lundi 13 octobre 2014

Non, Nicolas Sarkozy n’est pas l’ homme providentiel !

Faut-il que les Français aient la mémoire courte pour que des mouvements comme la Manif pour tous et autres Sens commun lui fassent les yeux de Chimène ?   
Depuis 200 ans, c’est récurrent dans l’ histoire de France : lorsque nos institutions et nos politiques sont bloquées, on fait appel à l’homme providentiel… Ah ! Quels fantasmes refoulés ne se cachent pas derrière ce concept !
Le dernier en date : de Gaulle. Celui qui prétend l’être actuellement : Nicolas Sarkozy. Loin de moi l’ idée de me livrer à une énième séance de « Sarko bashing », mais la naïveté de certains (et surtout ceux de ma génération) me pousse à rétablir quelques vérités sur ce qu’est un homme providentiel, et sur ce que vaut Sarko réellement…
Dans notre histoire, l’homme providentiel est un militaire (souvent) : pensons à Bonaparte, Boulanger, Pétain, de Gaulle… mais surtout un homme doué d’un réel courage (toujours) et d’un patriotisme viscéral. Or, force est de constater que Sarkozy n’est ni l’un ni l’autre…

samedi 11 octobre 2014

Nicolas Sarkozy, la grande illusion

Nicolas Sarkozy n’a ni Austerlitz ni 18 Juin derrière lui, seulement un quinquennat dont les résultats n’ont guère été brillants.   
Beaucoup de militants et de sympathisants de l’UMP espèrent le retour de Nicolas Sarkozy. Sarkozyste de la première heure, je les comprends. Comme eux, j’ai été séduit par son énergie, ses discours volontaristes cernant les problèmes essentiels et annonçant les réformes nécessaires. Malheureusement, je l’ai trop bien connu et suivi, pour ne pas les mettre en garde contre un triple danger.
Le premier risque est de succomber à une double illusion. D’abord celle de l’homme providentiel, en réserve de la République et qu’on appelle en des temps difficiles. Nicolas Sarkozy n’a ni Austerlitz ni 18 Juin derrière lui, seulement un quinquennat dont les résultats n’ont guère été brillants, même si la confrontation avec celui en cours ne peut lui être que très favorable.

jeudi 9 octobre 2014

LMPT : Paroles de manifestants à Bordeaux



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LMPT : Paroles de manifestants à Bordeaux



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Roselyne Bachelot : Nicolas Sarkozy est le Cyril Hanouna de la politique !


Dans son marathon de retour, Nicolas Sarkozy n’en finit plus de pédaler. Jouant à la victime expiatoire, façon saint Sébastien.   
Nicolas Sarkozy à la reconquête de l’UMP, ça ressemble un peu à une réunion des Alcooliques anonymes. « Bonjour, je m’appelle Nicolas. » Comme le disait assez justement Winston Churchill à une « lady » lui reprochant son ivresse, un soir de sortie mondaine : « Certes, je suis mal en point, mais demain, je serai en pleine forme. Alors que vous, vous êtes moche ce soir et serez toujours aussi vilaine demain matin ».  Nicolas Sarkozy changera peut-être demain. Le problème, c’est que la France s’en fout.
Par élémentaire charité chrétienne, nous ne reviendrons pas plus longtemps sur la batterie de casseroles accablant monsieur Bruni, à tel point que l’ex-couineuse élyséenne pourrait bientôt revendre ses guitares pour ouvrir une quincaillerie de quartier. La dernière trouvaille en date, après Bygmalion, consisterait donc en une nouvelle affaire d’hélicoptères vendus au Kazakhstan. Bientôt, Nicolas Sarkozy se fera poisser pour avoir vendu un surf à un véliplanchiste d’Hossegor ; ou pour un vol de scooter, c’est au choix. Bref, la France de droite est de retour.

Sarkozy, Hollande : pourquoi les Français ne veulent plus d’un président «authentique»


Pour Vincent Coussedière, les Français attendent désormais une vraie politique plutôt que des postures d’authenticité et de sincérité.
La conférence de presse de François Hollande, comme le retour de Nicolas Sarkozy sur France 2, apparaîtront, dans quelques années, lorsque le miroir du Spectacle se sera complètement brisé en dévoilant un réel qui le fonde et désormais ne le soutient plus, comme le sommet atteint par les élites françaises dans le renoncement à la politique. Comme le sommet aussi de la nullité du commentaire journalistique, ajoutant son propre néant au néant qu’il commente, espérant ainsi lui redonner un peu de réalité.
Alors que tous les ressorts du Spectacle, si bien identifiés par Guy Debord, mais surestimés par lui dans leur pouvoir de se soumettre un peuple, sont aujourd’hui, aux yeux de ce même peuple, usés jusqu’à la corde, il n’y a plus que les «journalistes», titre encore trop noble dont on les honore, disons les «médiatiques», pour en être les croyants et les serviteurs, entretenant l’idée d’une quelconque opposition entre messieurs Hollande et Sarkozy. Ce qui crevait l’écran pourtant, pour qui voulait bien voir et entendre, sans s’en remettre aux précieux commentaires d’avant et d’après les deux prestations, c’est la profonde unité d’un monde qui s’effondre, et auxquels appartiennent pourtant nos deux hommes, s’accrochant à une promesse illusoire d’«authenticité», comme à une bouée de sauvetage.
Ce monde, c’est celui de l’individu roi, l’individu auquel on croit s’adresser, l’individu qu’on entend être soi-même, en étant le Président authentique, qui, par un effort de sincérité et de voyage au plus profond de soi, retrouvera l’authenticité de tous les individus que sont désormais les français. Dans cette concurrence des authenticités, il n’est pas sûr que Nicolas Sarkozy soit celui qui s’en soit le mieux sorti. Au contraire, l’ancien président, désormais nouveau candidat, a eu du mal à effacer la position de force dans laquelle le plaçait désormais la déconfiture de Hollande. On aurait pu penser qu’il jouerait au contraire une autre carte que celle de l’authenticité, en comprenant que son échec de 2012 avait montré que les français attendaient autre chose, qu’ils attendaient une politique. Ce qui a lassé les français, ce n’est pas la personnalité de Nicolas Sarkozy, qui a bien des égards leur est plutôt sympathique. Ce qui a lassé les français, c’est qu’on les pense suffisamment naïfs pour leur faire croire qu’une personnalité puisse, à elle seule, tenir lieu de politique.
C’est ce qu’avait compris François Hollande, en construisant sa victoire sur une soi-disant politique tout autant que sur le rejet de la constante mise en avant de la personnalité de Nicolas Sarkozy. Hollande a construit sa victoire sur une demi-habileté: celle du président normal. Les français ont cru que le président normal serait celui qui réintégrerait la normalité de la fonction présidentielle. Ils ont cru qu’on cesserait de les accabler avec la personnalité du président et que la personne privée s’effacerait de nouveau derrière une action au service de l’Etat. Ils n’ont pas compris qu’en plaçant sa campagne autour de l’enjeu du «président normal», Hollande montrait qu’il était totalement dominé par le tour authentique que Sarkozy avait donné à sa présidence. Car ce que Hollande entendait par «président normal», ce n’était pas le retour à la normalité de la fonction présidentielle, c’est-à-dire à son exceptionnalité. Il entendait opposer sur le plan de l’individualité son individualité normale à l’individualité exceptionnelle de Sarkozy. De ce fait, il montrait doublement sa soumission à Sarkozy. En reconnaissant d’une part, l’exceptionnalité de celui-ci, puisqu’il lui opposait sa propre normalité d’ «individu», en acceptant d’autre part, la réduction de la fonction présidentielle à la psychologie de l’individu qui l’incarne.

lundi 6 octobre 2014

Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – L’Afrique Réelle n°58, Octobre 2014

George Bush désintégra l’Irak et Nicolas Sarkozy la Libye, deux pays qui étaient des remparts contre l’islamisme. La Libye du colonel Kadhafi était, de plus, devenue un partenaire essentiel dans la lutte contre la déferlante migratoire venue de la mer, phénomène si bien annoncé par Jean Raspail dans son prophétique Camp des Saints.
Si George Bush n’a plus d’avenir politique, Nicolas Sarkozy ambitionne quant à lui de revenir aux Affaires. Le bilan africain de son premier mandat doit donc être fait. Il est catastrophique et tient en sept points :
Le bilan africain de Nicolas Sarkozy – L’Afrique Réelle n°58, Octobre 20141) Le plus grave par ses conséquences régionales fut la guerre incompréhensible qu’il déclara au colonelKadhafi après qu’il l’eut pourtant reçu avec tous les honneurs (photo ci-contre). Nicolas Sarkozy devra répondre à trois questions :
- Pourquoi outrepassa-t-il le mandat international prévoyant une zone d’exclusion aérienne dans le seul secteur de Benghazi pour le transformer en une guerre totale ?
- Pourquoi refusa-t-il toutes les options de sortie de crise proposées par les chefs d’Etat africains, exigeant au contraire d’une manière obstinée la destruction pure et simple du régime libyen ?
- Pourquoi, alors que le colonel Kadhafi venait de réussir à se sortir du piège de Syrte, fit-il tronçonner son convoi par l’aviation, le livrant ainsi aux islamo-gangsters de Misrata qui le mirent ignominieusement à mort ?
2) Le plus irresponsable pour l’avenir de la France est d’avoir, par petit calcul électoral, et sans consultation préalable du peuple français, transformé Mayotte en département. Dans ce Lampedusa d’outre-mer qui vit des prestations versées par les impôts des métropolitains, la maternité de Mamoudzou met au monde chaque année 7000 jeunes compatriotes, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale et jusqu’à la cuvette du Congo. Juridiquement, il n’existe plus aucun moyen de revenir au statut antérieur qui permettait de maintenir cette île de l’océan indien dans l’ensemble français sans avoir à subir les conséquences dramatiques de la départementalisation.
3) Le plus indécent fut la façon dont, en Côte d’Ivoire, il intervint directement dans la guerre civile en hissant au pouvoir son ami et celui de la Banque mondiale, le très mal élu Alassane Ouattara, prolongeant ainsi toutes les conditions des futures crises.
4) Le plus insolite fut son « discours de Dakar », dans lequel il osa déclarer que si l’Afrique n’est, selon lui, pas entrée dans l’histoire, c’est parce qu’elle ne s’est pas soumise au dogme démocratique…
5) Le plus scandaleux fut sa gestion du dossier rwandais quand, influencé par son ministre Bernard Kouchner, il ne conditionna pas le rapprochement diplomatique entre Paris et Kigali au préalable de l’abandon des accusations fabriquées par Paul Kagamé contre l’armée française.
6) Le plus symptomatique fut son alignement sur les Etats-Unis, politique illustrée par un vaste désengagement, de Djibouti à Dakar, avec pour résultat de laisser le Sahel à Washington. Il aura fallu un président socialiste pour que la France fasse son grand retour dans la région…
7) Le plus incompréhensible, conséquence du point précédent, fut son refus d’intervention au Mali. Pourquoi laissa t-il les islamistes se renforcer puis coiffer les Touareg du MNLA alors que nos intérêts nationaux, notamment en ce qui concerne l’uranium du Niger, étaient directement engagés dans la région ?
SOMMAIRE :

Actualité 
:

- Algérie : la crise s’aggrave
- Menaces sur le Cameroun
- Afrique du Sud : l’Apartheid à rebours
Economie
L’Afrique ne décolle pas
DéfenseL’Afrique, un continent qui s’arme

dimanche 5 octobre 2014

Maman Juppé contre Papa Sarko

Abandonné en bas du lit électoral, l'UMP n'est plus qu'un porte-jarretelles souillé.   
De la fenêtre entrouverte perce le soleil d’octobre. Deux amants vautrés sur les draps. Abandonné en bas du lit électoral, l’UMP n’est plus qu’un porte-jarretelles souillé. Après l’amour, voici le combat des sexes. Grandiloquente époque, où la putréfaction des sentiments emporte les âmes les moins fragiles. La chambre est vide, la chambre est pleine. De deux corps enfantés par les 40 dernières années. Que reste-t-il à voir ?
Un papa et une maman. Sarkozy et Juppé. Le dur et le mou, le méchant et le gentil. L’excité et le sage. Les rôles sont distribués, comme dans une mécanique expressionniste, un Weimar d’après le chaos. Sarkozy, en ce début de film, joue au caïd, ravagé chaque jour un peu plus par d’affreux tics, qui vont bientôt faire passer Malraux pour une feuille morte. Sarko, c’est la virilité, surjouée à la manière du grand Sardou de 76. En face, la pornocratie cruelle et télévisée nous sert un Juppé maternel, doux, consensuel antiraciste, courtois, mou, respectueux de l’islam… La gauche a son candidat !

vendredi 3 octobre 2014

Bygmalion, le maillon faible de Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy l’a dit droit dans les yeux à Laurent Delahousse lors de sa remontée sur la scène politico-médiatique. S’il avait quelque chose à se reprocher, il ne serait pas revenu sous les projecteurs !
Concernant les tripotages financiers de l’UMP, il n’en savait rien et n’en avait cure. Cependant, la justice avance, celle dont tous les hommes politiques disent haut et fort qu’ils s’en remettent à elle quand ils ne prétendent pas lui « faire entièrement confiance » ! Il est vrai que l’ancien président n’a, dans les temps passés récents, guère fait écho à cette antienne exorciste psalmodiée par les menacés de poursuites judiciaires…

De Fillon à Sarko, la droite yaka fokon

Les électeurs auront-ils de la mémoire ?   
Dans la République zombie, les morts ont la vie tenace ! Regardez Sarko, le cumulard de la défaite, Fillon, l’ex-Premier ministre transparent, et regardez même Juppé, le repris de justesse soutenu par Chirac. Sans oublier les insignifiants Le Maire, Bertrand ou Wauquiez, tous ont la solution pour sauver le pays. Il faut dire qu’ils viennent de loin, car si on les écoute, la droite n’est plus au pouvoir depuis au moins Louis Philippe !
Commençons par le plus sourcilleux de cette droite yaka fokon. Mercredi soir, François Fillon était reçu sur BFM par Ruth Elkrief. Fillon joue la carte libérale à sec, et avec lui, c’est un peu la rencontre de Margaret pas cher et du général Augusto Pinocchio. Pour la crédibilité, on repassera. Les 35 heures à la poubelle, la retraite à 65 ans, plus de 100 milliards d’économies, le mammouth fonctionnaire taillé à la tronçonneuse… Fillon vend de la rupture bien moelleuse. La journaliste, sourire pleines dents, n’y croit pas une seconde : « Mais pourquoi n’avez-vous rien fait pendant cinq ans alors que vous étiez au pouvoir » ? Ruth pense comme tous les Français… « J’étais loyal envers le Président », clame pour unique réponse le notable bien comme il faut.

Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le « mariage » homosexuel

Nicolas Sarkozy dans l’interview qu’il a accordée au Figaro de ce jeudi, propose d’user davantage du référendum pour le cas où il serait élu en 2017, mais il ne propose rien de ce genre concernant les problèmes de la famille, notamment pour le mariage contre-nature, il ne parle pas de la loi Taubira :
Extrait de son intervention sur le sujet :
Sur le mariage pour tous, on a l’impression que vous êtes embarrassé…
Je n’utiliserais pas ce mot-là. Pourtant, je vais être sincère avec vous: c’est un sujet beaucoup plus complexe qu’on ne le dit et sur lequel notre électorat est très partagé. Pour moi, la famille n’est pas un choix, c’est une nécessité vitale. Nombre de familles se sont senties humiliées par l’attitude du pouvoir. Du coup, elles se sont radicalisées. Nous devons défendre la famille et les familles. Mais qu’on n’attende pas de moi que je fasse avec les familles ce que M. Hollande a voulu faire avec le mariage homosexuel. Il a voulu l’instrumentaliser à des fins politiciennes. Je ne le ferai pas. Mon devoir sera de rassembler les Français sur une position conforme à nos valeurs, sans rouvrir les plaies. Pour le moins, je considère qu’il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA (procréation médicale assistée) aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA (gestation pour autrui). C’est le seul moyen d’enrayer la jurisprudence dont la Cour de cassation, ainsi que c’était prévisible, pose les premiers jalons. Jamais je n’accepterai la marchandisation de l’enfant.

jeudi 2 octobre 2014

Famille : la vague promesse de Sarkozy

Nicolas Sarkozy s'est confié au Figaro Magazine dans un entretien à paraître vendredi. Il énonce ses propositions pour la France. Sur la famille :
«Il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA».
Et l'abrogation de la loi Taubira ? Sans l'abrogation de la loi, la promesse ci-dessus est irréalisable. La France perdra dans une plainte portée devant la CEDH, car les gens mariés doivent bénéficier des mêmes droits. La PMA ne peut pas être réservée aux "couples hétérosexuels" (pléonasme).
Addendum l'intégralité est en ligne. Voici l'extrait concerné :
"Sur le mariage pour tous, on a l'impression que vous êtes embarrassé…
Je n'utiliserais pas ce mot-là. Pourtant, je vais être sincère avec vous: c'est un sujet beaucoup plus complexe qu'on ne le dit et sur lequel notre électorat est très partagé. Pour moi, la famille n'est pas un choix, c'est une nécessité vitale. Nombre de familles se sont senties humiliées par l'attitude du pouvoir. Du coup, elles se sont radicalisées. Nous devons défendre la famille et les familles. Mais qu'on n'attende pas de moi que je fasse avec les familles ce que M. Hollande a voulu faire avec le mariage homosexuel. Il a voulu l'instrumentaliser à des fins politiciennes. Je ne le ferai pas. Mon devoir sera de rassembler les Français sur une position conforme à nos valeurs, sans rouvrir les plaies. Pour le moins, je considère qu'il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA (procréation médicale assistée) aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA (gestation pour autrui). C'est le seul moyen d'enrayer la jurisprudence dont la Cour de cassation, ainsi que c'était prévisible, pose les premiers jalons. Jamais je n'accepterai la marchandisation de l'enfant.
Vous ne reviendrez donc pas sur la loi?
Les positions dans ma propre famille sont partagées sur ce sujet. Ne nous bloquons pas sur des postures. J'ajoute qu'en attendant nous avons fort à faire pour défendre les familles contre les attaques multiples de ce gouvernement."

Patrick Buisson vs Nicolas Sarkozy

L'ancien conseiller ne compte pas se laisser faire :
« Il a cru me tuer. Il va voir que je ne suis pas mort. Ah, il va voir ce qu’il va voir ! ».
Il raconte volontiers que ce
« n’est pas lui qui a trahi Nicolas Sarkozy, mais Nicolas Sarkozy qui a trahi ses électeurs ».
L’ex-conseiller, qui a souvent joué les oracles de la droite, prédisant à la décimale près la victoire du non à la Constitution européenne, en 2005, quand tous les responsables politiques et les sondeurs pariaient sur une large victoire du oui, avance même que Nicolas Sarkozy sera dans l’incapacité de se présenter en 2017.
« Il ne pourra pas se présenter devant les Français en 2017, il ne pourra pas même se présenter à la primaire. Il fait système avec François Hollande. »

samedi 27 septembre 2014

Guaino hostile aux primaires, désapprouve la stratégie de Sarkozy

Le député UMP Henri Guaino a réaffirmé vendredi son hostilité à des primaires en vue de 2017 et son désaccord avec la stratégie de Nicolas Sarkozy de viser la présidence de l'UMP, une "opération extrêmement compliquée" pour un ancien président.
Jeudi soir à Lambersart (Nord), M. Sarkozy a déclaré qu'il y aurait "des primaires" à droite en vue de l'élection présidentielle de 2017. Il n'a pas précisé s'il entendait qu'elles soient réservées aux seuls militants UMP ou ouvertes au centre, comme le souhaite notamment Alain Juppé.
"Je suis sur le fond très hostile" à des primaires, a réaffirmé M. Guaino sur LCI et Radio Classique.
"Le quinquennat fut une faute majeure dans la Ve république auquel on a rajouté les primaires pour faire comme les socialistes. On a mis sens dessus dessous les institutions. On commence les campagnes présidentielles le lendemain ou le surlendemain de l'élection, de l'entrée à l'Elysée d'un nouveau président", a-t-il déclaré.
Pour son ancien conseiller spécial à l'Elysée, M. Sarkozy a eu "une mauvaise idée" en se présentant à la présidence de l'UMP.
"C'est une opération extrêmement compliquée". "Symboliquement, un ancien président de la République qui revient à la tête d'un parti, c'est compliqué à se représenter", a ajouté le député des Yvelines.
Pour lui, il est "difficile de confondre l'exercice de la campagne présidentielle et l'exercice de la campagne pour la présidence de l'UMP. Dans un cas, on parle aux militants, on doit reconstruire une identité politique pour sa famille politique dans l'autre on s'adresse à tous les Français".
"Je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'il réussisse", a dit encore M. Guaino. "Il est vrai que le vide depuis son départ n'a pas été rempli et que le spectacle donné par l'opposition a été pathétique". "Je le soutiens, je lui ai accordé mon parrainage", a-t-il précisé.
source : Afp via nouvel obs

Abrogation de la loi Taubira : Sarkozy décidera plus tard...


Devant les 4000 personnes réunies près de Lille, pour son premier meeting, Nicolas Sarkozy a promis :
«De nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles perspectives face aux défis du nouveau monde dans lequel nous vivons ».
Lesquelles ? On ne sait pas.
Il a abordé lui-même la question de la loi Taubira :
«J'entends les positions tranchées des uns et des autres. Une fois à la tête de notre famille politique, je réunirai tout le monde et nous déciderons. Que chacun dise ses convictions et me laisse préparer le rassemblement qui ne sera ni fade, ni tiède
Il a explicité ses propositions de référendums : un premier concerne la réduction du nombre de parlementaires, le second la fusion des conseils généraux et régionaux.
Michel Janva

http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

Patrick Buisson : "Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à être de nouveau élu"

Lors de son entretien sur France 2, Laurent Delahousse avait demandé à Nicolas Sarkozy s'il en voulait encore à Patrick Buisson après l'affaire des enregistrements pratiqués à son insu. L'ancien chef de l'Etat avait répondu : "dans la vie, j’en ai connu des trahisons. Comme celle-là, non".
Condamné en juillet à 10 000 euros de dommages et intérêts par la cour d'appel de Paris, Patrick Buisson espérait que le couple Sarkozy lui ferait grâce du recouvrement de la somme. L'ancien présient et son épouse ont demandé à un huissier de justice de rendre la sanction exécutoire.
Patrick Buisson considère cela comme une "mauvaise manière" et a fait savoir qu'il allait retrouver sa "liberté de parole". Du genre :
"Nicolas Sarkozy ne parviendra pas à être de nouveau élu président de la République. Avant la présidentielle de 2007, il formait un couple politique avec Cécilia. Tout était tendu vers un seul but : la conquête du pouvoir. Aujourd'hui, son problème, c'est Carla : elle l'éloigne trop du peuple et le pousse à l'hédonisme. Après lui avoir offert une montre Patek Philippe à 40 000 euros, voilà qu'elle l'emmène voir la pièce de théâtre de Bernard-Henri Lévy début septembre ! Quelle belle entrée en campagne pour la présidence de l'UMP !"

vendredi 26 septembre 2014

Nicolas Sarkozy vs Hervé Mariton

Lu ici :
"La fédération UMP d'Indre-et-Loire a appelé les équipes d'Hervé Mariton pour lui demander de modifier son calendrier, à cause de la venue de Nicolas Sarkozy. Le responsable de cette fédération locale n'est autre que Philippe Briand, l'ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012."
L'ancien président a prévu de se déplacer à Tours le 15 octobre, la veille du meeting d'Hervé Mariton. A croire que Sarkozy a compris que Mariton commençait à avoir un certain poids au sein de l'UMP.
De son côté, Xavier Lemoine, Maire UMP de Montfermeil, vient d'annoncer son soutien à la candidature de Hervé Mariton :
"Avec conviction, clarté et courage, Hervé MARITON, ancien Ministre, Député de la Drôme et Maire de Crest, porte les valeurs essentielles dont l'Union pour un Mouvement Populaire a réellement besoin pour imaginer un projet cohérent à notre famille politique et qui réponde aux véritables enjeux de notre temps. [...]"

jeudi 25 septembre 2014

Un caillou nommé «Manif pour tous» dans la chaussure de Sarkozy

De Cécile Cornudet, éditorialiste aux Echos :
"Deux ans après avoir fragilisé François Hollande, ils menacent de compliquer la campagne de Nicolas Sarkozy. L’ancien président voulait conquérir l’UMP en ayant surtout en tête la présidentielle de 2017, en étant « rassembleur », au-delà du clivage gauche droite. Cela s’annonce plus compliqué que prévu. Pour l’UMP ce sont les militants qui votent. Ces militants qui avaient été nombreux à battre le pavé contre la loi Taubira."

mardi 23 septembre 2014

Mauvaise foi, confusion, mensonge... Les arrangements de Sarkozy avec la réalité


Mauvais chiffres, présentation partielle des faits, voire réécriture de l'histoire... Sur France 2, l'ancien président ne s'est pas montré aussi "précis" qu'il voulait le faire croire.
"Est-ce que je peux vous demander d'être précis ?" Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé Laurent Delahousse, qui l'avait invité sur le plateau de France 2 dimanche 22 septembre pour son retour en politique. "Vous êtes tellement drogué à l'actu que vous avez perdu la mémoire ?, a-t-il lancé au journaliste mal à l'aise. Monsieur Delahousse, je vous respecte, mais pourquoi ne pas être précis ?" 
L'ancien président de la République ne s'est pourtant pas montré très rigoureux lui-même. La preuve en 8 citations décryptées.
"La dernière année de mon quinquennat, en 2011, la croissance est de 1,7%. Dire que la croissance était de 0 à la fin de mon quinquennat, c’est inexact. Fin 2012, après 6 mois d’augmentation des impôts, la croissance était de 0, oui."
MAUVAISE FOI. La croissance du PIB français a été de 2,1% en 2011, et non de 1,7%. Quant à la dernière année du quinquennat de Nicolas Sarkozy, c'est bien 2012. Et la croissance a été de 0,3% cette année-là. Certes, le mandat de l'ancien président s'est achevé en mai. Cependant, difficile de considérer que Nicolas Sarkozy et sa majorité n'ont aucune responsabilité dans les sombres performances de l'économie française. Après la récession de 2009, l'Etat a engagé de nombreuses dépenses pour relancer l'économie, ce qui dopé la croissance en 2010 et en 2011, mais qui a creusé les déficits publics. A partir de 2011, Nicolas Sarkozy a fait voter des hausses d'impôt, pour près de 30 milliards d'euros, ce qui a participé au ralentissement de la reprise. En 2012, ce sont des hausses d'impôts votées en 2011 par la majorité de droite qui se sont appliquées, même si la majorité socialiste en a modifié la trajectoire à partir de juin. C'est la poursuite de cette politique de réduction des déficits publics qui a continué à plomber la croissance ensuite.
"L'Allemagne est prospère, l'Europe n'est pas en crise"
CONFUS. Croissance atone, chômage de masse, endettement... difficile de considérer que l'Europe n'est pas en crise. C'est le continent qui enregistre la plus faible progression dans l'économie mondiale. C'était l'un des sujets de préoccupation pour les vingt plus grandes puissances de la planète, dont les ministres des Finances se sont réunis au G20 à Cairns ce week-end. Nicolas Sarkozy semble vouloir aller à contre-courant en matière d'analyse économique. A moins qu'il ne veuille faire porter entièrement la responsabilité des mauvaises performances de l'économie française sur l'actuelle majorité ? "La zone euro ne peut pas continuer sans croissance", a-t-il lui-même reconnu plus loin. Quant à l'Allemagne, il est vrai que c'est un pays prospère. Mais de moins en moins. L'économie allemande a subi un brutal coup de frein au 2e trimestre de cette année : son PIB a reculé de 0,2 %, ce qui inquiète tous les économistes et laisse espérer une inflexion de la doctrine allemande pour l'Europe.
"Plus largement sur la politique économique en Europe : on ne peut pas avoir comme objectif de lutter contre l'inflation alors qu'il n'y a plus d'inflation."
INEXACT. L'ancien chef de l'Etat fait référence à la politique de la Banque centrale européenne (BCE). Les traités lui donnent, il est vrai, uniquement un objectif sur l'inflation, et non sur l'emploi comme d'autres banques centrales dans le monde. Mais contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, l'objectif de la BCE n'est pas de lutter contre l'inflation mais d'atteindre un taux d'inflation "en-dessous mais proche de 2%". En période de forte inflation, lorsqu'elle est supérieure à 2%, cela revient à lutter contre l'inflation. Mais en période de faible inflation, comme aujourd'hui, cela consiste à encourager l'inflation. C'est d'ailleurs ce que fait la BCE, qui mène une politique très volontariste pour soutenir la croissance, en faisant baisser le niveau de l'euro et en soutenant le secteur financier.
"J'ai un peu honte quand on demande au meilleur de la classe d'apprendre moins bien ses leçons pour que ceux qui sont derrière puissent avoir une meilleure note"
DISCUTABLE. Nicolas Sarkozy fait référence à l'Allemagne, considérée comme la meilleure élève parce qu'elle n'a plus de déficits publics, et à qui de nombreux pays européens demandent d'investir ou de soutenir sa consommation afin de favoriser la croissance européenne. Le rééquilibrage de sa politique fait débat en Europe, car en consommant davantage l'économie allemande serait moins performante. Mais à la différence des notes des élèves d'une classe, les résultats des membres de la zone euro sont intimement liés. Si l'Allemagne ne consomme pas, il est difficile pour ses voisins de lui vendre des produits. Et si l'Allemagne soutient ses voisins, elle y gagne aussi.
"Il nomme ministre des Finances un banquier, qui traite des ouvrières d’analphabètes."
APPROXIMATIF. Nicolas Sarkozy fait référence à Emmanuel Macron, ancien conseiller économique de François Hollande à l'Elysée et ancien banquier d'affaires. Celui-ci vient en effet d'être nommé ministre dans le gouvernement Valls II. Mais il n'est pas ministre des Finances, responsabilité qui incombe à Michel Sapin. Emmanuel Macron est ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique. Il a récemment fait l'objet de nombreuses critiques pour avoir dit publiquement que des salariés d'une entreprise en difficulté auraient du mal à trouver un emploi ailleurs car ils étaient non pas analphabètes, mais illettrés. Ce qui est différent.
"La campagne de Nicolas Sarkozy n'a pas coûté un centime au contribuable. (...) On nous a donné zéro franc, zéro centime."
FAUX. Avant l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a vu ses comptes de campagne invalidés, en conséquence de quoi il n'a été remboursé que d'environ 10 millions d'euros, soit la moitié de ses dépenses officielles. Cet argent est financé par le contribuable.
Ce n'est pas tout. Pour tenter de réduire les dettes de l'UMP, Nicolas Sarkozy a également fait appel aux dons des militants, qui ouvrent droit à des déductions d'impôts. Sur près de 10 millions, les contribuables ont participé à hauteur de quelque 6 millions d'euros. Soit 600 millions de centimes. Bien entendu, il s'agit d'euros, et non de francs.
"Avec François Fillon, j'ai travaillé pendant 5 ans sans aucun nuage. "
SIMPLISTE. Il n'est pas certain que l'ancien Premier ministre en garde le même souvenir. Et pour cause, trois mois à peine après son arrivée à l'Elysée, en août 2007, Nicolas Sarkozy qualifie le chef du gouvernement de "collaborateur" et ajoute "le patron, c'est moi". La sortie passe mal du côté de Matignon. "Il arrive à chacun de commettre des imprécisions de vocabulaire", commentera, quelques jours plus tard, François Fillon. On apprendra par la suite, dans un livre, que le Premier ministre avait à ce moment-là envisagé de démissionner. Les années suivantes, le climat se dégrade entre les deux hommes. En 2009, Nicolas Sarkozy désavoue François Fillon sur la taxe carbone. En 2010, le Premier ministre déclare : "Nicolas Sarkozy n'a jamais été mon mentor". 
"Je n'aime pas l'injustice. Toute la campagne présidentielle, on a raconté aux Français que j'étais mouillé dans l'affaire Bettencourt, que j'avais extorqué de l'argent à une vieille dame, deux ans et demi d'enquête, quatre perquisitions… 22 heures d’interrogatoire. A l’arrivée : non-lieu."
PARTIEL. Dans la foulée, Nicolas Sarkozy cite l’affaire Karachi : "10 ans d’enquête. On m’a même suspecté d’être complice de la mort de nos compatriotes. Les pauvres. Aujourd’hui je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ?" Sur ces affaires Bettencourt et Karachi, l’ancien président ne dit pas tout. Si un non-lieu a été prononcé au sujet d'un éventuel financement de sa campagne de 2007 par Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "corruption active" et "trafic d'influence", avec son avocat Me Herzog et le magistrat Gilbert Azibert dans le cadre de l’affaire dite "des écoutes ", en marge de l’affaire Bettencourt. Idem pour l’affaire Karachi. Comme l'a déjà noté "Libération", les juges parisiens en charge du volet financier n’étant pas compétents pour enquêter sur les ministres, ils ont demandé en février la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) : "Il appartient à la CJR d’entendre Nicolas Sarkozy comme témoin assisté, en qualité de ministre du Budget." Et surtout, au-delà de ces deux affaires, quid de l'affaire Tapie, de l’affaire des sondages de l'Elysée, et des soupçons de financement de sa campagne 2007 par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi ? Nicolas Sarkozy "oublie" tout bonnement de les évoquer.
notes
Donald Hebert, Estelle Gross et Renaud Février - Le Nouvel Observateur
source : Le Nouvel Observateur 

LE CHANGEMENT C’EST LA CONTINUITE ...

Nicolas Sarkozy est resté bien évasif sur la question de l’abrogation du Mariage pour Tous. Il a signifié que cette question était secondaire et qu’il n’opposerait pas les familles aux homosexuels comme on a opposé les homosexuels aux familles. Une façon de dire qu’il ne souhaitait pas se mouiller dans un bouillon encore chaud.
Pourquoi éviter le débat ainsi ? Il ne faut surtout pas choquer l’opinion des Français, et remettre de l’huile sur le feu. Mais à ne pas prendre de positions claires, c’est bien Marine Le Pen qui bénéficie du non-dit général. En serait-ce autrement ? Nous savons bien que la droite met ses pas dans ceux de la gauche, et que rien ne peut rattraper les erreurs de Nicolas Sarkozy en matière de politique intérieure (la délinquance devait baisser, l’immigration baisser, le pouvoir d’achat augmenter ...) La question du mariage pour tous fait partie de l’alliance symbolique de la droite et de la gauche. Loin d’être celle de la carpe et du lapin, cette union sur le fond et sur la forme mène notre pays droit dans le mur depuis les années 80.
Sur une ligne mollasse, politiquement correcte, le retour de Nicolas Sarkozy ne rompt absolument pas avec l’idéologie de la gauche. En effet, on ne peut mettre de côté l’européisme outrancier de la droite libérale, les jeux de hasard des discours de certaines personnalités UMP, les ambiguïtés à n’en plus finir sur l’immigration, le mariage pour tous ... A ne plus savoir ce qu’est "la droite", qui décidément se noie dans toutes les péripéties post soixante-huitardes et tombe dans tous les pièges tendus par les idéologues de gauche, les Français se tournent vers une droite nationale renforcée par de nombreux facteurs : perte de repères, chômage, immigration de masse, délinquance, etc ... Nous ne pouvons donner tort à ces Français qui souhaitent être maîtres chez eux, et être respectés, enfin.
Le retour de Sarkozy ne changera rien. Car il ne s’agit pas d’une question d’homme mais de système politique. La République, c’est l’opposition systématique des Français entre eux. Seule la Monarchie pourra fédérer ce peuple français déboussolé par l’idéologie révolutionnaire et libérale.
Philippe Perrin