappeur Doc Gynéco comme « consultant »? Sans doute les inestimables Bernard Tapie et Christian Clavier n'étaient-ils pas libres.
✍ RIVAROL .

mardi 11 novembre 2008

54 clandestins expulsés par charter : la fermeté selon Sarkozy ...

Pour la majorité chiraquienne, c'est la démonstration éclatante de la volonté du ministre de l'Intérieur de « lutter fermement contre l'immigration clandestine », Une goutte d'eau dans un océan migratoire quand il arrive chaque jour 70 clandestins à Roissy.
Nicolas Sarkozy fait ce qu'il dit mais quand ce qu'il dit relève de la gesticulation électoraliste aux effets insignifiants, sa « politique de fermeté » trouve toutes ses limites. L'expulsion très médiatisée de 54 Africains (dont celle de 30 Ivoiriens s'apparente à une mesure de représailles contre le régime du président Gbagbo jugé pas assez malléable au diktat chiraquien) renvoie à l'épisode du charter des 101 Maliens expulsés il y a quelques années par Charles Pasqua. Dans les deux cas, le gouvernement entendait démontrer son intention de tenir ses engagements électoraux. Dans les deux cas, cette politique de reconduite à la frontière n'a pas connu de suite. Intenable pour un président et un gouvernement qui savent à qui ils doivent leur élection, le retour groupé de clandestins se heurte à la réprobation hystérique des associations subversives, les mêmes qui ont soutenu Jacques Chirac à bout de bras entre les deux tours de l'élection présidentielle.
C'est ce « pacte républicain » liant le locataire de l'Élysée au lobby immigré qui interdit toute approche efficace de la question de l'immigration et qui doit passer par « des expulsions massives » (Bruno Gollnisch). Nicolas Sarkozy, qui au détour d'un commentaire sur l'immigration avouait récemment « on ne maîtrise plus rien », sait pertinemment que ses marges de manœuvre sont pour le moins réduites et que sa «fermeté» d'apparence ne résistera pas à la rhétorique de la « France pour tous ». On ne touche d'ailleurs pas aux milliers de clandestins qui défilent régulièrement en toute impunité dans les rues de France pour réclamer leur régularisation mais aux clandestins débarquant à Roissy. C'est-à-dire à l'infime surface émergée de l'iceberg. Et pour ne pas provoquer un peu plus les associations de défense des clandestins, le ministère de l'Intérieur prend la peine de préciser que cette opération vise à désengorger les zones d'attente de Roissy et ne s'inscrit pas dans le cadre d'une politique de reconduite à la frontière des dizaines de milliers de clandestins déboutés de leur demande et qui auraient dû depuis longtemps être expulsés.
Des clandestins qui, encouragés par la pusillanimité gouvernementale, refusent en grande majorité d'embarquer (un couple de Tchétchènes et un Marocain se sont opposés à leur expulsion à Roissy) rendant impossible et politiquement suicidaire (pour un gouvernement qui vient de durcir l'arsenal juridique «antiraciste») l'affrètement de charters. Resteront ces opérations médiatiques en forme de poudre aux yeux que le gouvernement mènera en catimini pour mieux gruger la « France d'en bas ». Signe illusoire de la «fermeté» selon Nicolas Sarkozy.
Éric Domard FDA avril 2003

vendredi 7 novembre 2008

Mali : Quand Sarkozy se renie

La venue en France, il y a quelques mois, du président malien, Amadou Toumani Touré, avait été l'occasion pour Nicolas Sarkozy de soulever le problème posé par l'immigration clandestine originaire de ce pays et de s'engager à mieux la maîtriser. Le récent déplacement du ministre de l'Intérieur à Bamako, la capitale malienne, pour évoquer ce dossier a tourné au fiasco.
Montreuil en Seine-Saint-Denis restera bien la première ville malienne de France. Les milliers de Maliens clandestins qui viennent y rejoindre leurs compatriotes déjà sur place avaient craint un instant que les discours de Nicolas Sarkozy sur la « nécessité de lutter contre l'immigration clandestine » seraient suivis d'effet. Face au président malien en visite en France, le ministre de l'Intérieur avait déjà essuyé un camouflet, affirmant précipitamment que ce dernier s'était engagé à aborder la question. Propos immédiatement démentis par l'intéressé, qui avait peu apprécié qu' on lui force la main et l'avait sèchement fait savoir à Nicolas Sarkozy. Les Maliens comme tous les autres étrangers sont chez nous chez eux pour reprendre la formule mitterrandienne et dans la « France pour tous » de Jacques Chirac, il ne saurait être question d'envisager une quelconque politique d'inversion des flux migratoires ni même espérer traiter d'un sujet déclaré tabou.
Sarkozy échoue
Ce que n'ont pas manqué de rappeler les autorités maliennes à Sarkozy en déplacement à Bamako. « Nous n'avons pas parlé d'immigration », a lâché laconiquement Souleymane Didibé, le ministre de l'Intérieur malien aux journalistes avant que son homologue français, concède « ce qui compte, c'est d'avancer concrètement, pas de faire des déclarations intempestives » ni même d'engager des mesures coercitives que la nébuleuse immigrationniste qui a massivement soutenu Jacques Chirac au deuxième tour de l'élection présidentielle n'accepterait pas.
Les Maliens clandestins (qui ont doublement violé la loi en entrant illégalement sur le territoire et en y vivant clandestinement) ne seront donc pas reconduits à la frontière comme la loi le stipule mais simplement invités à quitter le territoire français. Avec à la clé une importante somme d'argent (3600 à 7000 euros octroyés au titre de l'aide au retour) qui ferait rêver le personnel de la compagnie Air Lib, placée en liquidation judiciaire ou les salariés de Metaleurop récemment licenciés !
Un compromis satisfaisant pleinement le ministre de l'Intérieur qui estime possible d'arriver à « 500 retours volontaires ou aidés ». Quand on sait qu'il entre sur le territoire quelque 100 000 clandestins tous les ans, on mesure le caractère dérisoire d'une telle mesure. Sans compter que, selon l'Office des migrations internationales, depuis 1998, seuls 321 Maliens (dont 46 en 2002) ont souhaité bénéficier d'un programme au retour. En 2002, sur les 650 reconduites à la frontière frappant des Maliens, à peine 213 ont été exécutées. Des chiffres qui traduisent s'il en était besoin le manque de volonté de Nicolas Sarkozy de juguler l'immigration malienne qu'elle soit légale ou clandestine.
Éric Domard FDA mars 2003

jeudi 6 novembre 2008

SARKO-SOCIALO

L’observateur le plus attentif, et même s’il est par nature sympathique à Monsieur Sarkozy, est obligé de constater que toute sa vie publique le président actuellement provisoirement en vigueur a servi la gauche et quelquefois la gauche extrême.

L'habileté suprême fut d’adresser des clins d'oeil appuyés vers la droite et de faire croire le contraire, en prétendant que la fatalité l’empêchait de suivre son électorat. C'est la raison pour laquelle les espoirs fabuleux que la France pouvait nourrir après son élection son partis complètement en fumée.

Pour illustrer le propos, on peut citer la consolidation et l'extension des droits opposables, cette machine tout à fait redoutable qui conduit à une obligation du socialisme, puisque l'État se condamne juridiquement à intervenir dans une foule de domaines qui devraient être laissés au marché. Le droit au logement opposable en vertu de la loi Dalo entrée en application le 1er janvier 2008 est l’un d’entre eux. L'on parle déjà de nouveaux droits opposables à créer comme le droit opposable aux crèches et tout récemment le droit opposable a l’économie numérique annoncé en fanfare.

Dans un autre domaine, citons la politique industrielle qui se déploie avec l'intervention de l'État dans des affaires purement privées comme les problèmes d’Arcelor Mittal en Lorraine ou ceux de Michelin. Au titre de la marche forcée vers le socialisme, il faut ajouter le blocage des loyers, alors que la France sort péniblement de la loi de 1948.

Mentionnons un nouveau droit de préemption accordé aux maires ; jusqu'à présent les maires avaient un droit de préemption à exercer lors des achats immobiliers, ce qui est très déjà une anomalie destructrice du marché du logement. Maintenant, sous prétexte de leur donner le droit de veiller sur les changements de fonds de commerce, ils ont un droit de préemption sur les baux commerciaux : c'est une nouvelle atteinte grave aux droits de propriété.

L'État dans le désordre coutumier continue, comme avant, à dépenser à tout va et dans le monde entier avec en conséquence le dérapage de l’endettement et la création d’une multitude de nouveaux impôts.

La crise financière et économique dans laquelle nous nous enfonçons et dont le président est pour une grande part responsable lui donne l'occasion nouvelle et unique de montrer sa préférence pour le socialisme. Les commentateurs de la presse « officielle », dont on connaît l’hostilité à l'économie de marché, le poussent dans ce sens ainsi que les énarques qui forment sa cour et les socialistes qu'il a mis aux commandes d'un certain nombre de ministères.

Citons simplement quelques faits.

Par exemple, il affirme ces temps-ci que tous les espoirs pour l’emploi reposent sur la croissance. Tout récemment, on a entendu sur la radio gauchiste connue, France-info, qu'en dessous de 1,5 % de croissance rien ne pouvait être espéré et que l'économie et donc l’emploi s'amélioreraient à partir de 3 % de croissance. C'est un raisonnement tout à fait faux. La croissance ne crée pas forcément d'emplois et, même, l'on peut affirmer qu'elle risque de ne pas en créer du tout : elle permettra encore plus aux industriels et aux commerçants de se délocaliser si jamais il trouvent un peu d'argent pour payer le prix d’une délocalisation. La seule façon de lutter contre le chômage et de développer l’économie est de libérer la France du poids insupportable des impôts et règlementations, sans oublier un certain nombre de dispositions meurtrières du code du travail : la croissance serait un effet et non une cause.

Le 30 octobre 2008 au matin, les députés, malgré les protestations de certains d'entre eux et sur instruction de l’Elysée, ont décidé le rétablissement de la prime transport que les sénateurs voulaient supprimer. C'est une prime qui oblige les chefs d'entreprise à s'occuper des transports de leurs employés en y contribuant ; le raisonnement mensonger est que de cette façon les employés trouveraient des formules du type covoiturage, ou transports en commun, alors que ces employés doivent être libres de choisir le moyen de transport qui leur convient. Pour ajouter au comique, il sera inclus dans la prime transport l'abonnement au vélolib : cela ne s'invente pas. Personne ne parle du flot de contentieux qui va déferler si un accident se produit grâce au vélolib sur le trajet du travail, comme malheureusement il s’en produit beaucoup.

Autre invention tout à fait récente : 200 000 hauts fonctionnaires seraient payés au mérite. C'est en fait le signal d'une nouvelle augmentation de ces fonctionnaires ; pour que ce ne soit pas le cas, il faudrait que les bénéficiaires voient leur salaire fixe réduit au moins en proportion de l'espoir de la prime au mérite. En outre, dans cette troupe immense de hauts fonctionnaires, il en est beaucoup qui sont occupés à des tâches tout à fait inutiles quand elles ne sont pas négatives et destructrices de l'économie. Il faut, non pas les conduire à mieux travailler mais supprimer purement les tâches auxquelles ils se consacrent abusivement.

Chemin faisant la perspective de nouveaux impôts se confirme, comme la taxe sur les revenus du capital qui, à due concurrence, va de nouveau chasser des capitaux hors de France.

Le désordre dans les contrats de travail va se poursuivre. Qui peut dire aujourd’hui le nombre exact de contrats de travail possibles, tous pièges à réglementations diverses, contradictoires et coûteuses ?

Essayons d’en énumérer quelques uns sauf erreur et omission : Travaux d'utilité collective, contrat de réinsertion en alternance, contrat de retour à l'emploi, contrat emploi-solidarité, contrat emploi consolidé, contrat initiative-emploi, contrats emploi ville, emploi jeune, contrat d'avenir, civis-association, civis-accompagnement vers l'emploi ou civis régional, civis-création d'entreprise, contrat accompagnement emploi, contrat soutien emploi jeune en entreprise, stages d'insertion et de formation à l'emploi individuel, stages d'insertion et de formation à l'emploi collectif, service militaire adapté, contrat d'apprentissage, contrat de qualification, contrat d'adaptation, contrat d'orientation, contrat de professionnalisation… .

Une nouvelle promotion des contrats aidés va prendre place ; or ce ne sont que de faux emplois publics ou quasi publics. Est prévue aussi l’extension du contrat de transition professionnelle (CTP). La jungle s’épaissit.

Terminons par la cérémonie plutôt ridicule qui a eu lieu à l'Élysée le 30 octobre 2008. Le président a invité préfets, trésoriers payeurs généraux et banquiers pour l'écouter sur les mauvaises chaises de la salle des fêtes du « château ».

Les deux premières catégories d'auditeurs étaient conviées pour mettre en tutelle la troisième catégorie.

Il n'avait pas été demandé aux préfets de revêtir leur bel uniforme ; cette omission doit être due aux services de communication abusifs de l'Élysée qui ruinent l’économie par leur existence même. Ils ont, sans doute, estimé que la vue des uniformes pourrait provoquer des états d'âme chez les banquiers déjà malmenés ! En effet, les préfets furent chargés officiellement par le président de donner des coup de fouet aux banquiers récalcitrants. Tout le monde sait que rien ne va se passer ; on ne voit pas le préfet agir vis-à-vis des agents d’une banque nationale alors que ces agents sont tenus par leur contrat de travail de respecter la politique de leur direction générale. Il faudra donc des sortes de super-préfets pour fouetter les directions générales des banques à succursales.

Le président, d'ailleurs, a avoué tout de suite l'inutilité de la réunion puisqu'il a annoncé la création d'un poste central de surveillance des banques sous forme d'un médiateur du nom de René Ricol. Il devra sans doute s’armer d’un fouet dans le quartier de la défense. C’est juste le contraire de ce qu'il faut faire puisque c'est l'amorce d'une grosse administration : on ne voit pas un seul médiateur avec une gentille secrétaire surveiller des utilisations de milliards d'euros. L’on annonce déjà dix collaborateurs !

La deuxième catégorie de personnages était représentée par les trésoriers payeurs généraux. Ils devaient bien rire sous cape, car ces TPG avec d'autres catégories comme les conservateurs des hypothèques sont célèbres dans le monde entier pour la richesse indue récoltée dans leurs fonctions. Ainsi que beaucoup d'autres, ils sont directement responsables de l'écroulement de l'économie française ; il est facile pour un économiste de montrer que cet écroulement est relié à cette richesse indue par de multiples fils aussi solides et invisibles que des fils de soie.

Restaient les banquiers, qui ont dû écouter bouche bée et sagement assis ce qui les menaçait avant même le péché éventuel que peut-être ils ne commettront pas.

Le président toujours fidèle à son orientation gauchiste avait devant lui la vue du magnifique parc de l'Élysée. Il n'a pas ouvert la fenêtre, la seule fenêtre qui pourrait guérir à grande vitesse l'économie française en faisant bondir les investissements et les emplois : la fenêtre de la liberté.

Michel de Poncins

Sarkozy, ministre capitulard...

Nommé pour calmer les électeurs de droite effrayés par l'explosion de deux phénomènes intrinsèquement liés, l'insécurité et l'immigration, Nicolas Sarkozy n'aura réussi jusqu'à présent qu'à rassurer les officines immigrationnistes et autres lobbies antinationaux. En six mois, « le premier flic de France » se sera débarrassé de cette spécieuse réputation droitière qui lui collait à la peau, cédant sur toutes les exigences, allant plus loin que ses prédécesseurs socialistes dans la politique de renoncement. De la capitulation à la collaboration, tour d'horizon des petites trahisons sarkoziennes.
✐ Clandestins
« Je crois qu'il ne veut surtout pas passer pour le Pasqua de sa génération.» Le propos est d'un habitué des réunions organisées par la place Beauvau, interlocuteur incontournable du pouvoir, Malek Boutih, président de SOS Racisme. L'ancien ministre de l'Intérieur avait au moins réussi à expulser 101 Maliens avant de rentrer dans le rang et réclamer, une fois dans l'opposition, la régularisation de tous les clandestins. On ne peut pas en dire autant d'un Nicolas Sarkozy qui distribue à tour de bras les cartes de séjour, concrétisant les promesses socialistes d'une régularisation de tous les clandestins qui n'ont jamais été expulsés. Jamais un ministre de l'Intérieur n'avait autant fait l'unanimité autour de lui dans une nébuleuse immigrationniste qui multiplie à son égard les commentaires élogieux. Il faut dire que l'ancien maire de Neuilly cède sur tout, sur les exigences toujours plus extrémistes des coordinations de clandestins cornaquées par les pétitionnaires d'extrême-gauche, accepte sans broncher l'occupation des églises, ne s'offusque pas quand deux municipalités font voter en toute illégalité leurs ressortissants étrangers. Les agitateurs, porte-parole d'étrangers entrés illégalement sur le territoire et qui violent doublement la loi en s'y maintenant, ont leur entrée place Beauvau pendant que les préfets, dépassés par la marée humaine de clandestins venant déposer une demande de régularisation, sont priés par leur ministre, de tutelle de réexaminer, au cas par cas, des situations qui seront à moyen terme soit régularisées soit maintenues dans le statut quo de la clandestinité. Mais comme si cette immigrationnite aiguë ne suffisait pas, le ministre de l'Intérieur enjoint ces mêmes préfets à désigner un «correspondant» dans chaque département « pour faciliter le dialogue avec les associations ». Associations qui pour la plupart réclament une régularisation sans condition de tous les étrangers et un assouplissement des textes législatifs déjà vidés de toute leur substance coercitive et qui, en portant assistance aux clandestins, bafouent la loi que le ministre de l'Intérieur est censé faire respecter !
✐ Réfugiés
Programmée en avril, la fermeture du centre de Sangatte ne règle pas la question de ses occupants. Que faire de ces milliers de pseudos réfugiés politiques en transit sur notre sol mais qui y resteront si l'Angleterre ne les accueille pas parce que la législation sociale française est autant incitatrice que son homologue britannique ? Les expulser comme l'ont fait sans état d'âme les autorités australiennes, il y a un an dans l'affaire du Tampa ? Politiquement inconcevable pour un gouvernement aux ordres du lobby immigrationniste et un ministre de l'Intérieur qui clame son opposition à « l'immigration zéro », affirmant que la France « a besoin d'immigrés » quand le chômage a augmenté pour le 14e mois consécutif en août et que près de 2,5 millions de personnes sont sans emploi. Reste la sempiternelle politique d'aide au retour, mise en place entre 1991 et 1999 qui s'est conclue par un échec flagrant (422 volontaires sur 10 000 bénéficiaires potentiels dont la plupart ont regagné la France une fois le pécule dépensé).
Aujourd'hui ce sont 2000 euros que le ministre de l'Intérieur propose d'accorder à chaque clandestin afghan dans le cadre « d'un retour volontaire ». Outre que cette échappatoire gouvernementale n'offre aucune garantie sur le rapatriement de ces hors-la-loi (quand bien même en apporterait-il, pourquoi l'État devrait payer et donc le contribuable mettre la main à la poche pour prier des étrangers en situation irrégulière de respecter les lois), il n'assure pas d'alternative coercitive à l'échec d'une telle politique. Le ministre de l'Intérieur s'est en effet empressé de préciser qu'après le 1er mars 2003 « tous ceux qui seront interpellés en situation irrégulière seront reconduits à la frontière à l'exception des personnes dont le retour sera jugé préjudiciable par le HCR ». Le Haut Commissariat aux réfugiés qui, rappelons-le, dénonce les politiques trop restrictives du droit d'asile des pays européens et réclame son assouplissement. Un vœu en partie exaucé par le gouvernement qui dans sa réforme de la politique d'asile entend améliorer le niveau de protection accordée aux personnes persécutées en étendant le statut de réfugié aux « personnes menacées de persécution par des acteurs non étatiques, et non plus seulement par des États ». Ce qui dans l'Afghanistan tribalisé s'applique à tout le monde. Une générosité du ministre de l'Intérieur politiquement irresponsable et moralement scandaleuse quand dans le même temps, en Normandie, un chômeur de 59 ans a été contraint de creuser lui-même la tombe de sa femme faute de moyens suffisants et aux refus des pouvoirs publics de prendre en charge l'enterrement de son épouse.
✐ Corse
Il aura fallu un «message» des terroristes du FLNC dont les élus «nationalistes» ne sont que les porte-parole politiques (une tentative d'attentat contre la trésorerie générale des Alpes-Maritimes à Nice) pour que le ministre de l'Intérieur satisfasse une revendication « centrale et prioritaire dans l'ordre chronologique » du processus d'indépendance de la Corse : le regroupement des terroristes dans un centre pénitentiaire insulaire. Une mesure préconisée par le gouvernement Jospin en 2001, qui avait provoqué la fureur d'une droite toujours de droite quand elle se trouve dans l'opposition. Sauf qu'à l'époque Daniel Vaillant, titulaire du poste avait parlé de «rapprochement» et non de «regroupement» qui plus est dans des prisons corses qui offrent toutes les garanties... d'insécurité. C'est en effet dans ces centres de rétention ouverts aux quatre vents que nombre d'assassinats ayant frappé à la fin des années 90 la mouvance indépendantiste ont été commandités par des hommes de factions rivales se trouvant derrière les barreaux ! Or si l'on peut planifier des meurtres à distance d'une prison, l'on peut tout aussi facilement s'en évader. Après avoir cédé sur l'enseignement obligatoire de la langue corse, le transfert de compétences législatives, l'État capitule sur un nouvel oukase d'organisations terroristes qui à coup d'attentats ou de simples menaces se rapprochent de leur dessein : l'indépendance à moyen terme de l'île de Beauté.
✐ L'islam
C'est au moment où s'est ouvert à Paris le procès des auteurs présumés de l'attentat de 1995 à Paris, que le ministre de l'Intérieur a réaffirmé son souhait de mener à bien la consultation sur l'organisation de l'islam en France. Sujet sensible qui avait embarrassé son prédécesseur socialiste et provoqué des remous dans la mouvance islamiste partagée entre modérés et radicaux. Dans un contexte international délicat où un embrasement en Irak pourrait susciter une explosion des banlieues et raviver les réseaux islamistes dormant, Nicolas Sarkozy se dit convaincu que « l'islam saurait comme les autres religions passer les compromis entre ses convictions religieuses et le respect des principes fondamentaux de la République ». Des principes que la très radicale Union des organisations islamiques de France (UOIF) très implantée dans les banlieues, conteste ouvertement en réclamant notamment le port du voile à l'école et l'interdiction pour les jeunes musulmanes d'aller à la piscine. Cette organisation est également très proche de la Ligue islamique mondiale dont le secrétaire général Abdallah Turkia a récemment entamé une visite en France et a été reçu par le ministre de l'Intérieur. Financés par l'Arabie Saoudite, prônant un islam rigoriste, plusieurs des cadres et imams de cette nébuleuse sont formés par l'organisation égyptienne, les Frères musulmans, cataloguée comme terroriste par les autorités du Caire et dont la connexion avec El Qaida a été maintes fois prouvée. Ce qui n'inquiète guère le ministre de l'Intérieur pas plus que l'implication croissante de l'organisation dans le financement de la construction de mosquées (ce qui est déjà le cas de celles de Mantes-la-Jolie et d'Évry en banlieue parisienne) et pourrait concerner les futurs lieux de culte mahométans de Strasbourg et Marseille.
✍ Éric Domard Français d'Abord ! novembre 2002

lundi 3 novembre 2008

Sarkozy pas mieux que Chevènement !

Dans le domaine crucial de la maîtrise des flux migratoires, le ministre de l'Intérieur marche servilement dans les pas de son prédécesseur.
Même duplicité dans le discours et même impuissance à juguler une substitution de peuplement dont la majorité présidentielle partage avec les socialistes la co-responsabilité.
Nicolas Sarkozy est indéniablement devenu le Docteur Jekill et M. Hyde de la politique française. Il y a le ministre qui semble perpétuellement en campagne électorale, pontifiant devant des commissaires de police au mois de juin sa détermination à s'attaquer à bras le corps au problème de l'insécurité, à l'immigration clandestine, promettant aux élus de légiférer sur le droit d'asile et les centres d'accueil des réfugiés et puis il y a le ministre de l'Intérieur, pusillanime, adepte d'une rhétorique biaisée et à la politique ambivalente.
Les dizaines de milliers de clandestins qui bafouent quotidiennement l'autorité de l'État n'ont pas eu besoin de hausser le ton pour faire plier le tigre de papier de la place Beauvau. Manifestations à Paris, occupation scandaleuse de la basilique de Saint-Denis, grèves de la faim à répétition ... les méthodes illicites n'ont pas changé depuis 1997 et produisent leurs mêmes effets dévastateurs : une capitulation de l'État devant la stratégie du chantage. Reçue le 27 août au ministère de l'Intérieur, une coordination de clandestins en est repartie après avoir déposé une liste de 1 150 étrangers en situation irrégulière à régulariser sans condition ! Appuyée par le maire stalinien (et grand ami de Jacques Chirac) de Saint-Denis, Patrick Braouezec, la démarche est d'abord un avertissement adressé par la nébuleuse immigrationniste au gouvernement Raffarin. Saluant ce « nouveau sursaut », Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'Homme, ne cache pas que l'objectif de cette opération est d'obtenir comme en 1997 une « opération générale de régularisation. On aura besoin de cette mobilisation pour lutter contre les projets qui se préparent sur le droit d'asile et d'immigration ».
Frilosité de rigueur !
Nicolas Sarkozy a semble-t-il parfaitement entendu le message comminatoire. À la détermination des premiers jours dont le ministre avait accoutumé les électeurs, a succédé une frilosité de mauvais aloi.
La fermeture du centre de Sangatte est aujourd'hui au point mort. Londres rechigne à réformer sa législation sur l'accueil des réfugiés, et le sort des 1 300 clandestins présents n'est toujours pas réglé. Aux élus de Basse-Normandie paniqués devant l'afflux de demandeurs d'asile qui sont dans leur immense majorité des réfugiés économiques (dans le Calvados les demandes d'asile politique triplent chaque année et sont passées de 80 en 1999, à 220 en 2000 avant d'atteindre le chiffre de 634 en 2001), le ministre de l'Intérieur, dos au mur, s'est empressé de plagier la phraséologie de ses prédécesseurs, s'engageant à renforcer la présence policière et à prendre des mesures contre les passeurs.
Sur les questions de fond et notamment l'indispensable refonte du droit d'asile, le gouvernement qui en a fait pendant la campagne électorale la pierre angulaire de sa politique d'immigration est aujourd'hui contraint à faire de la figuration ne pouvant rien entreprendre sans l'aval de Bruxelles qui fixe les conditions pour le moins laxistes d'accueil des réfugiés dans l'Union européenne. Reste, derrière cet écran de fumée, les discours péremptoires d'un ministre sans pouvoirs, condamné à agir en apparence.
E D Français d'Abord! septembre 2002

dimanche 2 novembre 2008

La faillite du capitalisme financier

Il existe en économie comme ailleurs une grande part de métaphysique puisque certains croient à la régulation du marché comme d'autres croient en Dieu. L'économie définit aussi le bien et le mal, le mal étant pour les libéraux l'intervention de l'Etat, le bien étant sa non intervention. Pour les keynésiens et les marxistes c'est l'inverse. La différence entre les marxistes et les keynésiens étant que les premiers souhaitent que le capitalisme meure alors que les seconds font intervenir l'état pour justement qu'il ne meure pas.
En tout cas, on peut dire que cette crise est une victoire pour les keynésiens qui n'ont jamais cru à l'auto régulation du capitalisme ou du marché.
La finance est devenue complètement folle et déconnectée de la sphère réelle. Les traders et les spéculateurs ne songent qu'à créer de la monnaie à partir de la monnaie pour eux-mêmes sans créer le moindre bien ou service. Il faut arrêter d'admirer béatement les traders et les spéculateurs et les prendre pour ce qu'ils sont: des parasites du système économique. La société paie des écoles prestigieuses pour leur formation et cela ne sert qu'à leur enrichissement personnel sans contrepartie.
Le capitalisme financier où pratiquement tout va aux actionnaires et aux dirigeants a montré ses limites.
La finance n'est agissante sur la sphère réelle que pour produire des délocalisations et des licenciements. Les salariés qui sont de très loin les agents économiques les plus nombreux vont fatalement demander aux politiques un changement du cadre institutionnel du capitalisme actuel.
Les propositions de Ségolène Royal qui veut interdire les délocalisations et les licenciements montrent que la gauche ne veut pas se laisser déborder par l'extrême gauche. On assiste à une surenchère électorale venant de ces deux courants.
Sarkozy comme à ses habitudes joue une partition cynique absolue. Après avoir été le chantre du néo-libéralisme le plus achevé, il trouve maintenant des vertus à l'état. Sa carrière politique n'a été jalonnée que de courbettes aux représentants du capitalisme financier. En bon démagogue, il a claironné qu'il fallait sanctionner les coupables alors que la crise n'est que l'aboutissement ultime de la logique du capitalisme financier dont il a été un des acteurs politiques. Enfin, passons.
Il faut complètement redéfinir les règles financières. Sortir des 15% (ROE) de retour sur les capitaux propres.
L'Etat doit contrôler les institutions financières. Revenir à cette définition hégélienne de l'état au service de l'intérêt collectif. Les propositions de Ségolène Royal (interdiction des délocalisations et des licenciements) qui semblent de nos jours excessives finiront par s'imposer si la masse des salariés exclus de l'économie devient trop importante.
Toute crise économique a des répercussions électorales. L'Europe de Bruxelles qui avait accepté les normes comptables d'inspiration anglo-saxonne montre à quel point la construction européenne n'a servi qu'à accélérer la mondialisation et à mettre en place le néolibéralisme et toutes ses dérives.
Il faut redéfinir le partage actionnaires-salariés-investissement.
Le protectionnisme qui fait tant peur à certains (surtout les financiers) peut s'envisager à condition qu'il soit intelligent (comme en Chine). Le nationalisme économique a ses vertus pour le développement d'un pays, la Chine et la Russie en étant les parfaits exemples. Cela peut être le moteur d'une réelle politique industrielle qui stoppera la désindustrialisation de notre pays. L'économie doit être au service de l'ensemble d'un peuple et non au service de quelques-uns. On assiste à une paupérisation des classes moyennes qui sont pourtant le socle d'un pays.
La crise financière n'est que la conséquence des délocalisations industrielles et autres. Lorsque la croissance devient faible ou quasi-nulle, les ménages ont de grandes difficultés à rembourser leurs emprunts. La crise financière est une crise de la mondialisation. Les fanatiques du libéralisme voulaient faire inscrire dans la constitution l'interdiction des déficits budgétaires (c'était la première fois qu'on voulait mettre dans la constitution une théorie économique parmi d'autres).
Les libéraux au pouvoir sont maintenant les premiers à organiser un déficit public gigantesque pour sauver le libéralisme! La question qui se pose à certains, la France a-t-elle intérêt à sortir de l'Europe et de ses règles non libérales. On le fait déjà en partie lorsqu'on met actuellement de côté les critères de Maastricht. Il est amusant de constater que Sarkozy qui voulait à tout prix faire passer le traité d'Amsterdam remet en question le traité de Maastricht.
Entre le communisme et le néo-libéralisme, il n'y a pas rien, le néo-libéralisme n'étant que la dictature des financiers.
Patrice GROS-SUAUDEAU STATISTICIEN-ECONOMISTE